GOLFE
toute* commun louant à une in éditer renée particulière, dont
l'une des barrière», compacte et saut solution de continuité, est letutitinent lui-même; l'autre, percée à jour, m; compote des tics du Japon et de tous le» archipels qui longent la cote de la Chine.
Le seul grand enfoncement de la Nouvelle-Hollande e»t le golfe de Carpeutarie : il doit ton uoiu au voyageur qui te découvrit. Sur la rive occidentale de l'Amérique tepleutrionale, le grand Océan dtichir* une langue de terre, el jeU sur une profondeur de 500 lieues le golle ti étroit «le la Californie : Corlez fut le premier qui l'aperçut ; il lo prit pour une mer, et l'appela mer Vermeille; mais ui, non plus qu'ailleurs, le nom n'est point l'expression de la couleur des eaux. Plus au sud est le golfe de Panama, . célèbre parte* perles et par les conquêtes de* Espagnol. Mai* c'est surtout sur la cote orientale de l'Amérique qu'on rencontre de vastes golfe*. Le fameux golfe du Mexique est une nndilei rame où le Mississipi déverse set eaux et son limon. Au-dessus du fleuveSaint-Laurenl la grande baie il'Hudson, puis l'eufoncement connu sou» le nom de mer de Badin, ou tant d'ateuturiers se jetèrent à travers les&laccsàla reclierdie d'uu passage nu Calliai parlenord-oue-dduiuoudc; enfin, an fond de Celte nappe d'eau jtérittM de glaçons, le golfe de Itoolhia , découvert et explore par le «apilaiue Ross, en cherchaul cette roule aux Indes par le Nord que Cabot avait prédite à l'Angleterre. Tels sont les principaux golfes que nous présente aujourd'bui uotre globe.
Le mol golfe signifie m profond enfoncement de la mer l'intérieur des terres ; il ne diffère de la baie que par l'étendue. Quant à son origine, uous la trouvous dans l'italien ijolfo ; le latin du moyen âge eu avait d'abord fait gtilp/uis, puis gulfu*. Peut-être leconnallrait-ou sa raciue primitive dans le grec xoXkoc ( en latin unus ).
Tbéogène pA(.E,ca|>iuioe dv *»■•»! *u.
GOLGOTHA. I oye% Calvaire.
GOLIATH était de la ville de Getb, une de* riuq satrapie* de* Philistin* ; sa taille gigantesque , qui était de près de quatre mètres , sa force, l'excellence de ton armure et de ton épéc, le reodifent d'une insolence insupportable pendant la guerre que les Hébreux soutinrent contre les Philistins. Se promenant entre les deux camus, il appelait eu combat singulier les guerriers Israélites, qui , effrayes de se* proportions, souffraient ses insultes sans oser te mesurer avec lui. Sorti à peine de l'enfance , David, jusque alun employé à conduire au pâturage les troupeaux de ton père, ayaul été envoyé au camp des Hébreux, porter des provisions à ses frère* , t'indigna «te l'audace de Goliath ; il offrit de le combattre, et Saûl, roi d'Israël, admirant tant de courage, le fil revêtir de ses propres armes, quoiqu'il ne doutât pas de sa défaite. Mais le jeune berger, embarrassé do ces innés, qu'il n'avait jamais portées , ne voulut se servir que de son «•pieu et île sa fronde. Après avoir choisi cinq pierres dans un torrent, U s'avança vers Goliath , et, l'ayant renversé d'un coup de pierre lancée au milieu du tront, il se précipite sur lui , s'empara de son épée et lui trancha la tète. Cette victoire répandit la joie dans tout Israël, et David l'a célébrée dans le 143e de ses Psaumes.
L'Écriture parte d'un autre Goliath, qui fut tué par fclchanap, (ils de Jair de Bethléem. C"4 a* II u uu.
( • O LU ( Département du l'oyea Corse. GOLTZ1LS (He.NO**), célèbre graveur boUandais , naquis «n.i&w,. à Mutebreclit, où son père était bon peintre sur verre. L'aider dans tes travaux fut la première occuptliou artistique du jeune Golteius. Plus lard, son père ayant dû se rendre en Allemagne, il fut placé en apprentissage dans l'atelier «te maître Léonhard d'Harlem, et ses faculté* a'y développèrent teeptôt de te façon te plus brillante. A l'âge de vingt-et-un ans, il épousa une vieille veuve dont la fortune le mit a inéma d'acheter une bonne imprimerie en taille douce. La fils que sa femme avait eu de son premier lit, Jacob Matham, devint son meilleur élèrc. il déploya nue acli vité extrême ; mais bientôt te sentiment de te grande
«liaproportion d'Age existant entre lui et sa compagne lui inspira une tristesse qui influa tellement sur sa santé «pic pour la rétablir force lui fut, à l'Age «le vingt-quatre ans , d entreprendre un long voyage a l'étranger Kl comme il était déjà très-connu, ce fut sous un déguisement el un faux nom qu'il parcourut l'Allemagne et l'Halle. (V voyage le remit et en même lemp* fortifia ton talent. Il observa Iwaiicoup sur toute la roule, inlatigable a étudier et à de- : ier partout ou il passait. Mats a son retour au foyer domestique, la maladie le reprit; et ce ne fut qu'à l'aide des plus gi and* soins «ju'on lui conserva encore asses «le forces pour entreprendre et terminer de grands travaux. Il mourut en 1617.
