GOULBURN
valet, qu'il enrichit de bas-reliefs magnifiques : d'un ln>n, d'un léopard , de plusieurs enfants qui soutiennent des cartonches; d'une Renommée et des figures de la Force et de la Vigilance. Précédemment, il avait déjà orné la Port* Saint- Antoine de quatre petits bas-reliefs en pierre, dont n finesse égalait les plus beaux camées : ils représenUieat la Seine, la Marne, l'Oise, et Vénus sortant des ondes. Ch petits clieN-d'reuvre sont maintenant an Musée. Dans U même salle est un bas-relief représentant Jésus an tombai, qn'il avait sculpté pour les Cordeliers de Paris : je Tai novf de la destruction de 1793, ainsi que les précédents. Citon» encore de ce grand maître un petit bas-relief en roarbredW perfection extraordinaire, représentant Diane , ses cbinu H nu cerf.
Jean Goujon a fait très-peu de statues. On a vu fetf temps au Musée des Monuments français la belle sfslne m et couchée de François I", qui ornait son tombeau, et qv est maintenant dans l'église de Saint-Denis : ce chei-d'awrrt de l'art français peut être comparé aux belles prodtictm» grecques ; on voyait aussi a ce musée une statue de Pim. qui passa a la Malmaison.
Si Jean Goujon , après tant de monuments adniritfe. eût fui , le M août 157? , comme on le lui conseillait, une cour fanatique et perfide ; s'il eAt abandonné son tra<ri dans ce moment de crise, il aurait enrichi la France cTiib plus grand nombre de chefs-d'eeuvre ; mais, voulant Mm cher quelque chose à la Fontaine des Innocents , Il fut W sur son échafand même, d'un coup d'arquebuse : flflul protestant. D'autres prétendent que ce fut au Louvre qui* périt, le jour de la Salnt-bartliélcmy.
CL'r Alexandre Lrrom.
GOUJON ( JiuN-MAniK-Ci.iit'ne- Alexandre ), monbf de la Convention , né en 1766, a Bon rg-«n- Bresse, ocnij» d'abord un petit emploi dans l'administration déi*rtem«>t* à Versailles, et fut après le 10 août nommé aux fondu» de procureur général syndic, puis, peu de temps »pr*' élu député suppléant a la Convention. Dans cette asseniM^. il se fit constamment remarquer imit l'exaltation de sou civisme, qui le porta à diverses reprises à refuser cThnp*tantes fonctions administratives, afin de pouvoir eomcmr son mandat de représentant du peuple , pour le tas n« U mort de celui dont il était le suppléant viendrait à lui Ame le droit «le voter et de |»arler, ainsi qu'il arriva quaixl fi* rault de «échelles fut envoyé à f'échafaud avec Danton « Camille Desmoulins 11 était en mission à l'armée do RH" et Moselle quand eut lieu la journée du 9 thermidor, dcbaira*» la France de Robespierre et de son part. l> retour a Paris peu de tem|M après , Gonjon eut le cwnp de ne point déserter ses amis maintenant vaincus f H de relever dans la Convention le drapeau de la Montagne enrirt ta n action thermidorienne. Dans les journées des 1 , 1>* 1 prairial an m, lorsque la |K>pulace des faubourgs , soûle» t par les derniers tronçons de la queue de Robespierre, envahit la salle «le la Convention, présidée par Bolssyd viglas, et massacra le député Féraud, Goujon fut du pcW nombre de députés qui se montrèrent favorables à llnsurrerlion. Délivré par l'armée des sections après avoir élr sonnière des insurgés pendant une séance de dix be*r* la Convention ordonna l'arrestation et la mise en jog^w* do trente de ses membres. Goujon fut du nombre des |iw crils qui ne parvinrent pas à se cacher. Dès qu'il eut nenaissance de l'arrêt rendu par la commission militaire de**1 laquelle lui et ses amis avaient été traduits, il résolut 'ï*chapper au bourreau par une mort volontaire , et lit partV* son dessein à ses collègues au nombre de treite. Le pre** il se frappa avec un couteau , qui passa successivement '>' les mains «le chacun des condamnés. Goujon étafi ne •> mitié et d'opinions politiques avec Babœuf .
GOULBURN ( He-nbi ), ancien ministre anglais et cb* celier de l'échiquier, est né en 1784, d'une riche fam* la gentry, et entra en t&îl au parlement comme f*TT*> «enfant «le l'université de Cambridge. Comme H appart**