‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 308 sur 614 · GOBKRT - GODEFROID DE BOUILLON · texte numérisé non relu

GOBKRT - GODEFROID DE BOUILLON

qu'ils tenaient de loi à loyer, sans autre obligation de leor part que de faire apprendre à lire et à écrire à leur» enfants; puis il léguait à l'Académie des Inscriptions et belles-lettres, ainsi qu'à l'Académie française, le capital nécessaire pour leur constituer à chacune une rente annuelle de 1 0,000 francs, à la charge par t' Académie des Inscriptions de consacrer chaque année les neuf dixièmes de la rente à elle afférent à fauteur du travail le plus savant, ou le plus profond, snr l'histoire de France et les études qui s'y rattachent, publié dans l'année , et l'autre dixième à celui dont le mérite en approcherait le plus. L'Académie Française était cltargée de conférer chaque année la somme è elle léguée à l'aoteur du morceau le plus éloquent d'histoire de France, écrit ou publié pendant l'année, sons la restriction que l'écrivain couronné jouirait de son prix tant qu'un rival ne se présenterait pas avec un travail plus méritant.

Il se sentait déjà mourir lorsqu'il traçait, en tète de son testament, ces lignes, si remarquables par la haute raison et la touchante résignation dont elles sont empreintes : • J'aurais voulu rendre ma vie utile à mon pays : j'ai bit des projets , et le courage ne m'aurait pas manqué ; mais la santé n'allume pas le llambeau de mon intelligence, et toutes mes facultés, grandes peut-être, languissent éteintes. L'étude est une lutte qui m'épuise et où je succombe. Q41C ma mort du moins soit utile à ma patrie, et puissé-je faire avec mes biens ce que je n'ai pu faire avec mon esprit 1 ■ Napoléon Gobert, malgré la faiblesse de sa constitution, eût peut-être réussi avec des soins à prolonger son existence bien au delà du terme qu'il entrevoyait lui-même; mais après s'être un Jour baigné sans précaution dans le Nil , il (ut saisi d'un acc<s de lièvre auquel il succomba rapidement. GOBI. Voyez Kobi.

GOBIÉSOCES. Voyez Discoboles.

GOBIOÏDES, famille de poissons acanUioplérygiens qui, dans la classification de G. Cuvier, est ainsi nommée en raison de ce que le genre gobies a été pris pour type. Ses caractères sont : Épines dorsales grêles, flexible* ; canal intestinal égal, ample, sans couennes; point de vessie natatoire. Les genres qu'elle contient sont les blennies, les gobies, gobioides, tenioides et bénioplttalmea, éléocris, calllonyincs, platyptèrcsct chirus. L. Laurxtt.

GO BLET ( Albbkt), comte d'Alviella, général belge, né à Toarnay, le 26 mai 1790, sortit en 1*1 1 de l'École Polytechnique pour entrer dans le corps du génie. Envoyé alors en Espagne, la part qu'il prit en 1813 à la défense de Saint- Sébastien lui valut sa promotion au grade de capitaine. Après la chute de l'empire, il fut incorporé dans l'armée hollando-belge, et combattit dans ses rangs à Waterloo. Plus tard il coopéra à l'élévation de cette ceinture de forteresses qui menacent la France sur sa frontière septentrionale , et notamment à la construction des fortifications de Nieiiport et de Menin. Quand éclata la révolution belge de 1830, le gouvernement provisoire le nomma colonel et directeur général du génie, puis bientôt après commissaire général des guerres. Au commencement de 1831, accusé de tendances orangistes, il fut obligé de donner sa démission du portefeuille de la guerre que lui avait confiée Soviet de Cliokier. Mais quelque temps après la ville de Tournay le choisit pour représentant, et le 26 août le roi Leopold le nomma inspecteur général des places fortes et du génie fonctions qu'il remplit encore aujourd'hui. L'année suivante il fut accrédité près de la conférence de Londres, en rem placement de Van de Weyer ; et le 18 septembre il fut appelé à se charger du portefeuille des affaires étrangères dans un nouveau cabinet. La Hollande s 'étant refusée à donner suite aux négociations ouvertes, il fallut adopter a son égard des mesures coerci tires; de là le traité do 21 mai 1833, qui garantit à la Belgique le maintien do statu quo, et dont la conclusion fut en grande partie due aux efforts du général Goblet. Non réélu à la chambre des représentants, à cause des calomnieuses accusations d'orannisme dont il continuait d'être l'objet, il dut quitter le cabinet le 25 décembre 1833.

