GROSEILLIER
10144e s'élève ordinairement en
les poi ^i*. Le groseillier pleine terre, de f,30 à 1»,60 de hauteur, et étale aes rameaux au gré du Jardinier, qui peut lui taire prendre facilement toute» le» formes qu'il désire. Ses feuilles sont larges et longues comme la main d'un enfant, moyennement pétiolees, écliancrées en cœur, d'un vert bouteille en dessus, et d'un vert plus pâle, un peu argentin, en dessous, et présentent à l'œil , par le dessin régulier de leur» nervures, des espèces de palmes. C'est des aisselle* des feuilles que partent les fleurs. Elles sont disposées en grappes simples, nombreuses , pendantes , réunies ou solitaires ; chaque grappe se compose de quatorze fleurs environ, alterneset soutenues par un petit pédoncule : elles n'ont point d'odeur ; elles commencent à sortir des rameaux vers le mois d'avril. À ces fleurs succèdent les fruits , que l'on nomme groseilles, et dont la médecine tire un grand parti, à cause de leur propriété rafraîchissante et légèrement nutritive. Étendu dans de l'eau avec du sucre ou du miel , le suc de la groseille forme une boisson acidulé fort agréable, qu'on prescrit ordinairement dans les fièvres bilieuses , putrides, ou inflammatoires , dans les afiections nerveuses , et dans la plupart des maladies accompagnées de chaleur intérietwe. Les habitants du Nord se servent de cette boisson rn guise de limonade pour calmer la soif pendant l'été. Comme substance alimentaire , les groseilles ont aussi de* propriétés fort remarquables : les médecins les recommandent surtout aux personnes d'un tempérament sec ou violent, sanguin ou bilieux, aux jeunes gens, et à tous ceux qui habitent des pays chauds et secs, et qui se livrent habituellement à des exercices fatigants; mais ils les défendent expressément aux vieillards, aux femmes chloroliques , aux personnes nerveuses et d'un tem|»érament lymphatique. Les pharmaciens et les confiseurs savent également retirer do grands bénéfices de ce fruit; ils en fontdes rob», des sirops, des confitures, des glaces et des sorbets excellents ; les groseilles rouges sont généralement les seules qu'on emploie pour ces aortes de préparations, bien que les groseilles blanches aient les mêmes propriétés.
Le groseillier noir ( ribes nigrum, Linné), vulgairement cassis, se distingue du précédent et par la couleur noire de ses fruits et par l'odeur pénétrante qu'il répand autour de lui, odeur qui provient de l'huile essentielle contenue dans les gtandules dont est parsemée la surface de ses feuilles et de ses fruits. Cet arbrisseau, d'environ deux mètres de haut, croit dans les bois des montagnes de l'Europe. Ses fruit», qui contiennent de l'acide malique, de l'acide citrique, de la gélatine, un principe mucoso-sucré (composition qui est à peu prés celle des fruits des autres groseilliers), passent pour toniques, stomachiques ; on en fait une liqueur également connue sous le nom de cassis.
Le groseillier épineux (ribes grossularia, Linné), ou groseillier à maquereaux , doit ce dernier nom à l'emploi de ses fruits verts pourraseaisonnement du maquereau. Cet arbrisseau, baut de 1 mètre à im,&Q, te plaît dans les terrains arides et pierreux de toute l'Europe. 8a tige ligneuse porte des feuilles larges, tantôt glabres et luisantes aux deux faces, tantôt pubescentes ou presque cotonneuses, à aiguillons divariqués, à lobes arrondis ou oMongs , inégaux, obtus. La baie, d'abord verdatre, puis rougeâtre ou jaune, devient glabre a la maturité.
Pnnni les espèces inutiles à l'alimentation de l'homme, il faut citer le groseillier sanguin (ribes sanguincum , Pursch.), arbrisseau des bords delà rivière de Colombia, acclimaté depuis 1*31 en France, où il contribue à Tornetnent des massifs par ses grappes pendantes de fleurs d'un rose vif, paraissant dès les premiers jours du printemps. On en connaît deux variétés, l'une a fleurs d'un rouge plus foncé, l'autre à fleurs doubles.
(.KOS-GUILLAUME ou LAFLEUR, célèbre farceur, camarade de Gautier Gargnille et de Turlupin. Son véritable nom était Robert Guérir. C'était un franc ivrogne, gros et ventru. . Pour qu'il fût do belle humeur, dit Sauvai,
il fallait qu'il grenouillât ou bût riiopine avee son eomp^n le savetier dans quelque cabaret lorgne. » Il ne panu^t jamais sur le théâtre sans être garrotté de deux ceintura audessus et au-dessous du ventre, ce qui le faisait ressembler a un tonneau. Il ne portait point de masque, mais il s'enfermait le visage. Une maladie aigtié dont il souffrait erorilement lui arrachait parfois des humes au beau milieu àt ses rôles, et lui faisait (aire des contorsions qui 1 la gaieté des spectateurs. Ih vingts ans.
