‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 342 sur 614 · GOURDAN S · texte numérisé non relu

GOURDAN S

ses pensées, de son activité, de font son temps et de tout son génie, et même de ses rêve*, sans laisser repos ni trêve à ses forces et a son esprit, cette profession, c'est celle du médecin. Kcrirc est la manie du temps, et M. Gpunjil a fait acte d'excellent jugement en sachant se soustraire a cette faiblesse. L'art médical a été le but constant de sa vie; el déjà asset lourds tout les devoirs de ceux qui l'exercent avec conscience, pour n'y joindre auron de ces fardeaux superflus qui (traient perdre a l'athlète de sa pcds*antu énergie, de sa présence d'esprit et de son agilité. Toutefois M. Goupil a publié quelque» bons mémoires, en s'inspirent de la crainte de laisser perdre pour l'art ou pour la science les faits nouveaux et intéressants dont sa féconde pratique l'avait rendu témoin. On a de lui des opuscules .Swr la coqueluche (sa thèse) , Sur la goutte. Sur le rhumatisme; des dissertations .Sur la pheçtnatin alfta ttolens aflectiou asseï rare chea nous pour n'avoir pas encore reçu de nom français), Su r Vacupunctnre (expédient thérapeutique maintenant fort d laissé , après quelques instants de vogue); cnlin des observations pratiques Sut le nitre (azolaledepotas.se) à hautes doses. Sur le. seigle ergoté, substance dont les propriétés , en fait de grossesse, comportent assez de périls pour que le gouvernement s'en soit t mu, etc. Nos lecteurs ont pu apprécier les excellents mai ; trop rares articles, dont le docteur Goupil a enriahi ce Dictionnaire.

GOUPILLON, aspersnir depuis fort longtemps en osage dans l'église catholique, petit bâton au bout duquel il y a des soies de porc, retenues par des lils d a reliai, et qui sert , dans les cérémonies de la liturgie chrétienne, à prendre de l'eau brnile, ou à la présenter à quelqu'un, ainsi qu'a l'aspersion C'est aussi un instrument destiné au même usage , consistant cm une boule de métal creuse, |H.nee oc petits trous et placée au b«ut d'un manche de même métal, ou de Irais. Il y en a d'argent, de cuivre, d'argent doré et de cuivre argenté, ha littérature portugaise possède suas ce titre un poème héroï-comique, de Diniz da CriueSilva, égal el supérieur peut-être au Lutrin

Goupillon se dit dans certains arts de brosses qui ressemblent au premier «le ces instruments. Les cartiers el le» chapeliers surtout en font mi (requenl usage

GOtJR, nom d'une variété du bœuf or<Ui re, propre à l'Ilcdo Ceylun. Le gour se distingue de noir. Neuf commun parde plus grandes proportions, et encore miens par la forme de la crête occipito-ironlale qui se pot te en avant, et par le grand développement des apophyses épineuses de ses vertèbres dorsales.

GOURA. Voyez Colombe.

GOURBI, cabane en pisé ou en pierre des berbères. La reunion en un point «le plusieurs gourbis appartenant a une nW>me tribu constitue le kebila, d'où on a (ait le nom de kaby les, donné aux peuples d'Afrique qui vivent sons t'es gourbis.

GOL'RDAi\ ( La). Nous sommes on pleine fange , ou plutôt en plein Louis XV. La Gourdan, dont h; nom joue un si grand rôle dans les Mémoires secrets du dix-huitième siècle, et revient à chaque page dans les romans orduriers qui servaient de pâture a une génération corrompue, tenait, de 1745 à 1755, dans le faubourg du Roule, une de ces maisons consacrées à la «léltaurhe que de tout temps la police a tolérées dans les grandes villes. Casanova, le chevalier Casanova de Seingalt , dans ses Mémoires , consacre un chapitre entier à décrire le mystérieux hôtel , caché au fond d'ombreux jardins, où la Gourdan consentait à recevoir les amis de ses amis et a les présenter à ses trop faciles pensionnaires. Il ajoute que sur une plaque de marbre noir, placée au-dessus d'une secoude |*>rte intérieure, apostéela comme : mesure de précaution, à l'extrémité d'une avenue conduisant à l'hôtel , on lisait eu lettres d'or ce vers de Virgile :

