GOITRE
dangereuse, et dont les suites sont aussi à craindre, si ce
même. Dr Cuaiibosnieb.
GOLBÉRY ( M wur -l'un twv- Aimé dr ), archéologue, magistrat et député, naquit à Golmar, le 1er mai 178e. Un de se» parenU avait entrepris et publié un Voyage en Afrique par ordre de Louis XVI. Sou père était membre du conseil souverain d'Alsace. Après avoir fait ses premières études eu Allemagne, il suivit a Paris le* cours du collège des Quatre-Nations, puis ceux de l'École de Droit, et s'enrôla, sous l'Empire, dans une des cohortes mobilisées de la garde nationale, où il conquit l'épaulette de lieutenant. S'étant néanmoins fait recevoir avocat en 1808, il devint en 1811 substitut du procureur impérial à Aurich (Ems oriental), puis procureur impérial à Stade (Bouches-de-l'Elhe), et encore a Aurich, où il épousa, en 1812, la lille de Merlin de Thionville. Enfin, en 1813, il fut nommé procureur impérial à Colmar. En 1814, à la première invasion du sol français, il prit les armes, pour la défense du pays, dans un corps franc levé par son beau-père, et ne les déposa qu'après la capitulation de Paris. Son dévouement à une cause malheureuse ne lui fut pas funeste cette fois; mais après le désastre de Waterloo , comprenant qu'il ne pouvait pas sous un gouvernement réacteur continuer à faire partie du ministère public, il donna sa démission pour rentrer au barreau.
Sur la (in de 1810, de Serre, premier président de la cour de Colmar, le lit pourtant nommer substitut do procureur général de ce siège ; et devenu garde des sceaux en 1820, il lui donna une place de conseiller à cette même cour. Golbéry présida souvent en cette qualité les assises de Strasbourg, et utilisa ses loisirs en publiant un grand nombres d'ouvrages sur la jurisprudence, la littérature et l'archéologie, entre autres Les Villes de la Gaule rasées par Dulaure et rebâties par Golbéry (1821); un Mémoire Sur les anciennes fortifications des Vosges; une Carte des routes romaines de la haute Alsace, qui lui valut de l'Académie des Inscriptions et belles-lettres une médaille et le titre de correspondant ; un Mémoire SurPétat de la Gaule avant la domination romaine, auquel l'Académie de Toulouse décerna une autre médaille, en 1826 ; une édition de Ti bulle pour les classiques latins de Lemaire; un grand ouvrage Sur les Anth quités de l'Alsace (1827) ;une suite de lettres Sur laSuisse et la Lombardie (1828); et parmi de nombreuses traductions de l'allemand et du latin, celles de l'Histoire universelle de r Antiquité, par SeMosser (1828, S volumes ln-8»); de V Histoire Romaine de Niebnhr (1829 et années suivantes, 6 volumes in-8°); de Suétone; du Dialogue de Cleéron intitulé : Brutussur les orateurs illustres; etc., etc. Enfin il fut un des plus actifs rédacteurs du Bulletin des Sciences d<> Férussac, de la Revue Encyclopédique, de ta Revue Germanique, du Dictionnaire de la Conversation et de V Encyclopédie des Gens du Monde.
La révolution de 1830 loi ouvrit l'arène politique. F.lu président du collège électoral de l'arrondissement de Colmar [ejetra muros), puis, en 1838, membre du conseil général du Haut-Rhin, il fut élu député en 1834, dans le même collège comme représentant le parti «le l'opposition. Son mandat lui fut continué aux deux élections générales ordonnées sous le ministère du 15 avril 1837. Avant et après la chute de ce cabinet, il inclina vers le centre gauche pour devenir ministériel peu de temps après l'avènement du cabinet du 19 octobre. Nommé en 1841 procureur général à la cour royale de Besançon, il siégeait encore à la chambre en 1848, lors de l'avéncment de la république, qui loi enleva ses fonctions. Plus tard il,recut, comme fiche de consolation, le titra de premier président honoraire de la cour d'appel de Besançon. La mort vint te frapper à Klentxheim, le .s juin 1854.
GOLCON DE (altération de Golkhanda des indigènes), forteresse de l'Ilindoslan, jusqu'au dix-septième siècle capitale d'un royaume du même nom : alors sa position insat libre la fit abandonner par les souverains pour le séjour d'Hyderabad, cbeMieu de la province du même nom,