GHOSIFJl (G«aareL-£iiiuKi'tx-Joe«rH>, littérateur» ti malle, naquit à Saint-Omer, le 19 mars 1739, et fut 6t*t au collège des jésuites de cette ville. Peu de temps anal la suppression de cet ordre, il avait été admis a y faire are- Tension. Quant, en 1762, la célèbre compagnie fut supprimer en France, l'abbé Grosier devint professeur au colkgr Sainte-Barbe, à Paris. Après un séjour de quelques aaw« dans la capitale , qui lui permit d'entrer en rapport avec k plupart des érudits de l'époque , il céda , en 1770, aui instances réitérées de F ré r on, et fut pendant six ans In des principaux collaborateurs de l'Année littéraire. A a mort du célèbre critique, il continua, uniquement «la» l'intérêt de sa veuve et de ses entants , 4 faire paraître « recueil, qui renferme, quoi qu'on eu ait dit, de précieuv docmnents pour l'histoire littéraire du dix -bnitiènie siècle, ts 1779, «accepta la rédaction du Journal de lÀttèratvt. de* Sciences et des Arts, où l'infortuné Gilbert Iroara d» encouragement*, et où le célèbre Geoffroy fit panui* aussi quelques travaux, fruit des rares loisirs que lui laissai! sa constante collaboration à VAnnée littéraire. Quawl b tourmente révolutionnaire fut passée, en 1 800, Grosier eu*}' de ressusciter ce recueil ; mais après sept ou huit volumes b publication dut en rester là. L'abbé Grosier devint casait* h des rédacteurs les plus actifs du Magasin encyclopidn* de Millui ; puis il fournit de nombreux articles a la Zïiojrc plue universelle de Michaud, notamment sur l'histoire A la géographie de la Chine.
Depuis longtemps en effet il comptait à bon droit paroi nos sinologues les plus érudita, par suite de sa publication àt Y Histoire générale de la Chine, traduite à Pékin, sur k> originaux chinois, par le père de Mailla (12 vol. • Paris, 1777-83 ), et dont le manuscrit avait été envoyé a France dès l'année 1737. L'abbé Grosier s'était associe uaas cette œuvre Leroux, Desliauteraye* et Culson, sinoloS1* instruits, très-capables de le seconder. Le prospecta» <<u préface, qui était à lui, avaient obtenu les éloges des «' tiques du temps, ceux notamment de D'Alcmberl et de U Harpe. C'est le premier livre qui ait fait connaître ii w manière satisfaisante la longue suite d'événements «l^1 l'empire de la Chine a été le théâtre. En 17 W l'abbe Gnwtf fit paraître, comme supplément indispensable, un ireMiéa* volume, contenant la description topographique des quuu* provinces de la Chine, de la Tatarie, des ik» et desanu* pays qui en dépendent, ainsi que des notions fort étend"* sur les lois, mœurs, usages, sciences et arts des LU"*»"' leur religion surtout y est très-exactement analysée, succès de ce trciiième volume, dont l'abbé G rosier tt» était l'auteur, ne tarda pas à devenir européen.
Eu la 10 l'abbé Grosier fut nommé sous-biblK»^"' ' l'Arsenal, et en 1818 il succéda à Treneuil dans les fou «** de conservateur de cet établissement, on il a laissé une n# moire vénérée. 11 mourut en 1&23. Dans son eviraif WPtistaire son nom est écrit avec deux *. On lui wpr« **• dans le temps où M fut mêlé aux luttes ardentes de la »«» rature, d'en avoir supprimé une : ce qui donna l|<: 1 quelques plaisanteries, qui prouvèrent tout an 1*,^ l'abbé Grossier était de ceux qui pensent que, loi*}"* ^ un nom ridicule ou qui prèle aux quolibets , le nue1 d'en changer. A tiïto.vsltl I.1Œ\, village de l'arrondi*^*» (| Potsdaui, dans la province de Brandebourg ( Fn*** "v, la bataille qui y lut livrée le 23 a»4t «■»
GROSSBKRRKN — GROSSKSSR
A l'expiration de 1'arvntstiee conclu a Dresde f 1 7 août), Napoléon résolut defrappera la foi s trois coups décisifs sur Breslau, Prsgoe et Berlin. Les affaires de la Ketzbaeh,deKulm et de Grossbeeren déjouèrent ses plans. Pour couvrir Berlin, on lit choix de l'armée dn Nord, nom donné aux forces réunie* sous les ordres dn prince royal de Suède, Dernadotte, dan» la Marche de Brandebourg. L'armée française, | placée «on» le commandement supérieur du maréchal Oudinot, dur.de Reggio, présentait nn effectif d'environ 80,000 hommes. En même temps le général Gérard avait ordre d'appuyer vigoureusement, a vue In garnison deWapdelvourg, la marche du corps prinripal sur IJeilin. Le 18 aotrt, Ondtnot prit position a Barenth. Ce mouvement éveilla rattentioa de