GRECS - GRECS MODERNES
prouvent que la musique grecque était encore quelque chose de très-borné et de très-incomplet , n'ayant dan* ses éléments et ses bases rien qui permit d'arriver à constituer an art véritable; qu'esclave de la poésie, elle n'était guère autre chose qu'une espèce de déclamation harmoniquement réglée, on ne voulait pas cependant convenir que les Grecs, arrivés à un si haut degré de perfection dans les autres arts et dans les sciences , fussent restés complètement arriérés dans celui-ci. A cet égard on arguait de l'éloge enthousiaste que les anciens écrivains font des effets magiques de la musique; mais il convient de ne pas oublier que chez les anciens le mot musique n'avait nullement la signification restreinte que nous lui donnons ; que c'était un terme générique servant à désigner l'ensemble des dons des muses , et que lorsqu'il est question de la puissance civilisatrice et moralisante de la musique , il faut entendre par cette expression cette culture harmonieuse et générale résultant de l'influence des arts et de la littérature. On peut admettre toutefois que sous de nombreux rapports la pratique avait été beaucoup plus loin que La théorie spéculative, et qu'elle avait produit quelque chose de plus utile que Tonne serait en droit d'en concluredes débris qui nous restent dequelques dissertations philosophiques. On pourrait dire aussi que le même fait s'est produit chez les Grecs qu'à une époque postérieure, c'est-à-dire dans la période de développement de notre musique moderne, ou pendant des siècles la théorie s'efforça d'élever un édifice qui, même dans son état de plus graud achèvement, fut toujours fort incomplet et sans spontanéité, tandis que le peuple possédait depuis longtemps déjà , dans l'art de ses ménestrels et de ses troubadours, quelque chose de plus naturel, tout inculte qu'il fût. Ainsi s'explique facilement cette apparente contraction que, lorsque le peuple applaudissait à ses joueurs de flûte et à ses chanteurs ambulants, la plùiosophie de l'art s'en éloignait pour représenter quelque chose qui pouvait bien être ingénieux et profond, mais qui ne répondait nullement à ce que nous entendons par musique.
La musique des Grecs, à en juger par les ouvrages parvenus jusqu'à nous, et comme d'ailleurs on l'exécutait dans les temples et les théâtres, différait de notre système, d'abord en ce que sa division n'était point basée sur l'octave, nuis sur la quarte. Toute la série des tons se réduisait à cinq tétracordes (série de quatre tons), dont le quatrième ton était toujours en même temps le premier du tétracorde suivant, excepté deux de ses titracordes qui avaient plusieurs tons de communs, mais avec des appellations différentes. Dans la méthode d'exposition actuelle, il en résulterait à peu près la série suivante : si ut ré mi, mi fa sol la, la si bémol ut ré, si ut ré mi, mi fa sol la. On nommait cette série le genre diatonique; on avait en outre le chromatique, dont les tétracordes avaient la forme suivante : si nt ré dièse mi, mi fa sol dièse la, et Venharmonique, dont les tétracordes se composaient de deux quartes (dièse), et d'une grande tierce, qu'on ne leurrait donc représenter avec notre système de notation. Que dans un tel système , et avec une notation des plus compliquées , dont Alybius évalue le nombre de signes à 1620, il ne pût pas être question d'une gamme proprement dite, et encore moins d'harmonie dans le sens actuel de ce mot, c'est ce qui est fort naturel, et ce qu'on devrait admettre lors même que dans la pratique, le genre enharmonique, par exemple, n'aurait eu qu'une application restreinte , ou semblable a ces fausses tierces que, dans leurs > contre nature, on comprenait avec raison parmi les i , ou bien quand même il n'aurait eu aucune application. Que si l'on répugne à croire qu'une nation si civilisée , si ingénieuse, dont les œuvres, surtout dans la poésie et la sculpture, jasent encore après deux mille ans pour des modèles de perfection, ait pu se contenter de quelque chose de si incomplet ; et si , en l'absence de ce qui pourrait jeter quelque lumière sur l'exécution pratique, en l'absence surtout «le tous fragments de musique écrite (car la notation de. quelques hymnes et d'une ode de Pindare a été
pour apocryphe), on en concluait qu'il a dû exister dm la pratique une habileté beaucoup plus grande que at le font soupçonner les fragments méoriquesexlsUnU, caser* là un jugement quelque peu téméraire, car il n'est p^t admissible qu'un art eût pu tellement déchoir etto-'-mu peu près disparaître, si sa culture répondu à celle des autres arts.
