‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 404 sur 614 · GRAY · texte numérisé non relu

GRAY

Gravure en taille d'épargne sur enivre et sur acier. Os deux manières, quoique somMaWes en apparence à la gravure sur bots, sont exercée* par les graveurs de cacliels et les graveurs de médailles. Les premiers font tonte» ces estampilles qu'on imprime à la main , sur les objets qu'on veut faire reconnaître comme sortant de telle fabrique ou de telle a. immoral. on; rarement elles sont un objet (fart. 11 n'en est pas de même des vignettes gravées par Andrieux et Galle, Mit pour les belles éditions imprimées par MM. Dldot, soit pour les bnkts de banque.

On obtient encore une sorte de gravure en relief sur métal par les mêmes procédés que la gravure par l'ean-fortc. Seulement les parties protégées par le vernis sont justement celles qu'indiquent les traits du dessin, et l'acide enlève tout ce que l'on couperait dans l'autre procédé. La gravure sur acier demande encore des perfectionnements pour pouvoir remplacer la gravure sur bois.

Gravure sur pierre lithographique. Le dessin étant tracé sur la pierre comme a l'ordinaire, on encre avec un vernis particulier ; puis, bordant la pierre avec de la cire, on fait mordre par une petite quantité d'acide nitrique étendu d'eau; cinq minutes après on retire l'acide, on passe le vernis avec le rouleau, puis encore l'acide, etc. Le vernis ayant préservé les traite du dessin de l'action de l'acide, il se trouve conservé en relief.

Gravure, en médailles.

On ne peut, à proprement parler, regarder la gravure sur pierre fine, snr verre, et en médailles comme de la gravure ( vote* Glyptique) ; ces arts tiennent plutôt à la sculpture, et peuvent être considérés , relativement a elle, comme la minutaire par rapporta la peinture ; cependant la gravure de médailles, à laquelle appartient la gravure de cachets, a pu recevoir ce nom, parce que, de même que les graveurs en taille- douce, les artistes qui exercent cet art se servent pour creuser le métal d'outils nommés ontjleites, qui ont quelque ressemblance avec le burin, mais sont plus courts, pris étroite, et ont un bec moins aigo. Les coi n s au moyen desquels se frappe la monnaie ne sont pas gravés directement; on tes obtient par la frappe d'nn poinçon étalon, et on les trempe ensuite. Quant à la gravure sur pierres fines, son résultat est en apparence le même que celui de la gravure de médailles; mats les moyens d'exécution sont tout a fait différents , poisque le seul outil qu'on emploie est un tourtt, espèce de tour qui met en mouvement la bouterolte, petit rond de cuivre on de fer émoussé propre à user ou à entamer la pierre, et dont on augmente la puissance avec la poudre de diamant et quelque liquide. Pour graver plus profondément, on emploie la pointe du diamant, qui entame toutes les pierres.

La gravure des poinçons d'imprimerie se fait par des procédés analogues à ceux de la gravure en médailles sur acier.

DuCtieSNF. aine, conservateur «les estampes à la Bibiiellièqne impériale.

GRAVURE EN MÉDAILLES. Voues l'article précédent.

GRAVURE EN TAILLE-DOUCE. Vbyesplos haut, Gravure en creux, page 500.

GRAVURE SUR BOIS. Voyez plus haut, Gravure en relie/, page 604.

G HA Y. Voyes SfeôM (Département de la Haute-).

GRAY ou OREY (Jxtm) , reine d'Angleterre, née en 1 S37, était tille de la marquise Françoise de Dorset, par conséquent petite-fille de la duchesse Marie de Suffolk , veuve du roi de France Louis XII, et arrière-jVctite-fiHc du roi d'Angleterre Henri Vif. Le jeune roi Edouard VI, fils et successeur de Henri VIII , changeant arbitrairement et contre l'avis du conseil d'État l'acte de succession de son père, avait exclu du trône, à titre de rejetons illégitimes, ses deux suhith cônsangnines Marie et Elisabeth, devenues pins tard reines, et désigné par son testament pour lui succéder Jane Gray, qui s'était montrée protestante zélée.

