‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 402 sur 614 · DRE · texte numérisé non relu

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Massard, Desuoyers, Toschi, Richomme, Henriquel Dupont, Calamattaet Fors te r. L'Angleterre nous fournira aussi des noms illustres, tels que Sharp, Wollett, Earlom et Green.

Gravure à Peau-forte. Lorsqu'on veut graver à l'eauforte, on prend une planche de cuivre préparée, ainsi que cela a été indiqué précédemment ; on la nettoie avec du blanc d'Espagne délayé dans de l'eau, puis, plaçant de petits étaux sur les bord*, on la pose sur uu fourneau où sn trouve un feu doux ; alors, prenant un vernis préparé exprès pour cetle opération, et auquel on donne le nom de vernis mou , enveloppé dans uu morceau do soie, on le frotte sur toute la planche; après quoi, laissant toujours la planche sur le feu, on prend un tampon formé rie coton, également enveloppé dam* de la soie, et on lu passe sur toute la planche, en frappant légèrement dessus, afin qne le vernis se trouve étendu avec une parfaite égalité. C'est la seule manière usitée maintenant pour vernir une planche; mais autrefois on employait fréquemment un vernis dur, dont se sont servis habituellement Cal lo t , Bosse et La Belle. Cette opération terminée, on retourne la planche; on la suspend en l'air au moyen des petits étaux dont nous avoua parlé; puis, allumant un flambeau, composé de plusieurs b< ugies dites rats-de cave , on le tient au-dessous de la planche, afin que la luméc s'incorpore dans le vernis mis en fusion par la chaleur de la flamme. Il faut avoir foin, dans celte opération, de tenir la main sans cesse en mouvement, afin d'augmenter la fumée, et aussi pour éviter de MUer le vernis, ce qui aurait un grave inconvénient lorsqu'on viendra à faire mordre en versant l'eau- forte sur la planche. Ces préparatifs terminés, si on veut copier un tableau ou un dessin, on doit en avoir fait le calque, qu'on fixe sur la planche après l'avoir rougi au revers, avec de la sanguine; puis, avec la pointe à calquer, on fait un décalque sur le vernis. Alors, reprenant cette même pointe, formée d'une aiguille d'acier plus ou moins fine, placée dans un manette de bois de la grosseur d'un crayon, et qu'on tient de même, on dessine, on copia ou on compose, suivant le goût ou la capacité de l'artiste qui travaille.

Dans la gravure à l'eau-forte, on en distingue de plusieurs natures : l'une, dite eau-forte de peintre, est à proprement parler celte manière i laquelle appartient le nom de gravure à Ceau-Jorte : die est variée à l'infini dans ses moyens et dans ses résultat». Il serait difficile d'en présenter les principes, les uns se servant d'une pointe fine, d'autres d'une grosse pointe ou d'une échoppe, instrument semblable; à la pointe, mais dont le bout, au lieu d'être on oAne parfait, présente un triangle irrégulier, dans lequel, suivant la manière de le tenir, on trouve des pleins et des déliés ; d'outrés variant la grosseur de leur pointe d'après le travail qu'ils veulent faire; quelques-uns mettant un peu de régularité dans leurs travaux; d'autres enfin affectant, au contraire, de n'avoir aucune metl iode, et arrivant également a l'effet qu'ils désirent. Les plus remarquables parmi les peintres qui ont gravé à l'eau-forte sont : Borghem, Paul Potier, Swanevclt, Everdingen, Henri Roos, Rembrandt, Annibal Carrache, Guido Reni, Salvator Rosa, t'as tiglione, ClaudeLor roi n, Bourdon.Coypel , etc. On doit aussi nommer parmi ceux qui se sont fait remarquer dans la gravure à l'eau-forte François Maizuoli, dit Parmesan, auquel les Italiens ont attribué celte découverte, tandis qu'il est seulement le premier qui s'en soit servi on Italie, pendant que, d'un autre coté, les Allemands l'ont revendiquée en faveur d'Albert Durer. Cette question peut être maintenant résolue , mais d'une manière assez singulière ; car, au lieu de laisser cette invention à l'un de ceux à qui on avait voulu en faire honneur, on peut assurer qu'elle est due à Wenceslas d'Olmotx, dont il existe au Urit'uh Muséum une gravure extrêmement rurieuse, représentant une figure allégorique et satirique, avec la date de 1496. Elle est relative aux discussions qni eurent lieu à celte époque entre quelques prince» d'Allemagne et

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