FULGENCE
à boucher ; aussi les ingénieurs et les architecte* dent-ils aux constructeurs de bassins, de cilernes, de digues, de prendre toutes tes précautions imaginables, alin de prévenir les fuites d'eau. On bouche les fuites «l'eau de diverses manières : quelquefois il suffit de délaver de la* terre dans un étang pour faire cesser les fuites d'eau qui l'appauvrissent ; dans d'antres circonstances on emploie des mastics , des ciments, des glaises, du bitume, etc. ; quelquefois il arrive aussi qu'on est obligé de refaire l'ouvrage en tout ou en partie. TevssAdbb
FULBERT, chanoine de Paris et oncle de la tendre Héloïse, resté fameux dans nos annales par la barbare vengeance qu'il tira d" A bé lard.
FULDA ( Province de ), division territoriale et politique du grand-duché de liesse Électorale, d'une superficie de M myriamètres carrés, avec 14s,000 habitants, professant pour la plupart ta religion catholique. Elle comprend indépendamment des deux bailliages de Friedewald et de Landeri de la basse liesse, de l'ancien duché de Hersféld et de la seigneurie «le Schntalkaltlen, près des deux tiers du territoire de l'ancien évéché «le Fulda, qui dans l'ancienne circonscription de l'Empire faisait partie du cercle du Haut-Rhin, En 744, saint Boniface, apôtre de l'Allemagne, fonda dans la province de Buchonia une abbaye de l'ordre de Saint- Benoit, qui dès 751 avait été affranchie de toute juridiction épiscopale, pour ne plus relever que du siège de Rome, l'ne école qui jeta un vif éclat au milieu des ténèbres du moyen Age , et qui compta pendant quelque temps le célèbre Hraban Maurau nombre de ses professeurs, ne tarda pas a ajouter encore à l'importance de cette abbaye , dont le titulaire obtint, en mi, la prééminence sur tous les princes abbés d'Allemagne et de France. Investis depuis le règne de l'empereur Charles IV de la dignité d'archichanceliers de l'impératrice, les princes abbés do Fulda, sans jouir précisément d'une grande puissance territoriale, réussirent à traverser paisiblement les époques les plus critiques, voire celle «le la Réformation, tout en conservant l'intégralité de leurs biens elles privilèges honorifiques que leur avaient concédés les papes et les empereurs. Il fallait mire preuve de quartiers de noblesse pour être admis à faire profession d'humilité dans celte maison ; et quand le titre d'abbé venait à vaquer par la mort du titulaire, c'étaient tes moines euxmêmes qui élisaient son remplaçant et qui le désignaient à la confirmation «lu saint-siège.
En 1752, l'abbaye de Fulda fut élevée au rang d'évéché; mais par suite du remaniement général que subit l'Allemagne en 1803, cet évéché fut sécularisé en «tépit de la vive résistance de l'éve<ptc Adelbert , qui occupait le siège a cette épo. que, et attribué à la maison de Nassau-Orange, avec le titre «le principauté. Le chef de cette maison ayant osé, à quelque temps de là , faire cause commune avec tes ennemis de Napoléon , le dominateur de l'Europe confisqua le nouvel Etat au profit du grand duché de Francfort, «iont il continua à faire partie jusqu'il ce que les événements de isli et de 1815 vinrent encore une fois modifier In constitution territoriale de l'Allemagne. Après divers tâtonnements et hésitations, après avoir été successivement adjugé à la Prusse, puis à la Bavière, il finit par être en grande partie attribué a la Hesse Electorale.
Run, clicf-lieu de la province, bâtie sur la rivière du même uorn, est une ville asseï régulièrement construite, et qui compte IO,000 habitants. Elle est le siège de l'administration provinciale supérieure, de la haute cour de justice, cl de l cvôque calholùpie de la Hesse. La cathédrale , toute en pierres de taille et où se trouve le tombeau de saint Boniface, est un monument digne de l'attention de* voyageurs. Eu isi2, on a érigé a saint Boniface, au milieu de la place publique qui s'étend devant l'ancien palais épiscopal , une statue en bronze et de grandeur colossale.