Goltsius perfectionna singulièrement la gravure, en ce qui est de la partie technique. Sans doute pour ce <|ui est du choix des sujets, son œuvre a peu d'importance. Mais peutêtre est-ce à cette circonstance qu'il fant attribuer les progrès si notables qu'il fit faire aux procédés pratiquer
GOMAH (Fbançois), célèbre chef d'un parti thè«dogiquc prolestant, naquit à Bruges, «m 1563, et mourut à Groiiiugiie, eu 1641, après avoir exercé le ministère sacré à Francfort, el le prolessorat de dogme à Leyde, h Middelbourg et a Groningue. Gomar fut nn rte* sa\ants théologiens et un des bons orientalistes du dix-septième siècle. Mais ses écrit* thoologiques, dont la collection fut publiée à Amsterdam, en 1644, ne sont guère lus ni même consultés aujourd'hui. Gomar dut principalement sa réputation à la guerre acharnée que son intolérante orthodoxie déclara aux doctrines arminienne* et à leur fondateur, Jacques A r m i n i u s, son collègue à Leyde. Il figura dans le trop fameux concile protestant «le Dordrecht, et s'y distingua par la chaleur de son gèle contre les arminiens ou remonlranls, qui avaient reçu ce uom à cause des remontrances qu'ils adressèrent, en 1610, aux étets de Hollande; de là le nom de gomaristes ou contre-remontrants , qui devint celui des partisans de Gomar, ou des idées rigides de Calvin sur In grâce et la prédestination. Ajoutons encore ici deux vers latins extrêmement plaisants, par lesquels les beaux esprits latinistes du temps stigmatisèrent le concile de Dordrecht , et qui vivront sans doute aussi longtemps que le souvenir de François Gomar et de cette intolérante assemblée :
Dordrreliti tjnndut,
iultger, .cota ; mtn. Ameh,
Ch. Coqcerf.i..
GOMAR1SME, GOMARISTES ou CONTR F.-R F.MON- TRANTS. Fotyea HBtmvrnvrrrs.
GOMBAUD ou GOMBO, nom vulgaire de la Ae /mie
GOMBAUD (Jka* OGIKR ne), né A Saint-Just «le Lussac, en Kaiutonge , d'une famille prolestante, s'attacha tout d'abord a Malherbe ; un sonnet sur la mort de Henri IV attira sur lui l'attention. Ce fut bientôt nn des assidus de l'hôtel de Rambouillet. Gombaod n'était pas un poêle courtisa a , quoique le cardinal-ministre l'eût fait entrer à l'Académie Française. 11 avait présenté à son éminenre «les vers : » Voua, lui dit le cardinal , des choses que je n'entends pas. — Ce n'est pas ma faute, » répondit avec francluse te poète sainlonged*. Si ces vers ressemblaient à ceux qui composent les centuries de Gombaud , ils ne devaient pas être du goût du cardinal. Dans ses épigrammes, il frondait tes vice» des grands avec nne audace et une précision qui supposent autant de talent que de courage. 11 mourut presque centenaire, en 1666, après avoir depuis longtemps perdu ses pensions. Ses vers ne mauqu«>nl ni de pureté m' dtiarmonie; il a fait une tragédie, Dunatde, qui ne réussit pas. Dueev (de I Tonne).
GOMBLTTE (Loi), ainsi appelée du nom de son auteur, Gondebaud ou Gombaud, roi de Bourgogne. Klle est au moins aussi ancienne que la loi salique, et elle a sur celle-ci l'avantage «l'une date certaine et authentique. Cette loi fut rédigée à Château d'Amberieu , da/w b> Bugey,
promulguée k Lyon, en tml, oans une assemblée de* optimales, ei souscrite par trente-deux comtes. EUe était divisée en 49 titres , sans y comprendre le» additions faites depuis par Sigismond, uU et successeur de Goodekeud. Lee Gallo-Romains cooservérent le droit qui les r6gisaa.it avant l'invasion des Bourguignons dans les Gaulée. La loi Gambette t u 1 ait, par f es dispositions relatives aexnuuiages , à favoriser la fusion des familles indigène* etjdes (aanlles bo.uguignonncs. La majorité était fixée à quinze ans. Les Tilles ne concouraient pas avec 1 eu r» frères au partage des terres. La justice était adininistrée gratuitement II «lait défendu aux juges de recevoir des présent* ou de» gratifications, sous quelque prétexta que ce fût» Le» «iagis.trats.qui, après en avoir été requis trois fois, ne défilaient pas les procès en état Je recevoir jugement étaient condamné* k une amende de 12 sous d'or, et a 46 sou» d'or si, par inad* vertauceou négligence, Us n'avaient pas jugé conformément aux lois, Les condamnations, quant aux. personne» libres, se résumaient eu pénalités pécuniaires. C'est .sortoot de la dé des Bourguignons, qui délire, leduelau lieu du serinent, que nous vint l'usage du combat judiciaire. Comme flans la loi safique , la peine de mort, était appliquée, ad meurtre et au vol même sur les grand» chemins , IViulc* veinent de bestiaux excepté- Ia*s ueliU relatif), a la citasse étaient punis avec une excessive sévérité > celui qui avait volé un chien de chasse eUit condamné a baiser, publique-) ment le derrière de l'animai (Cofujn »mni populo pastel riora tjtsius oscuietur ), ou a payci m ipl i lus il m Le vol d'un épervier était plus rigoureusement puni : le yoleur devait payer, huit cens d'or, ou ae laisser manger par l'oiseau six onces de chair sur la poitrine,, ,., , .... . • - .1»
Le mariage était un véritable marché. Le mari achetait sa femme ccut-M>i>ante écua, «tut , si elle appartenait à une famille notable, et lai femme son. mari, ceut- cinquante écus d'or. Si le mari surprenait ,sg, femme ea délit flagrant d'adultère, il pouvait la tuer i>iir-le-< li.trofi avet; soo oomplice;mais s 'Une tuait que . un ucodeij,il en devait le prix. Tirer son cpée daus une rixe était undéJitpassiWau* peines rigoureuses. Les article» relatifs a l'h ospétau lé, au divorce, au culte des tombeaux, sont trewemarquabies. Kul Bourguignon ne pouvait sans être coupable refusée k l'étranger ou au voyageur le feu et le routerf. La lui.Gombette
tégeail les tombeaux contre la cupidité qui aurait soustrait les objeU précieux qu'on g enfermait avec le* défunt» Le coupable était pu m il 'nu bannissement à perpétuité : nul ne pouvait lui donner ni a -41c. ni vmrs , m»is la lui n'en» fut pas moins violée, et ^on'ùjt o)»iige /faflruchir les esalaves sous la seule condition de gardex les, iqmbeaun d* laur» anciens maîtres. 11 y avait c^otitii Menant 1» loi pénale antre le Burgonde et le Romain du ni'inc i ang, cl la nième RO>mposition était due. pour ie.% niAmes violences commises envers l'un ou l'autre, t'ellu loi reliait aussi les partagea de terres et de serfs faits avec les anciens habitants, l'u Bour snignon ne pouvait vendre ses biens, s'il en avait d'ailleurs de suffisants ; il devait préféra pou» acquéreurs .fe»> indigènes aux étrangers. La lui gombcltc cwUktit beaucoup de dispositions du Code lb*odosieu. qui,dtiMl alors Indroit commun des Gaules. Les antienne* lois bourguignonne* furent abrogeas en &lu par l'empereur Louis, le Débonnaire; cependant la Bourgogne en conserva quelques fragments.
