‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 399 sur 614 · GRAVITATION · texte numérisé non relu

GRAVITATION

bites est une puissance qui tend vers le centre du soleil ( 1" et S* loi ) ; 1° cette puissance les attire vers le soleil en raison inverse du carré de leurs distances de cet astre ( i r( et 3" loi ) ; 3" toutes les planètes placées à la riiême distance seraientégaleincnt attirées ( 3* loi ) ; et alors il posa comme le lien synthétique de ce* trois corollaires la formule générale de la gravitation universelle : « Les corps s'attirent en raison directe de leurs masses et en raison inverse du carré de leurs distances. » An moyen de cette formule générale , Newton démontra que tous les phénomènes du mouvement des corps célestes , les mouvements des planètes dans leurs orbites , leurs girations sur leurs axes, les mouvements de leurs ulellites, et ceux des comètes elles-mêmes, pouvaient être expliqués en admettant une impulsion initiale primitive, combinée avec la puissance attractive du soleil ; que dans la loi de la gravitation les planètes devaient nécessairement décrire une section conique ou courbe du second ordre , lirrulairc, elliptique ou parabolique ou hyperbolique; et que la nature de la courbe dépendait de la force de projection primitive et de la distance initiale de la planète au soleil ; que la matière aurait pu s'attirer suivant toute autre h»i que telle de la gravitation, mais que l'attraction en raison directe des masses, inverse du carré des distances était la seule qui pût engendrer un système planétaire stable. Depuis Newton le problème astronomique a pu être posé dans toute sa généralité , comme un vaste problème de mécanique céleste : « Étant donnés des sphéroïdes de masses connues, soumis à la loi de la gravitation , et projetés dans l'espace dans des directions arbitraires , avec des vitesses initiales données, déterminer les rapports de position que ces sphéroïdes conserveront entre eux pendant un temps déterminé quelconque », problème qui dépasse encore de beaucoup toutes les ressources de l'analyse la plus élevée, mais que la science humaine devra nécessairement conquérir un jour, et vers la solution duquel elle a fait dans ces derniers temps des pas gigantesques.

La gravitation est donc la force, inconnue dans son essence qui lie le satellite a sa planète, la planète à son soleil, et les soleil* même entre eux dans toute l'étendue de l'espace; dételle sorte que chaque élément de l'univers devient fonction de l'ensemble ; fonction tellement intégraute , tellement essentielle, qu'il ne peut survenir dans un seul de ces éléments une seule perturbation, si minime qu'elle soit, qu'elle ne se traduise dans toute l'immensité de l'espace par d'innombrables oscillations , dont les périodes et l'étendue sont proportionnelles a l'énergie de la puissance |terturbatrice : de telle sorte que s'il était donné à l'homme de modilier en quoi que ce fût la trajectoire du globe qu'il habile, il imprimerait, par ce fait-là même, une modification dans le système solaire tout entier. Et cette force inconnue, unique dans son essence et variée à l'infini dans ses maiuleslations phénoménales , cette force qui fait graviter l'un vers l'autre ces astres du firmament , si gigantesques que l'orbite de Neptune ne pourrait leur servir de ceinture, si immensément éloignés l'un de l'autre que la lumière met des siècles à traverser la distance qui les sépare, c'est celle qui fait tournoyer autour de notre terre la lune s» compagne, c'est celle qui revêt notre globe d'une atmosphère de vapeurs, c'est celle qui distribue aux brins d'herbe les gouttes de pluie.

Les mouvements des corps célestes , suivant la loi de la gravitation , sont complètement indépendants de leurs g candeurs absolues et de leurs distances réciproques : ainsi, si l'on diminuait dans un même rapport et les masses planétaires, et les vitesses de translation , et les distances respectives de tous les éléments du système solaire, l'on pourrait réduire ce système tout entier à des dimensions plus petites que toute quantité donnée , sans troubler un seul instant l'équilibre général on l'ordre de succession des phénomènes. I,a gravitation est identique dans son énergie et dans ses manifestations phénoménales , quelles que soient la nature intime et la structure des corps planétaires ; I car si le mode d'action du soleil sur la t«Te différait d'un I

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