‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 305 sur 614 · GNOSTICISME — GOBEL · texte numérisé non relu

GNOSTICISME — GOBEL

églises de SamtCajetan , de Saint-Pierre et de Saint-Dominique, le courent des Dominicains et le palais de l'Inquisition sont encore en assez bon état, et témoignent de la grandeur et de la prospérité anjourdhui disparues de cette ville, ou indépendamment du vice-roi, auquel obéissaient toutes les possessions portugaises depuis le Cap de Bonne-Espérance jusqu'à Macao, siégeaient aussi toutes les autres autorités supérieures. La juridiction du tribunal de l'inquisition établi à Goa, supprimé définitivement en 1815, après avoir déjà été l'objet de restrictions successives, s'étendait sur tous les Indiens convertis au christianisme et sur tous les Portugais établis aux Indes, le vice-roi, l'archevêque et son coadjuteur seuls excepté*. Une fois la plus grande partie des pos.v>ssion* portugaises dans les Indes tombées au pouvoir des Hollandais et des Anglais , la décadence de Goa fut rapide; et une épidémie qui la ravagea au comment cernent du dix-huilième siècle la réduisit à n'être plus qu'un désert. La plupart des Portugais l'abandonnèrent pour aller fonder à l'embouchure du Mandava la Nouveile-Goa, Villa nova de Goa, appelée aussi Pandgim, de sorte que la Vieil le Goa, comme on appela dès lors cette ville, ne contient plus guère aujourd'hui que quelques centaines d'Hindous catholiques et un petit nombre de moines et de religieux ; tandis que la nouvelle Goa, ville parfaitement bâtie et devenue la résidence du vice-roi des possessions portugaises tlans les Indes et de toutes les autorités supérieures, ainsi que la cour suprême de justice ( Casa de relaçao ) , compte environ 20,000 habitants. Ses distilleries d'arak sont en grand Quant au primat des établissements portugais, il actuellement à San -Pedro, ville située à peu de GOBBE. Voyez Ecacropil*.

GOBBO. Voyez Artichaut.

GOBBO (II). Voyez Boni.

GOBEL ( JKiN-BAfTisTB-tJoscMt ) , premier évéque < titutionnel de Paris, naquit à Thann ( Haut-Hhin ), le 1" septembre 1727. Il fut élevé à Rome, au collège germanique, où il se distingua par son application et sa conduite. L'évêqne de Porentrui se rattacha, et le nomma chanoine de son chapitre. Le 27 janvier 1772, il devint évêque de Lydda, in partions , et suflragant de l'évêque de Baie pour la partie française de ce diocèse. Il résidait en France en cette qualité, lorsque, eu 178», le clergé de Belfort le députa aux états généraux. Il prêta le serment à la constitution civile du c l e rgé. Élu à la fois aux évêchés du Haut-Rhin , de la Haute-Marne et de la Seine, il choisit ce dernier, «t en prit possession le 27 mars 1791.

Bon pasteur peut-être dans des temps calmes, Gobel , à qui le courage manquait, devait servir d'instrument de désordre au milieu des orages. Le jour de l'Ascension , en 1793, on le vil installer comme curé de Saint-Augustin , ou des Petits- Pères, Aubert, prêtre marié, dont la femme assistait à la cérémonie. Brugière, curé de Saint-Paul, et trois autres curés de Paris, Beaulieu, Lemaire et Mahieu, vengèrent contre leur évéque la discipline violée. On sait le scandale du 7 novembre suivant. Comme les fautes de Gobel sont assez graves sans qu'on les exagère , écoutons Grégoire, qui a recueilli les circonstances atténuantes. « La veille , Clooti et Pereira vont, à onze heures du soir, citez l'évêque de Paris, qui était couché et qui se lève pour les recevoir, ils lui proposent de se rendre à la Convention et d'abjurer ses erreurs. Il répond : « Je ne connais point d'erreurs dans ma religion , et je n'en ai point à abjurer. — Il ne s'agit pa«, lui dirent-ils, de discuter vos principes, mais de vous sacrifier à la chose publique, de céder au vœu du peuple, en abdiquant vos fonctions, dont il ne veut plus. — Si tel est, répond-il, le vreu du peuple , c'est lui qui m'a élu , c'est lui qui me renvoie Mais je demande à consulter mon conseil. » Au conseil tenu fe lendemain matin se trouvent dix-sept volants, dont quatorze opinent (tour la démission, cl trois s'y opposent. D'après la majorité , on se rend à l'Holel-deville , oii Chaumellc cx|>oso les motifs sur lesquels d prétend fonder la nécessité d'abdiquer. Là Gobel , subjugué |wr la terreur, c*t traîné, plutôt

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