C. Fav»ot
GRUBER ( Jean-Godefboy), professeur de philixopl* à Halle, né en 1774, à Nauinboiug-sur-Saale, a attaches» nom a un recueil encyclopédique qui a été déjà apprécie i l'article consacré à Erse h, son collaborateur. Après awi étudié à Leipzig , il accepta , en 1797 , une éducation particulière en Russie; mais l'ukase rendu a quelque tenu»* là par l'empereur Paul I" contre les étrangers l'oWijK» * revenir en Allemagne, où il s'occupa aloi s de travaax littéraires dans les genres les plus variés. Ses principaux osvrages sont relatifs à l'anthropologie ; et son Essai s*r ta Destinée de î Homme ( Leipzig, 1800 ; 2' édition, lit»), notamment, obtint un grand succès, quoique venut apm les livres déjà écrits sur ce sujet par Spakiing et par FicMe Après s'être établi à léna comme professeur particulier, i fut, en 1803, chargé avec Augusti de La rédaction del) Gazette littéraire, fondée en cette ville par EiclauedM en 1611 il fut nommé professeur h l'université de Wioetberg. Depuis lors sa vie ne cessa point d'appartenir i Ftfr seignement , soit oral , soit écrit.
Grùber, qui mourut le 7 août 1851, est range à bon is**\ parmi les savants qui honorèrent le plus leur pays P* l'étendue et la variété de leurs connaissances. Indépemb»ment de la part importante qu'il prit a la rédaction de h grande encyclopédie allemande connue sous le nom A cyclopédie d'Ersch et Grùber, il fut aussi l'un des «H»- Iwrateurs les plus actifs du Conversation'* Leste»» de Brockliaus.
GRUE (Ornitliologie), genre d'oiseaux de l'ordre*» échâssiers. La grandeur de ces oiseaux, la longueur Je ta" cou, de leur bec et de leurs pattes, auraient suffi a les siçiwif' à l'attention des naturalistes de l'antiquité, si leur orgu^ tion par troupes et l'espèce de luérarchie qu'elles ieuùW conserver pendant leurs migrations ne les avaient oVji W observer par eux avec un étonuement mêlé «l'admirai»*' Les grues aiment en effet un climat tempéré : de li lrtJIS migrations régulières dès que le froid ou la chaku/ oawa*»cent à se faire sentir d'une manière excessive dan» ta» gions du Nord ou de l'Orient qu'elles habitent, àkx* <** se réunissent par troupes pour entreprendre h» eoorse> » plus lointaines et les plus hardies ; elles diobjfceat un cW qui les conduit, et dont le ai les avertit de la rooM »*■ doivent suivre : pour fendre l'air plus aisément, forment en triangle, et si le vent est trop violent, m r0J^ et même, s'il faut en croire ce qu'a rapporté VU*,
GRUE — GRUMBACH
iraient du sahle et de* cailloux, afin de mieux résister à son effet : c'est dans ce dernier ordre qu'elles se défendent contre l'aigle ou les autres oiseaux de proie qui tentent de les attaquer. A terre, eiles ont des sentinelles qui Teillent à la sûreté de la troupe pendant son sommeil , et qui, pour éviter d'y succomber elles-mêmes, tiennent en Pair une patle dans laquelle est une pierre dont le choc les réveillerait si la fatigue venait à les endormir et à la leur taire lâcher. De là l'expression figurée /aire le pied de grue pour indiquer une longue attente sur les pieds. Comme la cigogne, la grue est une trèsgrande destructrice des reptiles, des vers, dos insecte», dont elle se nourrit, ainsi que de grenouilles et de petits poissons La ponte des grues est de deux œufs; leur nid est placé sur de petites étninenees de terre ou de gazon, dans les marais et les roseaux : elles fêlèrent à leur hauteur, le composent d'herbes douces et fines, et couvent debout, de manière que leur corps |)0 se dessus. Sauvages àrm point extraordinaire dans certains pays , les grues ne s'y laissent approcher qu'à l'époque delà ponte; car l'amour de leur progéniture leur fait alors tout braver. On compte diverses espèces de grues , dont les unes dans l'ancien continent , les autres dans le nouveau. Leur longueur varie de 1",30 a 2 mètres, de l'extrémité du bec, qoi a de 0m,10 à Om,tS, jusqu'à celle de leurs pattes; leur cou est dépouillé de plumes, ainsi que leur crâne; leur plumage est cendré.
