‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 299 sur 614 · GLOSE - GLOUCESTER · texte numérisé non relu

GLOSE - GLOUCESTER

glovs qui embrassent toute* tes nwvrM de ces poètes : on y retrouve tout au plus la lettre expliquée, mai* jamais l'esprit; et nulle publication ne favorise d'une manière phis funeste la paresse des étudiants.

Dans la conversation, gloie signifie critique. Gloser sur le prochain est synonyme de médirt; gloser «nrquetqu'on, c'est critiquer sa ligure, ses actions.

La glose d'un fait exprime des additions laites au récit v «indique d'un érénement , certaines circo par la malignité, et qui courent le monde.

Dans nos vieux poètes, une glose était une commentaire, ou de parodie d'un auteur, dont ov un vers à la An de chaque suain ou strophe.

Charles Do Rotors.

GLOSSAIRE (du grec thicna., laugue), dictionnaire serrant a l'explication des mois obscurs ou barbares d'une

langue corrompue. Rien île plus célè des lettres que le Glossaire ou plutôt les Glossaires de Du Cange, l'un de la basse latinité, l'autre de la langue grecque du moyen âge. Après le Glossaire de Du Cange, on peut cller le Qlossarîum latino-barbarum de Spelmann, outrage excellent , bien que son auteur n'eût commencé à étudier qu'à cinquante ans ; le Glossaire de Linderburg sur les lois de Charlemagne et de Louis le Débonnaire ; le Glossaireàe François Pithou sur la loi Salique ; WGlossaire alphabétique de La Monnoie , pour l'intelligence des mots lourguignon* et autres qu'il avait employés dans ses ff oëls ; enfin , de nos jours, le Glossaire de la Langue Romane, de Rochcfort, qui a tant contribué â mettre en honneur l'étude de l'Idiome des troubadours do la langue d'Oc. Aucun ouvrage ne serait plus nécessaire qu'un glossaire général de

larynx exécutent les uns sur les antres pour la formation de toutes les variétés de tons dont la voi\ humaine est susceptible.

Les anciens désignaient aussi par le mot glotte une certaine partie de leurs flûtes. Pollux et Hésvcbius disent que les glottes étaient des languettes ou petites langues qui s'agitaient par le souffle des musiciens. Il paraîtrait d'après cela que les flûtes des anciens étaient des espèces de hautbois, dont les glottes étaient des anches.

D* Coloubat ( de Plsère ).

GLOUCESTER ou GLOC ESTER , comté d'Angleterre, portant aussi le titre de duché, qui est borné par les comtés «le Wilt», deSommerset, de Berks, d*Oxfbrd, de Warvrick , de Worcester, de Hereford et de Monmonth. Il forme avec le comté de Worcosler la large et fertile vallée de la Saverne , et présente une superficie de 42 myriamètres carrés, dont bredans la république j plus de 40 en terres à blé, pâturages et pacages, natureOe-

soite de

ment divisée en districts de montagnes, de vallées et de forêts. Le premier, ou Costwotdittrict , comprend les montagnes de ce nom, et se prolonge en suivant le bief de partage de la Saverne et de la Tamise, depuis Chipping- Cambden jusqu'à Bath. Le climat en est froid , et le sol léger, naturellement peu fertile , ne laisse pas que de récompenser largement les soins donnés à sa culture en même temps qu'il offre de bons pâturages à d'innombrables troupeaux de moutons. Le district des vallées comprend les terres basses situées le long de la Saverne et de la frontière du nord, jusqu'à Bristol. Le district des Forêts, nommé aussi Forest of Dean , d'après une forêt de ce nom, jadis bien plus considérable qu'aujourd'hui , mais toujours riche en hautes futaies, comprend la partie de territoire située à l'ancienne langue française; mais pour accomplir une telle I l'ouest de la Saverne jusqu'à f.loucester, puis à l'ouest du

œuvre il faudrait qu'à toute ta patience, à toute l'érudition bénédictin, un homme pût joindre l'heureux loisir ; jouissaient ces doctes cénobites. Charles Du Rozom. GLOSSOLOGIE ( de t)3wï, langue , et Xoro;, discours ), partie de la médecine et de l'histoire naturelle qui traite de la langue.

