‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 354 sur 614 · GRACIAN · texte numérisé non relu

GRACIAN

,f telles main». On pourrait

pplîqner à cet auteur l'élogequ'il a donné à Tacite : de n'avoir >as écrit avec de l'encre , mais avec la sueur précieuse fe son esprit. » Dans cette dernière phrase, empruntée à lallasar Gracian lui-même, le lecteur a un exemple de Plf«ito culto, autrement dit du cultoritme, que cet certain introduisit dans la prose espagnole. A l'exception de son il Comulgatorio, ou livre de communion, il publia tous ses utres ouvrages sous le nom de son frire Lorenzo; d'où on ni donne souvent à tort ce second nom de baptême.

GRACIEUX, est l'adjectif de ^rder. Vainement l'cût-on herclié ilans nos lexiques avant Ménage, qui en Tut Pinveniur. De gracieux on a fait disgracieux. La gracieuseté on-iste en des manières gracieuses , mais non habituelles. »n dit notre gracieux prince, notre gracieux souverain; Vst même une formule des nations du Nord, parce que là 'autocrate, Pempereur, le roi, tiennent dans leurs mains es grâces, les faveurs, les dispenses, les bienfaits. Sur le tiamp du carnage, un soldat terrassé crie grâce ou merci; in criminel qui s'attend a être gracié n'obtient pas toujours •on graciement. Il existe une assez forte nuance entre gra- •ienjc, aimable et agréable : ce qui estPun n'est pas touours Tautrc. Une tayadère qui divinement chante ou joue les instruments est seulement agréable; si elle danse avec uollcsse, elle est de plus gracieuse , et si sur le divan elle anse avec délicatesse, esprit et décence, elle est aimable nissi ; et c'en est assez pour rendre fou un grave misselum.

Denkf.-Baho*.

CiRACIOSO est le surnom de théâtre du farceur, ou nasqoe comique, qui apparaît, sous différents noms, dans es trois espèces de comédies du théâtre espagnol, et plus • irtieulièrement dans les pièces à intrigues (comédies de •npa y espadu ). L'origine même du mot indique que la {race , la douceur, Pamabililé et la légèreté doivent former 'ps traits distinctifs du jeu du gracioso; et de fait le gracioso la Caldcron, de Lope de Vega et de Morelo, n'a guère l'afJlnifé aveclecïotr/i si rude dos Anglais, non plus qu'avec e lourd et grossier hanswurst des Allemands, quoique a couardise forme souvent le fond de son caractère. Il y a les pièces où l'on voit deux , trois graciosos, et même plus.

type aotique de ce râle , tel que nous le montrent les grands poètes nommés plus haut , a disparu aujourd'hui de a scène; mais le mot est reslé pour désigner en général le jenre comique.

IsRACQUES. C'est sous rc nom francisé que sonteoulus les dcu\ tribuns qui , par une réforme aussi nécessaire ju'elle fut malheureuse, ébranlèrent la vieille aristocratie uuininc. Ces deux frères eurent pour père Tibcrius Sem- >r<»niu.s Gracclnis, de la famille plébéienne Sempronia, ]iù , malgré son opposition au parti patricien, mérita de levenir l'époux de Cornélic, fille, du grand Scipion Ier VTi ioain. On sait comment cette illustre ilomninc dirigea leur .location; clic fut secondée par des précepteurs stoïciens. Ces stoïciens, dit M. Miclielct, élevèrent les deux enfants <<mrnc ils avaient élevé Cleomènc, le réformateur de Sparte, t leur inculquèrent cette politique de nivellement qui sert i bien la tyrannie. » Neuf années séparaient la naissance I,-s tiens frères : Tiberius était né l'an de Rome 591 (avant l.-C. 103 ), et Caius l'an de Rome 600 (avant J.-C, 154 ).

