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en Judée, en Sa marie, en Perte, en Égyptc, en Grèce e en IUlie une foule de chef» de secte. L'E» pagne et la Gaule eurent el lès-mêmes leurs associations mystiques. Le premier des gnostiques, Simon le Magicien, après avoir demandé inutilement aux apôtres du christianisme la communication des dons spirituels, se constitua hardiment chef de doctrine et intelligence supérieure.
Nous ignorons ce qu'il se disait bien au juste, soit l'esprit, soit la première puissance du Dieu suprême , mais il est certain qu'il se prétendait son envoyé che> les Samaritains & peu près comme Jésus-Christ l'était auprès des Juifs, et qu'il attribuait également un rôle extraordinaire à sa femme Hélène. Sa doctrine était un reflet du dualisme de /.oroastre, Deux principes, la lumière pure et la ténébreuse matière, présidaient, suivant lui, à toutes choses. De la lumière était émanée, avant que fût le temps, une série d'Ion* ou de génies divins. Des ténèbres ou de la matière, un de ces éons, le Démiurge , avait fait le monde et l'homme. Cependant , pour achever la création de l'homme, le Dieu suprême était intervenu. Au corps et à l'âme (considérée co..itne principe dévie et de sensibilité), H avait ajouté la raison (le principe spirituel ). Mais de là meute, do cette diversité u'élémeuts et d'origines , était née une lutte , celle des »ens et d j la raison , qui fait la base de toute religion et de toute morale. Pour que l'humanité pût atteindre à ses hautes des. aées , il fallait que le principe de lumière l'emportât sur celui des ténèbres. La lutte était grave, car elle n'était pas dans l'homme seul ; toutes les existences y prenaient part, surtout les éons. Auteurs du genre humain , les éons s'en éte'ent fait adorer ; usurpateurs des hommages dus à l'Être suprême, l»our continuer à jouir de ces hommages ils avaient cherché sans cesse à maintenir leur domination par la terreur. Le dieu des Juils était l'un d'eux. Mais, d'un autre côu4, le Dieu suprême était venu au secours des Amen engagées dans cette lutte. Aux Grecs il avait envoyé le Saint-Esprit (singulière opinion, mais opinion reçue), aux Juifs Jésus-Christ : aux Samaritains il envoya le premier et le plus pur des éons , Simon , la grande manifestation de sa puissance.
Un disciple de Simon, Ménandre, Samaritatr comme lui, se présenta sou* le voile des mêmes fictions, et eut un plus grand nombre de partisans. Mais dès la fin du premier siècle on renonça cliex les gnosliques à des prétentions aussi extraordinaires, et que Monlanus et Manictée purent à p-ine faire agréer auprès de leurs adeptes. Le juif Cer i n t h e, qui «van connu saint Jean dans sa viellesse, se rapprocha, au contraire, du christianisme, tout en expliquant d'une manière nouvelle l'origine et le succès de cette religion. Au Juif Jésus, dit-il, le plu* parfait des hommes, s'est uni le premier des éons, le Christ, puissance du premier ordre, sauveur surnaturel, qui est descendu sur lui au baptême du Jourdain, a guide toute sa carrière terrestre, ne l'a quiUé qu'au momd.t de la passion, et reviendra s'allier à lui de nouveau après la résurrection, pour l'établissement du règne mystique des mille ans.
Sorti de la Samarie et de la Judée, transplantée en Syrie, la gnose se présenta sous une face nouvelle. Saturnin, qui s'en constitua l'organe, profita d'un mot dit par saint Paul pour rattacher tout un système à cette idée d'un Dieu inconnu, que Papotre signalait aux Athéniens. Les sept éons qui ont créé le monde, disait-il, et dont un d'eux se fit adorer par les Juifs sous le nom de Jékovah, ont laissé ignorer leur maitre aux mortels; ils leur ont appris, au contraire, à connaître le mal. Ils allaient sans cesse les pervertissant, lorque le Dieu suprême résolut d'envoyer aux uioiUs un sauveurqui les relevât de leur chute. Ce sauveur, le Christ, apparut chex les Juifs sous une forme humaine ; mais son corps n'était nullement de chair ( doctrine appelée dokét isme). Kevélantanx martels le Dieu inconnu, il leur apprit à se rapprocher de lui par la vertu, la prière, le jeune et l'abstinente, par tous les moyens de purification.