„ '• 'j. > - S- 1 • ' ' V ^°'*T WPW*. '
GUMERou (.oMUU'i C est lo nom qu'on a domté' à
la langue de l'ancienne tri im odt iqne de» Crmméneu» ou
Cimbrcs, et qui s'est conservée jusqu'à nos jours* tutti en subissajit.de, notable» modOsosimna rie forme-, dam la pays de Galles et dans notre basse, Bretagne, Elle o(Tre de grandes analogies avec l'hébre*, ,.„, . (> , i ■ i i„v , -•■
Corner est aussi k nom du cendanls la Galat.ie, leur origine,
GO.MtUA. Foyes Cviuiuos. ..... . , ,,.
fils de J apbet, dont les desappelés Gamérite^ii k qui ks peuple» de Cimbres, faisaient i
GOMES (JoÀoBAmm ), le mefllenv tragique portugais de* temps moéernes , quoique sa réputation ne soit fondée que sur une sente tragédie , F un de Cn*h\> , qui, représentée ont- le théâtre de Usbenue • au csanmeneemeirt de ce siècle excita tout aussitôt en enthousiasme sarri pareil dans la nation et eut sept éditions successives' en fort peu de temps. C'est évidemment l'œuvre d'un Jeune homme mais d'un jeune homme qal promet beaucoup. Cette tfagfefte fait surtout époque en re que le porte s'y est affranchi de til tyrannie des règles surannées du goCrt français, pour puiser'' ses insiiiraUons aux sources du génie national. Malheureusement Gemes mourut trop tôt pour réaliser lea eiméronee* que faisa* concevoir son brillant début.- Sa tragédie a .-te traduite par M. Ferdinand Denis dons les Cht/s-ttovVredû tMUre pmtuyuk (Torts, tMS)>. ■>"'• " H *».'iaj«pi*
GOMtS <Jos^M«LCHioa }, né a AnteMeute, près de Valence, en 17W, «Ultde bonne heure enranf dé cneedr dans la cathédrale de c-tte ville. Dèfk 1 setfe MoS ïl enppféaH son uiaUre lie musique anprè* de ses «sndrSeSpkt. À Vtngt-clu n ans , nommé chef de musique d'nn Yégimettt d'art uVrv, lise -voyait à regret loaeë datrs une sphère d a. tivfti complètement étrangère a set études H écrivit plnsieurs mar ohes nulilaires. Mars m prédfleetlon pouf ftavdn 1è portait a arranger en pas ordinaires et accéléré» plusieurs de' ses symphonies et jusqu'à son oratorio Les sept Phrdfœ sur in troix* E» is 17 il sé démirde «ea MictWns, èt se rendit a MadrM. ou 1 1 réussi l À faire représenter dlfterertts peitb Ope ra« , parmi h«qucls celrri de Ln Atrteavn surt-mt n-r u t un accueil favorable. On le nomma a ton chef de musique de Ta gante royale; mau, à la suite de ta ett»«re*rév^lu1fôu Hpérre on 1 3-J, U dut s'expatrier, et se rdliilt h Parl^, 'iroc fe projet de s'y consacrer exclusivement '8 M' composition dramatique. De cruels déboires > l'y attendaient. En trois années il lui sut impossible d'obtenir d'un seul auteur français le canevas d'un pceme; » » décida a «ulrre le* Conseils de Rossin,, et se rendftà Lcudree , od il se fit tout vie tnitc une position agréable comme pmfpsseu r dé chant et curdine compositeur de romances et de boléros. Sa 'Vocation' pour la1 musique dramatique le ramena en IM7 k Paris. Il réussit enfi» •kirs è obtenir on poème qu'il remporta bien vite à Lobdres, et peu de temps après U ox péchait n ne partition compièfe as directeur de l'Opéia-€omique <ln l'invita f« venir rtinizer hnméme ses répétition»; mois dès ht première le directeur refusa de continuer le* études de te pièce et de la représenter. Gomia l'attaqua en fustiee J obtint 3*000 fr. de rmrrirnagestsUéréts, meus ne put le faire cortdamner paf 'ta justice k représenter son œuvre.1 -Les lenteurs de ce procès et ses ûréqrieats "voyages k' Pans lui firent perdrè la position qoM avait cnuqutse » Undres, et le Jetèrent danS une situation .critique, l'-nlin, après huit nnniVs «I s ttcnle.rl rit représenter, e»1*:it , Mir K-tlv ;\tre Venta.lour, son opéia le Diable n SétHUei qui réussit, frais ^elarisa Wen plus sdri toVjpart». les amateurs que ila n s U maOKé de puWic.! Il fut éTisiiite oliargé d'écrire uuopéra pour l' Académie «vraie de IV risiqùc . mais là encore des intrigues s'opposèrent "M fa' représentation de sa pièce. Enfin, il parvint en ls.13 k faire repr«sehti-r eveesoceesun nouvel opéra comique /.efîet>eiia»r.li^tracav séries auxquetle* 41 n avait cessé d'être en bette ataieht r- t à en santé un coup tel qu'il en perdit la voix. Dahs cet rai, il écrivit encore la partitif n du h>rtrfair, nui oMirtTj rnotade succès, quoique les connaisseurs l'eusseut plas gmlier que ses autres productions, pension que kf yWètfrmeat fronçais tni accorda sur la fin de sa vie le m i t du moht< à l'abri de» besoins les plus pressants. Il mitrrnfk f^jâr^Ye 36 août 1836.
