GROSSESSE
ans le vulgaire, cm couuoMtce h ne phis croire à l'action «le* désira, des envies de la mère sur l'enfant. Autrefois un supposait que celte influence s'exerçait sur les points touchés par les doigts de la mère au moment de l'impression morale, à moins que « mediatement essuyé* avec un linge.
Le niéilcciu est souvent appelé légalement à prononcer sor l'existence v raie ou fausse d'uue grossesse, sur la date de la conception et sur sa durée. On demande également souvent si une femme enceinte a pu ignorer son étal; bien que généralement fausse-, cette supposition est parfois fondée. Les signes de la grossesse sont eu elfet souvent très-équivoques pendant sa première moitié, et parfois ont été indiqués d'une façon très -bicarré. Catulle, par exemple, die Té* preuve laite en mesuraniie col d'uue nouvelle mariée la veille et le lendemain des noces, et des nommes plus graves se sont arrêtés a des signes uou moins singuliers. ISous ne rappellerons pas ceux que déjà nous avons indiqués, disons que les plus certains su rattachent au développement de l'utérus et à la présence du fœtus. Sans parler du touolier, l'auscultation par l'oreille nue ou aidée du stéthoscope fait distinguer les doubles battements précipités du cœur de l'enfant et en «Mitre le souille placentaire isochrone au pouls de la mère. Une double grossesse a pu quelquefois être ainsi reconnue ; il faut convenir que malgré l'attention la plus souteet une longue et savante expérience , on peut no pas niieoulrer <^s signes varies, même après le quatrième mois, et rester daus le doute. Parfois d'ailleurs des tumeurs abdominales pourront s'accompagner des signes les plus imita riants et même du bruit de souille. Le toucher n'apprécie pas seulement le volume elle poids, il peut aussi par la disposition du col et du corps de l'utérus indiquer la date de la gestation. Quant à pouvoir discerner la présence de denx enfant*, la difficulté est beaucoup plus grande. On est allé cependant beaucoup plus loin, et l'on a prétendu annoncer le sexe de l'enfant. Hippocrate lui-même a donné quelques indices aussi peu fondés que tous ceux qui ont été indiqués depuis. A peine quelque} femmes ayant eu déjà plusieurs grossesses de sexe différent ont pu à l'avance annoncer le sexe de l'enfant qu'elles portaient, en se guidant sur quelques observations qui leur étaient particulières. Une question de médecine légale qui a beaucoup occupé est celle de la superfétation.llest peu probable, hors le cas de matrice partagée en denx cavités et celui de grossesse très-récente ou ex Ira utérine, que la femme enceinte puisse de nouveau concevoir. Une autre question difficile est celle de la perversion maladive de la volonté des femme* enceintes.
Combien ne resterait-il pas à dire sur les égards et la protection générale due aux femmes enceintes I Par la déclaration de la grossesse, l'édit de Henri II pensait assurer la vie des enfants illégitimes. Y parvenait-il aussi sûrement que le peuvent faire nos nombreuses institutions charitables? Cela est au moins douteux. Éclairer les femmes sur les règles de l'hygiène qui leur convient, écarter d'elles tout objet capable de produire des impressions pénibles, les protéger énergiquerueiit contre l'insulte et contre toute violence, leur procurer les secours nécessaires, afin qu'elles ne soient pas astreintes à un travail excessil, enlin ajourner toute instruction et toute comparution |iour cause grave devant les tribunaux, tels sont les principaux < l'hygiène publique.
Grouetse extra-utérine. La inarclie de la gi parfois anomale et sous des influences encore mal connues : l'ovule lécondé, au lieu de descendre par la trompe dans l'utérus se fixe, croit et se développe dans la cavité abdominale, niiiJcoidractedesadliércnces, soit avec le iiériloine,soit avec l'ovaire même, et s'enveloppe ensuite d'un sac organisé. D'autres fois c'est dans la trompe même que se développe Fosif et son kyste jusqu'à ce que, trop volumineux, il la déchire et continue son accroistemenl en partie sur le péritoine ou dans les interstices des parois utérines. D'autres fois, suivant quelques observations, ce serait en partie dans l'u-
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térus et en partie dans la trompe que le fœtus et set annexes
se rencontreraient. Quelques signes peuvent quelquefois, dès le troisième ou le quatrième mois, faire distinguer ce genre de grossesse anomale. Du reste avant le cinquième mois elle se termine le plus ordinairement par la mort du faius et la rupture du kyste, souvent avec des douleurs simulant l'accouchement. Il n'est pas rare qu'après les premiers accidents inflammatoires, fort graves, les parties fluides soient résorbées et que les débris du produit de la conceptiou séjournent fort longtemps avant de se faire jour au dehors, soit à la suite d'une opération, soit même spontanément.
