‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 298 sur 614 · GLOSE · texte numérisé non relu

GLOSE

tholiqnes ortodoxes conservèrent sanls la première. Saint Basile pourtant essaye de justifier la seconde.

Du reste , la formule elle-même des catholiques n'a pa< toujours été uniforme. I.e quatrième concile de Tolède, tenu en 533 , ajouta au mot gloria le mot honor, et omit les paroles aujourd'hui et depuis longtemps reçues : Sirwf erat in principio, et nunc, et semper. Cette forme n'était point d'ailleurs particulière a l'Eglise d'Espagne ; 1'tgli-e grecque s'en était servie quelque temps, comme il résulte du tr*il<de saint Athanase .Strr la Virginité. Plus tard, elle a dit ; Gloria Patri, et Min, et Spirilul Sanclo, et mine, rt semper, et in scecula sœculorttm. Amen. Mais on ignore l'époque de ce changement. Au second concile de Vaison, près de Vaucluse, tenu en 529, i! parait que les mots Sfcvl erat in principio n'étaient pas encore universellement adnp tés par l'Église gallicane , puisqu'on y proposa de 1rs in. troduire dans le Glorta Patri, pour prémunir les fidèle» contre l'erreur des ariens, qui prétendaient que le Fils n'avait pas existé de toute éternité.

GLORIEUX, qui s'est acquis, qui mérite beaucoup de gloire, beaucoup de louange et d'honneur. Substantivement, ce mot sert à désigner celui qui est plein de vanité, de bonne opinion de lui même , qui se donne personnellement ce qu'il devrait attendre et mériter des autres. Ce n'est pas tout a fait le fier, ni l'avantageux, ni l'orgueilleux. Le fier tient de l'arrogant et du dédaigneux et se communique peu. L'avantageux abuse de la moindre déférence qu'on» pour lui. L'orgueilleux étale l'excès delà bonne opinion qu'il a de lui-même. Le glorieux est plus rempli de vanité, il cherche plus a s'établir dans l'opinion des hommes; il veut repiiiei par les dehors ce qui lui manque eu effet. L'orgueilleux se croit quelque chose , le glorieux veut paiaitn* quelque chose. Les parvenus sont ordinairement plus g'crieux que les autres.

GLORIOLE. C'est en quelque sorte une parodie de i» gloire; c'est une excessive vanité, appliquée à de rwv quiries choses. La gloriole est florissante dans les villes de troisième et quatrième ordre; elle s'épanouit dans leclasses moyennes et bourgeoises ; c'est aussi le péché mignon des rimeurs subalternes et des vaudevillistes. Pari* e<t paie d'hommes incompris que la gloriole étouffe. Cette nunk douloureuse en a conduit et en conduira beaucoup i Clu renton. C'est aussi une cause fréquente d'apoplexies foudroyantes. Quand , après de longues années d'attente, une faveur du pouvoir tombe subitement sur un de ces homme* si satisfaits d'eux-mêmes, les familles ne sauraient trop re doubler autour d'eux d'attention et de vigilance.

GLOSE. Ce mot dérivé du grec >(\s>v<ja, langue , i ptasieurs acceptions différentes, tant an point de vue littéraire que dans l'usage familier. Il signifie l'interprétation de quH ques mots obscurs d'une langue par d'autres mots, pluintelligibles , de la même langue. Les gloses dans les antiennes éditions des classiques grecs ou latins étaient ou marginales ou placées dans des notes au bas des page-. Fort souvent ces gloses n'étaient pas plus claires que le l»\te c'est ce qu'on a prétendu de la glose du droit romain faite p* Accurse. On disait dans ce sens la glose d'Orléans, pow indiquer un méchant commentaire plus obscur que le îe»lf, parce que dans l'université de cette ville l'interprétation 'le* lois était plus difficile à comprendre que le texte. Sous et rapport, les gloses latines qui sont au bas des édition* l u* riorum ad usitm delphini , et même dans les classiqrta Lemaire, méritent souvent la qualification de gloses fOjjr léans. La glose diffère du rommen<oireen «qu'elle est plus littérale et se fait presque mot à root. 11 est **» ordinaire aux glossateurs , ainsi qu'aux commentateur», d'être diffus sur ce qui s'entend aisément, et de garderie silence sur les endroits difficiles. Montesquieu a été jusqa» dire que ces gens-là peuvent se passer de bon sens. Qudquefols la glose d'un auteur ne s'étend pis & certains pissages, elle comprend le texte tout entier. Ainsi nous des éditions de Virgile, d'Horace et de Juvénal arec de*

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