A Page de seize ans, Tiberius suivit en Afrique Scipion -jnilien, son beau-frère; il se distingua au siège de Garthage, •t monta le premier à l'assaut. Au retour de cette expédi* ion, il fut admis au collège des augures, et, sans avoir ollicité ce choix , il vit un des plus illustres patriciens le Rome, Appius Claudius, lui offrir sa fille en mariage. Élu juestcur Pan 617 de Rome (t3s avant J.-C), Tiberius tecompagna le consul Mancinus devant Nurnance. Battu ,ar les Nunianlins dans toutes les rencontres , ce général n habite lève le siège pendant la nuit, se laisse enfermer tans un défilé, et n'en sort que par une honteuse capitulabien que les mauvaise

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ion , qui ne fut pas observé* par les Romains , biei s uruantins. qui avaient appris à se défier de leur i

foi, eussent exigé que Tiberius Gracchus se rendit garent du traité. Le sénat ne manqua pas de désavouer Maueùius , qui fut livré aux Numantins. Tiberius Gracchus aurait éprouvé le même sort, si le peuple ne s'y fût opposé : de là la haine de ce plébéien contre le sénat. Mais la vu* des maux qui accablaient le peuple lui fournit bientôt matière à attaquer avec justice cette aristocratie romaine, si cupide et si profondément immorale, en politique du moins.

Tout appelait une réforme dans la république. A la faveur des guerres perpétuelles qui avaient constitue la grandeur de Rome , l'autorité du sénat s'était élevée sans contre-poids au-dessus de tous les pouvoirs de l'État. Le peuple avait perdu par désuétude une partie des droits que les tribuns avaient autrefois conquis pour lui. Les familles sénatoriales et consulaires , quelle que fût leur origine, formaient une aristocratie dont les richesses et la puissance contrastaient d'une manière révoltante avec la situation misérable et précaire des dernières classes de la société. Une des plaies les plus profondes do l'État était l'immense étendue des propriétés territoriales qne de tout temps les patriciens n'avaient cessé d'usurper sur le domaine public, tandis que les plébéiens ne possédaient pas un pouce de terre. Le mal eût porté avec lui le remède si les citoyens libres se fussent adonnés, moyennant salaire, à la culture de ces vastes propriétés; mais leurs possesseur» cupides, pour n'en partager le revenu avec personne, et les plébéiens orgueilleux, pour vivre dans une oisiveté séditieuse, laissaient des mains scrviles cultiver les terres romaines de l'Italie et de la Sicile. De la cet innombrable peuple d'esclaves de tous les métiers, qui dans les temps de calme était an élément toujours actif de dépravation ; car la servitude a le privilège de corrompre le maître et l'esclave. Mais de quels dangers l'État n'était-il pas menacé, quelles terribles réactions n'attendaient pas les maîtres, s'il arrivait que tant d'hommes, destitués des droits de l'humanité , vinssent à se compter, à comparer leur multitude au petit nombre de leurs oppresseurs i

De la la première révolte des esclaves en Sicile , qui devint pour les Grecques un des plus puissants arguments qu'ils eussent à faire valoir contre l'inégalité des fortunes romaines et contre le despotisme cupide des patriciens. Et en effet, les premiers troubles élevés par Tiberius Gracchus coïncident avec la dernière année de la première guerre des esclaves en Sicile. Nommé tribun l'année même de la prise de Numance , il reproduisit en l'amendant toutefois l'antique loi agraire de Licinius Stolon. Le sénat s'opposa à cette loi, et gagna à sa cause Octavius, un des tribuns. Après avoir vainement essayé de vaincre l'opposition de son collègue, Tiberius suspend toutes les magistratures , ferme le trésor, et fait destituer Octavius par les tribuns assemblés , chose, dit I'lutarque, qui n'était ni honnête ni légale. Ainsi fut portée une atteinte mortelle à l'inviolabilité du tribunat. La loi Licinia est renouvelée : pour l'exécuter, on nomme trois commissaires, qui sont Tiberius Gracchus lui-même, son frère Caius Gracchus , et son beau-père Appius Claudius. Par d'autres lois , Tiberius fait adjuger au peuple les richesses provenant de la succession d'Atlale, roi de Pergame, diminue le temps du service militaire, et autorise l'appel au peuple des jugements de tous les tribunaux.

Le triomphe de Tiberius fut de courte durée : les patriciens, et particulièrement le grand pontife Scipion Nasica , l'un des principaux détenteurs du domaine, l'accusèrent d'aspirer à la tyrannie, et cette imputation produisit assez d'effet sur le peuple pour que Tiberius eût besoin de recourir à des apologies. Le peu de partisans qui lui restaient dans les tribus rustiques étant éloignés pendant l'été pour les travaux de la campagne, il resta seul dans la ville avec la populace, qui devenait chaque jour plus indifférente à son sort. N'ayant plus de ressource que dans la pitié de celte multitude contre les embûches des riches , il parut sur la place en habits de deuil , tenant en main son jeune fils et le recommandant aux citoyens. Après avoir soulevé tant de haines, il était perdu s'il n'obtenait un second tri*