GRECS MODERNES. Cest ainsi qu'on dè^w • populations diverses parlant la langue grecque modère, qu'on .trouve répandues d'abord et surtout dan* et «■ forme aujourd'hui le royaume de Grèce, dans les pr»isw du sud et de l'est de la Turquie, dans les Iles Ionien», l'Archipel grec, à Candie et à Chypre, ainsi que s* k littoral de l'Asie Mineure et de la Syrie, et dsn« qu*t" grandes villes maritimes de la Méditerranée et de 1»«k Noire. L'origine de ces populations csttrès-mèlée, C Mitai' les Iles grecques que se rencontre encore de no» je»» plus pur sang grec ancien; ce sont elles qui oatncak moins d'éléments étranger*, encore bien que les ekwi" francs et vénitiens et plus tard aussi les éléments jito.v (par exemple, à Hydra et à Spenia) ne soient pssrei» sans influence sur elles. On peut placer sur la même sut, en ce qui est delà plus grande pureté du sang grec aw* les habitants de quelques districts de montagnes, lefef les Mninotes, les Grecs de l'Olympe, les montagnard! d> graphe et de Valtos dans l'ouest de la Grèce, de Sphakîai Candie, etc. Les Grecs de l'Asie Mineure et de Cossu* nople, ou à proprement parler les Grec* byzantins, *** * sang beaucoup plus mêlé; ce qui s'explique naturel!*™ s par les rapports nombreux qu'ils eurent déjà à ont époej» rocul.-o avec des éléments barbares. Quant aux Grft- ii
et |>articuliéremeiit du royaume i
de Grèce, il est historiquement prouvé qu'ils provirc>-; d'un mélange de Grecs anciens ou plutôt de Grec* bynt- i tins avec des envahisseurs slaves, et pl us tard albanais, •> * grécisèrent peu à peu, encore bien qu'il faille anuàhts comme hyperbolique l'assertion de Faltmerayer.qui prto. i que l'ancien élément grec fut complètement anéanti en nom et dans la Hellade proprement dite, à l'époque des ini»'** slaves qui eurent heu du sixième au dixième xtède. U caractère et le degré de civilisation des Grecs modfr* sont partout les mêmes ( votiez Gnfcci). En général i* °* plus de dispositions pour les professions qui exigeât à* mouvement et do l'agitation , que pour les métiers trisquilles. Aussi les voit-on s'adonner bien moins à l^acne* ture et aux professions manuelles, qu'à la navigation, » commerce, à la vie errante du pâtre; et dans un grand W bre d'Iles, de même que dans quelques villes des ctt*. ne s'occupent que de commerce et de navigation. A l'euci tion d'un petit nombre de descendants des envahisse»» francs et vénitiens, et des convertis qu'ils ont faite dassto Iles de la mer Égée, par exemple à Naxos , où l'on comv1: 15,000 catholiques , tous les Grecs modernes se rattaches! < l'Église orthodoxe d'Orient, raison Église grecque.
On évalue à environ 6,600 ,000 âmes la [ moderne répandue dans les États du sultan , où e#e « divise en deux races ou nationalités bien distinct» : te Grecs ou, comme ils s'appellent eux-mêmes, les Rommqv' et les Slaves, formés de Serbes, de Bulgares, de Bosjw ques, etc. ; car en Turquie le nom de Grecs ne s'applu* pas exclusivement aux populations d'origine belk-ni'V mais indistinctement à tous les sujets chrétiens de la qui reconnaissent la juridiction religieuse et civile «s patriarche de Constantinople, à quelque race qu'Us apparber nent d'ailleurs. La race grecque, nous apprend M. Ubirisi. qui a longtemps habité le Levant et qui a publié un remarquable ouvrage sur la Turquie, la race grecque est répandue par tout l'empire, mais d'une manière inégale ;<!»* la Turquie d'Europe, elle forme environ un oonèmedeU population totale ; dans l'Asie Mineure et la Syrie, eUeatlerat à peine à un vingt-cinquième;
Ottoman, à Métélia, à Chio, à Rhodes, à Candie, elle peut être calculé hardiment aux trots qnarts. Le total des population» grecques romaiqves est évalué à 2 millions d'âmes. Parmi les populations grecques modernes de race slave, sujettes immédiates de la Porte, on distingue en premier lieu les Bulgares, dont le nombre est évalué à S millions, disséminés «or tonte l'étendue de la Turquie d'Euro|ie. Puis Tiennent les Serbes de la Bulgarie, de la Bosnie, de l'Herzégovine, évalués approximativement à 900,000; les Ztnznres, race de métis, sortie do mélange continu des slaves et des Grecs, au nombre d'à peu près 400,000; enfin, les tribus guerrières et semi-indépendantes qui a voisinent le Monténégro , dont le chiffre atteint 300,000, en tout 4,600,000 Grecs-Sbwes, qui joints aux 2 millions de Grecs rommques forment un total de 6,000,000 Ames. En retranchant de ce chiffre à peu près 600,000 catholiques grecs, bosniaques, serbes etc., le reste, soit sir millions, représentera assez exactement l'effectif de la communauté grecque placée sous la sou veraineté politique du grand -seigneur et reconnaissant la juridiction religieuse et civile du patriarche de Constantlnoplc ( voyez TuaooiB).