GLOSSOPETRES (de ^Cxsn, langue, et du latin petrn, pierre ). Ce nom, qui signifie langues pétrifiées, a été donné à tort a des dents fossiles de plusieurs espèces de poissons. On les trouve dans plusieurs parties de l'Europe et de la France, ainsi qu'aux environs de Paris.

GLOTTE ( du grec y>«™;, languette, diminutif de ylttaxt, langue ). Les anatomistes donnent ce nom à une ouverture mobile, de forme oblongne , et située à la partie supérieure du larynx. Cette ouverture, comprise entre les «vordes vocales, est destinée à donner passage à l'air qui s'échappe ou qui pénètre dans le larynx , soit dans l'acte de la respiration, soit lorsqu'on parie ou qu'on chante. La fente que présente la glotte offre chez l'homme adulte environ 22 à 25 millimètres de longueur dans son diamètre an téro postérieur, et 4 à 6 millimètres de largeur dans son plus grand diamètre transversal. Ce dernier, très-variable, est moins considérable en avant , où les cordes vocales se rapprochent an point de se toucher vers leur insertion au cartilage thyroïde. L'angle rentrant que forme ce cartilage constitue les limites antérieures de la glotte, qui est bornée en arrière par les deux cartilages arythénoides, et sur chaque eMé par les muscles thyro-arytlténoïdiens ou cordes vocales. Ces muscles, que nous trouvons plus rationnel de désigner sous le nom de lèvres du larynx, se contractent pendant la formation de la voix, et se rapprochent plus ou moin* suivant que le son est grave ou aigu.

Chez la femme et les enfants, les dimensions de la glotte sont beaucoup moins grandes que chex l'homme, et, comme F* déjà fait observer notre savant confrère le docteur Bourdon, c'est à ce peu de largeur de l'ouverture supérieure du larynx dans le premier âge de la vie qu'est dû l'extrême danger des angines et du croup dans l'enfance. Les dimensions de la glotte |>euvent, au reste, varier chez le même individu par les mouvements que tes divers cartilages du

Ledden jusqu'à la limite de comté du Hereford , et on y trouve du bois, du fer et de la houille. Les vallées forment la région la plus fertile et la plus riche en herbages; elles nourrissent, celle du Berkeley notamment, les vaches dont le lait sert à la fabrication des célèbres fromages de Gloucestcr. Les fruits aussi y sont;fort abondants A chaque ferme se trouve joint un verger, dont les produits servent surtout à faire du cidre et du poiré. L'iudustrie manufacturière et le commerce figurent en outre au nombre des éléments de prospérité du comté; Slroud est le grand centre de la fabrication des draps et d»s étoffes de laine fine. A Bristol (A dans ses environs on fabrique des articles en étain , en laiton et des verroteries ; à Gloucestcr , des aiguilles. CAe/f enfla ro, avec ses eaux minérales, est en possession d'attirer cliaquc année les baigneurs du bon ton. Tcwkesbury, célèbre à cause de son abbaye, possède d'importantes manufactures de bas de colon , des clouteries, des tanneries, et fait grand commerce en malt et en savon. Erencester vante à bon droit ses antiquités romaines. Le comté de Glouccster, divisé en 28 hundreds, envoyé 15 députés au parlement et compte 431,000 habitants.

GLOUCESTER, chef-lieu du comté, sur la rive gauche do la Saverne et siège d'un évêché, est au total très-régulièrement bâtie. Parmi les édifices remarquables qu'elle renferme, il faut citer surtout la cathédrale, dont la construction remonte à l'année 1047, et qui ne fut terminée qu'au treizième siède. On y admire, outre une fenêtre qui a plus 27 mètres d'élévation, et qui est garnie des plus magnifiques vitraux qu'on puisse voir, les tombeaux des deux fils do Guillaume le Conquérant, d'Édouard II, de l'évêque Warburton, de Jenner, de Flaxmann, etc. On doit encore une mention particulière au palais de justice, à la nouvelle prison, qui n'a pas coûté moins d'un million de francs à construire, au tliéâtre et à l'hôpital de cette ville. Glouccster compte plus de 32,000 habitants, dont la fabrication des aiguilles est une des principales industries. Elle s'y fait sur la plus vaste échelle, et on n'estime pas la valeur de ses produits annuels à moins de 7 j millions de francs. A celle spécialité il faut ajouter la fabrication des cloches et des articles de ver-

rotcrie, la pêche, et aussi le commerce, dont le* relations sont facilitées d'une manière toute particulière par le canal de Berkeley, d'une profondeur assez grande pour admettre des navires de long cour» jusqu'au-dessus de Gloucester, par l'embranchement qui le relie au canal de Bristol, par le canal de la Tamise et de la Saverne, par \eStroudwatercanal et enfin par des embranchements de chemins de fer.