•GOMM (sir W n u a v MAYIfARD), générât commandaT-t en chel d<s forces britanniques dans flnde, hé en 17itOf Ht sa première campagne , k l'a^e de quatortè) àbki comme enseigne, en Hollande, puis entra l'École militaire, où il acheva ses études avec la plus grande distinction. Plu» tard il as lista aux affaires de Copenhague et de Flesslngue , en (SOS à «eues de Boleia et de Vimiéra , en t *09 4 celle de La Cor»
GOMM — GOMME
gn«; et de (»tO a 1814 it fut attaché avec le grade de lieutenant-colonel à l'état-major général du duc de Wellington. A la bataille de Waterloo, il remplit les fonctions de quartier maître général de la division Pkton, reçut la décoration de Tordre du Bain en récompense de la bravoure qu'il avait déployée dans celle journée; puis <-n raison de sa capacité militaire, il fut nommé chef de bataillon dans le régiment . GolUream delà garde , dont pins tard il obtint le commandement. Promu général major en 1837, il fut nommé écuycr . du. «lue de Cambridge, et en 1839 commandant militaire, à la . Jamaïque. A son retour en Angleterre , il commanda pendant quelque lumps le district militaire du nord; puis, tu UU, créé lieutenant général, il fut envoyé alUe Manrice en qualité de gouveroeor. U y lit preuve de grands talents administratifs et on conçut alors en Angleterre une telle idée de sa capacité, qu'en I84u la Comt»agnie des Indes jeta les yeux sim* lui pour remplacer lord G ougb dans le commandement supérieur de l'armée indienne. Cependant, pour en finir ayer la guerre périlleuse que l'Angleterre soutenait depuisai longtemps contre les Sikhs» l'opinion réclamait hautement la nomination de air Charles Si a pic r à ces fonctions, jj fallut donc attendre que sir Charles Napter eût ses trou ans de service dans l'Inde et fût retenu
[E. Ce nom est donné a des choses qui ne se rts- !»t, pas tontes par des caractères chimiques bien desainsi, on donne h nom iegomme-cop»l à une té- ; résine, le nom de gom m c >j ut te à un mélange d'une Icés-peUte quantité de gomme, et d'au moins 80 ou 90 pour 100 de résine; de gomme ammoniaque hune autre substance qui ne contient pas pin» de gomme; de gomm,t de Bossor a à u» principe particulier de certaines gommcs-remiet ; de gomme laque à une sorte . de loi m: déposée par l'insecte coeeus iaoca sur plusieurs a r- , bre* ues Inde» orientales ; enfin, <lcjom»e-réiin»à des mélanges lie suhstancis iuunedMti.s découlant ensemble , , ,«00* forme d'un suc Jaileux, des incisions faites à quelques végétaux, et qui paraissent formé* de, résine et d'halle essentielle, en suspension dans do l'eau chargée de gomme et de matière végétale. Nous MMMDDB de coté ces autres gommes qui n'eu Moit pas, pour nous occuper fci exclusivement de ee qu'pn doit entendra par |t) mot gomme. ■ > >«i*i - , , La gomme est solide, incristallisable, incolore, insipide ou Irés-lado, inodore, soluble dans l'eau, qalehe transforme en une serte dégelée, insoluble dan-, l'alcool. Quel que soit le dissonant dp la gomme, elle en est séparée sous forme ct-q flocons par l'alcool, La gamme est insoluble dans l'éther ,0,dans Içs, huiles. U le se combine avec les alcalis, dorme avec l'acide udfuriqun eon< entre une matière sucrée qui ne fermente pas, et avec l 'acide su Italique étendu une matière qui a beaucoup de , rapport, avec la destrine, mais qoi donne de l'acide muciqwc par l'acide nitrique. Sa |ion est, suivant Gay-Uwsac i oxygène, 50,84;
' 42.2.1; hydrogène, 6,93., . . ■ m -.i. s
La gomme o>t un des corps immédiats des végétaux des plus répandus ; ou la. rcncouli e dans tontes les parties des .plantes herbacées, dans tous les fruits , dans un assez grand -nombre de , tiges ligneuses, enfin, dans (eûtes les fécule». On UK principalement «elle qu'on emploie on médecine et dans les arts des arbres à fruits ù noyau de notre climat ; de plusieurs espèce* de mineuse» d'Arabie et dos Iwrds du „ffSi d* quelques espèces d'arbres qu'on appelle nertek et nrbueb du Sénégal ( cette gomme contient un peu plus d'eau ' hygrométrique que la gomme d'Arabie), de Vnttragalux tragacantha de Crète, et enfin, du toutes les plantes mucil agineu-,es. La gomme reçoit de tout cela les noms île fomvnedupag*tie gomme a» «Kf ne, àegomme du Hénc gai, gomme adi a g nu i e ; le* autres prennent leurs noms de la plante qui les fournit.
