‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 385 sur 614 · GRANT · texte numérisé non relu

GRANT

et soldats se conduisirent vaillamment Le sire de Châieau- Guyon, qui en voulait personnellement aux Suisses, fit des prodiges de valeur, mais il fut enfin abattu et son étendard pris. Quoique les Bourguignons combattissent avec un rare courage , ils ne purent tenir tête à l'ennemi, et se virent refoulés vers l'A mon. Le duc espérait se retrancher dans son camp, qu'il avait admirablement fortifié : il ne tarda pas à s'apercevoir qu'il fallait y renoncer. Le reste des confédérés parut tout à coup sur les collines de Botivillars et de Champigny : ils s'avançaient en poussant le cri de Granson.' Granson ! comme pour annoncer la vengeniu« qu'iU voulaient tirer de la mort de leurs frères. A ces cris terribles se mêlait te son, plus terrible encore , des trompes vulgairement appelées te taureau (TV ri et la tache «f t'nferualden. Le duc comprit que c'en était fait de son année, puisque la seule avant-garde des Suisses lui avait donni; tant de mal. Cependant, il n>i perdit point courage : il exhorta les siens à combattre vaillamment , donnant le premier l'exemple. Ce fut peine inutile; la cavalerie avait déjà battu en retraite, ainsi que les meilleurs hommes d'armes ; te trouble «e tarda pas à se mettre dans tous les rangs. Le son effroyable des trompes, la marclic rapide des Suisses , qui descendaient tête baissée, sans que rien pût les arrêter, les coulevrines, qui commencèrent à faire teu à l'unprovUte , tout contribua a jeter le désordre dans le camp. Une terreur panique s'empara des Bourguignons, tout le monde se mit à fuir. En vain le duc s'efforçait de les ramener au combat, il n'y* pouvait rien : resté presque seul, il dut lui-même prendre la fuite, suivi de quelques houimes seulement. Il courut ainsi jusqu'à Jougue dans le Jura. L'ennemi, qui avait peu de cavalerie, ne put le poursuivre, et se mit à piller le camp : le butin fut immense. Jamais les Suisses n'avaient vu tant de richesses réunies sur un seul point. Le duc de Bourgogne, dont la conr était la plus fastueuse de l'Europe, avait apporté avec lui tout ce qn'il avait de plus précieux.

GRANT ( Mistress Arou CAMPBELL ), née à Glasgow, en 173», et morte à Londres, en 1838 , est auteur de quelques ouvrages estimés , dans lesquels elle s'est efforcée de faire connaître et apprécier les des montagnards écossais,

et d'un livre sur l'état intellectuel et moral des États-Unis. Fille d'un officier écossais, elle avait épousé un ministre de l'Église anglicane.

GRANT (Madame). La madame Crant dont il est tant de fois question dans les Mémoires anecdoliqneade î'empuc, qui abondent en histoires amusantes sur son compte, n'avait rien de commun avec l'écrivain dont il est question <lam l'article précédent, non plus qu'avec la famille dont lord Glcnelgcst aujourd'hui le chef, et qui a donné à l'Angleterre divers hommes politiques du nom de Grant. On sait que M. de Talleyrand l'épousa en 180â, alors que Napoléon voulut que tous les hommes attachés à son système donnassent en public l'exemple de la régularité desmours ; ce mariage, contracté in extremis, par l'ancien évêque d'Autun. choqua d'autant plus l'opinion qu'il y avait alors depuis longtemps dans le public retour marqué au respect du dogme catholique et de ses prescriptions. On ignorait géoératemer-t qu'un brcl spécial du pape Pie VII avait corupteiem.it délié le prince de Bénévent de tous les engagements qui avait contractés , soit comme prêtre, soit comme évêque, et l'avait fait rentrer dans la vie séculière.

Madame Grant, veuve d'un officier anglais, était alors dans la brillante maluritéd'une beauté qui quelques années auparavant atait fait une vive sensation dans les cercles eégaot* de Calcutta el de Londres. Venue à Paris à l'époque do consulat, à la suite d'une de ces aventures dont sont semées de semblables existences, elle n'avait pas tardé à y être compL* au nombre des femmes galantes de haut parage. M. de Talleyrand s'était attaché publiquement à son char. Il était en» cure amoureux, lorsque l'empereur lui donna sournoiscicK-ol à entendre qu'il y avait là un scandale auquel un inana^ pouvait et devait seul mettre fin. Il s'exécuta de booac

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