GLOIRE
son ame est sècbe et égoïste; malheur aussi a qui s'eut complu à la rêver sans cesse] car cher lui ce beau mobile de toutes les grandes choses a dégénéré en ambition : ce nom troublera sans relâche son bonheur. C'est presque toujours un excessif désir de gloire qui a engendré tous las fanatisme* ; et les partis, il tout Tatouer, n'ont pas peu contribué a lui enlever son éclat en s'en toisant les distributeurs. Qu'on ne pense pas, d'après ce que nous venons de dire, que la gloire ne puisse être l'apanage que de quelques hommes privilégié* : elle est aussi la récompense de peuples entiers. Leurs succès dans les batailles, leur moralité dans la paix, lears progrès dans les sciences et les arts, constituent en leur faveur une gloire qui est pour une nation ce qu'est l'honneur pour un particulier.
Gloire se prend quelquefois pour l'honneur et les hommages que l'on rend a Dieu, pour la béatitude céleste dont on jouit dans le paradis. Cette gloire aérienne a été représentée par les peintres et par les sculpteurs. Les premiers ont appelé gloire la représentation du ciel ouvert , avec les êtres divins, les anges et les saints; les derniers ont donné ce nom à un assemblage de rayons divergents, entourés de nuages, et au centre desquels on aperçoit un triangle, symbole de la Trinité.
Enfin , les machinistes des théâtres ont désigné ainsi une machine suspendue, entourée dennages, sur laquelle se pincent les acteurs qui doivent monter aux cicux, ou en descendre. Ces gloires massives s'enlèvent ou s'abaissent à l'aide de contre-poids.
GLOIRE DE LA MER. l'oyffsCoNF. ( nhtoire naturelle ) .
GLORIA IN EXCELSIS, ou grande doxologie. C'est une hymne que, dans la liturgie catholique, on chante h la messe. Les premières paroles sont celles du Cantique des Anges dans l'Evangile scion saint Luc. 11 les adressèrent aux bergers en leur annonçant la naissance de Jésus-Christ. On ne sait à qui en attribuer la suite, qui est fort ancienne. Quoiqu'on désigne l'ensemble sous le nom él'hijmme angéligue, les Pères de l'Eglise s'accordent à reconnaître que cette seconde partie est l'œuvre des hommes. Suivant saint Chrysostomc, les Ascètes chantèrent cette hymne à l'oflice du matin ; mais de toute antiquité on l'a chantée principalement à la messe, avant la lecture de W p 1 1 re , non pas cependant tous les jours : on ne la chantait que le dimanche, a Pâques d aux autres tètes les plus solennelles. Encore aujourd'hui, dans l'Église romaine, on ne la dit point à la messe les jours de lérie et de fêtes simples , non plus que dans l'Avent et depuis la Septuagésime Jusqu'au samedi saint excusi veinent.
GLORIA PATRI, on petite dornlogie , verset par lequel, dans l'Eglise catholique, on termine le chant ou la récitation de chaque psaume durant l'olfice divin. Ce sont des paroles île gloiie.de glorification ; c'est une prière célébrant la grandeur de Dieu et la majesté de la Trinité divine. Elle a en outre pour but de confirmer les fidèles daus la foi du dogme le plus important du christianisme et de les prémunir contre les hérésies. Philostorge, historien du quatrième siècle, donne trois formules du Gloria Patri : la première est Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit; la seconde, Gloire au Pdre par le Fils dans le Saint-Esprit ; et la troisième, Gloire au Père dans le Fils et le Saint-Esprit. Sozomènc et Piicéphorc en ajoutent une quatrième : Gloire au Père et au Fils dans le Saint-Esprit.
La première, qui est en usage dans les églises d'Occident, fut instituée, selon certains auteurs, vers 350 par les catholiques d'Antioche; mai-saint Basile, dans son livre DuSaint- Esprit, remarque que cet usage était beaucoup |dus ancien , quoiqu'il ne fût pas universel. Les trois autres furent composées par les ariens. La seconde était commune à Etinomius.ii Eudoxe et A Philostorge. Toutes trois lurent rédigées, vers Pan 31 1 , au concile d'Antioche, où les ariens, qui commençaient à ne plus être d'accord entre eux, voulurent avoir des lormules conformes à leurs divers sentiments. Les ca-