FULGENCE (Saint), Fabius CiJtunitsGonnuNts Fil- CE-vm», évoque de Ruspina en Afrique, naquit à Tétepte,
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dans la Bixacène, en 468. Élevé sous les yeux de sa mère, après la perte de m» mari, il fat formé par elle à la piété. Ses grands succès dans les lettres grecque* et latines et les talents qu'il déploya dans l'administration des biens de sa i le tirent élever à la charge d'intendant du domaine la province. Mais la fréquentation des religieux du pays et de l'évêque Fauste et la lecture de quelques ouvrage.* de saint Augustin le déterminèrent à se retirer dn inonde, malgré la douleur que cette résolution causa à sa mère. Obligé, avec Félix, qu'il secondait dans l'administration d'un monastère, de fuir les persécutions des ariens, dont ils faillirent être victimes, il vint à Home , en l'an 500, visiter les tombeaux des apôtres et des martyrs; puis, sans s'être laissé séduire par la gloire et les richesses de Tbéodoric , il revint à son monastère, dont il reprit la direction. Comme il cherchait dans la solitude a échapper aux embarras inséparables des dignités ecclésiastiques, il fut ramené par Fauste, qui l'ordonna prêtre. Bientôt les fidèles île Kuspina l'élurent évéque, contre les ordres formels du roi des Vandales, Tlirasimond. Mais il ne tarda pas à être arraché par ordre de ce prince aux chrétiens do son diocèse, qu'il édifiait |wr sa vie exemplaire, et exilé en Sardaigne, avec les autres évéques orthodoxes, dont il devint l'appui et le conseil. Cependant Thraaimond désira le voir, et l'ayant fait venir a Carthagc, lui soumit plusieurs difficultés sur les points qui partageaient les catholiques et les ariens. Se rangeants son avis, ce prince loua hautement sa sagesse. 11 lui aurait même permis de rester à Carthage, sans les réclamations du clergé arien, auquel son influence portait ombrage. t)e retour dans son diocèse à l'avènement d'Hildéric, après avoir (ait condamner les erreurs des semi-pélagiens, il assista encore a deux conciles, et mourut dans l'Ile de Cercine, en 533, le lrr janvier. Il reste de lui quelques ouvrages dirigés pour la plupart contre la doctrine des ariens et contre celle des pélagiens. H. Bouchittê.
FUIAîOIlE, genre d'insectes hémiptères, de la famille des ckadaires; il comprend environ cinquante espèces, pour la plupart remarquables par la beauté et la variété des couleurs, ornements des élytres et des ailes, ainsi que par la forme de la tète, qui dans les unes présente une scie, ou une trompe semblable à celle d'un éléphant, et dans d'autres une aorte de mufle. D'ailleurs, ce genre a pour caractères un front avancé, deux yeux lisses, sans appendices au dessous des antennes. Les plus grandes espèces de fulgores sont apportées en Europe de l'Amérique méridionale, de Cnyennc ou de Surinam ; elles y vivent fur les arbres. Les espèces qui habitent l'Europe sont très-petites, et se tiennent constamment sur les arbustes et les buissons.
La Jalgore porte-lanterne (Julgora lalernaria, Linné ) a près de dix centimètres de longueur; elle est agréablement variée de jaune et de roux, et offre une grande tache en forme d'oeil sur chaque aile. Son museau est trèa-dilaté, vésiculeux, large et arrondi en devant Au dire de plusieurs voyageurs, cet insecte répand une forte lumière dans l'obscurité. Mllr Mérian, dans son grand ouvrage sur les insectes de Surinam, assure même que la clarté qui en résulte est assez grande pour permettre de lire les caractères les plus fins; mais ce fait a encore besoin d'être constaté.
La fulyure porte-chandelle a cinq centimètres de longueur; un front très-prolongé, mince, recourbé , de couleur jaune; les yeux bruns, la tète et le corselet d'un beau jaune, l'abdomen jaune en dessus, noirâtre en dessous ; les élytres d'un beau vert, avec des bandes transversales et des taches jaunes. Les nervures des ailes sont élevées , et entre elles existent de petite traits, qui Tonnent des espèces de grilles. Les ailes sont d'un jaune safran, avec de larges bandes noires à l'extrémité; les pattes jaunes, les quatre Jambes
«rte beaucoup de la Chine. Cest le pays qui en fournit le plus.
