‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 353 sur 614 · GRACIAN · texte numérisé non relu

GRACIAN

du vainqueur, qnel qu'il fut, et à l'antre, de rempheer (*• sa vertu fécondante les braves tombés sur le champ du ornage. De ces scènes de mort , on les appelait au\ banqwb, où trois coupes couronnées de roses étaient vidres a a honneur, comme filles de Bacchus et comme modernr»* des plaisirs. Là, ainsi qoe dans les temples, oa leur **<*.! les Muses. Parmi les images des Grâces , on titait «te les plus célèbres leurs statues en or par Bupalw, «ilet Socrate, fils de Sophronisque, et les beaux tableau^ pelles et de Pythagore. Dans les premiers temps, ce» île»* furent représentées vêtues , mais légèrement. Leurs »u:iétaient de bois avec des mains, des pieds de marbre, rte* robes dorées ; dans la suite , elles furent toujours induites nues. L'une tenait une rose , l'autre un de i /xm, la troisième une branche de myrte, trois emblème» de i> sir et de joie. La Grèce fut la patrie des Grâce* ;dks «'ut tenues cachées pour toujours; elles curent à peu* de «fc dans cette Rome , qui ne pouvait oublier que son {u&fer. suça Pâpre mamelle d'une louve. Elles permirent au <i Horace de délier leurs ceintures. Dans une n«7udiUl*,; y a un groupe autique et charmant des Grâces, av«it^ désespoir de nos peintres et sculpteurs. Ces <!<©*> nues et se tiennent par la main ; une simple baaltkfr '■ ■ étroite retient leurs cheveux : à deux de ces figurait'* rassemblés en un nœud derrière le cou. Pn air de iikation, une douce sérénité, sont répandus sur tant*' sur leurs lèvres. Desse-B\m

GRACIAN (Baltasar), prosateur espagnol, ne « la fin du seizième siècle, à Calatayud , en Aragon , ippi tenait à la compagnie de Jésus , et fut d'abord retUur a collège de Tarragone, puis transféré à Tara/ow, mourut, en 1658. Son vaste savoir et son esprit kwen relation avec les savants les plus distingués, elni'*rent la protection toute spéciale du vice-roi d'4rag& l est célèbre dans l'histoire de la littérature espagnulf,p« avoir introduit Vestilo culto dans la prose , pour a»w Ht le Gong or a du discoure libre d'entraves métrique» .^p tuel et- ingénieux comme Gongora , non moin» un fJ lui et désireux de faire du neuf à tout prix, il satnfc ' mauvais goût de son siècle par une obscurité vn«I » ' finesse, par l'affectation la plus ridicule et le pAIanrtanf e plus absurde. Non-seulement il écrivit de ce style fto*'r' ouvrages de théologie, de morale et de philosophie,»* son Criticon, si célèbre de son temps, tableau et didactique de la vie humaine, divisé en crises, et»}* ; forme du roman , comme son Oraculo munuol, rtf*J * préceptes moraux , ou bien son El Dlscreto, traduit <t ta çais par Amelot de la Houssaic, exposition des qoalil* t * exige d'un véritable homme de cour; ou encore son ti mulgalorio, livre de communion. Mais il prétendu* * tre laire de cet art nouveau un système régulier, rt p*M une introduction à cet Estilo culto sous le prétentieux de : La Agudeza, y arte de ingento. Cest aina q* K ses préceptes et ses exemples, il devint le clxf des p*£r listes en prose ; et son Art de penser et d'écrire ft prit resta pendant presque tout le dix-septième '■ code du détestable goût alors à la mode. Il ne lw«r* seulement des imitateurs en Espagne; de nombreux inductions propagèrent ses écrite en France, en Mal»* Allemagne.

Si on devait se borner à apprécier Baltaiar Gracia » quement comme moraliste , on ne pourrait mieux fxtf f de citer le jugement que Bayle a porté sur lui, à f^P*; son El Dlscreto : « On peut regarder ce livre, nca*^ comme la quintessence de tout ce qnHin long monde et une réflexion continuelle sur l'esprit et Inhumain peuvent apprendre pour se conduire du» grande fortune, et il ne tant pas s'étonner si U comtesse d'Ajanda, dona Luisa de Padilla, sefonw ce que les belles pensées de Gracian devenaient par l'impression; en sorte que le moindre bourpo» ▼ait atoir pour un écu de* choses qui , a cause de W fl

zed by Googlp

Page 1