GRISONS
sède point de grands lacs ; mais dans les vallées et dus ta montagnes il en existe une foule de petits , dont ceui du glaciers surtout sont remarquables. Toute cette contrée abonde d'ailleurs en sources minérales, parmi lesquelles noos citerons celles de Fideris, de Saint-Morita, de Tara», de Jenatz, d'Alveneu, de Rotbenbrunn, de Tusis , etc. Les montagnes fournissent de beaux marbres blanc*, rouges, noir», mouchetés, etc., de l'argile, de la craie, de la tourbe, bascoup de fer, de pyrite sulfureuse, de plomb et de cuivre. Il existait autrefois des mines d'argent dans la Benrài et sur divers autres points. On rencontre aussi qnelquefoit de for dans les montagnes , mais plus souvent dans les «Net des rivières et des fleuves, dans le Rhin notamment. La produits du règne végétal sont l'orge, le seigle, l'avoine, le milet, le mais, les pommes de terre, le chanvre et le lia, les Iruits, entre autres les figues, qui viennent ea pleine terre dans leBregell inférieur. La vigne réussit surtout du» la vallée inférieure du Rhin, ainsi qu'a Misoccio et à Bru». Le canton était autrefois très-riebe en bois, notamment es pins; mais faute d'un aménagement intelligent, ces richesses ont singulièrement diminué depuis. Dans les parties les plus élevées des montagnes nichent l'aigle et le vautour. On y rencontre aussi des ours et même , quoique plus rarement, des loups. Les chamois sont encore très-nombreux, Tuai-.!' bouquetin en a presque complètement disparu. Les rivières et les ruisseaux sont très-poissonneux , l'anguille surtout J abonde. L'éducation du bétail , la fabrication du beurre et du fromage, constituent les principales ressources de la popub- Uon. L'industrie des habitants est sans importance; sni» ils se livrent à un commerce de transit et d'expédition de* plus considérables.
Le Pays des Grisons tout entier se compose de cinq vallées principales :
L» vallée du Rhin citérieur, qui clôt la Forêt du Rhta, ceoprend la vallée du Schams, la Via Mala et le Domltichgtrthaï. Cette dernière, la contrée la plus tempérée de tut le pays des Grisons, contient vingt-deux villages, où Tes parle la langue romane. La vallée de Schams, sur ua développement d'un myriamètre, renferme neuf jolis villas». Entre cette vallée et la Forêt du Rhin se trouve la grand** Via-Mala, formée également par le Rhin citérieur, «•»ti tuant entre Tusis et Zillis une route longue de deuv ntriamètres environ, avec une largeur de 2 mètres 50 test seulement, et côtoyant souvent des abîmes de 150 à îOO mètres de profondeur. Au fond de ces fondrières coule »w fracas, et aussi rapide qu'une flèche, le Rhin ci teneur, tandis que de l'autre côté de la route s'élèvent des uoougnes de plus de 800 mètres de hauteur et couvertes de bres sapins. A RonzeUa, village situé à l'entrée de cette gorge de montagnes, le soleil est invisible pendant six ■» de l'année. Deux routes à peine praticables cooJuisua1 autrefois en Italie par le Splugen et le Bernhanlin. Lap* mière fut celle que prirent en 1800 les Français comm»dés |*r MacdoMdd ; en 1797 , Lecourbe n'avait pas M" à s'aventurer sur la seconde avec une forte division de l'armée française. Aujourd'hui la grande route conduis' de Coire et de Reichenau au village de Splugen 1*1* Domleschgerthal et par ta vallée qu'y relie la Fio>J»* se bifurque en deux routes nouvelles, dont l'une , constr** en 1 820, conduit àChiavenna, en franchissant le Sflnpt par les Cardinelles et la vallée de Saint-Jacques ; P*uW. construite en 1824, mène a Bellinsona, ea franthnsu* le Bernhardin et en passant par la vallée de Mtsocrio.
La seconde vallée du Pays des Grisons, celle du *»«« antérieur, s'étend depuis la limite occidentale du rini<x> et le mont Saint-Gothard jusqu'à Coire <et au Lucie*'!** (défilé de Sainte-Lucie). L'antique abbaye de béaédkust de Disentis, le bourg a marché de Tusis, la ville d'/tau et le chef-lieu de tout le canton, Coire, sont les pois»» plus remarquables de cette vallée. „
La troisième vallée est celle d'Engadlno. UqoaW« est formée par l'Alboula, qui prend sa source au inoolSe>