‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 301 sur 614 · GLU — G · texte numérisé non relu

GLU — G

former en bonne glu, il suffit de les faire fti menter dan* do pots, où cela «'opère très-bien, en ayant aoén de les placer dans un lieu dont la température soit moyenne, Quand on veut s'en servir, il faut avoir soin de se mouiller les doigts, et mien, de se les graisser avec de l'huile d'olive, pour que ta glu ne s'y attache pas.

Comme tontes les espèces de {(lu perdent promptement leur force, ou en a inventé une artificielle, qui peut se couserver longtemps sans altération ; elle consiste dans un mélange d'une livre de glu de houx bien lavée et bien battue avec une certaine quantité de praisse de volaille, de roanièrr à la rendre fluide; on incorpore dans cette nasse 30 grammes de hon vinaigre, 15 grammes d'huile, et autant de térél>enthine; on toit diauiTer le tout jusqu'à rébullition à petit feu, en ayant soin de bien remuer; on la conserve ensuite comme les précédentes. Lorsqu'on veut s'en servir, il faut la faire chauffer légèrement ; on y ajoute aussi de l'huile de pétrole pour l'empêcher de geler pendant les rigueurs de l'hiver. Cette glu est employée, comme les autres, pour la chasse à la |>ipée ; mais on s'en sert également pour préserver les arbres des insectes et des chenilles qui les dévorent ; pour cela, il suffit d'en enduire le pied des arbres.

La glu de bonne qualité, quelle qu'en soit la source, doit «voir nue couleur jaune, légèrement verdatre; cette couleur devient brune en vieillissant, et se fonce de plus en plus avec le temps, qui lait perdre à la glu presque toutes ses propriétés.

Les Américains retirent d'un arbre appelé glutier une sorte de glu qui découle naturellement du tronc de l'arbre, auquel ils font des incisions; ils l'emploient comme la glu «le France, pour prendre des oiseau». Ot Favuot.

GIAJUUvJE,GLUCIN1UM. Voyez Gllcyne et Gujcyniuh.

GLUCK < J ëw-CnatsTOPiiK ), compositeur célèbre, naquit à Wehwenwangen, dans te haut Palaiinat, le 4 juillet 1714. Son père était partie général des forêts du prince de l.obkowitz. De bonne heure il so voua à l'étude de la musique, pour laquelle il annonçait de grandes dispositions. Après avoir appris les principes de cet art à Prague, il se rendit en 17)8 en Halle, où Martini lui enseigna tes régies do la composition. Sur premier opéra, Artaxercès, fut composé et représenté à Milan ; un antre , Démétrius . fut joué en 1741 a Venise. Il en composa un troisième, La Chute des Géants, pour t'opéra italien de Londres, ou il fut représenté en 1746. les rapports qu'il ent dans cette capitale nvee A rneet avec sa femme, cantatrice do prenrer ordre, exercèrent une influence décisive sur la simplicité si rcmar* quaole de se* ouvrais. Cette première période de sa vie en fut la pins féconde, do moins pour ce qui est de la quantité, car dans un espace de dix-huit années il n'écrivit pas alors moins de quarante-cinq partitions. Mais il s'en faut que lotîtes témoignent de la grandeur et de la profondeur qui sont le cachet des ouvrages qu'il composa plus tard. Gluck ne fut pas longtemps a reconnaître que les libretti italiens, tels qu'on les fabriquait do son temps, n'étaient pas faits pour supporter de grande musique. Aussi se lia-t-il intimement à Vienne avec un Italien nommé Ranieri di Calxabigi, qui, sortant du sentier battn, composa |K>ur le musicien des drames d'un intérêt suivi. Ia's opéras d'Alceste, d'Orphie, et d'Héiin* et Pdris, que Gluck composa à Vienne de 1765 à 1769 dans le nou-

avec les quelques autres partitions qu'il écrivit encore plus tard la base de l'impérissable célébrité qui s'attache à son nom. Le style noble et élevé du musicien allemand ne rencontra pas moins d'admirateurs enthousiastes a Parme, à Naples à Borne, a Milan et k Venise, qu'à Vienne. On s empressa en effet de monter son /féline et Pdris sur les théâtres de ces différentes villes ; et le succès qu'il y obtint augmenta encore sa réputation. Le bailli du Rollct, qui s'était lié d'amitié avec Gluck à Vienne , entreprit de transformer YlpMgénie de Racine en opéra, et proposa à Gluck d'en composer la musique. Cette proposition, l'auteur d'Attesté l'accepta arec d'au! an l plus d empressement qu'il avait toit