Imitai, qui lui permit d'exécuter sa loi. Le jour d2 l'élection, il occupa de bonne heure le Capitale avec la populace. Appuyés de quelques-uns des tribuns , les riches veulent troubler les suffrages qui le portent a un second tribu nat. Alors il donne aux siens le signal dont ils étaient convenus. Lui-même portait sous sa robe un dolon, sorte de poignard des brigands d'Italie. Ses partisans se partagent les demipiques dont les licteurs étaient armés, s'élancent sur les riches , en blessent plusieurs et les chassent «le la place. Des bruit» divers se répandent : les uns disent qu'il va faire déposer ses collègues, les autres, le voyant porter sa main à sa tête , pour indiquer qu'on en veut à sa vie, s'écrient qu'il demande un diadème. Alors Scipion Naslca s'élance à la tète d'une partie des sénateurs contre Tibcriiis et ses partisans. Le tribun est massacré au pied de la tribune , avec trois cents de ses amis. Leurs corps turent refusés à leurs familles et précipités dans le Tibre. Les vainqueurs poussèrent la barbarie jusqu'à enfermer un des partisans de Tiberius dans un tonneau arec des serpents et des vipères. Cependant, ils respectèrent la fidélité héroïque du philosophe Blosiusde dîmes, l'ami de Tîberius, et son principal conseiller. Il déclarait qu'il avait en tout suivi les volontés de Tiberin<. « Eh quoi! dit Scipion Nasira, s'il t'avait dit de brûler leCapitolc? — Jamais il n'eût ordonné une pareille chose. — Mais enfin, s'il t'en eut donné Tordre? — Je l'aurais brûlé. »

La mort de Tiberius n'entraîna point l'abrogation de la loi agraire : lu sénat se rit obligé d'adjoindre à la commission chargée du partage des terres deux nouveaux membres à la place de Tiberius, puis d'Appius Claudius, qui venait de mourir. On leur substitua Fulvius Flaccus et le tribun l'apirius Carlton. Ce dernier, soutenu et dirigé par «on jeune collègue Caius Gracchns , propose deux lois dont le résultat est de mettre l'anarchie dans l'État : la première , qui est adoptée, admet pour le vote des lois le scrutin secret; la seconde tend à autoriser le peuple à proroger pendant plusieurs années un tribun dans sa magistrature : elle est rejetée par le crédit de Scipion Émilien. Cependant Carbon, Caius Graccltus et Fui vi us Flaccus, commissaires pour la loi agraire, se mettent en devoir d'accomplir leur mandat ; le sénat se sert habilement de quelques difficultés qui s'élèvent au sujet de l'exécution de la loi pour enlever leurs pouvoirs aux triumvirs, comme suspects à ceux qu'il s'agissait d'évincer. Scipion Éiuilicn paye cher ai triomplic : il est trouvé mort dans son lit ; et personne ne douta qu'il ne fût victime de la haine de Carbon et de Fulvius Flaccus. On soupçonna même Cornélie et sa fille Sempronia, épouse de Scipion , enfin Caius d'avoir trcm|ié dans cette vengeance politique et domestique. Il est certain que dans une occasion récente Caius Graccltus s'élait écrié publiquement, en parlant du vainqueur de Cartbage : « Il faut se défaire du tyran. » Satisfait de cette vengeance, et menacé par les Italiens , que le consul Fulvius avait proposé d'introduire dans les tribus , le peuple laissa le sénat suspendre l'exécution de la loi agraire , et éloigner Caius Gracchus, qui fut envoyé dans la Sardaignc révoltée comme questeur du consul Anrelios. 11 déploya dans cette magistrature des talents administratifs et une sollicitude pour les besoins de l'armée qui le rendirent encore plus cher au peuple. Le sénat profita de ce moment pour bannir les Italiens de la ville , et frappa les alités de terreur en rasant la ville de Frégelle* , qui, disait-on , méditait une révolte. Caius passa pour n'être pas étranger au complot ; ou tel était son crédit sur les villes d'Italie, qu'elles accordèrent à ses sollicitations personnelles les vêtements que la province de Sardaigne refusait à l'armée.