Hernadotte, qui envoya une division reconnaître l'armée française. Le repos dans lequel Oudinot persistait ne lui ayant pas paru inquiétant, H divisa son armée, qui souffrait beaucoup dn manque de vivres en raison de sa concentration. Le 21 Oudinot lit enfin un mouvement de I flanc sur la route de Wiltenherg, enleva, après une vigou- : reiise résistance, les avant-postes de Trebbin, de Naunsdorf et de Merrlen, et y prit position. A la snite de ce mouvement, Rernadotte concentra de nouveau toute son armée. ; Vers raidi , Oudinot donna le signal de la reprise de l'attaque, et s'empara, après un engagement meurtrier, de Wiltstock et de Wilmersdorf. Le 23, de bon matin, Bertrand se jeta, à Blankenfetd, sur le général Tauenzien, mats rat repoussé. Pendant ce temps-la, le 7e corps français enlevait tes avant-postes prussiens et s'emparait de Grossbeeren. Mari les Français n'ayant pas poursuivi cet avantage, le général Bulo w , malgré les ordres formels de Bernadette , qui avait commandé que l'armée battit en re- ; traite sur Weinbergen, près Berlin , résolut de reprendre l'offensive. Dans la *olr<V, le 7* corps français fut attaqué i de front par Bulow à la téte de forces supérieures, tandis J que Rorstell tournait l'aile droite des Français. Après avoir j pris en flanc et enlevé une batterie d'artillerie k cheval, les i Prussiens s'avancèrent an pas de course. La pluie qui avait I tombt' toute la jonrnée empêchant les fusils de faire feu, on ! se battit à coups de baïonnette et h coups de crosse. Gros»- i heeren fut repris d'assaut; Oudinot ayant fait avancer sa réserve, les Busses et les Suédois l'assaillirent dès qu'eue sortit du bois. Le colonel suédois Cardell , appuyé par nne charge de cavalerie, s'empara de l'artillerie des Français; et Oudinot se vit alors contraint d'interrompre la Intte pour se retirer a Wittenherg et à Torgau , après avoir repassé 1'F.lbc. La perte des Français sVicvait à 2,000 prisonniers et à 30 pièces de canon. L'armée prussienne s'empara de Juterbogk et le 2* «le Bnckau. Kn commémoration de cette importante victoire reni|>ortée par les coalises, on monument en fonte de fer a été érigé, par ordre de Frédéric-Guillaume III, à Grossbeeren.
CROSSE (Droit). On appelle grosses les expéditions des actes contenant obligation et celles des jugements qui sont délivrés en la forme exécutoire. Elles sont intitulées et terminées an nom de l'empereur et revêtues de la formule consacrée par la loi. Les notaires et greffiers des tribunaux oot seuls le droit de délivrer des grosses des actes et des jugements dont ils ont les minutes en dépôt; elles doivent porter Fempreinte dn sceau dn notaire ou do tribunal. l& loi fixe le nombre de lignes que doit contenir chaque page du papier qui y est employé et le nombre des syllabes k la ligne. Chacune des parties intéressées peut obtenir une grosse de l'acte ou du jugement dans lequel elle se trouve en qualité ; mais il ne peut lui en être délivré une seconde , sous peine de dcstitntion du notaire ou du greffier, qu'en vertn d'une ordonnance du président du tribunal de la résidence du notaire, ou du tribunal qui a rendu le Jugement. Les grosses font la même foi que le titre original lorsque ce titre n'existe pins. Celles des contrats de mariage qui ont subi quelque changement par des contre-lettres ne peuvent être délivrées qu'en y transcrivant k la suite les changements qui y ont été faits.
GROSSE ( Commerce ). Ce mot s emploie pour désigner mi compte de 12 douzaines , c'est-à-dire de douze fois doute, qui font 144. Par exemple, une grosse de boutons, une grosse de soie, etc. , pour désigner 11 domaines d'écheveanx de soie, 12 doutâmes de boutons. Uoe demigrosse n'est, par lii même raison, que six douzaines II y a quantité de marchandises que les marchands grotsiers, manufacturiers et ouvriers, vendent k la grosse, telles que les boutons de soie, fil et poil, les couteaux de table et ceux à ressort, les ciseaux, les limes, les vrilles, les écritoirea, les peignes, des k coudre, et plusieurs autres ouvrage- de quincaillerie et mercerie, comme aussi les diverses e*oécws de fil k marquer, les rubans de ni, les tresses, lacets, etc.
Dans l'art du fleuriste, le mot grosse semplote également pour indiquer 12 douzaines de fleurs appareillées.