GRADIN
revues et commissaire des guerres, à différents grades de
1 l'armée.
Le grade constitue l'état de l'officier. L'emploi est distinct j du grade; il ne peut y avoir dégrade sans emploi; mais i la privation de l'emploi n'emporte par la perte du grade, i Les causes de la perte du grade , les cas de retrait, de suspension et de suppression de l'emploi , sont prévus par la législation , qui règle également tout ce qui concerne IV , vancement des caporaux ou brigadiers, sous-officiers, officiers et l'état de ces derniers. Aux termes de la loi de 183?, il faut six mois de service actif avant de pouvoir être nomme, caporal ou brigadier, si t mois encore suffisent pour être nommé sous-officier; il en faut si\ de plus enfin pour devenir sergent-major, maréchal-des- logis-chef , ou adjudant -sous-officier. La nomination à ces divers grades e*l faite par les chefs de corps , soit directement , soit sur des états de pro- | positions présentes par les capitaines, mais en observant, \ dans l'un et l'autre cas , de ne prendre qne des sujets portés sur les tableaux d'avancement arrêtés par les inspecteurs généraux. Toutes les promotions aux grades d'officiers sont faites par le chef de l'Etat sur la présentation du ministre de la guerre. Les grades de sous-lieutenant sont donné* un tiers aux sous-officiers de l'année ayant servi deux ans au moins comme sous-officiers, et deux tiers aux élèves des écoles militaires. Les grades de lieutenant et de capitaine ; sont conférés aux sous-lieutenants et aux lieutenants ayant | deux ans île grade, un tiers au choix, deux tiers a l'an- | ciennete. Les capitaines ne peuvent être promus chefs de bataillon , chefs d'escadron, ou majors, qu'après quatre ans de grade; moitié des places, au choix, moitié à l'ancienneté. Les grades plus élevés sont au choix de l'empereur; il faut trois ans de grade pour être lieutenant-colonel , deux ans i encore pour devenir colonel, et pour tous les autres grades J supérieurs, trois ans au moins de service dans le grade i immédiatement inférieur. Le temps exigé |x>ur passer d'un | grade à un autre peut être réduit de moitié à la guerre et ; dans les colonies. Devant l'ennemi, il ne revient a l'ancienneté que la moitié des grades de lieutenant et de capitaine; i la totalité des nominations au grade de chef de bataillon et ! d'escadron appartient alors au chef de l'État. Dans les corps ! spéciaux d'état-major, d'artillerie et du génie, les grades de ! capitaine, de cl«sf de bataillon , d'escadron et de major ne peuvent être conférés qu'aux lieutenants et capitaines faisant partie de ta première classe de leur grade. Les officiers employés près de la personne de l'empereur , de celle des i princes , ou attachés a l'état-major du ministère de la pierre, | sont dispensés de figurer sur les tableaux pour participer au tour de l'avaucement au choix.
N'oublions pas de faire remarquer, en passant, que les candidats proposés dans les corps de l'année pour les grades de caporal, de sous-officier, de sous-lieutenant , ne peuvent être portés sur les tableaux d'avancement qu'après un examen subi devant l'inspecteur général; mais pour l'inscription des candidats aux grades supérieurs , il n'est plus question d'examen ni de concours ; l'inspecteur général se détermine proprio motu, sur les notes des chefs de corps. Dans l'état-major, l'artillerie, le génie et la gendarmerie, les souslieutenants, ou lieutenants en second, sont nommés lieutenants ou lieutenant» en premier du jour où ils ont complété leurs années de grade, tandis que dans l'infanterie et la cavalerie ils n'obtiennent le grade supérieur qu'a mesure des vacances.