L»fulgore européenne (Julgora curopxa, Linné) a onze nvllimèln» de longueur, tilt est entièrement verte; son
FULGURITES front est conique, ses élytres et M
N. CUUtMOHT.
FULtiOSO ou FRÉGOSE, illustre famUle de Gènes, d'origine plébéienne, qui embrassa le parti gibelin et fut longtemps en lutte avec la famille des Adorai. Le premier personnage de cette maison qui figure dans l'histoire est flominique Ft ixoso, élu doge en 1371, après l'expulsion de Gabriel Adorno, à laquelle il avait puissamment contribué. En 137», le peuple, excité par Antoine Adorno et Nicolas Guarco, le déposa à son tour, et l'emprisonna : il obtenu de brillants succès a Chypre, mais il avait ' ment essayé de chasser les Vénitiens de Ténédos.
Jacques Fclcoso, fils de Dominique, (ut élu doge en 1390, après l'abdication d'Antoine Adorno. Il était d'un esprit doux et pacifique. L'année suivante il fut contraint, par la force des armes, de rendre la place à se repentait de l'avoir abandonnée.
Thomas Fulcoso, fils du précédent, prit une part trèsactive aux troubles qui agitèrent Gênes à la fin dn quatorzième cl au commencement du quinzième siècle. Elu doge en 14 15, il se recommanda par une administration beaucoup plus sage que sa conduite antérieure ne devait le faire espérer, fit lever au roi d'Aragon le siège de Booifacio, et décida Cabri a chasser sa garnison aragonaise, poor s» mettre sous la protection de Gênes. 11 abdiqua sa dignité en 1421, lors du siège de Gènes par Carmagnole, général de Philippe-Marie, duc de Milan, auquel sesnwcitoyens voulaient, contre son avis, se soumettre. La république , en considération de cet acte et avec l'approbation du même duc, lui céda la ville de Sarzane avec son dittrict, pour en jouir sa vie durant, ne pouvant toutefois U céder ni la transférer qu'à la république. En 1435 il fut de nouveau élu doge, mais déposé en 1442.
Il avait un frère, Baptiste Fulcoso, qui entreprit, a U sollicitation du duc de Milan, de le supplanter. Il échou, et Tltomas en garda si peu de ressentiment , qu'il le fit nonmer chef d'une, escadre que Gènes fournit à Réné d'Anjou.
Apres bien des révolutions, Jean Fllcoso, puis Umti Fulcoso, furent doges de 1447 à 1450. Celui-ci fui dépo* en cette dernière année, et Pierre Fclcoso, neTeu * Thomas, lui succéda. C'est lui qui persuada aux Génois en 1458, de se soumettre h Charles VII, roi de Kraorc; mais il se souleva l'année suivante, et essaya de chasser In Français à l'aide de troupes que lui fournit Ferdinand de Naples. U périt dans cette tentative.
Paul Fu-coso, qui avait été d'abord archevêque de Gêne», poursuivit les projeta de Pierre, contribua à l'expulsion de* Français, et après avoir subi comme doges Prosper Adorno, Spineta Fulcoso et Louis Fulcoso, supplanta ce dernier en 1463, réunissant en sa personne les pouvoirs spirituel cl temporel. Mais ce ne fut pas pour longtemps : il W obligé de se retirer devant les troupes de François Sforce, duc de Milan, à qui Louis XI avait cédé ses droits sur Géo« /tanto/e Fulcoso, neveu du précédent, fut élu doge en I47S. et chassé en 1 483 par son oncle, devenu cardinal îl qui, aprw quelques années de pouvoir, remit Gênes au duc de Milan.
Octavien Fulcoso, proclamé doge en 1514, traita en I5i> avec François Ie', qui le fit gouverneur de Gênes, ta il fut obligé de se rendre au marquis de Pescaire, gênerai de l'Empire, et mourut quelques mois après. Il avait M preuve do sagesse et d'équité.
En 1528 la famille Fulcoso fat incorporée par AmW Doria dans celle des Fornari, afin d'éteindre avec son nom les querelles incessantes qu'elle suscitait dans la rép«Wiq«-
Auguste SivACsa.
FULGURATION. Voyez Fuuhîutkms Déflic»»tio'. FULUURITES (quasi fulgure icta, dit Nwnnisl. nom que les Romains donnaient aux lieux ainsi qu'ai» "* jets sur lesquels la fond re était tombée.
On donne aussi le nom de fulgurKes à des tubes vilnw» a l'intérieur et granuieux à l'extérieur, produits par le pesage de la foudre à travers un lorrain de sable quartir"
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FULGURITES
Os Ailgorites, qu'on a|ipelle encore tubes fulminaires, pénètrent souvent à une grande profondeur, mais leur diamelrr De défisse gpnrralement pat dnq centimètres.