<.KKCS MODERNES (Langue et littérature des). Cest à tort qu'on regarde généralement le grec moderne comme une langue nouvelle , avant bien quelques rapports avec l'ancienne langue grecque, mais qni avec le temps est arrivée à en différer si complètement et à prendre une forme qui lui est tellement particulière, que force est de la considérer comme une langue tout a dit à part et d'ailleurs ne valant guère la peine qu'on s'en occupe. Nous dirons , an contraire, que la différence qu'on ne Murait nier exister entre le grec ancien et le grec moderne, n'est pas aussi essentielle, aussi tranchée, qu'on serait en droit de l'attendre
les rapports intérieurs de la Grèce ancienne avec la Grèce moderne , et en les appréciant d'après ce qui est arrivé en d'autres pays et à d'autres peuples, par exemple d'après les rapports de la langue italienne avec la latine. Cette différence incontestable s'explique, d'un côté par les elfets du temps, et de l'antre par les influences politiques si diverses auxquelles les Grecs ont été soumis depuis la perte de leur antique indépendance, ainsi que par les immigrations et le passage des hordes barbares à travers leur sol. Encore bien qu'il soit vrai de dire qne souvent l'élément grec ancien est devenu tout à fait méconnaissable dans le grec moderne, il est manifeste qne des éléments grecs anciens s'y sont conservés d'une manière tout à fait frappante, lant dans l'ensemble que dans les détails. Cest là ce qui justifie l'opinion suivant laquelle le grec moderne, au lieu d'être une langue nouvelle, serait toujours l'ancienne langue grecque populaire, seulement plus corrompue encore; et qui veut que, sa corruption actuelle, elle soit toujours la soeur de langue grecque, avec laquelle il fout encore la amme ayant de communes origines. Pour faire l'histoire de la langue grecque moderne et de ses origines, il faut remonter à l'époque florissante de la langue et de la littérature des anciens Grecs, et peut-être même plus loin. On doit cependant distinguer, surtouts'il est question do grec moderne actuel , entre la langue populaire proprement dite (f, xa(jou.i)ov|iivi], ouyu&ua, ou xoivr], ou AuXt), ou âTtVo-lXkr, *»*t}, on vto-tAAvrmri), on pwpalxv) -rXâoea), celle que parlent dans les relations de la vie ordinaire l'homme dn commun, le paysan, le pâtre, le matelot, par exemple, et la ian« gue écrite. La première, produit original et naturel du génie populaire, simple parois transmise sans aucune espèce d'art des pères aux fils langue des Itabitndes journalières, est le grec moderne proprement dit, parce qu'elle n'a rien d'artitkiei ni de fait à dessein ; et c'est d'elle uniquement qu'il a été question dans tout ce que nous venons de dire. Ce grec moderne, quia la même origine que l'ancienne langue grecque populaire , a également continué à se former après la dégéneralion de l'ancienne tangue grecque écrite, c'està-dire s'est de plus en
littérature grecque jetait son plus vif éclat; et à partir dn onzième siècle , il devint à peu près exclusivement la langue dans laquelle écrivirent et versifièrent quelques hommes ayant pourtant reçu une éducation scientifique. Il n'a jamais manqué de ces hommes- là, même aux époques des plus épaisses ténèbres et du plus avilissant esclavage. S'ils employèrent la tangue grecque moderne, c'est que c'était la langue populaire de leur temps, la seule dans laquelle ils sussent et pussent écrire et versifier, encore bien qu'ils connussent une langue grecque plus noble et plus pure. Mais en l'absence de classes éclairées et polies, il était naturel qu'ils n'écrivissent et ne versifiassent que pour le peuple en général ; dès lors ils étaient bien forcés d'employer son idiome propre, alors même que d'autres employaient encore le grec ancien, devenu incompréhensible au vulgaire. Il en (ut ainsi à peu près jusqu'au dix -huitième, siècle , alors que, avec le cours des temps et en l'absence de tous moyens d'instruction pour le peuple ainsi que d'une littérature particulière, la langue fut tombée dans un état de plus en pins inculte; état qui ne pouvait aboutir qu'à une complète confusion, quand le grec moderne commettra à être écrit d'après des systèmes variant à l'infini et non d'après des règles précises, et au moment où une nouvelle langue grecque moderne écrite essaya de se former. Il faut en effet savoir tenir compte îles conséquences décisives qu'eut dès la première moitié du dix-huitième siècle l'élévation des Fanariotes à une Influence particulière et à une action manifeste sur le divan, par snlte de la gestion de certains emplois publics qui leur fut exclusivement confiée, notamment après qu'Alexandre Maurocordatos fut devenu interprète près de la Porte, et son fils, Nicolas, hospodar do Valacbie. Il y avait dans ce seul fait la preuve la plus manifeste de la valeur qu'ont l'instruction et les lumières, puisque c'est uniquement à ces avantages qne cette classe particulière de Grecs était redevable de son élévation et de son influence; aussi en résulta-l-il bientôt parmi les autres Grecs une vive émulation à aller se former dans les universités de l'Occident, d'où Ils rapportèrent ensuite dans leur patrie non- seulement des connaissances plus étendues, mais encore le l>esoin d'une civilisation plus avancée. L'attribution aux Fanariotes de l'administration de la Valacbie et de la Moldavie eut encore