GRAFF
contrées de ee pays, si riche en beautés naturelles, est bâti autour de ce qu'on appelle le Schlossberg, hauteur jadis fortifiée, du sommet de laquelle on aperçoit le plus admirable panorama, et qui forme une magnifique promenade. La ville est elle-même entourée par de vastes faubourgs, se prolongeant Jusqu'aux collines qui bornent son horizon. Quatre ponts, dont deux suspendus, la mettent en communication avec ceux de ses faubourgs qui sont situés sur la rive droite de la Mur. Elle compte 63,000 habitants, et est le siège du gouvernement général de la Styrie, d'un grand nombre d'autorités administratives et judiciaires, et du prince-évéque de Seckau. On y compte 23 églises, 9 couvents et un temple protestant On doit une mention particulière à la cathédrale, bâtie dans le style gothique par l'empereur Frédéric III, qui compte un grand nombre de tableaux d'autels peints par les martres les plus célèbres , et où les ornements en inarbre sont prodigués. Il faut aussi citer l'église de Sainte-Catherine, où se trouve le mausolée dans lequel reposent l'empereur Ferdinand 11 et son épouse. La même église renferme depuis 180» le tombeau de la princesse Marie-Thérèse de Savoie, femme de Charles X. Parmi les monuments dignes d'être visités que renferme encore la ville de Gractz, nous mentionnerons l'église paroissiale, dont le mal Ire-autel est orné d'un beau tableau du Tintoret; le château impérial, l'hôtel de ville, le théâtre, etc. Gratxest le siège d'un commerce fort important et d'une active fabrication d'objets de quincaillerie, d'étoffes de laine et de coton, de cuirs, etc. Parmi les établissements scientifiques que possède celte ville, on remarque surtout son université, londée en 1585, par l'archiduc Charles; elle compte 20 professeurs titulaires et est fréquentée par environ 500 étudiants. Elle possède aussi une bibliothèque riche en manuscrits et contenant près de 50,000 volumes.
GRvEVIUS ( Jeah-Geoucss) dont le nom véritable était Grar/e, philologue et critique distingué, né en 1632, àNaumbourg sur-Saale, commença d'abord par étudier le droit a Leipzig, mais plus tard se voua exclusivement à l'étude des belles-lettres à Deventer. Nommé en 1001 professeur d'histoire à Utrecht,sa réputation d'érudit devint si grande que les villcsdeLcyde et d'Amsterdam , l'électeur palatin, l'électeur de Brandebourg et la république de Venise lui firent à l'envi es offres les plus brillantes pour le déterminer à venir s'établir sur leur territoire. Grievins préféra garder sa chaire à Utrecht, et moumt dans cette ville, en 1703. Guillaume III d'Angleterre l'avait nommé son historiographe ; et LouisXIV, pour lui témoigner le cas qu'il faisait de son savoir, lui avait adressé un riche présent. D'excellentes éditions d'Hésiode, de Cicéron, de Catulle, de Tibulle, de Properce, de Justin, de Suétone, de César, de Florus et d'autres classiques encore, témoignent de la profondeur et de la variété de ses connaissances philologiques. Son Thésaurus Antiquitatum itnmanarttm (12 vol.; Utrecht, 1694-1699) et son Thésaurus Antiquitatum et Ilistoriarum ltalix, publié après sa mort, par Burmann (45 vol.; Leydc, 1704-1725) lui assignent un rang distingué parmi les archéologues et les critiques.
GKAFF ( Antoisb ), l'un des plus célèbres portraitistes de son temps, néen 1736, à Wintertbur.en Suisse, se forma à la peinture du portrait sous la direction de Schellenberg, et, après avoir résidé à Augsbourg depuis 1758, fut appelé en 1766, avec le titre de peintre de la cour, à Dresde, où il perfectionna son talent et mourut en 1813. On doit louer également dans ses ouvrages le dessin , l'expression et h? coloris. Le nombre de ses portraits ( ceux d'hommes sont les meilleurs ) et de ses tableaux de famille ne s'élevait pas à moins de 1,100 en 1796. On en peut voir une collection intéressante ( 22 toiles ) dans la bibliothèque de l'université de Leipzig, à qui eltc fut léguée par le libraire Reich.
Son fils, Charles- Antoine Ghaff, né a Dresde, en 1774, mort en 1 s32, s'est tait un nom comme paysagiste.
GRAKF ( Knr.nninn-GoTvi.n:n ), savant philologue al- I lemand, né en l"s0, à Elbing, en Prusse, mort à Berlin, I en 18)1 , fut allâchc à divers établissement* d'instruction