D' Auguste Gouwu
GROSSESSE (Declaratioude). Endroit, la veuve qui reste enceinte doit faire sa déclaration de grossesse, et il lui est donné dans ce cas un eu r a t e u r au ventre pour prévenir toute supposition de part. La femme condamnée à mort, en déclarant sa grossesse, suspend Pexécution ; mais la cruelle vindicte de la société la ramène à l'écliafaud aussitôt qu'elle été délivrée. La législation do divers pays prescrit une autre espèce de déclaration de grossesse . toute fille enceinte doit, sous des peines très-sévères, eu informer le magistrat du lieu. Mais cet usage, qui a pour but de prévenir les infanticides et d'assurer des moyens de subsistance à l'enfaut, amène trop souvent de graves abus.
GBOSSt; LOC K:\ER. Voyez Gtoawra.
GROSSGOEHSGI1EN (Bataille de). Voyez Lcm.i (Bataille de ).
GROSSIÈRETÉ. C'est l'opposé de la politesse. La grossièreté est tantôt un défaut, tantôt un vice. Quand elle est un défaut , c'est qu'elle provient du manque d'éducation , et alors on l'excuse. Quand elle est un vice , c'est qu'elle a sa source dans l'oubli et le mépris des ptus simples convenances sociales , et alors elle inspira une répulsion aussi vraie que légitime. Trop souvent l'homme y est conduit par le relâche ment de ses moeurs : quand on ne respecte pas les lois de la morale, il est naturel qu'on en vienne à se mettre au-dessus des convenances, et a regarder les unes et les autres comme des préjugés bons pour le vulgaire. L'homme grossier parce que l'éducation première lui a manqué offensera rarement avec intention; l'homme grossier et qui pourrait ne pas l'être est toujours blessant. C'est surtout en présence des femmes que ce vice est insupportable : l'homme bien élevé souffre pour leur compte, autant qu'elles-mêmes, des grossièretés commises devant elles par des individus qui rapportent dans le monde les habitudes des bas lieux qu'ils fréquentent , lieux où l'on appelle beaucoup trop les choses par leur nom, et où les notions de l'honnête et du déshonnéte n'existent plus. Cest surtout à table, lorsque le Pomaid ou le Champagne mettent les convives légèrement en gaielé , que l'homme aux habitudes grossières se trahit bien vite ; ce n'est pas un des moindres supplices des gens d'éducation que d'avoir alors à rougir de propos malséants, grossiers, qui échappent à tel convive qu'on eut du croire, eu raison de sa position sociale, observateur des convenances. L'homme de mauvais ton n'est pas toujours grossier; l'homme grossier, au contraire, est toujours de mauvais ton, par la raison que la grossièreté est l'extrême limite de rimpolitessc.
GROSSULARIKES, famille de plantes phanérogames, ayant pour type le genre grot eitlier. Elle a aussi reçu le nom de ribésiacées , qui doit être préféré , car il est tiré de ribes, nom générique du groseillier, tandis que grossutariées dérive de grostularia, simple nom spécifique du groseillier épineux.