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une étude toute particulière du génie de la langue française. A cette époque il était seul à croire non-seulement qu'un musicien peut en tirer un bon parti , mais encore qu'elle convient peut-être mieux que la langue italienne pour exprimer des sentiments profonds et énergiques. Gluck, voulant léguer à la postérité un monument immortel , passa une année entière à composer la musique de cet ouvrage; mais quand il l'eut terminé, tout ne fut pas fini pour loi. On peut dire, au contraire, que jamais homme ne fut plus abreuve d'injures et de dégoûts. Le peuple musicien était contre lui, et il ne fallut rien moins qu un ordre supérieur de son ancienne élève, la reine Marie-Antoinette, pour que son opéra fût reçu. En 1774 , le célèbre Allemand vint à Paris, à l'âge de soixante ans, et le 19 avril de la même année on représenta pour la première fois son Iphigénie. On accourut en foule à cette solennité. L'ouverture, contre l'usage, fui recommencée à la demande générale. Enfin , l'ccnvre entière obtint le plus brillant succès. La même année, son Orphée rat représenté, et non inoins bien accueilli. Le 23 avril 1776 parut VAlctste, mis en français par du Rollct. Quelques aKres opéras qu'il 6i représenter ensuite sur la ntéme scène, L'Arbre enchanté et C y (hère assiégée, eurent moins de succès; mais Gluck prit en 1777 une éclatante revanche de ces quasi-échecs en faisant représenter son Armidc.

In autre opéra magnifique, et qui fut très-critiqué, malgré le beau succès qu'il obtint, vint terminer sa glorieuse carrière. Iphigt-nie en Tauride fut représentée en 1779. Cet opéra n'a point d'ouverture; et la pfèee commence an premier coup d'archet. Peut être est-ce plus raisonnable que cette table des parités musicales que I usage place en guise de préface au commencement d'un opéra. La même année on représenta de lui un ouvrage très-secondaire : Écho et Narcisse. Il est vrai que le poème est détestable. On ne sait en vérité quelle raisor a pu déterminer Gluck à composer de la musique sur un sujet aussi pauvre et aussi pauvrement traité. Il devait faire encore un opéra de Roland; mais, apprenant que Pkcinui traitait le même sujet, il jeta au feu sa partition , et ce fut peut-être un grand malheur. Il laissa inachevé l'opéra des Dar aides, que Sal:eri a termine d'une manière si remarquable.

On a reproché à Gluck de manquer d'âme, de citant; sa musique, disait-on, n'était qu'un bruit assourdissant. Une opinion qui n'est pas à mépriser, ce nous semble, répondra I à cette accusation, renouvelée de nos jours contre Rossini : Jean-Jacques reconnaissait à Gluck le mérite du chanl poussé à un très-haut point. Burney, en lui donnant le nom de Michel-Ange de la musique, a tout à fait caractérisé le talent de ce grand compositeur; car si le célèbre peintre a su vivement frapper les yeux par sa touche sévère et énergique, G luck remue le cour par sa mélodie toute semée d Inspirât ions délicieuses. N'oublions pas non plus que c'est à loi qu'on est redevable de l'introduction du tromlK>nne dans l'orchestre ; employé avec discernement , cet instrument a produit depuis lors le plus grand effet dans les masses d'harmonie.

En 1787, Gluck était retourné dans son pays natal. Il mourut à Vienne, d'une attaque d'apoplexie, le 16 novembre. On évalue à plus de 600,000 fr. l'importance de la fortune qu'il laissait à ses héritiers. Son buste en marbre, commande par Louis XVI à Houdon, fut placé l'année suivante dans le foyer de l'Opéra. Gluck a produit d'excellents élèves, parmi le. quels on doit citer M éb ul.

GLUCKISTES et des PICCINNISTES (Querelle des). Si la politique fait chaque jour édore des révolutions, le domaine des arts n'est pas non plus exempt de troubles ; l'histoire a dû enregistrer la guerre qui surgit de l'antagonisme des systèmes suivis par Gluck et Piccinni dans la composition musicale. On avait répandu que Gluck travaillait en même temps que Piccinni à un opéra de Roland. « Tant mieux, dit un gluckisle fanatique, nous aurons un Orlande et un Orlandino. » Ce mot fnt le signal de la guerre qui éclata, en 1778, entre les g'uckistes et les piccinistes. Plusieurs fois, les deux partis en vinrent littéralement aux mains.