làHADIN. Ce mot, dans son acception primitive et. ta plus générale , était communément affecté a désigner les marches d'un escalier. On s'en sert le plus ordinairement aujourd'hui au pluriel pour désigner toute espèce de bancs , de degrés ou de inarches disposés graduellement les uns au-dessus des autres en forme d'escaliers, comme objets d'utilité ou d'agrément; on dit aussi les gradins 1 d'une salle de spectacle, d'un amphithéâtre ; des gradins > de gazon, pour désigner, en termes de jardinage, des degrés ou marches de terre, revêtus de gazon
GRADISKA, peUte ville de 1,100 habitants et place furie , chef-lieu de la capitainerie du même nom , dans le domaine de la couronne ( Kronlande) de Gcrriti et de Gradiska , est bâtie sur l'isonzo, près des frontières de l'État vénitien. Le dévidage des soies est la principale industrie de ses liabilanU. On y trouve un tribunal de cercle de première classe. C'était autrefois le cuef-lien d'an comté du même nom, érigé en 1641 par l'empereur Ferdinand UI en faveur du prince d'Eggenberg. A l'extinction de cette maison (1717), il passa aux comtes d'Altliann. Alt-Gradiska ou O-Gradiska, bourg a marché et place forte, sur le territoire des Frontières militaires d'Esclavonie et de Servie, avec 1,300 habitant», est situé sur la rive gauche de la Save, un fare de la forteresse turque de Barbirou Turkiseh-Gradiska , en Bosnie, et au sud-ouest d'un bourg autrichien , Neu-Grudiska ou Vj-Gradiska, dépôt du régiment de Gradiska , avec 2,000 habitants.
GRADUATION (Bâtiments de). Quand l'économie et la disposition des localités ne permettent pas d'extraire avantageusement certaines substances tenues en dissolution dans une grande quantité de liquide au moyen de la chaleur ou de l'évaporation à l'air libre, on peut faciliter singulièrement l'évaporation en multipliant le contaet de Pair et du liquide. Pour cela, on fait couler celui-ci sur des cordes, qui pendent en grand nombre dans l'intérieur d'un bâtiment h claire-voie , et dout la ptus grande surface est exposée a l'action du vent le plus habituellement régnant dans cette localité, ou bien on le fait tomber d'une certaine hauteur , et dans un état de grande division, sur des fagots d'épines placé* dans la même condition. Dans l'un et l'autre cas, le liquide s'évapore avec une rapidité qui dépend de sa division, de la température et de la vitesse du courant d'air. En le portant de nouveau à plusieurs reprises à la partie supérieure du bâtiment, on arrive a un degré déconcentration qui permet d'évaporer avantageusement le liquide par l'action de la claleur.
Les bâtiments da graduation ont été appliqués aussi h l'évaporation du sang destiné a la clarification du sucre. M. Derosne, qui a fait usago de ce procédé, a |hi obtenir par ce moyen du sang susceptible d'être tran*|»orte dans les Iles, où la fabrication du sucre c\i^« de r/andes quantités de ce produit. H. Gaiji.timi i>b CiAtiuiv.
GR.VDIKL, répons chanté alternativement àlamesse, antienne intermétliairo entre l'épltre et l'évangile, et qui se chantait pendant que le diacre montait les marches ( gradué ) du jubé. Telle est l'étymologie la plus satisfaisante 1 du mot graduel , et c'est celle qui est formellement ton- j signée dans l'flrrfo Romanus. D'antres ont voulu expliquer ] ce mot par la gradation de voix qui distingue le citant de ! cette antienne. Quoi qu'il en soit, l'usage du graduel re- | monte aux papes saint Célestin on saint Grégoire; il est en j vigueur dans le plus grand nombre des liturgies, quoiqu'il n'y porte pas toujours ce nom.
On appelle aussi graduel le livre de citant qui renferme tes messes notées, ]K>ur le distinguer de Yantiphonaire. j
Les psaumes que les Hébreux chantaient sur les degrés du temple se nommaient psaumes graduels.
GRADUS AD PARNASSUM, mot à mot : degré pour atteindre le Parnasse, nom sous lequel a été connu dans nos écoles, pendant plus d'un siècle, un dictionnaire poétii|iie latin, donnant la quantité de chaque mot, ses divers synonymes, ou bien les périphrases |>oétiques à l'aide desquelles on peut le remplacer, enfin les différentes épittiètes dont il est possible de l'accompagner, le tout à l'usage des écoliers a qui l'on fait faire des vers latins; exercice clas- J alque destiné, dit-on, à développer l'intelligence de l'enfant en lui apprenant a apprécier la valeur d'une épithète heu- j reuse, on d'une périphrase de bon goût. Dès la renaissance des lettres , cet exercice si utile fut introduit dans les écoles i et donna lieu à la publication de divers recueils ayant le but que le Gradus ad Parnassum, et désignes le nom de Trésor des Épithètes, tantôt
GRADISKA — GR^EFE
celui de eoffre-fort de la Poésie , et sous une foule dVitr « encore. En 1710, le père Vanière, le célèbre auteur Ai dium Rusticum, publia un Dictionnarinm l'ncnnrn.y, fut réimprimé, quelque* années après, sous le tKrr AtOrrdus ad Parnassum , adopté primitivement par un m> jésuite, le père Paul Aler. Ce lexique est resté juvpiVti \< , h peu près en possession exclusive de fournir à la ron-ot* mntion d'épHhètes et de synonymes faite dans t»»***. depuis la quatrième jusqu'à la rhétorique inthniTflVtf Sous l'Empire, un faiseur universitaire, fêrt habile Iwme . Noël, avait fait de l'oeuvre do père Vanière chou mm -, en y ajoutant lorce fragments empruntes aot drrerc pe* latins, et très-propres, en définitive , quoi qu'on «ta à a former le gont et â mûrir l'esprit des eletes. la fturiu de Noël était, pour le libraire qui l'exploitait, b*en m- > que deux ou trois fermes dans In Bcauce; rion <k r., turel dès lors qu'une tdle propriété fût enviée. Le nnpa* n'était pas facile ; on y est cependant parvenu damas» nieres années en faisant adopter, pour les classes os repus jadis sans partage te Gradus de Noël , un uoaw» *• tionnaire poétique, baptisé du nom de Thésaurus sortira, et, comme de juste, bien préférante au rival qa'H et <•* sournoisement détrôner après plus de trente nnew é s règne paisible et incontesté.