Dudley, duc du Northumberland, avait été l'instigateur de cet acte, qui mettait a néant les droits de la descendance directe de Henri VIII. En même temps il mariait le plus jeune de ses fils avec Jane Gray, dont il faisait créer le père duc de Suffolk , en rattachant à cette alliance ses ambitieux projets. Quand, le 6 juillet ihH, Édouard vint à mourir, des suites du poison, à en croire la rumeur publique, le duc de Northumberland accourut annoncer a sa bru qu'elle était reine. Jane, qui jusque alors ne s'était occupée que de l'élude des lettres et des lieaux-arts, n'ayant pas la moindre connaissance de la politique et dénuée d'ambition, se réfusa d'abord a quitter sa position modeste. Les pressantes luttantes de ses plus proches parents et les décevantes illusions qu'ils firent miroiter à ses yeux purent seules la déterminer à consentir à son élévation si subite, mais non sans verser d'abondantes larmes.

On la conduisit alors à la Tour de Londres, séjour habituel des rois avant leur couronnement, et le to juillet elle fut proclamée reine à Londres et dans sa banlieue. La population comprenait tout ce qu'il y avait d'audacieux dans cet acte, mais elle se tut. Cependant Northuml<erland, qui avait pris toutes ses mesures avec une extrême Itabileté, éclioua dans ses efforts |>our s'emparer de la personne de la princesse Marie. Après avoir tenu U mort du jeune roi secrète pendant trois jours, il manda bien en toute hâte la princesse h Londres, afin qu'elle pat recevoir encore le dernier soupir de son frère mourant. Mais à une demi-journée de route de Londres le comte d'Aruudel fit secrètement savoir à la princesse quelle était la véritable situation des choses ; et aussitôt celle-ci de s'en retourner en toute liàtc a Kennfakg-Hall , dans le Norfolk. C'est de là qu'elle écrivit au conseil d'Etat, promettent mie amnistie générale, et engageant la noblesse à prendre la défense de ses droits. La flotte se déclara aussitôt en sa faveur, et autant en firent les protestants eux-mêmes, moyennant la promesse qui leur fut faite en son nom qu'ilsauraient le libre exercice de leur culte. Leduc de Northumberland, apprenant que les comtes de iiath et de Susscx levaient un corps de troupes pour la défense de la cause de Marie, alla à Cambridge prendre le commandement d'une armée d'environ 10,000 hommes, avec iaquello il comptait commencer la guerre civile. Mais dès le premier jour la débandade se mit dans les rangs de celte armée, et le duc , réduit à ne pouvoir plus rien entreprendre , se trouva dans la plus critique des positions. Les membres du conseil d'Etat se hâtèrent de mettre à profit cet instant favorable pour secouer le joug que faisait peser sur cm cet homme a l'esprit orgucilleui et dominateur. Le to juillet 1553, ils tinrent dans la maison du comte de Pembroke un conciliabule où il fut décidé qu'on proclamerait Marie reine; cl de concert avec les principaux magistrats ils procédèrent aussitôt à la mise à exécution de cette dé» tcrminalion, au milieu des acclamations unanimes du peuple. Le duc de Suflolk lui-même n'essaya d'opposer aucune résistance a ce mouvement, et sur la première sommation qui lui en fut faite fit ouvrir les portes do la Tour. Le même jour Jane déposa volontairement la couronne, qu'elle n'avait portée que pendant dii jours et au milieu de mille cruelles alarmes, puis rentra dans la vie privée.

Marie, dès qu'elle apprit qu'elle avait été reconnue reine d'Angleterre , donna l'ordre d'arrêter Northumberland et tous les individus marquante de son parti. En même temps le duc de Suffolk , sa fille Jane et son mari furent arrêtés et jetés à la Tour. Le » août suivant Northumberland périssait sur l'échafaud, comme principal instigateur de ce complot, tandis que Suffolk était provisoirement rendu à la liberté. Le jugement qui condamnait Jane Gray et soft époux ne tarda pas non plus à être rendu ; maison n'avait pat alors l'intention de l'exécuter ; aucun des deux n'avait encore dix-sept ans accomplis, âge nécessaire peur qu'il pût y avoir exécution capitale. La part prise par le duc de Suffolk à l'insurrection ouvertement tentée par Thomas Wyat contre la reine en 1554 précipita la malheureuse destinée

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