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J,e fanatisme mnsical, l'intolérance artistique, bonleversaicnt

toutes les tètes. Et pourtant, il tant le dire, parce que c'est la vérité, les deux chefs d'école avaient leur part de gloire bien large et bien distincte. Si Piccinni se faisait remarquer par la suavité de sa mélodie, Gluck attachait par ritarmonie poissante de ses chants grandioses.

Les gens de lettres ne restèrent pas étrangers à cette querelle. L'abbé Arnaud et Suard étaient gluckistes ; Marmontel, La Harpe, Framery, Ginguené, appartenaient au* piccinistes. Chaque matin les feuilles publiques débordaient d'injures et d'épigrammes. Celte guerre ne cessa que lorsque Gluck fut retourné à Vienne.

GLUCKSBJERG (Due de). Voyez Decaxr*.

GLUCKSBOURG, hourg d'environ 700 Imbitants, avec un vieux château féodal, construit dans les premières années du seizième siècle, sur les ruines d'une ancienne abbaye de bernardins, à un inyriamètre environ de la ville de Flensbourg, dans le duché de Schlcswig, fut jadis le siège d'une des nombreuses brandies de la maison ducale de Schlesteig- Holstein. Les ducs de Schteswig-llolsteïn-Glucksbottrg, souverains indépendants, avaient le droit do battre monnaie. Le dernier prince de cette maison étant mort sans héritiers, vers 1770, te* possessions firent retour au Danemark. Frédéric VI lit revivre ce litre en faveur d'un duc de Schleswlg- Holstein- Bcck, qui épousa en 1837 sa fille cadette, la princesse Wilhelrnine, quand elle eut divorcé d'avec son cousin le prince Frédéric, aujourd'hui roi de Danemark ( voyez FHûùémc vu ). C'est le plus jeune des trois frères do ce duc de Holstein-Beck ou Glucksboorg qui, de l'agrément des grandes puissant es, a été désigné pour hériter de la couronne de Danemark à la mort du roi aujourd'hui régnant, lorsque s'éteindra avec lui la branche mâle office de la ligne royale de la maison de Holstein; les droits incontestables que la branche mâle cadette de cette famille, la maison de Holstein-Augustenburg, avait h hériter de la souveraineté, non pas du Danemark, mais seulement des duchés de Schloswig et de Holstein, ayant été mis à néant eu 1 850, par une décision de ces mêmes grandes puissance)!, dans l'intérêt du maintien de l'équilibre européen.

GLUCKSTADT, jolie peUtc ville de 6,000 habitants environ, sur la rive droite de l'Elbe, à l'embouchure d'une fietile rivière appelée le Rhinn , est le chef-lieu du duché de Holstein et plus particulièrement de ce que l'on appelait autrefois la partie royale de ce duché ; aussi la ligne royale des ducs de Holstein prenait-elle le titre de Holstein-Glticksladtàxo» les diètes de l'Empire, pour se distinguer de la ligne ducale , ou de Holstein- Gottorp.

Gluckstadt est le siège de diverses administrations ; elle possède nn collège réorganise en ll* <5, une école de marine , une maison de correction et de travail pour les duchés de de Schleswig-Holstein , un grand dejkit de mendicité, un théâtre (depuis 18*1 ), ainsi qu'un bon porl, déclaré port franr dès l'origine de la ville et capable de contenir 200 bâtiments. Les habitants trouvent dans le commerce et la navigation de précieuses ressources. Chaque année ils envoient des navires à la pèche de la baleine, et le profit de

Ce fut le roi de Danemark Christian IV qni, en 1616, fonda Gluckstadt; plus tard il l'entoura de fortifications et lui accorda d'importants privilèges commerciaux, dans l'espoir d'y attirer une partie du commerce de Hambourg, ce qui ne contribua pas peu à la faire prospérer. Elle tira aussi de grands avantages d'une déclaration qni, en 1623, es fit l'entrepôt du commerce de l'Islande , et d'ordonnances royales en date de 1630 et 1631 qui autorisèrent d'abord les juifs puis les memnonites, â s'y établir et à y faire le

Pendant la guerre de trente ans, Gluckstadt fut inutilement assiégée à deux reprises, en 1627 et 1638; en 1643 elle résista également à une attaque de Torstenson. Mais en 16lâ elle tomba au pouvoir des alliés, qui ne la restituèrent an roi de Danemark qu'aux termes dn traité signé à KieJ. En l&1f» ses fortifications ont été rasées.