I.i» partisans de ce tltéosophe furent nombreux. Deux de ses compatriotes, Tatien et Uardesanvs, en dévelop-
pant quelques-unes de ses idées, fondèrent des écoles nouvelles, et communiquèrent leurs spéculations à une multitude de fidèles. Les mœurs des Tatianistes ou Kncratitet et celles des Bardesanites étaient d'une pureté qui touchait au rigorisme : leurs théories n'en étaient que plus entraînantes. Bientôt un gnostique d'Alexandrie, Baaulides, qui florissait au commencement du deuxième siècle, | un système de philosophie religieuse bien plus que celui de Saturnin. Au Dieu suprême il adjoignît tout un plérôme d'intelligences célestes , émanées les unes des autres et se réfléchissant les unes les eutres, au nombre de 365. Ce nombre est exprime par ces lettres grecques ABPAfiAS (cor axas ), root mystérieux chez les gnosliques, surtout chez les basilidiens , qui le placèrent sur un grand nombre de pierres gravées. Les moyens d'initiation qu'employèrent les basilidiens, t t les riches développements que Basilides etson fils Isidore donnèrent au gnosticisme ; la brillante théorie qu'ils posèrent sur la chute des intelligences pures et la carrière des migrations qu'elles ont à parcourir pour opérer leur purification ( Iftrosis ) et leur palingénésie, leur valurent un grand nombre de partisans.
Cependant, un autre théosophe d'Alexandrie, plus savant et plus habile, vint bientôt, en posant la gnose sous sa forme la plus complète, préparer la chute du système de Basitides. Valentin, qui vécut dans les premières années du troisième siècle, donna non -seulement l'arbre généalogique du plérôme céleste et du monde des éons ; il expliqua encore les destinées de ces éons et celle des hommes, destinées passées et futures, aussi bien que destinées présentes, et le tout d'une manière si complète , qu'après lui la gnoue etteinènie n'avait plus rien à enseigner. Ses prédécesseurs sVtaient attachés principalement au système de la Perse, au dualisme et à la doctrine de l'émanation; Valentin s'attacha surtout à la théogonie égyptienne et à la tliéosophie kahbalisfjque. Son plérôme se composait de trente éons, on de quinze couples, distingués en trois classes, de telle sorte qu'il y en avait quatre dans la première, cinq dans la seconde six dans la troisième. C'étaient l'oudoade. la décade et la dodécade de la tliéogonie égyptienne. Mais les éuos dont il composait ces trois classes étaient ca'qués sur le» sephiroth de la kabbale; et comme dans la théogonie égyptienne ce sont quelques agents secondaires qui s'occupent le pins des destinées de l'homme, tels que Horus et Hermès- Psychopompe, dans la pneumatologie de Valentin. ce sont aussi quatre agents secondaires, Uorus, le Chrul , le Saint-Esprit et Jésus, qui président au sort de l'espèce humaine. Le rôle d'Isis, au contraire, est échu en partie â Sophia Achamotli. La psycltologie de Valentin est aussi ricite »ue sa tliéogonie. Des hommes, U lait trot* classes les pneumatiques, les psychiques, et les hytiques (ôaji, matière] ). Le principe pneumatique qui anime les premiers est seul destiné, lors de la grande palingénésie, à rentrer dan, le plérôme. Les psychiques s'arrêteront dans la région planétaire. Les hyliques ne sont pas immortels-, ils ne sauraient recevoi. l'initiation aux mystères de la gnose , et W» psychiques ne sauraient obtenir des génies stellaires la permission de traverser la région planétaire pour passer dan» la sphère des intelligences supérieures. Valentin e\(>osa sr> doctrines en Chypre et à Rome comme en Égypte, et se fit parte at de nombreux adeptes.
