‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 316 sur 614 · GOITRE · texte numérisé non relu

GOITRE

instants prisonniers au Luxembourg, dorent abandonner

ce palais, où naguère ils exerçaient l'autorité souveraine, pour rentrer dans la vie privée. Gohier, apprenant qu'il continuait d'être un objet d'inquiétude pour Foucbé , qui faisait exercer autour de lui une surveillance rigoureuse , se retira dans une petite propriété qu'il possédait à Eaubonne , pris de Montmorency , et y passa <teox années dans un isolement profond, il céda alors aux instances réitérées du premier consul, et accepta de lui les fonctions de consul général en Hollande, qu'il conserva jusqu'à te réunion de ce royaume à l'empire. 11 fat daigné a cette époque pour aller remplir un poste analogue aux États-Unis : mais la faiblesse de sa santé l'empêcha de s'y rendre , et il revint se renfermer dan. son ermitage d'Eaubonne, ou il mourut, le ?9 mai 1*30, à quatre-vingt-cinq ans, dans un état voisin de la pauvreté , après avoir été pendant sept années, ou ministre, ou direcleui de la republique, et être jusqu'au dernier in -la ut de sa vir reste fidèle aux convictions qui l'avaient guidé dans toutes tes grandes déterminations do sa carrière politique. Rien moiaqu'homme d'État, mais homme franc, honnête et loyal, l avait publié, cinq années auparavant , des Mémoires on s* trou vent de curieux documents pour l'histoire de la ré VrOnOon

GOINFRE, mot populaire, qui sert à désigner le Mptdr bestial qui s'acharne à dévorer gloutonnement. Goinfrer, c'est manger beaucoup et avidement. La goinfrer te e»t une gourmandise brutale , sans goût, sans esprit, sans U moindre sensualité intelligente. Goinfrade s'est dit queutent d'un repas de goinfres.

GOIRAN. Voues Bonmike.

GOITO, village de Lombardie, s. tué sur la rive du Mmcio, que traverse en cet endroit un pont en pierre. Il s'y livra, te 30 mai I&4», entrons Piémontais et les Autricliieus, une bataille qui amena la reddition de Peschiera. efforces des Piémootais consistaient eu vingt -quatre bataillond'infanterie, six compagnies de bersaglieri (cliasseursà pied).

Le corps thyroïde, siège de l'affection morbide dont allons nous occuper, concourt à former cette grosseur située à la partie antérieure du cou, que te vulgaire aoennpomme d'Adam : il est composé d'un cartilage us» que de deux masses latérales analogues aux glandes aeu* te rapport du tissu, et unies par une languette de id^b* nature. La fonction de ce corps n'est pas elle doit avoir quelque importance, parce qu'y I coup de vaisseaux sanguins. C'est le développement i mal des parties glanduleuses qui produit te goitre et

formant un effectif d'environ dix-huit urine mille chevaux et quarante pièces d'artillerie. Le général Bava commandait en chef, te général d'Avrilters avait l'aile droitr sous ses ordres, le général Ferera l'aile gauclté. L'aile droite *V tendait dans la direction de Cal lapa ne, te centre -'appuyait as carrefour dos routes de Cerlungo , SantoLorenw , Gaunld* et Mantoue, l'aile gauche, enfin, occupait le village de G oit»

L'armée autrichienne, forte de dix-huit mille combattants, étart commandé* par te feldmaréchal Radettki. Son avantgarde engagea le combat sur les trois henres et demie avec une telle vigueur, que bientôt il devint général. La virtnirr parut se décider d'abord pour les Allemands; les Piémont *pliaient déjà, quand un régiment de la garde du roi Charte* Albert, à la tète duquel se mit le dnc de Savoie, arrêta te choc de l'ennemi; une batterie légère, démasquée à propos et l'entrée eu ligne de la brigade Cunéo, décidèrent te gaia<v la journée en faveur de l'armée sarde. Le roi Charles- Albert tut légèrement blessé d'un éclat d'obus. Consulta les Souvenir* de la guerre de /Armbardit par M. de Ta I terra ad - Fmgord (Paris, 1851).