On connaît sous le nom de gommet artificielle* celles qui ^lentoe la toraéiaction ou du la lermenlalioo des fécules ;
GUTTE 377 les gommes qui se forment alors, et dans quelques autre expériences sur les matières végétales , paraissent jouir de propriétés chimiques très-analogues à celles des gommes naturelles ; il faut seulement remarquer que les gommes artificielles ne se transforment point en acide mucique par l'action de l'acide nitrique. D' Sandbas.
GOMME ADR AGANTE. Voy. Amucante (Gomme). GOMME AMMONIAQUE. Voyez Ammomaqce ( Gomme ).
GOMME ANIMÉ, nom Impropre d'une espèce de résine.
GOMME ARA BIQUE. Cette go mm e que produisent l'acacia vera et Vaeacia nUoiica, arbres de la Thébatde, du Darfour et de l'Abyssinfe , se trouve dans le commerce en morceaux arrondis, tantôt amorphes, tantôt tout h fait sphériques, jiarfois ovoïdes ou sous forme de larmes, de grosseur variable , d'une blancheur plus ou moins grande , quelquefois jaunâtre, solides et fort durs, rarement friables,
treuses. L'odeur en est nulle, la saveur douce et légèrement sucrée. La gomme arabique est très-solublc dans l'eau, avec laquelle elle forme un mucilage. On peut la mêler à l'Iiuue par la trituration , et rendre ainsi les substances huileuses miscibles a l'eau. Mêlée au sucre, elle forme une pAte solide et transparente.
La pharmacie et la confiserie consomment une grande quantité de cette gomme : elle est la base des pales pectorales; on en prépare des pastilles, des sirops. La médecine Politise romme émollieut dans les phlegmasies du tube digestif. L'industrie en tire parti pour F apprêt des étoffes et des chapeaux, et aussi pour donner du brillant à l'encre.
Les diirnistes ont donné le nom dViroftine a la matière qoi constitue la gomme arabique pure. Sa composition atomique est la même que celle du sucre de canne.
GOMME DE BASSORA, espèce de gomme-résine, qui se trouve en Arabie. C'est le produit de Vaeacia gummifera , ou, suivant Martius, de Vaeacia leucophLxa. Son odeur est nulle, sa saveur insipide. Elle se comporte dans l'eau a peu près comme la gomme ad ra g a n te ; mais elle v reste suspendue en flocons. Les chimistes y ont trouvé pour la première fois la substance qn'ils ont nommée *(t$$ori*e.
GOMME DES FUNÉRAILLES. Voyez Bntmt or.
JCOEC
GOMME DE SIAM. Voyez Gowsc-citte.
GOMME DU PAYS, GOMME DE CERISIER. On nomme ainsi la gomme fournie par les cerisiers, les pruniers, les abricotiers, et généralement les arbres fruitiers de la famille des rosacées. Elle diffère de la gomme arabique en ce qu'elle ne se dissout qu'imparfaitement dans l'eau et y forme un mucilage épais. Sa partie insoluble a reçu le nom de certaine. La gomme do pays n'a encore été utilisée que dans ia chapellerie.
GOMME DU SENEGAL. Cette gomme, produite par le mimosa Sénégal, est identique avec la gomme arabique. Elles les mêmes usages, et même elle est préférable pour faire un iiteilagc épais. Il s'en expédie chaque année plus de &00 milliers pesant, des comptoirs établis sur les bords de la Gambie.
GOMME ÉLASTIQUE. Voyez Caoutchouc.
GOMME ÉLÉMI. Voyez tiluu
GOMME EUPHORBE. Voyez Eumiowhu» et Eu-
PtlORBE.
GOMME-GUTTE, GOMME DE SIAM, GOMME VÉ- RITARLE , suc concret que l'on obtient par incision de plusieursgult itères, principalement âuttalagmUiscambogioidet, qui croit à Siam et à Ccylan. Il se présente en masses brillantes, à cassure plane , complètement inodores. Sa savoir, nulle d'abord, laisse au pharynx une sensation d écrété assez prononcée. Employée en peinture comme un
, la gomme-gulte est un
drastique violeni qui ont re dans la composition purgatives et du fameux purgatif de Leroy. L'< tuent jwr la gomme-gutte se combat au moyen d'eau chaude, qui facilite les vomissements , et de cafe mur auquel on ajoute quelque* grains de camphre.
f.OMMb I vol I ■:. Voyez Lsqob.
GOMMMESINE. Les gommu-réiwn souldesnié- Iiid- brute, en proportions variables, d'huile» volatiles, de substances gommeuses et résineuse» , ainsi que de quelque* autres sucs végétaux , qui découlent par rveision de la plante qui les produit. Les principales sont l'a Inès, la gomineammoniaque.l'aasa-fcelida, lebdeUiuw.i'euphorbium ,1e galbantim, lagomme-gutte, le la hd a n u m ou ladanum, l'olibaa , l'opopoaax , le la scam mooée.