GRUE ( Mécanique). A cause de quelque ressemblance qu'elle a avec le port de l'oiseau de ce nom, on appelle ainsi une machine dont on se sert pour enlever des fardeaux , décharger des bateaux, etc. La grue, dans toute sa simplicité, est une sorte de potence, dont le bras horizontal est muni d'une poulie sur laquelle passe et coule la chaîne ou la corde à laquelle est fixé l'objet à soulever ; l'antre bout de la corde se roule sur un cylindre que l'on fait tourner au moyen do leviers, de roue* d'engrenage, de manivelles, etc. 11 y a des (çruca qui pivotent sur elles-mêmes ; alors elles procurent l'avantage d'enlever le fardeau, de le transporter et de lu placer immédiatement ailleurs : t'est une machine de cette espèce qui, placée sur le nord d'une rivière, enlèvera un objet placé sur un bateau , puis ira le déposer sur une voiture destinée à le porter ailleurs. Ordinairement, ce sont des hommes qui impriment aux grues les divers mouvements dont elles sont susceptibles, soit au moyen de manivelles et de rouages, soit en marchant dans l'Intérieur de grandes roues, ou en saisissant avec leurs mains des chevilles dont les circonférences de celles-ci sont armées. Mais on remplace quelquefois les hommes par d'autres moteurs. Trvbsrwie.
GRUERIES. On appelait autrefois ainsi des juridictions qui connaissaient en première instance de toutes les contestations qui pouvaient s'élever en matière d'eaux et forêts, dans les limites de leur ressort. Les officiers de ces juridictions s'appelaient gruyers.
GRU1T11UISEN (François ob Pacle), astronome et naturaliste allemand , naquit le 19 mars 1774 , au château d'Haltenberg, sur le Lech. Son père, fauconnier de l'électeur de Bavière, ne put pas faire beaucoup de sacrifices pour son éducation ; it lui fit cependant étudier les premiers éléments de la médecine; et en 1788 11 entra comme chirurgien militaire dans l'armée autrichienne envoyée contre les Turcs. Plus tard , il répara à force de travail ce que son éducation première avait eu d'incomplet, et alla, en 1801, étudier à l'université de Landshut la philosophie et la médecine. Peu de temps après avoir été reçu docteur, il fut nommé professeur d'histoire naturelle à l'école secondaire de médecine de Munich; et après avoir successivement refusé les chaires analogues qu'on lui offrait à Fribourg et à Breslau , il rat , en 1826, appelé à remplir la chaire d'astronomie dans la nouvelle université fondée à Munich.
Parmi les nombreux ouvrages qu'on a de lui , nous citerons : Recherches d'histoire naturelle sur la différence existant entre le pus et le mucus ( 1809) ; Anthropologie (1810); Organozoomie ( Ult ) ; De la Nature des comète* (181 1); Essais de Physiognosie et <T Eautognosie
(1811); Histoire naturelle du Ciel étoilé (1837 ) ; Critiques des plus récentes théories de la Terre ( 1838) ; Méthode trigonométrique simple et nouvelle pour mesurer l'élévation des montagnes , sans les gravir Il a publié aussi de à 1*32 un recueil intitulé : Analectes pour ta Géographie et l'Astronomie, et le continua plus tard sous le titre de Nouveaux Analectes, ele Depuis 1838 il fil aussi paraître chaque année un Almanach d'Astronomie et d'Histoire naturelle.
De tous ses ouvrages celui qui a le pins contribué à populariser le nom de cet astronome est incontestablement la dissertation qu'il publia dans les Archive* de Kustner sur la Découverte de nombreuses traces d'habitants dans la Lune et notamment d'un monument architectural de grandeur colossale, construit par eux. La sensation qu'elle produisit fut extrême. Gruithuisen, mort le 21 juin 1852, eut aussi la gloire d'imaginer un instrument lithotriteur ; et plus tard l'Académie «les Sciences de Pari» l'en récompensa en lui décernant une médaille d'or de 1,000 fr. Les premiers travaux de physiologie et surlout les recherches microscopiques de ce savant ne sont pas sans mérite. Il est fâcheux que ses travaux astronomiques pèchent beaucoup par le défaut d'une sévère méthode mathématique.
