GOURGAUD
Nmoires pour servir à /Histoire de Fronce sous Napoléon (8 volumes, 1823; 2* édition, 1830). V Histoire de la fronde armée en Russie, par M. de Ségur, fut <1e la part du général Gourgaud l'objet d'une réfutation, à te suite de laquelle tes deux généraux écltangèrent de* coups de pistolet. Cet écrit intitulé : Examen critique, etc. (Pacjs, 1825; 4' édition, 1826), en raison même du grand succès qu'il obtint , l'engagea aussi dans une polémique animée arec Walter Scott , cootre les attaques injustes et passionnées de qui il crut devoir défendre la mémoire de l'empereur, non moins que son propre honneur, indignement calomnié par le romancier anglais, qui, dans sa Vie de Napoléon, n'avait pas craint d'avancer qu'à Sainte- Hélène le général Gourgaud avait été auprès de Napoléon l'espion du gouvernement anglais.
A la révolution de Juillet , le général Gourgaud fut immédiatement rétabli sur le cadre d'activité de l'armée et nommé commandant de l'artillerie de Vincennes et de Paris. Promu, en l»3â, au grade de lieutenant généra), Louis-Philippe l'attacha a sa |>ersonne, avec le titre d'aide de camp. En 1840, il fit partie de la commission chargée d'aller chercher a Sainte-Hélène la dépouille mortelle du grand capitaine- L'année suivante il fut appelé à In chambre des |>airs, où il vote toujours pour le ministère. Un décret du gouvernement provisoire, rendu à la suite de la révolution de Février, le raya du cadre des officiers généraux en disponibilité, pour le ranger parmi ceux qui furent alors mis à la retrait . Après les événements de juin, il devint colonel de la première lésion de la garde nationale de Paris, et le li mai 1849 le département des Deux-Sèvres l'envoya à l'Assemblée légiste- . tire. Il s'y lit remarquer par ses tendances réactionnaires, et soutint maladroitement la fameuse expédition contre l'imprimerie Boulé, le soir du 13 juin 1849. Le coup d'État du 2 décembre lui enleva ses fonctions. Il mourut à Paris, le 25 juillet 1852,4 la suite d'une longue maladie. C.OURGOX. Voyez Flèche et Dard.
GOURIE ou GOUR1EL, subdivision administrative ot politique de la Russie asiatique, dans le gouvernement des pays du Caucase, province d'Iméreth, avec une population d'environ 40,000 âmes, répartie sur une superficie de 45 myriamètres carrés. C'est la partie méridionale de l'ancienne Colchide. On la divise en Gourie russe et en Gourie turque; la première a pour chef-lieu Poti. La seconde , comprise dans le pachalik de Trébizonde, a pour chef-lieu Batoun.
GOURMAND, GOURMANDISE. Quelque agrément que l'on ait voulu répandre sur la gourmandise, en te célébrant dans quelques livres, et en faisant en son honneur des chansons, des odes et même des poèmes , elle demeurera un vice bas et dangereux , fort justement classé par les théologiens dans les péchés capitaux, car pour la satisfaire on vole , et l'ivresse, cause de tant de crimes, ne provient que d'elle. L'avantage de la sobriété sur te gourmandise est immense dans les temps de guerre, ou de révolution , et l'on peut prédire te victoire au peuple ou au parti qui se soucie le moins de ce qu'il mange. Ia gourmandise consiste en un désir immodéré bien plus qu'en un besoin de nourriture : «■Ile est avide d'aliments recherchés et dédaigneuse de mets simples. L'honneur, te délicatesse, cèdent à te gourmandise; Ton devient le parasite de l'homme que l'on méprise le plus ; l'on affronte le mépris de ses laquais pour faire bonne chère. Tel ne sait pas résister à un certain gibier; tel autre, a tel on tel fruit ; celui-ci compromettrait sa femme pour du macaroni ; celui-là vendrait son âme pour une soupe à la ortue. ï-«*9 uns s'avouent coupables de cette intempérance, •t en rient ; les aut revont fait de leur estomac un sanctuaire : mit ce qui entre la est importent, sacré; il faut s'en oc- -uper gravement. On s'endette pour avoir une table sompt/etf se, des primeurs et un bon cuisinier. On oublie en se orgeant de mets coûteux et venus de loin, d« vins fins, de queurt rares, que dans le voisinage, dans la maison peut- Ire ï<* nnbéte, plusieurs familles meurent d'inanition.