GROSSWARDEIN, en hongrois Nagg-Vàrad, cliefliau du comitat du Bibar, dans la haute Hongrie, au delà de la Tbeiss, bâtie dans une belle plaine, sur les rives du Koprocs, comprend outre la ville proprement dite les trois faubourgs de Vàratt-Blassi, de Vàràd- Velenae et de Vàralja, qui possèdent chaoen leurs autorités municipales. Eulre Vàrad-Velencze et Grosswardcin est située la petite forteresse de Grosswardein , défendue par des fossés profonds, de hautes murailles en pierre et six bastions. La
magnifique cathédrale, où l'on conserve les relique» de saint 1-adislas, le palais épiscopal et la prison du comitat, reconstruite d'après ie système peu sylvanien et renfermant 150 cellules, sont les édiiiees les plus remarquables de cette ville, qui est le siège d'un évéclié catholique et d'un érèché gm - uni. «le possède en outre, en fait d'établissements d'instruction publique, une académie, espèce de lycée ou école supérieure, un arebigymnase, un couvent noble et un séminaire théologique. La fabrication de la poterie et des étoffes de soie, mais surtout la culture de la vigne, forment la principale industrie de ses 19,368 habitants , pour l.i plupart d'origine magyare. Près de Grosswardein, au village de Hajoé, se trouvent des eaux thermale* d'une grande eflicacité contre les crampes et l'apoplexie*
Grosswardein est célèbre dans l'histoire par In pan qui y fut conclue, le 24 février 1538, entre Ferdinand l"1 et Jean Zapolia. En 1566 elle Ait attribuée a la Transylvanie. Après l'avoir inutilement assiégée en 15»8, les Turcs la prirent en 1660; et la paix , signée dans ie camp de Vasw, leur en confirma la possession. Reprise sur eux en 1692, elle est depuis lors restée à l'Autriche. Lorsqu'à la suite de la révolution de 1848-1849 le gouvernement national hongrois dut se réfugier à Debrecxin, ce fut à Grosswardein, qui n'en est qu'à quatre myriam êtres, qu'on transporta la presse à imprimer les billets de banque, les archives de l'État, la manufacture d'armes à feo, etc. 5 et cette ville se trouva de la sorte improvisée en seconde capitale du royaume.
G ROTE (Georges), historien, homme d'État et banquier anglais, qui descend d'une ancienne humilie allemande, est né en 1794, à Ciayhill, près de Beckam dans le comté de Kent. Son grand-fère fonda à Londres, en société avec Georges Preseott, la grande maison de banque qui existe encore dam cette capitale sous cette raison. Élevé an collège de Charterbouse, le jeune G rote entra dès l'âge de série ans dans les bureaux de son père ; mais tons les me» ments de répit que lui hissèrent les affaires, il les consacra à l'étude. C'est ainsi qu'en 1821 il faisait paraître, en conservant toutefois l'anonyme, une brochure où il combattait l'Hfsny on partiamentary Rtform de sir James Mac-Inlosh. Plus tard, il fit encore paraître un petit écrit Intitulé : On the cssentlats of partiamentary Refont, et il prit la part la plus vive à l'agitation politique de 1830 et 1831. Il se rattacha alors an parti radical, et Ait élu en 1832 membre de la chambre des communes par la ville de Londres. Il y prit pour spécialité l'introduction du vote au scrutin seun, rennu\ei.ini a uiaque session des moiions ayant pour but de faire triompher ce principe, et qu'il appuyait toujours des démonstrations et des argumentation* les plus logiques. Mais il ne réussit point à triompher de la résistance des conservateurs et des répugnances d'une grande partie des whigs; des lors , découragé et dégoûté de In politique, il résigna en 1841 son mandat législatif, ponr se livrer désormais exclusivement aux travaux que nécessitait l'ouvrage entrepris par lui dès 1823 sons le titre de Htsforg o/Greece ( 8 vol., Londres, 1846, et 1B50 ; 3# édition 1S5I ). Ce livre lui assure une place honorable dans la littérature anglaise, déjà si riche en ouvrages historiques. Il reunit une érudition réelle à une rare sagacité, à une grande indépendance de jugement, et sous ce rapport II l'emporte de beaucoup sur les ouvrages de Gillies et de Mitrord. Comme littérateur et comme homme privé, Georges Grote jouit de l'estime générale ; et il fait le plus noble usage de sa grande fortune.