GOITRE , tumeur qui résulte du considérable, autrement dit de l'hypertrophie do roi. le. Des médecins ont proposé de remplacer le mot gaitr • par celui de bronchocèle, : bien qu'il ait été admis dan*' le langage médical , il n'est pas rationne) , parce qu'il porte indûment l'idée d'une liernie ou du

lis cette tu

« une seule masse latérale grossit outre rnesore, te est partiel ou à un seul lobe ; et les dent le ton* à U fois, il est bilobé; enfin, si la languette intermédiaire participe* l'afTei -lion, il e«t alors total ou trilobé. ('«Me Um^tt tion est toujours un accident (adieux ; «oo-seaUtwat elle détonne une partie qui importe surtout à la beauté cher les femmes , mais, apportant encore obstacle au passage de l'air dan* les poumons, elle géne la respiration ainsi que l'action de parlar. Cea effets peuvent être tek, que dan* dt» ce* extrêmes ou l'a > oe causer ta suffocation. D'ailleurs, une fois lunnvr, celte tumeur, qui petit rester indolente, inerte et borne*! à un vira d« nutrition, peut aussi s'enflamnwr ot devenir le foyer d'un abcès on d'un equirre; le tins* dœt eik est formée peut dégénérer au point de devenir variqueux , cartilagineux, tophacé et même osseux. Sou* plusieurs rap|M>rt«, te goitre est, comme on voit, uneafferiiou redoutable, surtout quand lient complexe, ancien et volumineux.

Le» sujet* lymphatiques, prédisposés aux srrufulas, en liunveuis froides, son» plus que tous aubes affectés de ceile maladie ; on sait que les femmes y «ont beaucoup plus sujettes que les hommes ; que l'âge 0(1 elle se uiauifcste presque exclusivement est depuis dix ans jusqu'à quarante. On .1 reconnu au->si que le gottre est une maladie propre aux \allé*sdes hautes montagnes, et souvent alliée au et étiiii une. (Test une remarque farte dans les Pyrénées comme dans Ves Alpes. On sait aussi que le goitre, ainsi que beaucoup d'autres affections, est tranemisaible par liéreditr On a vu même des enfants en «tre porteur» de* leurs naissance.

On a prétendu que l 'hypertrophie du corps thyroïde pouvait provertti d'un exercice intétnpéré el excessif îles instruments de la voit. LM «ris, k* et tant», les vociférai ions qui oui exige de grands efforts de la part des or «sues vocaux engendrent, il est vrai, quelquefois une huneur sur la |>artie «ftteii. inc du toi ; mais celle-ci est produite par une sorte •le hernie de la membrane «tôt revêt les voies aériennes a travers l'espace des anneaux cartilagineux du bu-vus ( die n'est point lé goitre. On la reconnaît à la promptitude de son apparition , à son peu de volume, a sa mollesse , à ton indolence, à ses modifications subordonnées à la respiration. Sa guérison est d'ailleurs facile a oit tenir par le cessation de la cause et par une Ingère compression. C'est pour «.-lié affection que la dénomination «lu orvMrJkecète.est convenable. La rupture de cette tumeur permettant a l'air de s'introduire dans le tissu cellulaire, elle peut causer ainsi un euiphysèrto. Le gottre, «u contraire , dans «on premier développement préseule la forme du corptf thyroïde vn totalité ou en [>artle •. un ou deux ovotdos réunis par leur grosse extrémité et .raelqueFois bosselé*. U tumeur se développe lentement et offre une résistance élastique; elle est mobile et suit tous les mouvements du larynx : c'est ce qui la distingue de* tumeur* eniistées ou des friandes lymphatique* engorgée* qui «voisinent le corps thyroïde , mum que des dépots qui se forment dans Itoeophege. On dlslingue riusni le goitre d'une Affection oedémateuse, en ne que 1» tumeur ne conserve pie 11* pression dn doigt. Son dévrioppement est ordhioirement lent, et reste tres-eouvent stntionnairc quand il * acquis un certain degré t c'eut ce qui le lait moins craindre dans les lieux où il est eodétuic|tie. Quelquefois il acquiert un volume trc*-oonMilérable. On a remarqué aussi que son volume diminue ou aug-

