‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 446 sur 614 · V. dp. Moi^on · texte numérisé non relu

V. dp. Moi^on

GROSSE ( Contrat k la) ou PRÊT A LA GROSSE AVENTURE. Vogei Puêt k ta Gaom.

GROSSE < A ISS*:. Cet instrument, qui tient une place importante dans notre musique militaire, a probablement été connu des anciens. Dons tous les cas, il e»t indiqué par les auteurs dn Bas-Empire. C'est de lui qu'Isidore parle sous le nom de sgmphonux : il <Ht en effet que c'est un instrument qu'on frappe alternativement ou en mAtne temps des deux cotés.

La grosse caisse est amtsi admise dans certains orchestre». Elle fut introduite k l'Opéra de Paris par Gluck, dans le dernier clweur des Grecs de Vlphigénie en Aulide Cet heureux osai fut imité par Spontini dans L/i Vestale. Mais c'est surtout Rossini qui a donné une grande place k cet instrument. El malgré «les idées critiques , ne tant il pas reconnaître que, ai vulgaire qu'elle soit, la grosse caisse n'est pas indigne d'occuper sa place dans un vaste orchestre?

La grosse caisse doit k sa sonorité et k kl faculté de son jeu le privilège d'être l'instrument favori des saltimbanques et des charlatans. Mais connue ces derniers ne travaillent pas tous sur la place publique, il a M en fallu que, pour les grands faiseurs, la grosse caisse subit une modification : elle est devenue la réclame.

GROSSESSE. Cet état de la femme qui porte dans son sein le produit de la conception dure régirtièrement 270 jours, ae prolongeant parfois un peu au detk on dorant quelquefois un peu moins. Le Code qui nous gouverne admet la légitimité des enfants depuis le cent quatrevingtième jour jusqu'au trois centième.

La grossesse a été distinguée en vraie et en /aime, expression vicieuse qui s'applique aux affections simulant la grossesse ; et anssf en simple et composée ( double on triple ) , enfin en utérine et exlra -utérine.

La grossesse utérine, celle dans laquelle IVhiI, après s'être détaché par rupture de l'ovaire, est descendu dans la matrice, en parcourant le conduit de la trompe, nous offre comme snjet d'étude et la mère et le fret us. Dès la conception l'utérus se développe par lui-même : il avait un peu pins de 78 centimètres cubes, il s'élève k un volume de looo centimètres cube» environ. En même temps son orifice se resserre au début, du moins dans les premières grossesses; pins tard il perd de sa longueur, s'amincit, et s'eflace en s'entr'ouvrant. Abaissé pendant les premiers temps, le corps de l'utérus s'élève ensuite et refoule les intestins en haut, en arrière, et un peu k gauche; vers la An il s'abaisse de nouveau encore nn peu; ses parois, k moins de grossesse multiple ou d'accumulation de sérosité, ne perdent pas de leur épaisseur. Des modifications surviennent dans leur texture et la disposition en faisceaux de fibres contractiles se prononce de plus en plus. I.a membrane séreuse extérieure se soulève et se* replis s'effacent, pendant qo*k Phitérienr la membrane muqueuse se développe et adhère tant au placenta qtfk l'épiclwrton. La sécrétion mensuelle dont eHe était le siège se supprime, mais non tellement que l 'effort bemorrhagique ne puisse dfs.

GOO GROSSESSE poser à l'avotlameut. Uni. à l'utérus par une étroite synipatine , les mamelles sont le siège d'une tension doulou reuse et commencent à sécréter un fluide lactescent • te mamelon lui-même se deveiop,*,* brunit, ainsi que l'aréole La peau distendue offre souvent sur le ventre et sur les seins des vergetures bleuâtres ou brunes, qui après IW.uciiement blanchissent en conservant un aspect de cicatrice* Le nombril eu même temps devient Millant

Les fondions de la femme enceinte éprouvent des inodiliguons nombreuses : la sensibilité s'exalte; toutefois oa a beaucoup exagéré, ceU est certain, tes modifications'ap. portées par la gestation aux facultés intellectuelles. Quant 4 la nutnbon, elle est le plu* ordinairement activée, an moins après le quatrième mois.