Lnc école qui se détacha de la sienne, nais dont te fou dateur est inconnu, celle des ophites, l'éclipsa avec d'autant plu* de succès qu'elle employa plus de moyens exU^ rieurs. Dans ses initiations figuraient non-seulement des peintures allégoriques ( le diagramme, que nous défini Origènc), mais des serpents vivants étaient dressés avec soin |>our ajouter â la magie de ce culte secret. En Cyrenaïque, la gnose, enseignée parCarpocralc, se présenta avec d'autres séducitous, celle des plus licencieux prin<'>|.e> de morale. De* théories contraires, théories d'un rigorisa* exalté, furent présentées par Marcion et Cerdon, qui vinrent en Italie. L'un et l'autre enseignaient unchristiajusuK
puré, disaient-ils, des grossières erreurs dont quelques apôtres, incapables de se détacher du judaïsme, l'avaient entaché. Us proposaient même un Nouveau Testament entièrement revu ! Présentées à Rome, où prévalaient déjà des doctrines nettement arrêtées, ces idées ne pouvaient qu'échouer ; mais les roarcionites furent nombreux en Asie, en Afrique, dans les Iles. D'autres gnostiques, les mnr connut, inondèrent le diocèse de Lyon, et les priscillianistes L'Espagne. Mais le temps de la spéculation théosophique et mystique était passé. Au cinquième 6iècle, la législation impériale, qui ferma les dernières écoles de la philosophie, ferma aussi les dernières écoles de la gnose. Les débris des gnostiques se réfugièrent chez les manichéens, les paulitiens et d'autres sectes analogues. On peut suivre les traces de leurs doctrines jusque chez les bogomtles, les cat florins, les albigeois,\tss stadinguiens, etc.. Matteb.
GNOSTIQUES. Nous donnons aujourd'hui ce nom à tous ceux qui ont fait partie d'une des nombreuses écoles de la gnose ; mais en cela notre langage diffère beaucoup de celui des gnostiques eux -mêmes. Une seule de leurs sectes portait citez eux le nom spécial de gnostiques, et celle-là était loin d'être soit la plus nombreuse , soit la plus célèbre de toutes ; les autres se désignaient, comme les écoles des anciens philosophes, d'après le nom de leur chef. Quel qu'il soit, notre langage a peu d'inconvénients; car, malgré les divergences profondes qui distinguaient les diverses doctrines des gnostiques, ces doctrines avaient toutes quelques principes communs, et leur ensemble peut convenablement être désgné sous le nom de onosf ictsme, qu'on leur adonné.
GNOU, espèce du genre an t ilope. Le gnou {antilope gnu, Gm.) vit dans les montagnes, au nord du Cap, eu troupes nombreuses. Ses cornes, élargies et rapprocltées à leur hase, descendent d'abord obliquement en devant et se redressent ensuite brusquement. Son muffle, large, aplati, est entouré d'un cercle de poils. Le pelage est brun, excepté à la base de la crinière et à la queue, garnie de longs poils blancs. Le chanfrein est orné d'une touffe de poils longs, roules, dirigés vers le Iront. Une barbe, un fanon avec crinière , complètent les caractères du gnou , dont le corps est assez semblable à celui d'un petit clwval à jambes
GOA, Ile situéesur la cote occidentale du Dekkan, dans la presqu'île du Gange, par 15° 79' 30" de latiL N., et 71" 33 A' ■le long. E., s'appelait autrefois Tissouari, et à l'époque oh Albuquerqueenfitla conquête, en 1503, était habitée par une population d'origine arabe. U fleuve sacré, Mandata, qui descend des monts Chattes et se jette par plusieurs embouchures dans le golfe de Goa , la sépare de la terre ferme; et des autres cotés , deux bras de mer l'entourent.
Le gouvernement de Goa actuel, dépendance du royaume «lu Portugal, et composé des provinces de Salsete et de fiantes , pays de nouvelle acquisition jusqu'au Bonhulo , avec les sous-gouvernements de Damao et de Diu , dans la province de Gouzourate, comprend une superficie de 155 niyriamètrcs carres et une population totale de 440,000 Ames. En 1807, les Anglais s'emparèrent de cette Ile; mais, h la paix de 18 14, Us la restituèrent aux Portugais. Quand dom Miguel usurpa la souveraineté en Portugal, le gouvernement de Goa se déclara en faveur de dona Maria.
La ville de Goa, qui depuis 1559 est le siégo du gouverneur général et de l'archevêque primat des possessions portugaises dans les Indes orientales , a le port le plus spacieux qu'on trouve dans toute l'Inde. Il est bien fortifié , et l'accès n'en est permis qu'aux navires portugais. Mais il offre peu de sécurité, à la saison des pluies ; on se sert alors «l'un |»ort appelé Marmugon, et sittié non loin de là. L'air «•st très-mal sain à Goa; et on est obligé d'aller cherclter aiir la terre ferme l'eau douce nécessaire à la consommation des hahilaiils. A l'époque de lu domination des Portugais* dan» l'Inde, et surtout lorsqu'ils eurent perdu Malakka, Goa devint le grand centre de leur commerce. Les édifices gNiblics, en ruines pour la plupart, mais parmi lesquels les wcr. pp. t» C05vr.i:s. — t. v