GROTEFKND (GF.ORcr.s.Fntfntnic), savant philologue, né à Munden, en 1776, mort à Hanovre, en décembre 1853, fut nommé en 1825 directeur du ryree de Hanovre. Indépendamment d'une foule d'articles d'érudition fournis par lui à la grande encyclopédie d'Ersch et Grfloer et à diveis recueils scientifiques, on a de lui un grand nombre d'ouvrages sur toutes les branches de la linguistique, en tète desquels figurent ceux qu'il composa sur tes
GROSSWARDEIN — GBOTICS
des langues grecque et latine, sur les i
cunéiformes, dont il fut un des premiers à essayer l'interprétation { sur les inscriptions phrygiennes et lyhienn.-s, sur la numismatique orientale, etc. Nous citerons, eutr, autres, ses Rudtmenta lAngux Umitricx ( 8 cahiers ia-t»; Hanovre, 1835-1838), et ses Rudimenta Lingum 0»w ( 1 889) ; enfin son Essai sur ta Géographie et f&istotrt dt Cantique Jtatut (1840-1842), ouvrage Où l'on reneontrles hypothèses les plus hardies. Dans la préface qu'il piats en tète des Extraits de l'Histoire primitive des Phtm riens, de Sanchoniaton, par Wagenfelds (1636), le premier il appela l 'attention publique m (myez SASCHomvron).
GROTESQUE, nom que l'on a ..««^ les arts du dessin, à certains ornements ou arabe*q»fi, et par suite à des compositions caricaturales et singulière, à des figures bizarres et chargée*, imaginées p. et dans lesquelles la nature est outrée et exagérée.
I>es arts du dessin, l'expression grotesque a passé langage usuel, oh on remploie souvent ponr désigner de»»l>èces de caricatures, produit d'une imagination déréglée,** productions contraires au sens commun et excitant lerlreet raison même de leur étrangeté. Alors le grotesque appartint au genre comique, et notamment au bas comique. Barf"* de préférence dans ta danse théâtrale et dans le comiqor dramatique. Cependant quelques auteurs et qnelqnes arlt»^ modernes ont voulu l'introduire dans de grandes composition-, comme pour faire ressortir davantage par le contraste Mit des situations dramatiques, soit des sentiments hémrçoe*. Ces essais n'ont pas toujours été heureux, et ta réhabilitai du grotesque a porté malheur à plus d'un grand esprit Disons enfin que ce nom de grotesque a été donné à me date de baladins qui amusent particulièrement le publie dm des grimace* et des contorsions.
GROTI1TS ( Hucurs de GROOT ). Son btaaîral, Cornets ou de Cornets, gentilhomme franc - conrttw, en épousant la fille unique de Dtedrieh de Greof, boonjmestre de Delft, consentit à taire porter ce nom par ses Ascendants, comme l'exigeait son heao-pére. Jean de Gr**\ petit-fils de Cornets et père de Grotios, Tut aussi beurgroNT* de Delft : c'était un homme très-Instruit Son «s nos» apprend qu'il «hit beaucoup à la coopération de son père r-w la composition des ouvrages de sa jeunesse. Né à Delft, m 1&83 , le 10 avril , il composait déjà à l'âge de hait mj te vers élégiaques, qui obtinrent des éloges. A quafonr «*> il était l'ornement de l'université de Leyde , où il sont»* avec un grand succès des thèses publiques sur la mtthénutiques , la philosophie et la jurisprudence. Les savant» elle littérateurs illustres de ce temps lui prodiguaient le< lignages de leur admiration pour ses talents précoces. A quini' ans il accompagnait à Paris le comte Justin de Ni** * ie grand-pensionnaire BarneveMt, envoyés par les H"** dais auprès de Henri IV. Cet excellent prince aotorlIM jeune savant avec bonté, lui fit présent de son portrait, «rat d'une chaîne dV, et dit à ses courtisans , en leur luontr** cet adolescent : « Voilà la merveille de la Hollande. »
L'année suivante, Grotins débuta presqu'en même W au barreau de Delft et dans ta carrière de l'éruiliti'in H ^ sciences. Ce fut cette même année, 155W, qull peW1 *" édition de Mardanus Capelta et sa traduction de !» neurétique (Art de découvrir les Ports) du roatbémabn a Stévin. Le premier de ces deux livres le classa tuflt coup parmi lesérudits les plus profonds de l'époque I f rond ne fit pas moins d'honneur à sa science. L'annce l'-w vit paraître les Phénomènes <T Ara tus , avec l'ialerprétetion latine de Cleéron , des suppléments en vers latins H #s notes. Ce génie prématuré , aussi souple que proM. rJ tirait en mémo temps la poésie : Il y acquit bientôt >f nom de l'un des poètes modernes les plus habile à*v tangue poétique de Virgile et d'Horace. On a ds M J* tragédies latines , l'dQTrmau exsul, qui M fut p» nmW M il ton, te Chrislus patiens, et Sophomphaneai , *