La seconde année de la questure de Caius étant révolue, le sénat veut le retenir encore en Sardaignc sous le titre de

av. J.-C). Le peuple revoit en lui Tiberius, mais plus v<hément, plu* passionné. Sa pantomime était vive et anime», en parlant il parcourait à grands pas la tribune aux. harangues. Sa voix puissante emplissait tout le Forum, et il eUit obligé d'avoir derrière lut un joueur de flûte, qui le ramenait au ton convenable et en modérait les éclats. Ses prt mières lois furent données à La vengeance de son frère. S«t content de renouveler la loi agraire, il fait ordonner, pu diverses lois, la vente à vil prix du blé au profit du peuple , rétablissement de plusieurs colonies , la défense de poursuivre criminellement aucun citoyen sans y être autorisé \m un plébiscite , et celle d'élever à aucune charge un maghtrat déposé par le peuple. Continué dans le tribunal l'amie suivante, Caius est obligé d'invoquer à son aide des intrrttcontradictoires. Il frappe le sénat au profit des chevalier», en leur conférant l'administration de la jiwtice, jusque aior attribuée au sénat. Mais il frappe les chevaliers en u*«* temps que les nobles , par l'exécution de la lot agraire , tombe principalement sur ces riches détenteurs des b**confisqués aux Italiens. 11 propose encore de (aire parlirrpn les Italiens au droit de cité romaine; mais ceux-ci ne pas plus reconnaissants que les chevaliers, car la loi agrnrmenace de leur enlever les terres qui leur restent. Enaa. le peuple de Rome , en attendant les terres qui lui sont \-kmises, maudit celui qui lui ôte la souveraineté < le suffrage aux Italien* , dont le nombre doit mais dans la minorité et la sujétion.

Outre l'établissement de plusieurs colonies dans la C*bpanie (à Capoue, Tarent* , etc. ) , Caius en (ait voter uaci Carlliage. Son pouvoir est immense : arbitre du gouïcn> meut de Rouie et des provinces, un simple tribun ai«t gagné par la puissance de la parole cette domination absolue que le vainqueur de Pompée n'eut qu'à cinquante av En même temps qu'il occupait les pauvres par toute PlUbc a ces voies admirables qui perçaient les montagnes, et*blaient les vallées , il s'entourait d'artistes grecs , il teeweulait los ambassadeurs étrangers; en un mot , il était roi U sénat prit un moyeu sûr pour le dé|>opulariser : ce fut <k le surpasser en démagogie. 11 suscite contre lui le triliur L vius Drusus, qui parvient à contrebalancer te crédîf àe Caius en proposant des lois encore plus populaires que toertr» celles qu'a fait passer celui-ci. Caius, sentant décroître «s crédit, se charge lui-même de conduire une colonie a Cartilage. Dès lors , l'histoire de Caius reproduit celle de frère. De retour à Rome, il échoue daus la demande troisième tribunal. Le consul Opimius , son ennemi pmet nel, entreprend de faire abroger plusieurs de ses lois. Cau-. simple particulier, prétend les détendre à main armée. Varar. avec ses partisans dans l'émeute qu'il a excitée, il se retire da* le bois des Furies, et il reçoit la mort d'un fidèle alTrant h . qui se tue sur le corps de son maître. La tète de Caios a»*> été mise à prix par Opimius, qui promettait d'en donarr «poids en or. Vn certain Sept imuleius en fit sortir la cervelle, et U remplaça avec du plomb fondu. Trois mille hommes fartf '. tués avec Caius ; leurs biens furent confisques, et l'on *fendit à leurs veuves de porter leur deuil. Pour le souvenir d'une pareille victoire, le consul un temple à la Concorde.

On porte sur les Gracques les jugements les pins opp>*** Cicéron, dans sesdivers écrits, tantôt les loue, tantôt lesbtaar Il est cet tain qu'on n'a aucun élément pour porter à cete#ari un jugement positif, puisqu'ils n'ont pas réussi. Or, ni fa» ni l'autre ne parvint a établir ses lois et sa puissance «"a* manière durable ; et l'usage seul du pouvoir met a aèa d'apprécier le véritable caractère de ceux qui entrepr?* la réforme d'un État. Les Gracques sont devenus un trvie pour la poésie et pour l'éloquence. Qui ne connaît et vtr* de Juvénal :

proquesteur. Il revient à Rome briguer le tribunal. Le sénat racine d'avoir quitté sans permission son général , et d'avoir fomenté la révolte de Frégelles. Caius repousse avec succès cette double accusation. 11 est nommé tribun (12*

Qui* tulerit Gracclios de tedilinae quetrnle* ?

et ce beau trait de Mirabeau : « Le dernier des périt de la main des nobles; mais, frappé du coup

GRACQIES

il jeta de la poussière contre le ciel, et de cette poussière naquit Marins. » Plutarque a écrit la vie de Caius et de Tiberius Gracchus. Nous avons la Conjuration de* Gracifties |*r Saint-Réal, et le Tiberius Gracchus de C li é n i e r .