GLUCOSE ( de yawxw;, doux), nom donné par M. J.-h. Dumas au sucre de raisin, plus eoann maintenant sous le

nom de sucre de fécule. La glucose contient 3 meWnles d'eau de plus que le sucre de cause. Elle est Carbone, 36,3 ; eau, 63,7.

GLUCYNEou GLCChVE (de v*wtw<tdoox, parce «mêles sels de glucyne ont une saveur sucrée), substance minérale découverte par V auquel in «buts l'émeraudeet le béryl, ot qu'on a reconnue, en 1828, être composée d'oxygène et d'une substance métallique simple, le glucynium.lA glucyne est blanche, sans odeur ni saveur; elle est infusible à un feu de forge, insoluble dans l'eau, mais soluble dans la soude et la potasse caustiques. Elle absorbe l'acide carbonique à In température ordinaire, et, de même que les terres, n'a point d'action sur les couleurs bleues végétales. On l'obtient en pulvérisant le béryl ou l'émeraude, puis en le faisant fondre dans un creuset avec trois parties de carbonate de potasse ; après quoi on traite la masse par l'acide chlore?ilnque , puis par le carbonate d'ammoniaque ; on filtre , os fait bouillir, et la glucyne se dépose à l'état de carbonate.

Dr SaBcmom.

GLUC YMUM, GLUCYUM, GLUCINIUM, GLUC1UM , ou BERYLLIUM, métal que l'on retire de la glucy ne, et qui se présente sous la forme d'uno pondre d'un gris fonce, trèsHlifticilemeot fusible, mais qui à la chaleur rouge w transforme en oxyde blanc, ou glucyne. Cette combustion est accompagnée d'un vif dégagement de lumière. Ce méul se dissout dans les acides forts. 11 est sans usages.

GLUTEN, substance d'origine végétale, qui doit wn nom à sa propriété ghitineuse. Le gluten a été découvert par Baccario, chimiste italien ; le procédé de Keeoel-Meyer est celui que l'on suit ordinairement jiour le prrparer : il fvosiste à prendre de la f a r i n e de froment, à la transformer en pâte à l'aide d'une petite quantité d'eau, puis â malaxer cette pâte sous un filet d'eau très-délié ; l'eau qui «'écoule d'abord est laiteuse; peu à peu elle devient moins opaque, et finit par sortir limpide : alors l'opération est tenninée, et il ne reste plus dans la main que le gluten, dans le lisse duquel nn peu de sucre, d'huile et de fécule sont bien demeurés, mais qu'il est impossible d'en séparer. Dans cet état, le gluten est gris blanchâtre, mou, collant, Insipide, d'une odeur spéciale, qui tient au mode opératoire employé pour le préparer ; il est élastique et peut , comme le caoutchouc, se prêter à de légères tractions, et revenir â soi ÉW primitif quand la force qui sollicitait la rupture de son tisw a cessé son action : ajoutons encore que ses particules adhèrent les unes aux autres par leurs bords déchirés, et nos par leur surface lisse. Si â l'état humido on FabaiioooDe * lui-même à la température ordinaire, il ne tarde pas » répandre une odeur infecte, à se putréfier et à devenir litant. Si, avant de l'abandonner ainsi à lui-même, il a été prcaUblement métangé avec du sucre, le produit de la fennejitalioo est d'abord de l'alcool, sur lequel plus tard il réagit i«w le transformer en acide acétique

Desséche lentement sous forme de lames minces, il de» ienl d'un gris jaunâtre, brillant, translucide, cassant, et perd «■ odeur ; dans cet état, il peut se conserver indelinimeat. Si

on élève la température suffisamment pour le décorai****, il donne, comme les substances organiques d'origine animait. dt»s produits ammoniacaux; il laisse un cliarbon ua\v. brillant et spongieux, qui, calciné avec la potasse, dense du cyanogène. L'eau bouillante fait perdre au gluten ses propriétes glutineuses, le rend plus spongieux et le coagul*- L'alcool lépare le gluten en deux parties t 1° l'une qui * dissout : c'est le gluten de Berzélius et Einnof, ou la vf môme de Taddei ; 2° l'autre qui se coagulo : c'est la ««*• dinedeToddeïetl'aiotMiine végétale de Berzélius et Einuof. Mais si l'on considère que la zymôme, ou partie dksoule, est acide, que la partie non dissoute, la gliadine, ne lest point, mais peut, sous l'influence d'un acide, se dissoudre facilement, on arrive à cette conclusion : que la gliadine est la même substance que la zy moine, moins une certain*

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