pour résultat de provoquer parmi les Grecs un vif désir d'activité littéraire et poKuque. Jusque alors les savants avaient écrit leur langue sans trop se soucier de savoir comment il fallait l'employer, dans quels rapports notamment la langue parlée par le peuple devait se trouver avec l'idée d'une langue écrite, et une langue grecque moderne écrite avec l'ancien grec ; ou encore , jusqu'à quel point la formation d'une langue grecque moderne écrite devait dépendre de la langue populaire et se rattacher à la langue actuelle , même dans son état d'abâtardissement. A ce moment, au contraire, on vit plusieurs systèmes se présenter il la fois dans la pratique pour répondre a ces questions, devenues bientôt à l'ordre du jour. Lésons, ne s'attachant qu'au passé, absolument comme si les Grecs modernes n'eussent pas parlé une langue particulière, écrivaient la langue morte des Grecs anciens ( par exemple Stéphane* Konmùtas); les autres , regardant la voie tracée par le temps présent comme la seule bonne et convenable , pensaient ne devoir écrire le grec que comme le parlaient le peuple (par exemple Dan. Philippidis, Katartschis et Christopoulos). D'autres encore, reconnaissant que cette langue du peuple dérivait d'une langue beaucoup plus belle et beaucoup mieux formée, s'attachaient à l'idée de l'améliorer, et croyaient amener cette amélioration en empruntant de nombreux lambeaux an riclte vêtement de l'ancienne langue grecque pour en orner la langue du peuple ( ce qu'on appelait le SUlo6if6aoQv [mélange barbare] , qui était la langue des Fanariotes en particulier, mélange de grec ancien, de tare et de français). D'un autre coté, Corais, pour améliorer la langue grecque moderne ( qu'il ne désignait avec raison
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U vie commua* ), et tenaul également compte de ton affinité avec le grec ancien ainii que du génie originel du grei mudcrue , insistait sur I indis|>ensal>le uécessiUi d'une élude comparative des deux langues, signalant eu même temps leuw diffcrencc* de forme et de syntaxe, «4 recommandant de n'emprunter au grec ancien pour le gcec modeme que ce qui manquait a celui ci, afin que le peuple pût toujours le compten'lre , et aussi afin de l'ennoblir et de le uurilier en I améliorant et en l'enrichissant d'élément* tiré* du grec Ancien , mais uun pour cela le rendre méconnaissable. Quant à la différence du i^rec. moderne et du grec ancien, elle consiste dans l'addition d'éléments étrangers, que* le arec moderne a souvent emprunte* aux autres langues, mais que l'on a commence dV-carler et de remplacer par de nouvelles créations ou à l'aide des richesses du grec ancien , et dans les changements île signification qu'on a (ait subir à beaucoup de mot» du grec ancien, en même temps qu'une grande partie d'entre eux tombaient tout à bit eu oubli. Celte différence lient aussi 4 la création de forme* nouvelles, et surtout à la ibmiuutioa considérable des antiques formes, si riebes, de la déclinaison et de la conjugaison grecques. L'une a perdu en effet le datif, remplace tantôt par le génitif ou l'accusatif , tantôt par une préposition; et l'autre le moyen , l'intiuitif et l'optatif, le partait, le plua-que-parfait ot le futur; et toutes deux le duel- Ce n'est d'ailleurs que daus quelque» uliotismce et dans certains tours de phrases, dérivant du grec ancieu que se sont conservées, même parmi le peuple, un grand nombre des anciennes formes grecques. Mais o'eU dans la syuiaxc surtout , et par suite de cette diversité daus les formes, qu'a dû se manifester une différence considérable entre les deux langues, attendu que, par suite de la. perte qu'elle a subie de celte richesse de particules qu'on sait dire propre au grec ancien, une certaine lenteur maladroite a remplacé la construction de la phrase grecque, ai expressive, si concise, si savante, malgré toute sa simplicité. Nous n'avous pas a entrer Ici dans les détails, \>u exemple à itire comment la Langue nouvelle a remplacé les dive -ae» formes de temps de la langue ancienne qu'elle a perdues; 4 cet égard, c'est aux ouvrages spéciaux, et notamment aux grammaire*, que le lecteur devra recourir.
Nombreux sont les dictionnaires que possède di-jà la langue grecque moderne. Les plus récents sont Aîëniàs snétopov ttjc xa6' r,|xô9 aAXnvm'fc 3»ot>.txTo\> de S4ariatos Kyzanbos (Amènes, lUfr) et Astuce* httrojwv rifc iÀÀrivvxik 7X1000-4; (Athènes, 1&..J; aaédition 1*42).
Quant à la littérature grecque moderne , qui se bornait autrefois plus qu'aujourd'hui à de simples traductions, mais qui parait maiuleuaut vouloir prendre une direction plus indépendante , et qui y réussirait incontestablement si toute la force littéraire qui existe dan» la nation ne continuait pas a Ta venir à être gaspillée, et perdue, eMe l'a été jusqu'à ce four, dans té journalisme ce n'est pas ici qu'il convient d'essayer de pénétrer trop «vaut dans un tel sujet, qui ne saurait être facilement épuisé. Nous renverrons dour ceu\ de nos lecteurs qui auraient besoin a cet égard de détails plus circonstanciés, aux sources que dans ce but nous indiquerons plus bas. Les écoles, les gymnases, les lycées dont la fondation et l'entretien fureut dus tantôt a quelques Kanaiiote* ou a quelque* autres riches particulier» isolés, tantôt aux efforts commun* de di verses locaiklas, fleurirent au
