GRE
k dominer la menaçante agitation qn'en UUo la question d'Orient répandit surtout en Créer. Candie, qui sur ce* entrefaites vint à «'insurger contre la domination turque, trouva dan* le peuple grec de* secours de tous genres et le plus chaleureux appui. On voulait mettre à proiit une circonstance ai favorable et déclarer la guerre à la Turquie. A cette disposition de l'esprit public venait encore s'ajouter la baiue toujours croissante pour la Bavière, a qui on attribuait surtout l'attitude anti-nationale et anti-militaire gardée par le gouvernement. Sous ces deux rapports, l'agitation était entretenue, excitée de toutes les manières possibles par le parti russe et par le parti dit napistiqne. \a& suites immédiates d'un tel état de choses furent, indépendamment de* perpétuelles hésitations du gouvernement manifestées par de fréquents changements de ministère, des mesures militaires, que le gouvernement turc jugea utile de prendre en Isil pour défendreson territoire et ses prétentions. L'intervention des grandes puissances réussit, il est vrai, a mettre un terme a ces belliqueuses velléités, et le parti de la guerre perdit ain«i en Grèce toutes chances de réussite. Mais rlo là aussi dans l'esprit public un redoublement de mécontentement et d'hostilité a l'égard des hommes placés à la téte des affaires ; et il suffisait désormais du moindre incident pour déterminer une explosion. Ce fut la situation des linances qui la provoqua.
L'emprunt de 60 millions de Iranr.s garanti par les tro-'s puissances protectrices avait été peu à peu épuisé, sans que le gouvernement eût réussi à se créer des ressource* nouvelles Minisanles pour assurer le. payement des intérêts et l'amortissement de ce capital. Au lieu de consacrer de préférence et avant tout le produit de cet emprunta secomler et favoriser le développement des intérêts matériels du pays, on l'avait employé à l'entretien d'un système d'administration des plus compliqués, et ne répondant en rien aux besoins particuliers du pays, ainsi que d'une foule d'institutions et de Piiiagcs inutiles, enfin a soutenir un ruineux état militaire en toute disproportion avec les besoins du pays Par cette conduite, qui avait surtout en vue d'assurer au gouvernement une grande inlluence de patronage, les choses en étaient venues a ce point, que le gouvernement manquait absolument des ressources nécessaires pour faire face non pas n iilemi-nt aux obligations contractées en même temps que l'emprunt, mais encore aux exigences intérieures. Tons lc< partis s'accordaient à le représenter comme anti-national, àr.-clamer le renvoi de tous les étrangers, c'est-à-dire des Allemands, et la iniseen vigueur d'une constitution. La presse périodique commençait à prêcher ouvertement la nécessité d'une révolution ; et sous le patronage du ministre de Russie Kalakaxy il s'organisait une véritable conspiration, d'où soi lit effectivement plus tard une révolution. Le parti nnpithqur, ou russe, était de tous les trois partis le plus actif. Il remuait toutes |p« sympathies et toutes les antipathies, soit politiques, soit religieuses, du peuple, et ne travaillait rien moins qu'a amener la chut.- du gouvernement et un changement de dynastie. C'est ce que prouva surabondamment un libelle composé et répandu par ce parti dans le courant de l'été ittf.t, et où on sommait le roi d'embrasser la religion grecque, d'éloigner tons les étrangers et d'octroyer une constitution libérale; entin, l'état du pays *'y trouvait déiwint sons les couleurs 1rs plus srmhres. Os menées avaient été autorisées parla publication d'une note du cabinet russe en date du 7 mars isi.'t. Dans cette note , le gouvernement grec était vivement critiqué aux yeux de son |»euplc, non-seulement à c; ;ise du non-payement de* intérêts de l'emprunt des 60 millions de francs, mais encore et surtout à cause du système de politique adopté par lui à l'intérieur. On insistait sur le payement des intérêts échu* et, pour y parvenir, sur la nécessité d'introduire 1rs plus «évères économies dans tontes les parties de l'administration. Dans la perp'exité où il était, le gouvernement crut trouver une ressource d;in* la ini>e en pratique de ce dernier conseil. Au mois d'août is'»;», de larges réductions curent lieu dans tontes les branches de