GR.KBKRG DE HEMSOE ( lacon ), polygwate***. né en 1776, à Gannarfve, dans 111e de Gottland(Saè#',« son père remplissait les fonctions de juge proriDdat, m* une éducation distinguée. Dès l'Age de seiie ans, H SU bH d'un vaisseau marchand une tournée dans dnTérvsH d'Angleterre, de Portugal et d'Amérique, et il entre aw* dans la marine anglaise. Après divers voyages eiron*" Itabe, en Allemagne et en Hongrie. Graeherg, eni erst»* pouvoir ajouter k son nom de famille celui de Hems*.** emprunta à un village de l'Ile de Gottland, fut nomav.a 1811, vice-consul de Suède à Gènes , puis envoyé, ai iMï en la même qualité à Tanger. En 1823, il fut nom* «anl à Tripoli. En 1829, il se rendit en Italie avec ta perniew de son gouvernement, et depuis lors résida toujours* P> reuce, où il mourut la 20 novembre 1847. Il «"N r*" tamment consacré les loisirs que lui laissaient s» fa*** à l'étude de la géographie et de la statistique de M* de la numismatique et de la philologie. Parmi se» o* or eux ouvraRea , écrits dans les langues les plus ihffr"1 nous citerons son J?s*ai historique sur les SMia \» allemand; IHse, 1811) ; sa Théari* de la Statut fqsf^ inand; Gènes, 1821 ), et sa Scandinavie vengée fesfr» cais; Lyon, 1822), ouvrage dans lequel, après aveir poussé le reproche fait aux Scandinaves d'avoir *> nombre des peuples barbares qui détruisirent fEitf*** main , il prétend qu'à l'époque de la grande nùgrtl*»** peuples, les contrées du Nord jouissaient déjà •ris» table civilisation. Son Essai statistique et gtojnflV sur la régence d'Alger ( en allemand ; Florence, i*M • K un des livres qui contribuèrent le plies à faire mie»i f» naitre cette contrée. Sa JS'otisia interna alla fammf* d'ibn Khaldun ; Florence, 1834 , et surtout son Sft <£ geographico e statistico deWimpemdi Marncco ,,Mff^ sont également des travaux d'un haut Intérêt. t)i» a te» ' lui, outre une excellente carie de l'empire de Mir*«r*" à l'ouvrage que nous avons cité en dernier lieu, «<< r^ breuses dissertations éparses dans divers reroefl» notamment dans VAntologia de Florence, dans leFraf^ et dans le Giomale det lAtterati, ainsi que dan* t* " moires de diverses académies. 11 était en enVt n*™^ plus de soixante sociétés savantes, et ses relations, >** nombreuses qu'étendues, loi avaient permis , arec h 7' tune considérable dont il jouissait , de réunir une"***; extrêmement précieuse de mé*lairlv*, de pierre* î",ff et antres antiquités. Sa bibliothèque sort eut était quable ; elle ne contenait pas moins de tOO manuscrits f** la plupart orientaux. „ (CnABi.is-Fe«nmtm ne), fou de* P* <*r
GRjEFE •
lires chirurgiens qu'ait produits l'Allemagne , naquit le 8 mars 1787, à Varsovie, de parents allemands, et Tut reçu docteur en médecine à l'université de Leipzig dès 1807. Iji moine année, il refusa une chaire de chirurgie à Krzeminiec pour devenir médecin particulier du duc Alexis d'Anbalt-Bernbourg, et s'établit en cette quabté à Ballenstedt. La direction de l'hôpital qu'il y fonda en 180», et où sa réputation toujours croissante attirait des malades de très-loin, ainsi que la direction de l'établissement thermal d'Alexisbad , qu'il créa dans la vallée de la Selàe, et où affluèrent bientôt les malade» , le mirent en grand renom. Après avoir refusé des chaires de chirurgie à Ko'nigsberg et à Halle, Il accepta, en 1811, la direction de la clinique chirurgicale et la place de