GOUalfc. VÉHITABLE. Voyez
(.OMOlUUll (en hébreu, Amora ou Uomora), l'une dan cinq villes de In Pentapole que le feu du ciel détruisit Tan H M du monde ( I&87 avant J -C. ), la dépravation de •es habitante «4 la révoltante brutalité de leurs passion» ayant mérité ce châtiment épouvantable (voyez Sodôhk). On ernit que Gomorrhe était ta plus septentrionale des cinq villes, et que les ruines qui s'élèvent au-dessus des eaux de la mer Morte, près d'Engaddi, sont tout ce qui reste de cette ancienne cité. Consultez de Saulcy, Voyage autour de la mer Morte et dans lu terres bibliques (2 vol., Paris,
imh
(î()M), morceau de fer coudé en équerre, sur lequel tournent les penlures d'une porte ou d'une fenêtre. Au figuré, faire sortir quelqu'un des fonds, c'esl exciter cites lui un vif mou> f ruent de colère.
CjO\1LVR, nom de l'un des Etats indépendants qui se sont formes à la suite de la disaolntion de l'empire d'Aby ssinie, tombé de nos jours dans la plus horrible anarchie. Ce nom est emprunté à la capitale même du royaume, ville <!e -0,000 habitante environ , suivant Bruce , et air pins de 0,000, suivant Buppcl, située au milieu d'une vaste plaine, et autrefois cltef-lieu de toute l'Abyssinie. La différence si notable qui existe entre ces deux évaluations provient peut-étrode M que toutes les maisons de la ville étant isolées et entourées d'épais massif» d'arbres, il doit être difficile d'en estimer au juste la population. Ensuite, la guerre civile a dû singulièrement contribuer à la réduire. Un voyageur qui l'a visitée en
<*t de se» palais jonchent fM vastes rues ou restent caches sorrs I herbe; qu'on a promené la charrue sur sa grande place, et que chaque soir tous les lieux et votes publics sont abandonnés aux hyènes et aux chacals. Une telle description ne se concilie guère avec la réuuiou de ùu.oco êtres humains sur rm o:cine point. Quai qu'il en puisse être aujoard'hui, les anciennes relation» présentent la ville de Gondar
el a*MU loisérabtttioecit construites. Le* tg)i*a» sont les seuls qui portent un certain cachet de grandeur , encore ites avec de» matériaux tout aussi défectueux que les maisons de la ville. La principale , appelée Quotquam, ne laisse pas que d'offrir certaine» traces d'art L'intérieur en est tapissé de suie bleue el orné de glaces. Le vieux palais du roi ressemble à un chateae fort Uu moyen âge, mais , inhabité depuis fort longtemps, il est aujourd'hui dans le délabrement le pins complet.
Le royaume de Gondarest aussi appelé quelquefois, mais improprement , royaume d'AmMora, à cause du dialecte particulier qu'on {y parle. Il comprend les provinces centrales de l'Abyssin* «t le grand lac Uembea ou Ixana, qui tout le milieu. Son négus ou empereur a été détrôné par les Galles, dont le rus demeure aujourd'hui près du lac de Ttana , k trois journées de marche de la ville de Gondar, ou réside toujours avec un clergé nombreux , ï'iicftegue oh lequel a conserve toute son influence sur le peuple. t.O.\ DLU A L D, troisième roi de Do u rgogne , fil» de
GOMMK-GUTTE - GONDI
Gond taure. Dan* le partage des Etats paternels, H avait en pour lot les pays qui formaient la première Lyonnaise. Mu bientôt il -'unit à son frère Godégisile contre le» deux autre*, Clrilpénc et Gonuemar. Chilpéric tomba d abord Mu*te f« fratricide de Gondebaud; sa veuve loi jetée dan» k KUùm avec une pierre au cou. Quelques année» après, Goadenur fut assiégé k sua tour dans Vienne ; la ville fut prise d'avril , et ee malheureux prince périt au milieu des flamme* Gaadebaud prit le titre de roi vers 4u|. U céda ensuite Gcatie I Godégisile, son frère, et fixa sa principale réM«leac<* Lyon. Il agrandit ses Etats par la conquête de la Ligwirs de Turin,ct s'avança en vainqueur jusqu'à Pavie, dont ri mm para. Bientôt ces belle* contrées ne furent puisqu'un «aa>*V sert ; Gondebaud en rameua les populations en escUtate. Aussi ambitieux et presque aussi puissant que lui, i llotii convoitait le royaume de Bourgogne ; il s'allia d'abonl »»« Gondebaud, et loi fit demander la main de C le tilde, u nièce. Gondebaud la lui promit; mais il différait autant q« possible de remplir sa promesse. Clotildc fut enleva aar Aurélieu, ambassadeur de Clavis, qui l'avait uaucee au mb de ce prince. Gondebaud ne songea plus qu'a s'a»>urrf ik puissante allies : il maria son lite Sigismoad une la IiIk se Théodoric, roi d'Italie. Mais Clevkse ligua avec ce tnésx prince et avec, Godégisile par un traité secret.
