‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 35 sur 614 · FUEROS · texte numérisé non relu

FUEROS

province» leur» /venu, reliques vénérables des temps primitifs de leur liberté. La centralisation représentative qui 3 déjà passé sur ces antiques débris ne le* respectera pas davantage dans l'avenir. Bout dk Saint-Vinckmt,

de l'Acjdéaiic dei SeicDcct

FUERT A VENTURA. Voyez Camaaies.

FUGGER. Ce nom , qu'il faut prononcer Foucher, est celui d'une famille de comtes et de princes de la Souabc, qui descendent d'un simple tisserand , Jean Fuccer, établi à Gcaben , ri liage voisin d' Augsbourg , et marié à Anne Mcisoer, de Kirckham. Son lils aine , qui portait le même nom, et qui fut tisserand comme lui , acquit, en 1 370 , par son mariage avec Clara Widolpli , le droit de bourgeoisie à Augsbourg, ou, tout en continuant à exercer son industrie de tisserand , il entreprit aussi le commerce des toiles. Devenu veuf, en 1382, il épousa, en secondes noces, Elisabeth Gfatternunn, Bile d'un éclievin, dont il eut deux fils et de» filles. Il avait été élu l'un des douze syndics de la corporation des tisserands, et mourut en 1409, laissant une fortune évaluée à 3,000 florins, somme considérable a cette tpoque. Son fils atné, André Fiuckr, sut si bien faire prunier l.i part qui lui échut dans l'héritage paternel , que bientôt •tn ne l'appela plus que Fugger le Riche. Cest de lui et de sa lemme , Barbara , de l'ancienne maison des S tant m 1er d'At>t, que descendait la ligne noble des Fugger vont Reh ( du Chevreuil ), ainsi nommée à cause des armes parlantes que lui avait accordées l'empereur Frédéric III , laquelle s'éteignit en 1SS3.

Le fils cadet de Jean Fugger, Jacques Foccca, fut le premier de sa famille qui posséda une maison a Angsbourg , et il fit le commerce sur une échelle déjà très-large pour l'époque où il vivait. Il mourut en 1469. De ses sept fils, il y en eut trois , Ulrich , Georges et Jacques , qui par leur activité, leur intelligence et leur probité, agrandirent considérablement le cercle de leurs affaires; ils lurent les créateurs de la merveilleuse prospérité qui devait rendre leurs descendants si célèbres. Tous trois se marièrent a des filles appartenant aux familles les plus illustres, et furent anoblis par l'empereur Maximilien, qui leur engagea la seigneurie de Weissenhorn pour 70,000 florins d'or, et à qui plus tard ib avancèrent , pour le compte du pape Jules II , une somme <k 170,000 docats, à titre de subsides, pour faire U guerre * U république de Venise. Ulrich Fugger, né en 1441, mort en liio , s'était spécialement consacré aux relations commerciale» que sa maison avait ouvertes avec l'Autriche, tt il n'y avait pas de si minces détails des affaires qui ne lui passassent par les mains. Ainsi , c'est lui qui se chargeait de faire passer en Italie les tableaux d'Albert Durer. Il aida de ses deniers Henri U Estienne, qui prit le titre *V imprimeur de Fuggtr. Jacques, né en 1459, mort en l JîS, comte palatin de Latran et conseiller de l'empereur, s'occupait à peu près exclusivement de l'exploitation des mines. Il avait pris à ferme celles du Tirol, et celle industrie devint pour lui la source d'une fortune immense. Il prêta aux archiducs d'Autriche 150,000 florins, et fit construire le magnifique cliàteaii de Fuggerau en Tirol.

C'est ainsi que le commerce d'une part et de l'autre l'industrie minière exploitée sur une large échelle augmentaient sans cesse les richesses des Fugger. Ils expédiaient de* marchandises dans toutes les parties du monde ; et il n'y avait pas de mer qui ne fût sillonnée par leurs navires, pas de grandes routes que ne couvrissent leurs convois. Mais c'est sous le règne de Charles-Quint que ces Rothschild du scirième siècle parvinrent à l'apogée de leurs grandeurs et de leur» prospérités.

La postérité de Jacques et d'Ulrich Fugger étant venue a s'éteindre, en imo, Antoine et Raymond Fcccn, fils de Georges Fu#gcr et de Régina Imhof, se trouvèrent les seuls représentants du nom et de l'éclat de cette famille; l une et l'autre devinrent les souclve* des deux branches encore aujourd'hui existantes. Ces deux Irèrcs étaient d'ardents cathoUque*; par leurs secours en argent, il* contribuèrent puis-

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