professeur de chirurgie à l'université de Berlin. Lortqn'en 1813 la Prusse se souleva contre Napoléon, il fut charge, comme chirurgien en clief, de l'administration des Itopitaux militaires de Berlin, puis de la surveillance de tous les lazarets créés entre la Vistule et le Weser, et en 1815 de celle des lazaret» établis dans le grand-duché du Rhin et diins les Pays-Bas. La guerre une fois terminée, il reprit sa chaire à Berlin. Les nombreux services qu'il rendit à la science répandirent sa réputation au loin, et des élèves accoururent de tons les pays étrangers suivre sa savante clinique. En 1833, quand il alla visiter l'Angleterre, le roi Guillaume IV l'invita plusieurs fois à sa table, au palais de Saiut-Jaines et à Windsor. A Paris, Dopuytren lui fit dignement les honneurs de l'Hôtol-Dieu ; il le pria de le remplacer dans sa chaire et de consentir a faire la leçon en son lieu. Il mourut inopinément, le 4 juillet 1*40, à Hanotre, où il était Tenu pour tenter d'opérer le prince royal, affligé, comme on fait, de cécité.
Quoiqu'on ne puisse nier que de nombreux défauts de caractère contribuèrent beaucoup à obscurcir l'éclat de son immense talent, la science le comptera toujours parmi ceux qui ont le plus lait pour elle et qui l'ont le plus illustrée. Il inventa ou perfectionna une foule d'instruments et de méthodes opératoires, et remit en usage , après l'avoir singulièrement perfectionné, un procédé lort ancien, mais iK puis longtemps abandonné, pour restaurer les nez détruits (voyez RiiiMOPiASTiF. ). Parmi les grands ouvrages qu'on a de lui, nous mentionnerons plus particulièrement ses études sur la nature et le traitement rationnel des dilatations vasculairts (Leipzig, 1808) et sa Rhinoptastie (1818).
CRvEFEKBKHG, village de la Silésie autrichienne, dans l'arrondissement deFreiwaldau et au voisinage de cette petite ville, est célèbre par la méthode curative dite A y dro- (herapie, que feu Pr iesnilz y mit en pratique vers 1838. Si tué à 400 mètres an-deasusdn niveau de la Baltique, sous un Ipre climat qui y appauvrit la végétation, il se prolonge depuis le fond d'une vallée jusqu'à mi-côte de la montagne lite Grxjfenbcrg, où se trouvent les bâtiments de l'établis* «entent de bains, laque! est organisé à peu près comme tous eux qu'on connaît A partir de la, on donne au reste de la nontagne le nom de Hirschbadkamm. C'est plus loin que •ont situées les sources d'où provient l'eau employée pour mi m à l 'établissement. Les malades se logent soit à l'éta- )li*setnenl même, soit dans les maisons voisines, dont le «ombre, la commodité et l'élégance augmentent chaque innée, ou bien encore à Freiwaldau, qui n'en est guère qu'à in kilomètre de distance, et où existait déjà autrefois un étailissement de bain*. Depuis 1830, l'afflucnce de plus en plus ;i inde des baigneurs y a nécessité la construction d'une as te hôtellerie; et cette même an née des baigneurs hongrois, ni housiasles admirateurs de l'Hippocrate aquatique, firent rigerasagloirc un monument dont ils confièrent l'exécution Schrranlhaler. Depuis, des Français reconnaissants ont fait lever a Cra^cnberg une pyramide en l'honneur de Priesùlz, avec celte inscription : Au génie de l'eau /roule!
GH.KTZou CHU/., chef-lieu du duché de Styric (Auri< lie ), sur la rive gauche île la Mur, station principale du iiciiiiu de fer de Vienne à Ti icsle, dans l'une des pins belles