Gondebaud ayant appelé son Irère k son secourt, leur mecs se trouvèrent eu présence à Fieury-sur-Uirut que» kilomètres de Dijon. Mais Godégisile tourna sesam» contre son Irère ; cette défection imprévue jeta teooahsa» dans l'armée bourguignonne, et Goudehaud s'enfuit. Ck»»> et ses alliés le pour.MÙvireut jusqu'à Avignon, où il iVÉ réfugié. Les cooditioa» de la capiliilatioa fereut est m royaume de Dourgoguc devait être tributaire du roi an Francs. Godégisile lui maintenu eu possession de Vcmeei Uaupliiué el de quelques autres places ; mai» k peine i'aru* de Clovis avait-elle passe les frontières de Uourgojae, «« Gondebaud marcha sur Vienne. Godégisile , après us* toit opiniâtre et sanglante, fut égorgé dan» une église avec Fo* que qui lui avait donue asile; tous ses officiers, tou» In membres de son conseil subirent le même sort. Demeuré k»1 souverain de tout ce qui restait du royaume de Uoutfffl*< (;ondehaud lit rédiger et publier dans ses Etat» te code eue»" sous le nom de Un Goinbette. Il parut vouloir faire par la sagesse et 1 équité de son administration h» criw> qui avaient souille les premières année* de sou règne ; il bmirut regretté, après avoir occupé le Irône de Uowrs&car flff dant vingt-cinq ans. Aeié arien, il lut du moins Udwut, h laissa sans nul obstacle ses sujets et ses entente adts** une au Lie aoyance que la sienne. Il laissa deux W«, *P*moud et Goadeinar qui régnereut tous deux après tei
Dufkt ( de frasa*) tiaJNDI ( Famille de ). L'apparition dans notre uUfow* ** membres de cette famille, originaire de Florence, ou dk- I* siste encore de no* jour», après y avoir joué des le treinm* siècle un rôle im|>orlaut, uu date que de l'arrivée de Caprine de Méd icis en France. Au uombre des geiitil*lje«aie florentins attache, au service personnel de celle pria*»*, se trouvait un Antonio Gonm, qui devint maltead'aéUlé» roi Henri Ll, et qui acquit la terre dn Perron. Albert * Goami , son lite, épousa, en ls6», Claude CatJieriae de Ckrmont- Tonnerre, veuve d'un baron de Buts, et devint '* des favoris de Charles IX, qui érigea ea a de HeU en duché, et qui le créa en outre pair et i France. II mourut en 160?, chargé d'années et dei mais généralement accusé d'avoir été, avec Tavaanes F»
delà Saint- BarthêlW
II avait deux frères : l'un , Chât ies, fut général des el mettre de la garde-robe, et mourut en 167*; l«rtn'' i'uire, entra dans les ordres, et, grâce k la prête*»*» • Catherine de Médicia, fit une rapide fortune dans HjP Nommé à l'âge de trenh>denx ans, en l w», évêqueée k» gres, U fut cinq an» après transféré sur le siège de i ^' obtint le cliapeau en Ik&a. 11 mourut en tête
GONDl — 60NG0RA Y ABGOTE
fortune immense. Sou siège passa a son neveu /renri d« «onui , qui depuis longtemps lui avait été adjoint rumine coadjutaur, puis h Min petit-neveu Paul de Goww, nommé en 1*33 coadjuteur tle //anri. CAarto de Gohm , fUs aîné d'Albert, né en t&ÔJ, fut tué en làWI nous les mors du Moût Saint- Michel, dan*, uue attaque qu'il dirigeait contre cette tortoreafie. Phthppt-bmntanuel de Gojim, fila pufnd d'Albert, né mi liât, lui succéda dans «a charge de geo. ral de* galères, et mourut en 1662, quelques années a|>rès être entre dan* la congrégation de l Oratoire, laissant deux lils, êttrre 4» Gonei , duc de Relz, né en !(»<», Mort en 1676 sans laisser d'héritier*, et Paul deQomi, né en 1614, a M ont mira*, dent le nom est inséparable de PMetofre des troubles dont la France fut le théâtre sous la régenre d'Anne d 'Autriche et le règne du cardinal Maxariu , niais qui est plus généralement connu sous estai de oardinal de Bel s, root auquel nées renvoyons le lecteur.
GONDOLE, GONDOLIER. Os fut un par eaprfce qui créa la gondole. Que) besoin ponvraft rendre compte de » forme amincie et allongée outre mesure t Que biunine sa poupe repliée en l'air comme la queue dfna poisson fabuleux , et sa prone élancée et recourbée ainsi que le cou d'un cygne ? Dans quel but porte-t-elle en l'air un grand ter phrt et menaçant 1 II faut être à Ténia», au fond des lagunes de l' Adriatique, dans les canaux qui servent de me* à cette reine décline de la Méditerranée, au milieu de ses palais, de son arehitectore fantasque, sons son eiel enivrant, parmi son peuple étourdi des nuit* du carnaval, pour comprendre cette bizarr c création. La gondole, frète et légère, ornée pour la parade, est la barque du bal masque. Son fond est plat t il loi faut une mer unie, une a I m<. sphère calme ; il hit font ses lacunes. Il y a plaisir a ht voir te soir glisser en silence a travers les longues ombres qne projettent sur le* flots les antiques demeures de* sénateurs vénitiens; elle vogue sïw use mystérieuse rapidité; une curiosité inquiète n suit toujours ; les glaces et les jalousies de son carrosse sont rigoureiisement baissées ; on se demande quels personnages occupent te sofa intérieur; on veut deviner le but de sa course si rapide : flmagi nation à Venise voit partout une intrigue d'fltat , un rendez-vous d'amour. Snr les barques ordinaires, les rameurs occupent Tarant, mais la gondole s'est plue dans les contrastes ; ehe place ses gondoliers sur Perrière, elle eo a deux placés l'un an-deesns de l'antre, et faisant face à la prônes le plus élevé domine de l\eil par-dessus le carrosse ; chacun d'eux porte une Ionique rame, et, comme pour dé> routi r toutes le* idée* reçue», les deux rames s'appuient sur le même montant, l'inférieure a fleur du bord. In supérieure c >ntre un croissant , où aucune cheville ne la fixe. La gondole n'a |Mtfi de timon ; la rame est à la fois sa nageoire et son itonver. nail. Trop légère pour se fier an vent, jamais elle n'appareille de voiles r ht moindre brise la ferait incliner ou la renverserait. I SAY&ntft ont fuit 'ièri^w Ivî mot fjftfifiol? (in jçrot! nov^v, vase, a cause de sji prétendue ressemblance avec qnelque vase antique : on pourrait lad trouver nue autre origine, Grecque aussi , et fondée neii-s*xdunent mr la grammaire, mais aussi sur m propre histoire, La gondole est un héritage du Bas-Fmpire ; son premier tyiie est la barquette, ou ratque des i.recs de Constantinople , a fond plat, aux deux extrémités élancées et recourbées, a la coupe longue et mince; les la transportèrent dans leur ville, et firent quelques à sa forme extérieure «t à ses ornements : peuple a son goôt. Le» Grecs appelaient leur bari, les Vénitiens la nommèrent gondola.
