GROS
missent pas sur les actes de leurs chefs, qu'ils jugeaient mieux que d'autres pour l'ordinaire, une sorte de critique a
discipline rigoureuse à laquelle ils s'astreignaient; ISapolf-m le savait, et ne faisait qu'en rire. Ils grognaient, mais ils loi obéissaient, et le suivaient toujours. Leur dévouement était sans bornes, comme leur courage. Quelques-uni de nos artistes contemporains se sont illustrés en peignant les vttux yrognords.
GROIN. Voyex Bocro».
GRONINGUE. Vogtx GaonrescE*.
GRONOV(Jban-Fhéoéeic), archéologue ctlébre, .Umt le nom latinisé était Gronovius, né en 161 1, k Hambourg, résida peuikint quelque temps en Hollande et en Aii^ietei's , puis visita te France et l'Italie. En 1643 il fut nommé pr > fesseur d'histoire et d'éloquence k Deventer. A te mort «io célèbre Dan. Heinsius, en 1658, il le remplaça k Levde, .* il mourut, le 28 décembre 1671. A des connaissances d'une rare étendue il joignait une infatigable activité et le caractère le plus aimable. Ses éditions de Tite-Live , de Stace, de Justin, de Tacite, d'Aulu-Gelle, de Phèdre, de Sénèque, ce Salluste, de Pline, de Piaule, etc., abondent en correction, des textes des plus heureuses et témoignent d'une judicieux critique. Son Comment arius de Sesterctis ( Deventer, 1643; Leyde, 1694, in-4") prouve combien était profond? te connaissance qu'il possédait de la langue et des antiquîLS romaines. On estime aussi tout particulièrement son éditna du traité de Grotius, De Jure Belli et Pacis, k cause J» annotations dont il l'a enrichi.
Son fils, Jacques Grokov, né k Deventer, en I64â, octane d'abord une chaire k Pise, qu'il échangea en 1679 contre celle des belles-lettres k l'université de Leyde, et mourut dans cette ville, le 21 octobre 1716. Ce fut un criti»rur aussi érudit que laborieux. Indépendamment d'un PoUue ( 1670 ), d'un Hérodote, d'un Cicéron, d'un Anunien-kûrcellin, on a de lui un ouvrage précieux intitulé : Thésaurus Antiquitatum Grxcanim ( 13 vol. in-folio, Ley*lc. 1697-1702). Malheureusement le ton offensant de sa polémique l'entraîna dans une foule de querelles fâcheuse».
GRONOVIUS. Voyet Gnoimv.
GROOM ( on prononce grovm). C'est le nom que nos voisins d'outre Manche donnent k un valet d'écurie , accompagnant k cheval son maître k la promenade, qu'il suit k distance respectueuse, mais souvent monté sur un cheval d'un prix plus grand encore; ainsi le veut le bon genre Le oroom est quelquefois employé au service de te chambre ; mais il doit alors être adolescent et, autant que possible, d'une taille exiguë. Il n'est pas rare de le voir, k défaut de valet de pied, suivre Madame dans ses courses et dans ses promenades à pied.
GROOTE ou BUSCHING ( Ile ). Voyez CàRPEXT*uu.
GROS (Métrologie). C'était, dans l'ancien poids de marc, te 8' partie de l'once : le gros valait trots scrupules ou deniers, et le scrupule vingt-quatre grains. En poids métrique, le gros équivaut k 8 grammes 824 millièmes de gramme.
GtlOS(Numismatique). Au moyen Age on appelait ainsi toutes les monnaies épaisses et de bon aloi, en opposition aux monnaies creuses ou bractéates. Suivant quelques étymoloRisles, le mot gros, transformé en groschrn par les Allemands, qui continuent encore aujourd'hui à compter par thaler (écus), groschen (gros), et pftnnige (sous^, est dérivé de la basse latinité grassus. Suivant d'autres, il proviendrait de la croix qui se trouve empreinte sur les gros les plus anciens. Saint Louis, pour réformer te monnaie, qui n'était plus que du billon, ordonna qu'on frappât des pièces d'argent lin, à 11 deniers 12 grains, valant 12 deniers de billon et formant un sou. Mais cette dénomination officielle ne prévalut point. Le peuple, d'après la ville où elle fut frappée , appela te nouvelle monnaie gros denier blanc tournois (de Tours ), grossus denarius albus Turontnsis , et par abréviation gros blanc , gros et Wanc. Cette réforme monétaire fut imitée en Allemagne, où