SunI mihi bis ttpiem pr.t ttanti corport riyniLliit,

• t que la dame du lieu, lidèle observatrice de la règle posée

GOURDAÏS — GOURGAUD

dans celle espèce d'enseigne, n'avait jamais consenti à admettre à la fois plus de quatorze pensionnaires dans son etaldLssement, ou les places se retenaient à t'avance et su payaient même lort cher. C'était sans aucun doute à cause des cliances qu'avaient les femme» perdues d'y rencontrer des protecteurs généreux, magnifiques. Et de fait on retrouve dans le cours des Mémoires du cynique Gil Blas vénitien plusieurs femmes à qui le lecteur a déjà été présenté par Casanova dans le somptueux lupanar du faubourg du Roule , et qui n'en occupent par moins quelques années plus tard, dans le vrai monde , des positions auxquelles ne semblaient guère les destiner leurs honteux antécédents.

Ce qu'U y a de plus extraordinaire, selon nous, dans tout ce détail, c'est que le fameux vers de Virgile avait été, sur ■es instances pressantes, fourni à la Gourdan par Voltaire... Oui par Voltaire, qui avait eu la curiosité de vouloir apprendre par lui-même à quoi s'en tenir sur les merveilleux recils qu'il entendait faire de tous cotes de la Gourdan et tle sa facile hospitalité. Du reste, la visite furtive qu'il y lit serait restée à jamais inconnue sans l'indiscrétion posthume du elievalier d'industrie auteur de ces Mémoires. Quant au nom de Gourdan , c'était probablement, selon l'usage, un nom de guerre, pris successivement et même à d'assez longs intervalles par différentes entremetteuses, en possession, sous Louis XV , de pourvoir aux infâmes plaisirs d'une classe profondément pervertie et de racoler pour le service du Parc aux Cerfs.

GOURDE , nom donné à une espèce de bouteille faite d'une c a I e b a s s e séchée et vidée , dont les soldais , les pèlerins, etc., se servent pour porter de l'eau ou du vin.

GOI HGA.WK ou FÈVEROLLE. Voyez Fève.

GOURDJISTANouGOURGISTAN. t'oyn Gcobgie et Caucase , tome IV, page 6S9.

GOURGAUD ( Gaspard, baron ), aide de camp de Napoléon et l'un des compagnons de sa captivité à Sainte-Hélène, naquit, le 14 septembre 1783, à Versailles, où son père était sttaclié, en qualité de musicien, à la chapelle du roi Louis XVI. Reçu en 1799 élève de l'Ecole Polytechnique, il en sortit au bout de deux ans pour aller passer quelque temps à l'École militaire de Chatons. Il lut alors adjoint au professeur de fortification à l'Ecole de Metz, pub entra, avec le grade de lieutenant en second, au 6* régiment d'artillerie à cheval , avec lequel il passa en Hanovre. Son corps ayant été désigné pour faire partie du camp de Boulogne, il y devint aide de camp du général d'artillerie Foucuer. Pendant l'immortelle campagne de 1805, il eut occasion de donner de nombreuses preuves de courage et d'intelligence, et fut blessé dangereusement d'un éclat de mitraille sur le champ de bataille d'Auslerlitx. Comme dans ce temps-là on était avare de la croix de la Légion d'Honneur, il n'obtint cette distinction que deux années plus tard , dans la campagne de Prusse, à la suite des affaires de Saalfeld et d'Iéna. A Friedland , il passa capitaine. Envoyé en Espagne en 1808, avec le 5* corps , il se distingua au siège de Saragosse ; mais il ne tarda pas à être rappelé de la Péninsule, avec son régiment, pour (aire partie de la nouvelle armée que les armements de l'Autriche obligeaient Napoléon à réunir en Allemagne, et il prit part alors à la campagne de 1809, payant largement de sa personne aux affaires d'Abendsherg, d'Eckmuhl, d'Essling et de Wagram. Chargé, en 1811, par l'empereur, d'aller reconnaître l'état véritable de la place de Dantzig, pour le cas où une guerre nouvelle viendrait à éclater entre la France et la Russie , et d'y préparer en secret des équipages de pont et de siège , il s'acquitta de cette mission avec tant d'intelligence et en présenta le rapport en termes si nets, que Napoléon l'en récompensa en l'attachant à sa personne, avec le titre d'officier d'ordonnance, et en l'emmenant dans son voyage de Hollande.

