‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 366 sur 614 · GRAMMAIRE · texte numérisé non relu

GRAMMAIRE

xDe de la théorie du langage. En voici, croyons-nous , la raison : l'étude de l'entendement humain , autrement de la uture de nos idées et de leur formation et l'élude des langues comparées sont les deux ailes de la grammaire. Ces la» études manquaient également aux anciens. Quand nême ils eussent davantage cultivé la première , leur mé- >ri», soi-disant patriotique, mais injuste et insensé, pour les talions qu'ils appelaient barbares , les aurait seul empêches k s'élever jusqu'à la grammaire générale. An contraire, les oodernes, éclairés par une métaphysique plus exacte, anioé» par la morale divine et toute fraternelle de l'Évangile , >nt t-té plus sages et pins heureux dans la science des lan- ;uet». Bacon leur indiqua les routes de la vraie philosophie ; Messieurs de Port-Royal, maîtres habiles dans beaucoup de rognes mortes et vivantes, avaient recueilli des faits , des uatéhaux pour la science , et ils excellèrent à les mettre en livre. Leurs successeurs les ont surpassés dans le dernier iècle et dans celui-ci, tant pour la multitude des laits raseoibles que pour le perfectionnement de la théorie. Cepenant , il reste encore beaucoup k Taire si Ton veut achever édifice de la science grammaticale. » Chaupxckac GRAMMATISTE, du grec Yf»uu«t<rri>«, pédagogue, naître d'école, par opposition à ypa^(iorrtw; , grammairien , lomme lettré. Ce mot est passé dans notre langue; il se it, par mépris, de ces grammairiens uniquement préoccués de distinctions futiles et de discassions oiseuses, maîtres edresseurs de phrases, orthopédistes du langage, qui jettent e la boue k l'homme de génie} s'il a commis la moindre îfraclion à la syntaxe ou manqué de déférence pour le dieonnaire de l'Académie. A Constantinopie on appelait autre- >is grammatisles les Funariotes qui remplissaient des nploisdc drogmans ou do secrétaires auprès de la Sublime orte ou chez de riches particuliers.

GRAAIAIK. Le gramme est aujourd'hui notre onilé syswatique et théorique de poids. C'est ce que pèse un centilètre cube d'eau distillée prise à son maximum de denté. Ses multiples sont le décagramme (ou dix grammes), hectogramme (ou cent grammes), le kilogramme (on ille grammes); il a pour sous-multiples le déclgramme >u dixième de gramme), le centigramme (ou centième ; gramme), le milligramme (ou millième de gramme;. îs diverses unités sont employées selon l'espèce des pesées ie l'on vent faire : le kilogramme et ses multiples, pour plupart d<s transactions commerciales, les chargements voitures, etc. ; les parties de kilogramme pour les achats urnaliers do ménage; le gramme, eohu, et ses Mibdivt- >ns, pour les pesées plus exactes , celles surtout qui se p portent aux sciences. La loi du 3 nivose an h reconis-^ail Jusqu'à trois unités de poids : le gravet, qui était gramme actuel; le grave, qui était notre kilogramme; et but, qui valait mille kilogrammes : c'était le millier actuel, le poids du tonneau de mer. On compte au «si quelquefois r quintal métrique, qui répond k cent kilogrammes. Le gramme, comparé aux anciennes mesures de poids, ut environ 10 grains ou un peu plus du quart d'un gros. >ù il suit que 30 grammes font à très-pen de chose près e once; l'once vaut SO>r,69. Il s'agit, bien entendu, l'once ancienne, car si l'on applique ce nom k la seizième rtie de la livre métrique, comme on le fait journellement ore , cette once vaut 31*' ,25.

URAMMONT ( Famille de). Cette ancienne maison de in dus Coin lé , qu'il ne faut pas confondre avec celle des amont en Basse-Navarre, est originaire du comté de irgogne, et formai! l'une des branches collatérales de la i s«n «les barons de Granges, depuis longtempséteinte. Klle ■ son nom d'un ancien château fort, situé entre Vesonl et ntbéliard et rniné par Louis XI. Cette seigneurie avait achetée, au treizième siècle, par l'un des fils du sire de nges, et fut érigée en comté par le roi d'Espagne Phi- •c IV , en 165G. Les Grammont ne servirent en effet I-'rance qu'après la conquête et l'incorporation de la i n c h c-Co m ték ce royaume par Louis X IV. Jusque alors

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