‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 43 sur 614 · FUMETERRE · texte numérisé non relu

FUMETERRE

ses fleurs s'embelliraient peut-être par la culture ; et il semble que sa racine devrait cire soumise aux mêmes expériences que celle» desorchis, de la bryone, des arums , et d'autres plantes, qui fourniraient, au besoin, soit des aliments, soit des matières dont les arts pourraient tirer parti. Febry.

FUMEUR, celui qui aspire et expire habituellement de la fumée de tabac.au moyen dccigarres.de cigarettes el surtout de pipes.

FUMIER, le plus abondant et le plus précieux de tout ks c n g r a i s , d'une action fécondante supérieure à celle de* matières végétales, moins puissante e! moins rapide que celle des matières animales pures, mais beaucoup plus durable. H est de nature mixte, végéto-animale, compose de pailles , d'autres tiges ou feuilles de plantes qui, ayant servi de litière aux anitnaux domestiques, sont imprégnées de leurs exhalations, imbibées de leur urine, et mélangées avec leur fiente ; les liquides qui s'en écoulent en font aussi partie. Tel est le sens du mot fumier dans son acception la moins étendue ; mais ordinairement oh l'applique à l'ensemble des produits végétaux et animaux qui en forment la masse dans une exploitation rurale bien entendue. Alors il se compose du fumier proprement dit, de la tiente des volailles et des pigeons, des résidus provenant de la fabrication du vin, du cidre, de l'huile, etc., de la chair, des os et du sang des animaux; de toutes les plantes coupées en vert qui poussent dans les fosses et les endroits marécageux de la ferme, des va*ea retirées des fossés et des mares, des sciures de bois, des cendres, de la suie, des crihlures, etc., des eaux grasses, des eaux alcalines, du jus de fumier, des terres franches imbibées de sucs végétaux ou animaux à l'état de décomposition putride, du produit des fosses d'aisance, etc.

Le fumier proprement dit offre de grandes différences selon les animaux qui le produisent : le fumier de cheval, divisé, d'une fermentation prompte et facile, pousse activement la végétation ; il convient surtout dans les terres lortes et argileuses ; celui de vache, beaucoup plus compacte, est d'une fermentation lente et s'afiplique surtout aux terres sèches et maigres , auxquelles i) donne du corps , le fumier de cochon jouit à peu près des mêmes propriétés que le précédent, mais à un moindre degré; lejrumier de mouton, de chèvre, etc., composé de paille imbibée d'urine, et de crottes dont les molécules adhèrent fortement, est plus actif et plus durable dans son action sur les plantes que les autres fumiers. Le mélange bien égal des trois premières espèces forme une masse d'une fermentation facile et régulière, et produit un engrais consommé, d'une qualité excellente. Selon les habitudes locales, la nature des terres et la quantité d'engrais produite, le minier s'emploie : 1° à Fêtât frais avant que la fermentation s'y soit développée ; V à moitié consommé; 3° à Cétat de pâte onctueuse et dense; 4° enfin, à Pètat de terreau , meuble et pulvérisé. De ces quatre procédés , lequel est préférable ? Pour la solution de cette question, il est nécessaire d'examiner le mode d'action de chacun.

Par ses pailles longues ou ses antres tiges végétales, le fumier frais, répandu dans les terres au sortir des écuries ou que Iques semaines après sa formation , soulève et divise la terre, et y ménage des canaux souterrains pour l'écoulé meut des eaux; par les urines et les excréments qu'il renferme, il échauffe les plantes et leur fournit des sucs. Mais toutes les matières végétales non décomposées n'agissent d'abord que d'une manière mécanique; elles se convertissent lentement en terre végétale, parce que la fermentation putride n'en précipite pas la décomposition.

Dans le fumier à moitié consommé, la fermentation a déjà produit des changements notables, ta combinaison des matières animales et végétales est commencée; elles sont moins distinctes l'une de l'autre ; la paille, en partie divisée, saturée de sucs qui lui donnent une couleur brune, en partie confondue avec les matières animales pour former un tout homogène, présente immédiatement la nourriture aux végétaux par la |K>rtion en combinaison intime avec les ma-

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