On le nomma alors plénipotentiaire à Berlin; tnak legoovtr. nement prussien ne l'ayant point agréé, il fut envoyé «a 1837 à Lisbonne en la même qualité. lies services importants qu'il rendit dans ce poste à la reine dona Maria déterminèrent cette princesse à lui conférer le titre de comtt d'Alviella. Sous le ministère Notliomb, le minirtère do affaires étrangères lui fut encore une fois confié; mini cette administration succéda en 1845 un cabinet exclusivement catholique et présidé par M. de Thory.

GODDAM, abréviation des roots god dann (que Diea damne ! ), et que la personne qui la prolère applique toit à elle-même, soit à une autre. Le puritanisme britanni.)nr regarde ce mot comme un épouvantable blasphème ; le» gens moins religieux y voient seulement un juron populaire, et n'y attachent pas plus d'importance qu'on n'en met dm nous au dicton familier : te diable m'emporte! Cal Iîmu marchais qui a fait en France la réputation do god dam, ci qui Pa francisé en quelque sorte par sa tirade si connue i» Mariage de Figaro ; aussi, concluant, d'après son assertion, que ce terme est le fond de la langue chez nos voisins, le peuple ne manque guère, surtout à Paris , d'affubler 4e ce sobriquet tout habitant de la Grande-Bretagne, à moins que celui-ci ne l'éblouisse par son faste. Dans ce dernier cas, c'est un mylord anglais ; dan-, le premier, ce n'est qs'w goddam. Onurr.

GODDARD (Gouttes de). Voyez Goutte.

GODEAU ( AirrowE), évêque de Grasse et de Vente, naquit à Dreux, en 1605, et mourut à Vence, le 21 avril Itfî. Sa vie se divise en deux parties distinctes. Pendant b première période, il fut le type de ces petits-collets si commuidans le temps où le clergé était une puissance. 11 débnb fort jeune en province par des pièces de vers qu'il envoyait à Paris àConrart, son parent. Celui-ci les lisait aux mk qui! réunissait. Ces vers furent merveilleuse ment goûté*; «a l'engagea à venir à Paris. Là, fl fut accueilli comme devait l'être un poële qui chante Iris : on l'admit à l'hôtel <i« Rambouillet, où il gagna la faveur de tous ceux qui le fréquentaient. « Il y a ici, dit dans une de ses lettres à Voihn Julie d'Angenncs, un Itomme plos petit que vous d'aneo»dée , et je vous jure mille fois plus galant. » Cette plitw inquiéta sérieusement Voiture, qui craignit d'être suppbrt dans l'amitié de M1" de Rambouillet : en effet, la faveur * Godeau était devenue si grande dans cette noble ma *' qu'on ne l'appelait plus que le nain de Julie. Va jeu A mots enleva Godeau à cette position : Ayant compw •* paraphrase du Benedicite, il en fit l'hommage à Rkhrlim « Monsieur l'abbé, lui répondit gracieusement le cardinal, m'avez donné Benedicite, et moi je vous donnerai Qressi > Il fut en effet promu à Pévèché de cette ville, et das* « poste élevé il se fit remarquer par ses vertu» chrétien*'- 1 donna tous ses soins à son diocèse, abandonnant quelque* heures aux lettres, mais aux lettres sacrée». Il posa un grand nombre d'ouvrages religieux, où Ion tfU,,<f toujours des idées saines et justes, mais exprimées avec* fusion. Quant à ses poésies, elles tont presque tott'buées, et l'on ne se souvient de quelques-unes que pr étrangete et leur mauvais goût ; il faut cependant en txrefV quelques odes. Godeau fut l'un des premiers acad. mi : *

JOHClfcW*.

GODEFROID DE BOUILLON, chef de U près* croisade, une des plus hautes renommées du n»«s>* et que la poésie a consacrée comme l'histoire. On n'est p*^* cord sur le lieu oh naquit ce prince : Il est probable 1«'<*'u{ h Boulogne-flur-Mer. Quoi qu'il en sort, le père de Cota*» fut Eustache IT, comte de Boulogne, et sa mère Ide de B*** fille de Godefroid le baron, duc de la Basse-Lorraine; o>** que par les hommes il descendait de la race des Cirt** giens, et par les femmes de celle des rob lombard». froid le Bossu, frère d'Ide, ayant adopté Godefroid de M' Ion, l'alné de ses neveux, lui transmit le dncltécteLo** L'empereur HéaWi IV, qui contraria d'abord cette dbp»** finit par Investir Godefroid des États qu'il avait tooIu m

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