rest , a Conslantinople ( koui ou tst tienne ) , a Cy doute (dan* L'Asie Mineure), a Smyrne, à China, a AUtones, à J u m na et à Missolouglii ; institutions auxquelles vint s'ajouter plus lard runiveiMlé greco-ionieane fondée un 1*24 4Cocfou, par les soms de lord Cuilford. L'influente de ces écoles sur le réveil et l'iustruction de la nation grecque ne aurait ûUe assez hautement reconnue; elles pioduisuenl toute une. génération d'homme* éclairée et lettres, parmi h-squel* il s'en trouva un giaud nombre d'
reusement doues pour pouvoir cultiver eux-uitonr* ««mm les sciences et les lettres. Sous ce rapport , c'est u> tu digne de remarque assurément, et qui en tout rast«[i<u» de la grande souplesse du génie grec , que U |Jupwt ces hommes aient enseigné simultanément dam les damaements d'instruction publique de k les plus diff. rentes, de même qu'ils écrits les objet* et les questions scientifiques k% phx variés, éloge mérité par d'autres Grecs encore, camée Cotk Dan. Philippidia, Neophytoa Dukaa, Darbaris, tWV roulos, etc. Il ne faut pas d'ailleurs juger l'activité Itora? des savants grecs uniquement parce qui a été kapriaééni car une grande partie de leurs traveaux sxtculiti>p:fe « restés manuscrits. Apres les écoles et les journui , éni h publication remonte 4 la même époque, il faut encore r*» tionner le théâtre grec qui à partir de l'année l»J» eurt 4 Odessa , h Bueharest et encore dans d'autres hn-aiitou on représenta tantôt de nouvelles traductions d*-« „:>i> j tragédies grecques, tantôt de nouveaux drames grecs vw naux ; ce qui d'aUleurs arriva aussi peu* tard, apr»i>i dans diverse» localités do la Grèce. Il est vMéde<iiftfla lutte engagée en 1M1 parle* Grecs eut tout iu«J conséquences le* plus déplorables |M>ur las in>titafHU htmées a favoriser le développement de I «utrucboo m» le peuple et le réveil de la vie scientifique, aitaeéH»" anvena leur mine ou que tout au moins elle alfaW entrava complètement leur action. Cependant cette ■* elle- même produira ses fruits; elle aura en deennne léré avec le développement de la vie politique criai * vie scientifique ues Grecs moderne*. Beaucoup 1 * * dans ce but , tant après 1*21 et jusqu'en 1833 , salut s» cela a été possible alors, que depuis cette opaque, <!■* date le royaume de Grèce , jusque dans ce* dernier* m» C' est ainsi que la fondation de l'uuivereité d'Athèaesi 1* la Grèce d'une institution qui promet d'exercer nrU" scientifique et l'instruction des Grues d'autant pla» J* fluence que cette influence ne peut pas seulement te are au royaume de Grèce, mais devra, au contraire, »eu*n bien au delà de ses frontières. L'univers!» d?Ailtènes * « effet un fitnal élevé en Orient par la oivihsalioe H fto' ni te, l'aual dont les rayons finiioul par pénétrer jii-i--. ■' les plus profonde* ténèbres de l'Orient, qu'ils suai api* * dissiper.
On regarde comme le plus ancien monument *■ fe teratnre grecque moderne une chronique de SiméooSrf* qui remplissait a la cour d'Alexis Coinnèue 1" 1 lO'W** les fouctious de protoveMiaire; chronique daus nquri»dialecte populaire apparaît pour la première lai» «*» langue écrite. D'un autre côte, il faut coosiderer cvs**' plus ancien poète grix moderne Théodore ProJr*' Ptochoprodromos , qui vivait vers le milieu du «1^' et dans le* poésies duquel nous trou von» a»P de la muse grecque moderne.
Au seizième tièele on peut citer les carnes à* P*y maire «le Chrysoloras et de Lascaris, qui oat fefpremiers et le* plu* Hiustres helléniste* de rtun**- ï: de Dos it bée, le Tl.uo.fe
religieuse; une Iliade en grec vulgaire; lus ouïr.*" primés a Venise par les Cypriote* sur leurs anadw f* J lières et sur le* beauté* de leur Ile chrétienne eart* <* daut que les rélugié* île Coiistantmople ptihliaieiil les manuscrite échappes comme eux 4 huondahm
Au dix- septième tiàcie, YBrotocrile, rw»iaB*<»* lerie de Vincent Cornera, qui continue à joiares1^ d'une grande popularité; VErophtie, tragélie éeC***
où l'on
si pur et si liarmouieu\ de saint Grégoire de Sam»'1 Au dix-huUicins séacié , les dissertations w*»' se sont multipliées , de même que les emprunts au» * De cette époque datent les
GRECS MODEREES
[Histoire ancienne de Rollin, de Télémaque, de Fénelon : un Flutarque rais en dialecte vulgaire , et dès Ion k U portée tic toutes les intelligences; les six livret du Droit civil d'Aruténupole , juge à Thessalonique , répandu chec les Grec* par te* soins de Géiasiu», métropolitain dHéraclee; le* œuvres de Meletios, archevêque d Athènes, le naïf collecteur des légendes de l'Archipel, et en même temps le continuateur de Strabon. IM proviuces moldo-valaques, tout étonnées d'être aujourd'hui pour l'Europe l'occasion ou le prétexte d'une lutte dont il serait bien difficile de prédire des a présent l'issue, participaient, elles aussi, pendant le cours du dix-huitième siècle, a ce mouvement de rénovelion et de régénération. C'est alors que parurent Y Histoire de la Thruce et de ta Transylvanie , par Photinos; la Biographie des Patriarches de Jérusalem depuis l'apôtre saint Jacquet jusqu'à Cbry saut lie, patriarche occupant alors le siège, par le moine Grégoire de Dodooe; le Miroir des Femmes ; les Georgtques de Virgile , traduite» en grec moderne et imprimées a Saint-Pétersbourg aux frai» du piincu Poteutkùi; entra ihneide, œuvre du même traducteur, le célèbre fcugeae Bulgarie, archevêque de (. herson.