Gloucester possède de trois à quatre cents navires et plusieurs bâtiments à vapeur. Jadis station romaine, sous le nom de Glevum, désignée plus tard sous celui de Castra Claudia , cette ville obtint du roi Jean les droits et privilèges de bourg, et était autrefois fortifiée. L'assemblée du parlement qui s'y tint on 1272, sous le règne d 'Edouard l", y rédigea les Statuts de Gloucester. Ccst dans celte ville que Henri III fut couronné. Richard III prenait le titre de duc de Gloucester. Lors du siège qu'elle soutint en 1643, la moitié de ses églises furent détruites.

GLOUCESTER (Corahs et duc* de). Parmi ceux qui portèrent le titre de comtes ou de ducs de Gloucester, les plus remarquables sont :

Robert, comte de Glouceste* , fils naturel de Henri Ie', qui pendant la guerre civile remporta, en l'année 1139, sur Ktienne de Blois, et au profit de sa sœur la reine Mathitde, l'importante victoire de Lincoln, danslaquelle Ktienne de Blois fut fait prisonnier. Il gagna une seconde victoire non moins importante a Wilton , et mourut en 1148.

Jean, comte de Gloucester , fils de Jean sans Terre et frère de Henri III, combattit a la bataille de Lewes, aux cotés de Simon de Monlfort , comte de Leicestcr, beau-frère de Henri 111 , qui s'était révolté contre ce prince. Plus tard, «'étant brouillé avec lui, il délivra le prince royal Edouard de la prison dans laquelle le comte le détenait. Puis il se plaça à la téle du parti royal, et en 1265 défit à Évesham Leicester, qui périt dans la mêlée. Plus tard une révolte, dans laquelle il échoua , lui coûta une amende de 20,000 marcs d'argent. Peu de temps avant la mort de Henri III, 11 fut désigné par ce prince comme administrateur du royaume , en l'absence d'Edouard.

Humphry (Onfroy),duc de Glodccster, fils de Henri IV, fut à la mort de son frère Henri V, en 1422, nommé avec le duc de ticdford tuteur du fils encore mineur laissé en mourant par ce prince, qui régna sous le nom de Henri VI ; puis, pendant que Bedford faisait la guerre en Franco, il resta administrateur du royaume en Angleterre, et à la mort de son collègue, arrivée en 1435, seul tuteur du jeune roi. Le mariage qu'il contracta, en 1425, avec Jacqueline de Hollande , et qu'un divorce rompit en 1430 , amena des hostilités entre l'Angleterre et la Bourgogne; et Henri VI nVut pas plus tôt épousé Marguerite d'Anjou, que i'évéque de Winchester en profita pour , de concert avec Marguerite et le favori du roi , Guillaume de La Pôle , deveuu ensuite due de Suffolk, renverser Gloucester. U fut accusé de haute trahison, et le lendemain de son arrestation on le trouva mort dans son lit.

Guillaume- Henri, duc de Gloccestea, né en 1743, fila de l'électeur de Hanovre Ernest-Auguste, frère de Georges III , créé duc de Gloucester en vertu d'une proclamation royale en date de 1764, contracta, en 1775, avec la comtesse douairière de Waldgrave un mariage secret, qui donna lieu à des discussions animées dans le parlement. Il mourut en 1807.

Guillaume-Frédéric, duc de GioucKSTtn, son fils, né a Rome, en 1776, fut reconnu comme enfant légitime , et, à l'occasion de son mariage avec une des filles de Georges III , en 1816, obtint le titre A' altesse royale , avec droit do pré ■ séance sur tous les autres ducs , après les princes du sang royal; ce qui ne l'empêcha pas de continuer à voler avec le parti de l'opposition, notamment lors du procès de la reine Caroline. 11 mourut en 1834.

«LOUTEKON. Voue* Bardanb.

GLOUTON. C'est l'homme qui mange avec avidité, I avec excès, par opposition au gastronome, qui mange I avec goût, esprit et jugement; au gourmand, qui mange

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