k> rofcm uuvwvVAHA.
GONKALON. C'était une bannière civile, religieuse et guerrière tout a la fois , que certaines villes populaires de l'Italie avaient coutume d'arborer à certaine* époques; le gon/aloniêr était celni qui portait cette bannière. Macliiavel • ainsi l'origine de cette institution à Florence : « Les
guerres au dehors et ta pars au dedans avaient eu quelque sorte éteint dans cette ville les factions gnelles et gibelines ■
il n'y restait plus que cette espèce de I
exister naturellement dans toutes les vides entre lès grands et le peuple. Cehn-ci, voulant être gouverné par les lois , et les autres se mettre an-dessus, il est impossible qu>- l'accord règne entre eux. Cette humeur inquiète n'éclata point tant qu'on craignit le* giiieiins ; mais lorsqu'ils furent abattos , elle se manifesta dans toute sa force. Cliaque jour ebacun du peuple était insulté. Le* magistrats et les lois ne pouvaient venger ces injures, parce que chaque noble, soutenu par ses parents et amis, se défendait contre le pouvoir des prieurs et de* capitaines. Animés du déair| de mettre un terme a ces abus , les chefs des corps de métiers arrêtèrent que chaque seigneurie en entrant en clwrge nommerait un gonfaionier, ou ofbcierde justice, choisi parmi le peuple, qui aurait à ses ordres un corps de mille hommes, enrôlé* sous vingt bannières, avec lesquels il serait prêt a protéger l'exécution des lois toutes les (ois qu'il en serait rcouis par elle ou par le capitaine. IJbaldaRuffeti fut h) premier gonfaionier élu ; mats bientôt on dut modiiier encore ceUe iastitubon. On ordonna, sur la proposition de Giano délia Relia, que le gon/nlomer résiderait avec les prieur*, et aurait quatre mdle homme* sons ses ordres >
Tant que le gouvernement républicain fut en vigueur a Florence, lo gonjatomer jouit d'une grande autorité. Phn lard, ce nom changea entièrement de son acception première; après différentes vicissiludes , il signiHa officier de police; c'est cette dernière acception qu'il avait à Sienne au moment de la revohibon française.
La France a eu aussi son gmnfnlnn ou çortfimo» , et «es gonMonmrs Leçonjakin était pins spécialement chez nous une bannière d église , qu'on arborait pour lever des troupes, alin de détendre les biens ecclésiastiques. Selon le patron , la bannière variait do couleur : peur un martyr, elle était rouge; pour un évéque, elle était verte. Ceux qui portaient le gonfulon eu France étaient des avoués mi défenseurs des abbayes. Il y eut plusieurs règlements aux Assises de Jérusalem qui établirent de quelle manière le connétable et te maréchal devaient, chacun a son tour, porter h) gonfnhn devant le roi, lorsque, dans le* jours de cérémonie, il p;»ss<iit a cheval.
GONFLEMENT. Ce mot, qui est * peu près sy non y rne d'enflure, désigne l'augmentation d'une partie du corps produite, soit spontanément, soft par l'action des corps extérieurs et sans altération de tissu. \j& changement partiel qui est ainsi exprime annonce toujours un état morbide, et s'il en est souvent l'effet , il en est aussi parfais le pré-
GONG* instrument de musique en usage en Chine, fait avec un alliage métallique dan* la composition duquel il entre de l'argent, du plomb et du cuivre, et dont la lorme est une concavité circulaire. Le sou en est clair, dur et re-
t ère tout national a la musique dans laquelle on le fait figurer, ou encore pour exciter la surprise et éveiller l'attention de l'auditoire. Dans les demeures aristocratiques du nord de l'Europe, on se sert aujourd'hui de gongs de la Chine, en guise de cloches, pour avertir los commensaux du uohlo châtelain que le déjeuner ou bien le dîner sont servis.
GONGORA Y ARGOTE ( Lours m), poète esj^gnol, né le tt juin tMt, àCordoue, aha à l'âge de qirinaa ans étudier le droit à Salamanque. C'est de cette époque que datent la plupart de ses poèmes erotiques , de ses romance* et de ses letfriUes satiriques, o uvres dans lesquelles son genic revêt les formes les plus fraîche» et les plus suaves. Ces
uisiniciiOHS i einpec uereiii oe i«urv ic> iiiicitn ntM.v.v*aii t^s pour occuper des emplois publics, comme sa haute naissance semblait l'y convier ; aftsti à l'âge de quarante-cinq ans se vit-il réduit à embrasser IVtat ecclésiastique, et dutil alors s'estimer heureux d'obtenir une prébande à la cntlu'drale de Cordouc. Flus tard, cependant, il fat nomme cha|>claiii d'honneur du roi l'hilippe ; mais il était déjà trop avancé en âge pour aller Mus foin» Une maladie, le força à