FULIGINEUX ( de futigo, soie ). On applique cette éfllbete a une fiintée ou vapeur supportant une grande quantité de «oie ou de matière grasse. Le noi r de fumée n'est qiKCfqoe l'on retient des vapeurs fuligineuses de substances remues qu'on a brûlas; la litharge est également le produit des rapeur* fuligineuse», retenue* et ramassé**, des nétaax qui entrent en fusion. En médecine, on applique ab\ Jfnts, à la langue et aux lèvres l'épi thète de fuliçimkh, quand elles sont couvertes d'un espèce de croûte aorritre, a peu près couleur de suie, ce qui arrive dans certaine* fièvres.
FULIGNO. Foyez Foucko.
FULLER (Sakau-M ahcaret), l'une des plos telles pro- HK/tmesii* l'émancipation delà femme aux États-Unis, naqnit rn 1810, à Cambridge-Port, dans l'État de Massachusetts. Son père, Thimothy Folle», jurisconsulte et membre Ju congrès de 1817 a 1825, acquit plus tard aux environs de Boston un petit domaine, qu'il cultivait lui-même. Il >louni a sa fille une éducation toute virile; dès l'âge de huit us, il lui imposait, dit-on, pour tâche de composer chaque jwr m certain nombre de vers latins ; et la philosophie , iïn«|i>ire et l'esthétique devinrent les études favorites de la l»nne fille. C'est sous ces influences que se développa le caractère énergique et original de Marguerite Kuller. Son père ■nrt, die contribua a nourrir sa famille en donnant îles leçons; et en novembre 1839 elle fonda à Boston une société de dames, au sein «le laquelle elle fit des cours, qui dans cette ville , essentiellement puritaine , produisirent une rire impression, à cause des hardiesses étranges du professeur. En 1844, d'après l'invitation d'Horace Greeley, ré- Jideor de The Tribune, elle se rendit à New-York, où elle écrivit pour ce journal une suite d'articles relatifs à la littéralnre et aux beaux-arts, qui ont été recueillis et publiés uu le titre de : Paper* on lUeralure and art ( Londres , 1M61. Dans son ouvrage intitulé Woman in the nine- Itatk century, elle a exposé des idées hardies et souvent M^, mais quelquefois empreintes aussi d'une grande •ullatioa, sur la nature de la femme et sa destinée. En 1M6 Hle vint à Londres, ou elle fit la connaissance per- •«sarlle de Car ly le, pour qui elle professait depuis longtap la plus profonde vénération. De la die se rendit h f1», où , comme on le devine bien, elle n'eut rien de plos preee que de se faire présenter a madame Dodevant, puis Hlrpgaa l'Italie. A Rome, elle fit la connaissance du mariais 0**oli, qui lui donna son amitié et qui l'épousa en 1848. Ole prit une part des pins actives aux événements de cette «poqoe, et la chute de la république romaine lui navra ■« mer. Son mari fut exilé par le gouvernement ponti- •al, et en juta I8&0 elle s'embarqua pour revenir aux Ëtib-Cais arec lui et un jeune enfant, qu'elle allaitait. Le 1* jotHet I8&0, le navire a bord duquel elle se trouvait périt corps et biens sur la cote d'Amérique, dans la grande l>.fnpéte que signala cette journée. L'Incontestable talent, le caractère énergique et te fin lamentable de Marguerite FuUcr, ont entouré son nom d'une espèce d'auréole poétique. Il s'en filtait qn'elie lut jolie femme, et cela ne l'empêcha pas d'inspirer plusieurs attachements profonds et durables. Emerson d Ctianning ont publié les Memoirs of Sarah Margaret fv!ler,marehesaOuoli ( 3 vol., Londres, I8S2).