Des indispositions nombreuses, souvent même des malad.es, résultent de l'état de grossesse : l'utérus devient alors e centre d action, et ses sympathies «'éveillent. Parfois, de,

de au. es, d inappétence, de dégoût, et sont prises de vomis: nls » W cbe* quelques leimnes résistent a tous les Iraiieniente et même peuvent réclamer les moyens les nlus énêr Siquet. Ces troubles s'étendent-il. a la icréti J du foi sont -,U a cause des taches, du masque qui brunit ri plaque, ta figure de beaucoup de fermes eUntes? tïa est tout an moins douteux. La constipation , si commun* dans la grossesse particulièrement vers la fin, pourrait enl alner de graves inconvénients, si die n'était paT combattue pa un régime doux, «les lavements cmol.ieuU, au , par des laxatifs non irritants. Notons que ces dérangement de santé se rencoalrent également dans les affection, nnes, et pourraient faire porter un diagnostic erroné

Il existe quelquefois des signes de pléthore, surtout vers te sixième mois , et si l'on u'eat point parvenu a le ^ \Zii f «^^.««IWrciceet en abrégeant le sommeil, ,1 est besoin de recourir à la saignée suivie de ouï que repos et d'une diéU, légère; mais 5 n'est plï douteux"

a unt coutume routinière ou à l'esprit de système Nous no trouions pas taire cependant que la pléthore un " â d 'autre causes puisse produire des accidente graves et entre autres te! «.emoribagies, «on-seulcment des éptetaxta generdmé. alors favorables, mais ITmmUaJT 1 hemo \?y st m rorrhagie, ,m compromet la vie de la niér, et de l, faut Moins que te compression des vaisseau, il .7, contribue a leur dilatation et à l7proS,o„'d s ' a Z* ^"^™«u^

raut la grossesse il nest poasiblede lea combattre que nar fc régime, les petite* sa.gnées , le repos au lit eUne co pression modérée et méUiodique. Si la géne mécanique la

ÏÏSïïïm'f W ,,ŒdèB,e ^ °~ ^eÏÏLÏÏ. S o en est pas moins vrai que, porté à un certain degré il do. aire cra.n ,e une aflechon plus grave au terme dVia g ' labon . albuminurie, et une maladie convulsivetrc-s-daL reuse, rédampsie. Dans les derniers moi» I Z vi 1 8 foulent te diaphragme en haut , dSinS £ 'utet £

hculitremeut », y a quelque mauvaise conformation ou une maladie , soit du cour, soit du poumon Rarement V'^ «lans la grossesse qu'il |.ut chercher te cause de la toux «éneralement opimàtre et incommode; aussi convie., Ml «l'en chercher avec soin te cause et de te combattre.

A l'opposé de te pléthore, la chlorose résulte parfois de la grossesse; parfois, dans d'autre, circonstances, celle-ci nar.it amener la guénsonde la cl.Wanémie. Par suite dHa^ô, ! EZ, co«T-» «oU du coi de te vessie, les femi„«s se pla.g„ent souvent d un («soin fréquent d'uriner, on encore de » ^ J-'-ron urinant; mais souvent' un mauvaï i i^uueei aussi diverses autres causes conlribu lit

t^HL * *™ aUSd. te.«*ne Joffll « PW«ne«t un certain

i, mais même au lit. LereuVte ment des symphiscs du bassin , s'il n'avait jamais lin ^ dans lea derniers mois de la grossesse, pourrait »w tt> suite de te compression exercée sur tes symphises par te térus distendu ; mais lorsque e« ramollissement se nxitr; dès le quatrième mois et se prolonge bien ao delà de te: couebanent, ne faut il pas y voir une maladie des es, ose ostéomalacie? La marche n'est souvent alors possible où l'aide de ceinture, etc. Une autre eauae rend te mardi; d fv cile et mal assurée, c'est la saillie du ventre, qui oMfek corps à se renverser en arrière et empêche de voir k td au-devant des pieds : les chutes dans cet état sont, il ta facile de le comprendre, souvent cause de graves arasai;

