‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 383 sur 614 · GRANJA · texte numérisé non relu

GRANJA

qu'elle est formée par la jonction de deux variétés granitiques extrêmement distinctes; l'une d'elles servant de gangue à l'autre : la variété enveloppante est un granit grisâtre, qui se décompose aisément au contact de l'air; la variété enveloppée est un granit plus noir, plus compacte, plus indécomposable; elle se présente sous forme de cristaux. Les murs de l'Escurial, de Ségovie et d'Avila, les colonnes des patios de toute la Kouvelle-Castille , sont toutes bigarrées de cette singulière variété de granit.

Rfi nzir>-LrrèvRE.

GRAMT DE CORSE. Voyez Dmarre.

GRANIVORES (du latin granum, grain, et vorare, manger ) , nom sous lequel on désigne les oiseaux qui se nourrissent le plus ordinairement de graines. Bien que cette dénomination soit applicable a un assez grand nombre d'individus pris en dehors de la classe des oiseaux, elle sert cependant, dans son acception la plus restreinte, a désigner plusieurs individus pris dans différentes familles de cette même classe, qui se servent le plus habituellement de graines pour s'alimenter. Temminck l'a employée pour désigner le <niatrième ordre de sa méthode. Cet ordre ne renferme presque que les eonirostres de Cuvicr, puis quelques individus de l'ordre des gallinacés , tels que les pigeons. Le bec des granivores est ordinairement court, gros, robuste, plus ou moins conique, avec l'arête aplatie et se prolongeant snr le front ; rarement leurs mandibules sont érhancrées; ils ont quatre doigts, les trois antérieurs divisés, le pouce libre ; leurs ailes sont médiocres , peu propres au vol , leurs tarses annelés et nuls. Les oiseaux granivores ne vivent point exclusivement de graines ; beaucoup au contraire sont omnivores, et se nourrissent tantôt de graines, tantôt de vers, de larves et d'insectes. Parmi eux , les uns avalent les graines , même sans les dépouiller de leur péricarpe : tels sont le pigeon, la tourterelle, la poule, etc.; d'autres non-acudélachent l'enveloppe, mais encore broient la graine en tels sont le serin, le bouvreuil, le tarin; d'autres enfin , comme le perroquet, dont la langue est épaisse et le palais lubréfté de sérosité , débarrassent les graines de leur enveloppe, les brisent et ne les avaient qu'après les avoir réduites en une espèce de pulpe. Cest en comprimant la graine entre les bonis tranchants de leur bec que les granivores détachent l'enveloppe; après cette première opération, ceux qui la brisent avant de l'avaler la serrent fortement entre la partie supérieure et ta partie inférieure de leur bec, qui dans son milieu est armé d'une protubérance dure propre à l'écraser. Leur palais est revêtu d'une membrane mince, sèche ; aussi passent-ils pour avoir un goûl peu exquis. Leur odorat est presque nul. Leur jabot est plus développé que celui d'aucune autre espèce d'oiseau : cette condition était indispensable pour que les graines non brisées pussent y rester un certain temps, a6n de se ramollir dans la mucosité qui exsude des parois de cet organe, et pouvoir plus facilement être triturées par le gésier. Leur second estomac (ventricule succinlurié) offre peu de capacité; leur gésier est remarquable par l'épaisseur de ses parois ; sa membrane interne, épaisse , semi -cartilagineuse, incrustée de petites pierres et de graviers , est enveloppée par quatre plans de muscles.

Le canal alimentaire des granivores est plus long que celui des piscivores a des rapaces. Leur instinct est plus varié et plus perfectionné que celui d'aucune autre espèce d'oiseaux cela tient très-probablement au voisinage de l'homme. On les voit presque lous se grouper autour de son habitation , et même , à deux époques de l'année , quand on sème les grains et quand on les recuite, il arrive souvent que leur voisinage cause des pertes considérables.

Ur.LrieLO-LcvBvnr:.

GRANJA (LaJ.c'est-a-dlrc la Ferme, résidence d'été des rois d'Espagne, bâtie ptr Philippe V, à l'imitation du Versailles de son aïeul , sur une éminenec assez élevée, dans une contrée aride et déserte, située près de Saint-lldephomçe et de Ségovie , où l'art eut aussi à triompher de la nature.

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