HLMI-COTON, COTON-POUDRE, PAPIER-POU- DRE, noms vulgaires donnés a un nouveau produit e\plo~ ***t qui vers la fin de l'année 1840 fit son apparition dans le momie scientifique, où on le désigne sous celui de pyro- *fline. On l'obtient en trempant certaines matières ligneu- "*», teiles que le coton, le papier, etc., dans de l'acide uotiqye, et laissant séclter. C'est en réalité M. Pelouze qui en a donné la recette dès 1838, tout en ignorant que son papicr-poiHlrc.bruhnt soudain, pot détoner comme la poudre ». :M.n. e cl l.i nmplneer il ne le croyait propre qu'à lor-
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mer des cartouche* promptes a s'embraser et pouvant ainsi
rendre la poudre à canon plus efficace, plus puissante. De mémo que P. Bacon, M. Pelouxe n'a donc fait que cliarger la pièce, et c'est M. Scha>nbein qui l'a tirée. L'annonce de celle découverte produisit une vive sensation ; mais l'engouement dont le fuirai-coton fut d'abord l'objet ne tarda pas à faire place a des sentiments plus raisonnables; la nouvelle découverte, si belle qu'elle pot être, fut depuis réduite à sa juste valeur , et de longtemps encore sans doute le fuJmi-coton ne parviendra à détrôner la poudre a canon. On reconnaît que l'emploi en sera utile et économique dans les carrières, dans les mines et dans quelques autres applications pratiques de ce genre; mais quant à s'en servir pour les usages de la guerre, il n'y faut pas songer. Il est demeuré avéré en effet, à la suite d'ex|véricnces faites avec toute la précision imaginable, que les effets du fuirai-colon sont beaucoup plus inégaux que ceux de la poudre; que sa grande inflammabilité (il s'enflamme a 70" Réaumur, tandis que la poudre ne le lait qu'à 140» ) rend la fabrication des munitions avec cette substance, leur transport et leur r-ouservallon beaucoup plus dangereux que ceux des munitions confectionnées avec de la poudre; que la confection des cartouches de tous genres avec la substance en question est extrêmement lenle; que dans l'état actuel des fusils d'infanterie, des carabines et des pistolets, le fulmi-coton est inapplicable a ces armes, par conséquent qu'il ne serait pas propre pour l'usage de l'armée.
Combiné avec la poudre ordinaire, le fulmi-coton a fourni à M. PeJouie le moyen de labriquer d'excellentes amorces fulminantes, pour le confectionnement desquelles on peut désormais se passer du fulminate de mercure, qui en était la base. On sait que c'était la avec les procédés anciens une opération des plus insalubres et des plus dangereuses, et que depuis longtemps il était à désirer qu'elle fût remplacée par un procédé moins funeste à la vie et à la santé des ouvriers qu'elle occupe, et dont le nombre est considérable, car, d'après des renseignements certains, on ne fabrique pas en France moins de 7 M millions de capsules par an, sans compter celles que consomme l'armée et qui sont confectionnées dans les ateliers de l'Etat. La découverte de la qualité explosibtc communiquée par l'acide nitrique aux corps ligneux est encore sous d'autres rapports une belle conquête de la science : le fulmi-coton sert de base au collodion, dont la photographie et la chirurgie se disputent l'emploi.
Dans plusieurs pays, la police a cru devoir soumettre la fabrication et la vente du hilmi-cotoii à de gênantes et restrictives formalités. En France, cette malière est assimilée à la poudre et soumise, comme elle , aux dispositions des lois des 13 fructidor an v et 24 mai 1854. Il est en outre défendu aux propriétaires de tirs d'employer le coton-poudre pour les exercices qui ont lieu dans leurs établissements.
FULMINA IRES (Tubes). Foyes Fuuwurro.
FULMINANT (de/ulmen, foudre). On donne ce nom à toutes les préparations qui jouissent de la propriété de détoner ou d'éclaler avec bruit, lorsqu'on les chauffe légèrement, qu'on les triture ou qu'on les soumet à une pression plus ou moins forte. Les substances fulminantes peuvent se présenter sous des étals divers. Parmi les gaz, on peut ciler l'oxyde de chlore, qui, soumis à une chaleur de moins de 100", se décompose en donnant lieu à une explosion; parmi les liquides, le chlorure d'azote, dont l'énergie fulminante est encore plus grande. Mais c'est dans te classe des corps solides qu'on trouve les exemples les plus nombreux de propriétés détonantes. Les fulminates en général , et particulièrement ceux d'argent cl de mercure , lammoniure d'argent, celui d'or, et l'induré d'a/ote. occultent le premier rang parmi les corps solides susceptibles de fulmination. La po udreà canou elle-même peut présenter tous les caractères de cette énergie lulminaute, s.i elle a été préparée avec un clurbon léger, et soumise au grai nage sans l'avoir préalablement comprimée : alors elle brise