Au dix-neuvième siècle et jusqu'au moment ou nous écrivons, mentionnons lus traites de rhétorique et de philosophie dCEkonoioua et de Yanibas; les livres de inorale et d'éducation traduits pour le plus grand nombre de l'italien, du français, de l'anglais ou de l'allemand par des
dames funartoies ; une Jérusalem délivres du T»», traduite eu vers grecs vulgaires héroïques ; les Annales de l'aiyu, et une IraducUou de l'A/atodc CluUeaubrund, par AvrauiiollL
Dans le domaine de la théologie , Tbéoclilos Parmakidis s'est (Mise en déleuseur du principe rationnel , et Constantin Oikonomo* , orateur sacre très- remarquable, a pris eu main la défense de 1 orthodoxie ecclésiastique (183&, 183» et années suivantes).
En fait île sciences philosophiques, l'éthique, la physique , la méthaphysique , la rhétorique , l'esthétique et les raathemathique* ont été depuis la lin du dix-huitième siàcle l'objet de traités originaux ; et nous rencontrons ici des noms tel* que ceux de Dan. Philippidis, benjamin Lesbio*,Stéphanos Dukae , Vardalachos, Pieophytos Dukas, kumas et kairis. On a un excellent traité de géographie par D. Philippùtis et Konstantas.
Dans le domaine de l'histoire, le mémo Philippidis (1816) apuhlieuue Histoire delà Koumoume oudes populations de la ïaiadtie, de la Moldavie et de la Bessarabie; Souriih-IU, une Histoire d'Athènes a l'époque d* la guerre de fiiidcpe/iduuce (i»4ï); Philuuon, un ouvrage sur VHetairie ( lt>34 ) ; Perraebos, une Histoire de Souli ( t»lâ) , et des Mémoire* sur la guérie de l'indépendance de I820( 1838). L'archet éqne Geiuuraos ( 1837 ) et d'autres témoins et acteurs île cette généreuse lulte oui également publié leurs souvenirs sur cette époque. Kisos Néroulos avait précédemment lait paraître une Histoire de la Grèce moderne (1828); et A. Souti'M, une Histoire de ta Révolution grecque (182»). Constantin Paparrigopoulos, qui s'est particulièretnent occupé de l'histoire de û Grèce dans l'autiquilé et an moyeu Age, et Levkias , professeur de médecine a l'université d'Athènes, ont écrit contre Fallmerayer sur l'origine des Grecs actuels (l»43) ; enfin K. D. Scuinaa a donné (1*4*) une Histuu e des anciens peuples.
Comme écrivains politiques , on doit une mention particulière à Minas, k Polysoidès et à Palntlogos ( on a de ce dernier un traité d'économie politique ). Spyrldon Vallettas a écrit plusieurs dialogues philosophiques sur les mœurs grecques et a traité avec autant d'esprit que de talent (1838) quelques questions politiques â l'ordre du jour.
Dans le domaine de l'archéologie, on possédait «lès 1798 un ouvrage sur les antiquités grecques, par G. SakeUarios; tout récemment Pitlaki* a publie, d'après l'allemand Ross, j premier conservateur des antiquités a Atliènes, un livre sur
l'ancienne Athènes et ses antiquités (1835), et Alexandre Risos Rannavis: Antiquités hélléniqucs, ou répertoire d'inscriptions et d'autres antiquités découvertes depuis l'affranchissement de la Grèce ( l" vol., Athènes, 1847).
Dans la philologie, on dort, indépendamment île Coraf*. mentionner surtout Néophylos Dnkas , Darbaris et Asopios (professeur de littérature ancienne a l'université d'Athènes), a cause de leurs travaux sur \es anciens critiques. On est redevable k Corafc» de précieuses dissertations relatives à la lexicographie grecque ancienne, et aussi destinées à tiv -ux faire connaître la langue ancienne et la langue moderne. Néophylos Dnkas a écrit une grammaire plus méthodique de la langue grecque ancienne, sous le titre de Terpsithea ( 1804 , et souvent réimprimée d- puis); VaBva* ( I82R) e* Asopios (1841) se sont plus particulièrement occupés de la syntaxe, et Zénobk» Pop avait déjà depuis longtemps traité de la versification des anciens. La grammaire des antres langues , par exemple do latin et de l'allemand, a aussi été tout récemment l'objet des travaux de quelques savants grecs.
En ce qui touche la poésie grecque moderne, il convient d'établir une distinction entre la poésie populaire et la poésie savante ou d'art.
