FUGUE
> qui n'en dérive , soit par augmentation , soit par dimioutNjn, soit par opposition de temps ou de mouvement. Elle est irréçulièrc ou libre quand on ne traite pas du »jet seul, et qu'on le quitte de temps en temps pour passer à me antre idée qui, bien qu'elle ne soit pas tirée du sujet, doit néanmoins être en parlait rapport avec lui. La fugue n'a qu'ira sujet ou en a plusieurs : celle qui n'a qu'un sujet est appelée simplement fugvt; celle qui en a davantage s'apfugue à deux, trois, quatre sujet g. A quatre parties, h fasîue n'a néanmoins que trois sujets ; pour en avoir quatre, il faut que la fugue soit à huit parties. Le motif, le chant par lequel la fugue à deux sujets commence, est toujours le premier sujet nommé simplement sujet ; tous les autres qui le suivent sont autant de contre- sujet h oh contre- thèmes. S'il est nécessaire, après les premières entrées oti modulabons ordinaires de la fugue, fixées sur le nombre des parties, que le sujet et sa réponse se rapprochent pour produire de la diversité , la fugue a plusieurs sujets demande que les différents sujets dont elle se compose arrivent tour a tour par le moyen du renversement des parties et se présentent ainsi tantôt en haut, ou dans les parties du milieu , tantôt en bas. Tous ces artifices exigent une connaissance parfaite du contrepoint double, par lequel on apprend à renverser les sujets. A l'égard des diverses espèces d'imitations , on peut ranger celles de in fugue en trois classes , dont la première contient les imitations a l'unisson, à la seconde, à la tierce, quarte, quinte, sixte, septième et octave. La plus usitée, et en même temps la plus parfaite de ces imitations, est celle à la quinte, qui par renversement peut être une quarte, parce qu'elle fait entendre les principales cordes du ton, c'est-àdire le* octaves de la tonique et de la dominante. Pour ce qui est des imitations à la seconde, tierce, sixte et septième, ou ne s'en sert que dans le cours de la précédente, pour rapprocher les sujets. La seconde classe contient les imitations par mouvement semblable, contraire, rétrograde, et rétrograde par mouvement contraire : ces deux dernières ne s'emploient que dans le cours des deux premières. La troisième contient le> imitations par augmentation et par diminution : on ne Ifs emploie qu'au milieu d'une fugue ordinaire. Fugue vient du UWnfuga, fuite, parce que les parties,
' "~. se poursuivre l'une
l-i* fagot ca musique e*i un morceau bien fort,
a dit Regaard dans Les Folles amoureuses.
Pour se servir de la fugue au théâtre, il faudrait la faire Hunier par des personnages animés du mémo sentiment ; les motif* et les entrées étant parfaitement symétriques, il tarirait que ces personnages arrivassent \ur groupes snr U Mvne, et les uns après tes autres ; un tel morceau serait «Tuoe froideur glaciale. Cependant, les imitations que l'on rencontre dans certains finales sont dessinées en fugue. L'wiverture de La Flûte enchantée est une fugue irrégnlière a la vérité, mais riche de science, «le mélodie, et d'un merveilleux effet. On trouve des formes fuguées dans l'ouverture tfEurktnte et dans certains choeurs de La Juive et des Huguenots. Cest dans ces morceaux que le compositeur peut déployer son talent et mettre a profit, sous d'autres ftirrms, les marches figurées, les imitations, les renversements, et toutes les subtilités harmoniques, les recherches de style qui ne semblaient faites que pour les pédants.
Castil-Ulaze.
FUIR* On emploie ce mot en peinture, en parlant des
objets qui semblent s'enfoncer et s'éloigner de la vue. C'est la perspective qui prescrit les moyens de faire ainsi fuir
celles qui sont très-propres a cet effet, comme le blanc et le bleu céleste. A.-L. Miixi*, a* l'Institut.
FUITE. Vnyes Ittrtorre.
FUITES IFEAU . ouvertures ou fissures par lesquelles ùdiappent le? eaux contenues dans un canal, un élann, une citerne, etc. Les fuites d'eau sont souvent fort difficiles