Envoyé, vers la fin de la même année, inspecter nos côtes de l'ouest , ses rapports et ses observations lui valurent le titre de chevalier do l'empire, avec une dotation annuelle de 2,000 (rancs. Après avoir accompagné l'empereur au con-

grès de Dresde, il le suivit, avec le grade de chef d'escadron, dans son exj>édiUon de Russie, entra le premier au Kremlin, et fut assez heureux pour y découvrir quatre cents milliers de poudre destinés par Rostopchtn à anéantir, d'un seul coup, par leur explosion le quartier général. Au milieu de Incendie qui dévorait la ville , ou put encore mettre en lieu At sûreté ce terrible dépôt ; et Napoléon paya ce service s.jpulr par la collation du titre de baron de l'empire. Pendant lt fatale retraite dont il partagea toutes les fatigues et toat les périls, il traversa, à deux reprises, la Bérézina, avec son ri*val, pour y présider à la construction du pont sm lequel devaient passer les derniers débris de la grande armée. An terme de ce grand désastre, Napoléon lui conféra le titre «le son premier officier d'ordonnance, fonctions qui l'attachait*! directement au service de son cabinet particulier. Pendant l'armistice de Pleswitz, conclu à la suite des balai 1* A Ilautzen et de Lutzen, il fut préposé à la surveillance du rm tériel de l'artillerie. Le rapport qu'il adressa à Napoléon pw démontrer qu'on pouvait tenir dans Dresde, rapport à la suite duquel l'empereur, au lieu de marclter sur Kasi^U-x comme il en avait l'intention , changea de direction et arrin assez à temps -sous les murs de la capitale de la Saxe pou empêcher les coalisés d'enlever cette ville , lui valut une nw vetle dotation de 6,000 francs et le brevet d'officier de b Légion d'Honneur. A la bataille de Brienne, il saura eacort une fois la vie de Napoléon en tuant d'un coup de pidoW, au moment où il tenait déjà sa lance levée sur lemperew, un Cosaque faisant partie d'un détachement qui, à dix berne du soir, se rua à l'improviste sur la colonne au milieu 11 quelle Napoléon regagnait son quartier général a Slvuen* L'empereur, à cette occasion, lui fit présent de Cépée qnV avait portée dans toutes ses campagnes d'Italie.

Gourgaud ne se sépara de Napoléon que le JO avril isi », jour de son départ pour IHe d'Elbe ; et la Restauration If nomma chef de l'état-major de la première division militaire Pendant les cent-jours, il reprit son service auprès de l'eni*reur en qualité de premier officier d'ordonnace ; et a la m* de la bataille de Fleurus , Napoléon le nomma son aide <>c camp et le fit général. Après le désastre de Waterloo, os k> derniers coups de canon furent tirés par son ordre, il obtinl de l'empereur la permission de l'accompagner à Sainte-He lène , où il resta jusqu'en 1818 ; mais à cette époque iw maladie à la suite do laquelle tes médecins ordonnèrent w» prompt retour sous le ciel natal , ou , suivant une autre <« sion , une mésintelligence fâcheuse survenue entre lui H r« tics compagnons d'exil du grand homme, le ramena enf* rope au moment où les souverains alliés étaient réuni* « congrès à Aix-la-Chapelle. Un mémoire qu'il leur adreu pour leur exposer l'état misérable dans lequel se uw«< l'homme que naguère encore ils s'honoraient tous de P<*u* appeler leur frère, (ut suivi de quelques adoucissement» apportés à la rigoureuse captivité de Napoléon. A mm reto* de Sainte-Hélène , Gourgaud avait été réduit à s'asseoir »> foyers du peuple britannique , à cause de l'Interdiction ■* à sa rentrée en France par le gouvernement de la RrJ-tration. Une brochure qu'il publia à Londres sur I* W** de Waterloo , brochure où se trouvent des détails de * tégie alors inconnus ou niés, blessa profondément la** propre du duc de Wellington, à la demande de q»i »PP cation de Valien-bill fut laite par le ministère an»»*1 Gourgmd, dont on saisit les papiers et qu'on Irana*** sans autre forme de procès à Cuxhaven.

Le général y résida jusqu'en 1821 , époque ou a* obtint la pei mission de revoir le sol de la patrie. Fia*' ses rancunes, le gouvernement de la Restauration rigoureusement contre lui l'exclusion des rangs de rm* dont on aviit puni en 1815 son dévoûmcol à l'égard d< ' poléon. H se serait dès lors trouvé dans une situation *"* cière très-précaire, sans les nobles libéralité* aMiIew»1 sa faveur dans le testament de l'empereur. 11 •«M'*»*'*, général M o n t h o I o n , un ouvrage écrit en commun i Sm ■< Hélène sous la dictée de Napoléon, lui-même, et ***

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