Dans la poésie populaire se manifestent toute l'élasticité, toute la mobilité de nmpérifaaWe génie du peuple grec, toirta la richesse du sens poétique et du caractère national dans sa naïveté et avec son énergie. 11 serait superflu de s'étendre davantage sur le caractère et l'essence de la poésie populaire grecque moderne, puisque des traduction» nombreuses ont permis d'en reconnaître la haute valeur. Lee chants des klephtes, notamment, et les chants populaires qui se rattachent à l'histoire de la guerre de l'indépendance, ressemblent à l'or natif de la montagne , et sont en outra de vraies pages d'histoire. Il faudrait se bâter de réunir tous ces chants ; car le temps les emporte avec lui, et ils pourraient sans cela disparaître avec la génération qui en faisait retentir les air» quand elle combattait pour sa liberté. Le* autres chants populaires, ayant pour sujets tantôt de gracieux incident* de la vie de famille , tantôt des scènes de U nature OU encore de la société , sont aussi quelquefois h»
duit d'un romantisme élevé, et par leur touchante délicatesse <le sentiment ainsi que par la grâce et le pittoresque de l'expression, rappellent les fleurs tralchement écioses du printemps et les suaves modulations des botes harmonieux de la forêt. Tous ces chants comprennent et expriment le monde intérieur des joies et des douleurs du peuple grec , qui savait trouver dans la poésie un dédommagement ù l'absence de vie politique et conserver au goisses l'aspiration à un meilleur aven
La poésie savante ou d'art des Grecs i pas moins l'empreinte du génie et du sentiment poétique dt ce peuple, qui déjà s'est essayé avec bonheur dans différent* genres de poésie, quoiqu'il lui, ait fallu commencer par créer d'abord en grande partie sa langue poétique.
Dès les premières années de ce siècle , Rigas avait composé ses célèbres hymnes de guerre et de liberté, et la nation les avait accueillis et les répétait avec enthousiasme. Quand plus tant, en 1871, le peuple grec se souleva contre ses oppresseurs, Panagos et Alex. Souutos Poiysoidès, Kalvos, Salomos, Ricos Néroulos et Angelica Pali, composèrent des hymnes , des odes et des élégies en l'honneur de la liberté, déplorant les malheurs de leurs concitoyens, et célébrant les héros et les hauts faits de la lutte entreprise pour l'indépendance. Tout récemment, Karatehoutschas a suivi avec succès la même direction. En inème temps , les deux Soutxos sacrifiaient à la satire dans leurs chants patriotiques, nommément contre le président Capo d'istna et son parti (1830), et plus tard Orphanidis a suivi la même voie. Gomme poètes lyriques, nous devons encore mentionner Perdlkaris , qui a aussi écrit quelque* satires ; Chris» topouios, l'Anacréon des temps modernes, poète aimable ix, qui célèbre alternativement dans ses ver* l'a
ft&S GRECS MODERN
imitèrent plus tard l'exemple de Cliristopoulos , dont les chants »oot bien vite devenu* populaire». Dans la poésie dramatique, noua citeront les essais de Risos Néroulo*, à qui on est redevable de quelques tragédies, par exemple, Polyxine et Âspasie , ainsi que de quelques poèmes comiques et satiriques; Pikkolos, auteur d'une Mort de Démo*' thène; ZampeUos, auteur de Ttmoleon , de Constantin Paléoloçue .et de Riga*; Rangavis, babile traducteur, à qi:i sont familières dherse* langues étrangère*, auteur d'un drame historique et patriotique, La Veille ; Punagos Souttos , auteurs du Voyageur et de quelques tragédies historique* , dont les sujets sont empruntés aux annales récente» de la Grèce, par exemple, celle de KaraukaM; ainsi qu'Alexandre Soutzot, auteur d'un Marc balzans. La muse de Risos Néroulos est pleine de gaieté et de verve ; et des deux frères, Panagos et Alexandre Soutxos, tous deux regardés à bon droit comme les poêles les plus remarquables et les plus originaux de la Grèce moderne , Panagos est celui qui a le plus de profondeur et de gravité. On a aussi de lui un poème épique et didactique, Le Messie , traité en partie d'une manière dramatique , œuvre pleine de pentees élevées et profondes. Dans mu épopée comique, V Un U veinent de la Truthenne , Risos Néroulos nous a tracé un piquant et spirituel tableau des mœurs et du caractère intrigant des Fanariotes , auxquels il appartient par sa naissance, mais parmi lesquels il forme une honorable exception. Cependant, l'épopée grecque moderne la plus considérable est Le Séducteur des Peuples, de Rangavb , dont le sujet est l'histoire du moine monténégrin stephanos, l'un de* faux Pierre III qui parurent sous Catherine 11. On peut aussi rattacher au genre épico-lyrique ou épko-romanLii|uc Le Vagabond d'Alexandre Soutâos, poème dans lequel il pleure les malheurs de sa patrie et célèbre la gloire de la Grèce, et dont font grand cas ses compatriotes, surtout a cause de rhartnonie et de la vigueur toutes particulières de son style. En 1860 , Alex. Soutaos a (ait paraître les quatre premiers citants d'une nouvelle Épopée historique : 'U ToupxopÂxoc 'EXXô;; Zalalostas a donne en 1861 un poème sur la catastrophe de MissolongUi et en 1863 un poème intitulé Armatoles et KUphtes. Consultes Villemain, Lascarxt (1825): Risos Néroulos, Cours de Littérature grecque moderne (1827); Chant* j>opulaircs de la Grèce vioderne, par Fauriel (2 volumes, 1*26) ; le comte de Marcellus, CAan/j du Peuple en Grèce (1861). Enfin, le Catalogue raisonné, publié à Athènes en 1864 par l'apadopoulos Vretos, ouvrage ou figurent plus de mille articles et indiquant tout ce que, a défaut des presses nationales, firent pour la langue et la littérature grecques modernes les presses hospitalières de Rome, de Venise , de Londres et de Vienne depuis la prise de Constantinople, en 1463, jusqu'à la guerre de l'indépendance.