Il serait sans doute trèe-.irile de connaître l'iaftenre dte grossesse sur les maladies et de celles-ci sur la grovo* Malheureusement cette étude est entièrement à faire. La maladie* aiguès diposent â l'avortement et prévotent \h> de gravité, suivant Hippocrate ; à l'opposé, on renia njoe certaines affections chroniques, te phtrrteie entre antres, «. blent suspendre leurs progrès pendant la gestation.

Charron , d ans son livre De laSagesse, dit « une la géoenhx et portée au ventre n'est pas estimée et observée avec «(te diligence qu'elle doibt, combien qu'elle ait autant oa siu, * part au bien et au mal des enfante que l'éducation... . Il rappelle « qu'avec grand raison et en Lacédémooe ri ntm bonnes polices, y avait punition et amende contre letp rente, quand leurs enfants étaient mal complexkmné» •. L, pureté de l'nir cet particulièrement nécessaire aux fran* enceintes, et l'on en peut donner pour preuve les bon» rtsnltato obtenus en Suisse (pour rendre plus rares le ortntsme) de l'abandon des vallées humides et du séjour m lea endroits élevés pendant te gestation. A l'opposé dans te Vosges, les femmes pour éviter les fausses coucha Audonnent les lieux élevés, pour aller habiter lea vallées, te. femmes enceintes ne doivent pas habiter des chambres buses, humides , mal ventilées, ni trop chaudes. Leur nmriture, légère dans les premiers mois, doit être pins nutritive dans les derniers, et alors sera prise en petite quantité i h fois ci plus souvent Itien de plus faux en effet que le malheureux préjugé qui dès qu'une femme a conçu lui tel prendre une plus grande quantité d'aliments pour sut» m à une double nutrition. Le peu d'appétit des femmes eacea tes dans les premiers temps, le besoin fâcheux qu'rilesérmvent de condiment, épicéa et des liqueurs spiritueasw paw fecihier la digestion prouvent clairement la fausseté de « préjugé. Les bains, utiles pour quelques femmes, sont mvent pris avec peu de prudence et nuteseut |*itieuBéftment dans le cas de faiblesse. Un sommeil un peu ptes teng est nécessaire pendant te gestation ; aussi doit-on corataltre activement par la saignée, les bains tièdes, I'»"clce, etc., l'insomnie assez fréquente pendant les «terwers mois, a tort on redoute généralement l'influence de rexercice ; ses avantagea poui te santé des femmes de la camp*gne ne sont point équivoques, et durant te geatatioa oa st les voit rien changer à leurs occupations, très-active. Il wl d'ailleurs certein qu'un exercice non excessif combat b deposition aux affections catarrhales , si communes \«^'la gestation. Un autre avantage de l'exercice est demainU-im l'équilibre nécessaire entre les organes du mouveineat et ceux de te sensibilité; avantage considérable, puisage te émotions et les sensations très-vives peuvent , dans les pce miers temps de la grossesse, provoquer l'avortemenl. 1*vrd attribuait à l'oubli de la continence te plupart des fausses couches qui surviennent sans cause connue. ïlrete dre te poitrine ou le ventre dans des vêlement-, trop serrés, dans des corsets k buse dur, peut avoir des résultai» m* moins fâcheux. Un point qu'il importe encore de nep* oublier, au moins pendant te mauvaise saison, est le refroidissement du corps et des membres résullaut de l'rioignement des vêtements par suite de te saillie de l'abdomen Les femmes ne doivent donc point alors négliger de p*' très-chauds.

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