Charles IX Roeoir.

GRADATION. C'est, d'après le Dictionnaire de l'Académie, une augmentation successive et par degrés. Par analogie, ta gradation représente aussi une diminution successive et graduelle. Ainsi , la lumière , qui croit par gradation le matin , décroît également par gradation le soir.

La gradation est une figure de rhétorique nommée aussi autrefois climax; elle se manifeste quand l'orateur donne des preuves «'enchaînant les unes aux autres, et acquérant par degrés une plus grande force , lorsqu'il se sert de plusieurs idées, de plusieurs expressions, qui enchérissent les unes sur les autres. Pour en donner un exemple, cette phrase : « Va! cours! vole! » renferme une gradation.

En peinture, on se sert du même mot pour indiquer le passage insensible d'une couleur à une autre : tes lois de la gradation doivent être sévèrement respectées dans les tons différents d'un tableau. Les peintres et les sculpteurs appellent encore gradation un heureux artifice de composition, consistant a représenter d'une manière saillante le groupe ou hî personnage principal d'un tableau , en affaiblissant graduellement I expression, la lumière, etc., dans les autres personnages, i mesure qu'ils s'éloignent du centre de l'action.

La gradation a aussi, en architecture, une grande importance et des règles invariables. « Il y a gradation dans le s) sterne des ordres de l'architecture, dit Quatremère de Quiucy, lorsqu'on considère les ordres, soit sous le rapport des proportions , soit sous celui des ornements. Le dorique , jui est le plus fort et le plus simple, est suivi de l'ionique, jlus élégant et plus varié, après lequel vient le corinthien, dus sveltc encore et plus riche. »

GRADE. Quelque temps encore avant ta première résolution , le mot grade ne s'employait que pour désigner me élévation à un degré d'honneur, et ne se disait guère |u« de la prêtrise et des autres dignités ecclésiastiques iinuédiatement supérieures ; il s'employait aussi en parlant les différents degrés que l'on prenait dans les universités , t l'on disait, ainsi qu'aujourd'hui, le grade de bachelier, le licencié, de docteur.

De nos jours, le root grade a pris un sens nouveau, dans equel il est généralement usité : il indique la position res- «ctived'a vancement, ou plutôt le rang occupé parles tiilitaires , soit de l'armée de terre , soit de l'armée navale, .es grades militaires sont : lecaporal (brigadierdans ta avalerie), le caporal-fourrier (brigadier- fourrier dans tacaaierie), le sergent-fou rrier ( maréchul-des-logis-fourrier ans ta cavalerie), le sergent ( marée bal-des-lo-

i s dans la cavalerie), le sergent-major (ma réchales- logis-chef), l'adjudant sons-officier, le sousieu tenant, le lieutenant, le capitaine, lechefc bataillon ou d'escadron, le major.lelleutenantolo nel , le col on el, le général de brigade, le général e division , et enfin le m a réch a I de France. Sous le pre- )ier empire on avait fait revivre la dignité de co n n é t a b le ; la fin du règne de Louis-Philippe, on imagina de donner

ii maréchal Soult le titre de maréchal général pour lui endre moins amer le départ du ministère. Dans l'armée ivale, les grades sont ainsi établis : quartier-maître (caporal), cood m attr e ( sergent), premier maître (sergent-major et Ijudajit-sous-officier ), aspirant de 2e et lrc classe (sousmuteront ) ,enseigne(lîeutenant), lieutenantdevais- ; a u de Ie et ire classe (capitaine), c a p i ta i n e de corvette t 2'e et ire classe (lieutenant- colonel), capitaine de vaisseau > 2e et i™ classe (colonel), contre-amira 1 (général de i^ade), vice-a mira I (général de division ), amiral ( maréial de France). En outre, sous ta Restauration, on donna le ré de grand-amiral au dauphin. Plusieurs ordonnances i décret* ont aussi fait correspondre les fonctions d'inlennt et aouB-intendanl militaires, autrefois inspecteur aux

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