\ti nomhre des eau«es dn goitre, on a aussi compté l'extension Violente on trop répétée du cou , comme ceUe qu'on opère quand on éprouve de vires douèeurs et quand on laisse tés enfants renverser habituellement leur ténu, ce que tes nourrices ne font que trop souvent. Messies travaux récents de M. Cuirtln semblent avoir établi qu'on ne doit rapporter ta berne des gottres endémiques à certaines cou triées, qu'à l'absence de wvnevpe* indurés dans le* «au» tlt

fieeuoMipd'allortsant été tentes et quelquefois avec succès » goitre quand il est formé. La première indication curable est de ne soustraire autant que possible aux causes qui ont cU indiquées précédemment, la seconde est d' invoquo* les secours Uiciaiwutiques aussitôt que possible, car plus la u.aladie est récente et bornée, plus elle cède facileiueut Quand elle est très-ancienne et quand le tissu du corps thyroïde est dénaturé, il serait a peu pus inutile de tenter de rétablir l'ctai uonnal : rherdu i a prévenir une désorganisation est tout ce qu'on peut entreprendra. Leaitiedicasneubi qui ont été employée pour obtenir la résnbiUou de ces tumeur* du col sont nombreux : les uns sont employés extérieurement, les autres intérieurement. Les moyens externes sont l'application constante, sur la de l'emplâtre vigo, dont l'efficacité est duc priu u mercure ; des topiques composée avec dilïerentes substances toniques el excitaulc», telles que le mn riate (l'auunosuaque, la folle farine de tan , les cataplasme* mues dites 1 évolutives et de lessive de saretc Ce traitement surtout, s'il n'est peint joint à des médications internes, agit lentement, et il faut le continuer avec constance. Ce n'est souvent qu'au bout d'un au qu'on en aperçoit les cllèls. On emploie aussi extérieurement des onction* avec des liniments excitant* et surtout

avec une pommade dont l'iode fait la base. A l'intérieur, ou a préconisé les amers uni» avec des préparations de fer. Le soufre, le mer cote, le savon, substances auxquelles on at trilme «ne propriété fondante; divers purgatifs, agissant comme dérivatifs, ont été aussi reconunandés. Lu général , on a eu recours aux agents pharmaceutiques employés pour combullie les tcretulc*. On a aussi vanté l'alun de Rome à la dose de 3 déugrajiuues |or jour. ( erUins remèdes ont été loag-tom|is et cinpiriquemenl usitée comme spécinux : telle est surtout l'éponge marine, qu'on a administrée ansje diverses fonnee et unie à d'autres substances , a|>rè4 l'avoir réduite en cendre ou en ctuirlion, et pulvérisée ; on en a coiiqiosé des électaaires et des pilules. Le remède de l'Unque n'est autre que cette même poudre , mêlée avec du miel qu'on a fait cuire avec de la sauge : l'efficacité de l'éponge ayant été éprouvée assez de fois pour être incoidestable, on n recherclié à quel principe on devait attribuer cette propriété. Les expériences entreprises h ce sujet ont appris qu'elle provenait de l'iode, qui se trouve en plus ou moins grande quantité dans diverses productions marine* Depuis cette découverte, uu a attaqué le goitre pu celte substance, qu'on doit aux travaux modernes des cliiinisle*. Connue on s'en est également servi pour combattre la maladie scroioleuse, ce remède a souvent mérité sa réputation , malt U a occasionné dn graves inconvénients : il en est «a inhérent à non mode d'action qu'il est difficile d'éviter, ce*l celui de diminuer, de fondre en grande partie les glandes mammaires, et d'effacer ainsi presque entièrement les seins. Néanmoins, l'iode est un médicament précieux pour oontltattre la difformité qui nous occupe.

Avant d ewplo>er lus préparations d'iode, on pourra tenter de résoudre le goitre par un traitement exempt d'inconvénients : tel serait celui consistant en de fréquentes applications de sangsues autour du corps thyroïde tuméfié, de glace directement posée anr la tumeur, et de cataplasmes éfuollieiiis. L'auteur de cet article a réussi par ce seul moyen à foire disparaître un goitre dont une jeune fille du Valais était aflectee, et dont le développement était formidable. Un rapport Ires-favorable sur un remède an ti -goitreux, appelé poudre de Sancp, a été fait 1 l'Académie de Médecine, et des épreuves tentées par différents médecins ont recommandé ce remède.

Quand les golt/os sont anciens et ont acquis un dévelop-

vocauxet foire craindre la suffocation, quand ils sont passés à un état cancéreux, la maladie est grave, et, dn-ons-le, Pert est a peu près impuissant. Ou a conseillé en de tels os* l'extirpation de U tumeur; mais c'est une opération

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