GRECS L'MS. On appelle ainsi les chrétiens grecs qui se sont réunis a l'Eglise caUmlique romaine tout en conservant leur antique constitution ecclésiastique intérieure (voues GJiEGQUE [Église]), de même que les dénominations particulières aux dignité* ecclésiastiques, le mariage des prêtres et l'usage ou sont ceux-ci de porter de longues barbes et des bonnets; qui emploient la langue grecque dans leur liturgie, observent des jeûnes plus rigoureux et continuent à communier sous les deux espèces ; mais qui ont adopté le dogme que le Saint-Esprit procède aussi du Fils, le dogme du purgatoire, celui de l'efficacité de* messe* pour le repos des âmes des trépassés, et enlin la suprématie spirituelle du pape. Depuis la scission survenue entre les Églises de Rome et de Constantinople, la première avait toujours fait dos tentatives pour déterminer la seconde a se réunir à elle ou mieux pour la soumettre. L'empereur Manuel Comnène penchait pour une réunion ; mai» le clergé et le peuple la repoussaient éuergiquoment. L'empereur Jean II VataUè* Dukas pensait comme Comnène , et fit continuer les négociations entamées en 1232 par quelques moines fran-
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manque de condescendance dont fit preuve la cour de Rot» Des motifs politiques déterminèrent encore Tempow Michel Palêologue à renouer avec Rome des négociât»'-.' pour la réunion des deux Eglises ; il contraignit ses érènKS à céder, et opéra effectivement cette réunion dam le rcr. cile tenu à Lyon en 1274. Mais cVtsit là on amngtment de cour ; et le peuple ne l'apprit qu'avec IndigiuLxo Ainsi l'union fut-elle invoquée par l'empereur Andron* Il Mû toujours par les mêmes motifs politiques, son mcesseur ouvrit de nouvelles négociations, mais fort inutilement; et Manuel II, son fils, écrivit même va trrra contre l'Église de Rome. Plus les empereurs grec» ■> virent pressés par les Turcs , et plus ils ernrent qu'a* réunion avec Rame les mettrait à l'abri du péril. Enia l'empereur Jean III Paléologue se rendit lui-même en Rafie avec un grand nombre d'évéqnes de son Église ; et , dam an synode ouvert à Ferra re, pub transféré è Florence, ha H sa suite tombèrent d'accord sur la formule d'union fr posée par le pape Eugène IV. Mais les Grecs qui habitâtes: I contrées au pouvoir des Turcs se prononcèrent alors contre toute réunion, en se rattachant plus fermement que pénaux doctrines de leur Église ; et aujourd'hui encore on appelle Grec* non unis tous ceux qui partagent leurs i<l*j Ils considèrent le* Grecs unis comme des apostat*. M«* Galbcie et en Russie un certain nombre de Grecs * wd rattachés à l'union avec Rome par le synode de Brest dans le gouvernement de Grodno ( 1596), et en Potog» par le synode do /.amosc (1720). Depuis 1772 les sonwrains de la Russie ont fait de grands efforts pour ramas à l'Église nationale les Grec* unis, l'empereur If icolas notamment, à partir de 1839 et sur la plus vaste écart*, en Russie et en Pologne. On compte au total environ dm millions de Grecs unis. On les rencontre surtout en luit et plus particulièrement à Venise et à Rome, dans la pute méridionale du royaume de Naples et en Sicile; dans (W de la Pologne, en Transylvanie, en Hongrie, en Croate, en Esclavonie, Dalmaue, etc.
GREDIN. l oyer Épackwjl.
GREDIN. Du nom de ce chien on u, dit-on, formé V terme gredinerie, pour signifier misère , gaeuserie, mesquinerie. Un lexicographe veut cependant que répilhète * grrdm vienne de gradin , par suite de l'habitude qu'est les Gascons de confondre Ce et l'a. « Autrefois, diM,eb« le* grands seigneurs, les valets du dernier ordre se tenait* constamment sur les degrés ou gradins de l'escalier, a» se permettre jamais d'entrer dan* les appartements ;<fn vint l'habitude de les appeler gradins , puis, par corrupt**gredins, mot devenu une injure , comme flétrissant les be valets, voué* aux fonctions les plus infimes de la demi* domesticité. ■ Un des coryphées du néo-catholicisme pu» Molière et Pascal parmi ces tommes que « des greéw subalternes se relayent pour admirer de génération enptfration. »
GRÉEMENT ou GRÉMENT. C'est la totalité do m I nnuvres courantes ou dormantes d'un navire, pouli* avec leurs estropes , garnitures de vergues , de rail», es u* mot, l'ensemble de toutes les cordes qui se croisent ou * suivent dans un bâtiment, pour assurer le maintien dr s mature et la manœuvre des voiles. Cette définition «*> a faire rom prendre toute son importance dans un nsrx, et combien la bonté et la durée sont nécessaires à c** partie de Parmemeot. Le gréement, qui a reçu poétiquement de quelques écrivains excentriques le nom avesbmn de chevelure du vaisseau, serait peut-être tout att^ nommé les nerfs et les tendons qui transmettent a ses les mouvements et les dispositions nécessaires à sa vîtes* Dans cet immense pêle-mêle de cordages , roides on soopK gros ou minces , il ne s'en trouve pas un seul qui n'ait « importance spéciale et sadénontination particulière système unitaire qui les rassemble.
Le nombre de* manœuvres et de* cordages employés to'