‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 435 sur 614 · GRIMPEURS · texte numérisé non relu

GRIMPEURS

se cramponner au tronc des arbres et y grimper. L'ordre des grimpeurs a pour principaux genres : les pics, les coucous, les toucans, les perroquet»; etc.

GRIMSEL, montagne de Suisse, qui fait partie du systèn>e des Alpes bernoises , sur les limites des cantons de Berne et d'Uri. Elle est couverte de neiges éternelles. Le pic de Sudelborn , sa plus vive ai Aie, a 2,»78 métrés d'élévation. On y jouit du plus admirable point de vue, l'uni pouvant y embrasser à la fois les Alpes bernoises, le Valais et les glaciers du Rhône. Quoique l'accès en soit très-pénible, un passage pratiqué sur un col de cette montagne, à 2134 mètres au-dessus du niveau de la mer, conduit du village d'Obergastein , situé dans le Valais, a la vallée du Hassli, canton de Berne. La distance à franchir est de près de quatre niyriamètres ; dans cet intervalle, on ne rencontre qu'une auberge, tenue par un hospitalier, la seule habitation humaine qu'offrent ces déserts de glace, et où se rencontrent souvent bon nombre de voyageurs, heureux d'y trouver un refuge contre la rigueur du climat. Le Grimset, qui est d'origine granitique, renferme une mine «le cristal naturel. Ilallcr, qui en fait une description des plus poétiques, dit qu'il n'est pas rare d'y trouver des cristaux du poids de plusieurs reniâmes de livres.

GRIXDELWALD, l'une des vallées alpestres les plus belles et les mieux cultivées, située dans l'Oherlaod, canton de Berne (Suisse), à 1034 mètres au-dessus du nivean de la mer , est formée par des montagnes couvertes de neiges éternelles, dont le sommet n'a encore jamais été atteint ou du moins ne l'a été que tout récemment , et a environ cinq kilomètres de largeur sur vingt de longueur. On y compte à peu près 3,500 habitants, dont l'agriculture alpestre et l'élève du bétail constituent la principale industrie; et elle est célèbre comme étant le point intermédiaire de la route de Lauterbrunnen à Meyrùigen, clief-lieu de l'intéressante vallée du Hassli. Le kirschenwasser de Grindelwald, recommandé à tous les voyageurs qui parcourent la Saisse è pied comme le meilleur cordial dont ils puissent se munir , est justement célèbre.

GR1KGOIRE (Pinum), poêle de la fin du quinzième siècle, né en Lorraine, probablement dans ta terre de Ferrière, au diocèse de Toul, obtint dans son temps une célébrité brillante , et conserve encore de la réputation auprès des amis de la vieille littérature française : on ne Ht guère ses écrits, mats ils sont fort rares et tort chers; et les bibliophiles se les disputent. Il voyagea d'abord dans une partie du la France, payant 1'nospilalité qu'on lui donnait par de petites pièces satiriques et burlesques, dans lesquelles il jouait le principal rôle. Vers lato , il vint à Paris, et fut présenté à Louis XII, qui le chargea de tourner en ridicule le pane Jules IL Divers comptes, déposés aux archives de l'hôtel de ville de Paris, font mention de sommes qui lui lurent comptées en sa qualité de compositeur, historien et facteur de mystère*. Il joua avec un succès brillant le rôle de Mère Sotte, dans celui du Jeu du Prince des Sots, représenté aux Halles le mardi gras 1M1. On dut à la haute inspiration du roi sa Chasse du Cerf des Cerfs (Servus Servorutn ), violente diatribe contre le souverain pontife. Citons encore de lui Le C hast eau de Labour, allégorie sur les tribulations du mariage; Ias Fantaisies de Mère Sotte; Les Abu* du monde s Les folles Entreprises; Le Testament de Lucifer; Les Notables enseignements ; Les DU* et autorités des Sages ; V Espoir de>Paix ; Les Faintises du monde et Le Maton des Hérétiques, deux ouvrages réimprimés dans ces derniers temps, à petit nombre, par deux bibliophiles télés, MM. Hérisson et G. Dupleasis; et sa Sottie, à huit personnages ( Cest à savoir le Monde, Âbuz , Sot dissolu , Sot glorieux, etc. ), laquelle a été analysée par les écrivains qui ont débrouillé les origines du théâtre français.

Grmgoirc, qui fut fait Hérault d'armes du due de Lorleine, et prit alors le nom de Vaudemont , d'un Bel qu'il acquit , délaissa parfois le profane pour traiter des sujets pieux : il traduisit en vers français , pour l'usage de la do-

Page 1