GRUMBACH ou GKUMI'ACH ( Guillaume de), gentilhomme de Franconie, issu d'une ancienne famille qui s'est éteinte au dix-septième siècle, naquit en 1J>03, et daus les guerres de l'empereur Charles-Quint acquit du renom comme brave capitaine de relire*. En 1544 il entra au service de l'électeur de BrandebourgKuhnbach , qui le nomma gouverneur de ses Étal*. Dans l'exercice de ces fonctions, Grumbach mérita toute la confiance de son maître et exerça une grande influence sur ses diverses entreprises guerrières, notamment sur celle qui est connue dans l'histoire d'Allemagne sous la désignation de guerre du mai-grave, et qui eut pour résultat la mise au ban de l'Empire et la ruine de l'électeur de Brandebourg Kulubach. Grumbach échappa au mandat de proscription laucé contre lui , et couçut alors des plans aussi hardis qu'étendus, et dont l'exécution eOt complètement changé l'état politique de l'Empire. Il se mit en relation avec la noblesse de divers cercles , notamment avec celle de Franconie, et s'efforça de lui inspirer la |tensée de briser la puissance des grands souverains territoriaux et de rétablir sur tous les points, les armes à la main, la souveraineté immédiate de la noblesse. Mais il n'y eut que quelques gentilshommes déjà compromis dans la guerre du margrave et divers autres aventuriers qui osèrent faire cause commune avec lui, encore que dans toute l'Allemagne les sentiments de la noblesse fussent assez favorables à ses projets. Grum- Dach se mit en rapport avec les ducs de Saxe de la ligne trnestine, et surlout avec le duc Jean-Frédéric, qui ne pouvait se consoler de la perte de la dignité électorale et de raidissement de sa maison. Il se rendit avec ses adhérents à fiolha, et s'efforça de gagner le duc à l'exécution de ses plans de, bouleversement. D'intelligence avec le chancelier de ce prince, appelé Christian Bruck, et appuyé par la cour de France, de laquelle Grumbach avait obtenu le litre de colonel de cavalerie, il lui fît entrevoir la possibilité non -seulement de regagner la dignité d'électeur, mais encore d'obtenir la couronne impériale. Les machinations dirigées par les conjurés contre la personne de l'électeur Auguste de Saxe semblent avoir déterminé ce prince à prendre enfin un parti décisif. Après avoir inutilement invité le duc Jean-Frédéric ù éloigner de sa cour ces perturbateurs du repos public , il s'adressa à l'empereur Maximilien II, qui lors de la diète de 1566 ajouta encore aux rigueurs de l'arrêt de proscription rendu contre Grumbach et ses adhérents, et intima au duc Jean- Frédéric l'ordre d'avoir à forcer les proscrits de s'éloigner.
Le duc n'ayant pas plus voulu obéir à l'empereur qu'écouler les instances de ses amis , et ayant bien au contraire manifesté toujours plus ouvertement son intention de récupérer de vive lorce la dignité d'électeur fut également rais
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au ban de l'Empire, le 12 décembre 1566; et l'exécution de farrêt fut commise au duc Auguste. Celui-ci vint, avant les fêtes de Noël 1&66, investir la ville de Gotha, qui après avoir soutenu un siège aussi long qu'opiniâtre se rendit enfin, le 13 avril 1567, par capitulation conclue avec les bourgeois, qui venaient de s'emparer de l'autorité à la suite d'une insurrection et avaient lait prisonniers tous les adhérents de Grumbach. Tandis que te duc Jean-Auguste était conduit prisonnier à Vienne, Grumbach et le chancelier Christian Bruck étaient condamnes, dès le 17 avril, en vertu d'un jugement rendu par l'électeur Auguste, à être écartelés vivants, et les autre» chefs principaux de l'entreprise à être décapités. Grumbach subit son sort avec courage ; les tortures cruelles qu'on lui fit éprouver ne purent lui arracher la révélation de ses plans non pins que de ses nombreux complices.
GRUME. On appelle bois en grume celui qni n'a pas été équarri après avoir été coupé, et auquel on a conservé son écorce. La flexibilité naturelle aux jeunes branches d'arbre iwrmet de les employer en grume à la construction de meubles de jardin, de fabriques, de volières, de clôture!, etc.
GRtL\ ( Asastabjcs). Voyez Aiebsperc.
GRUNDTVIG ( Nicolas- Fbémuuc-Sévebir), l'un des plus remarquables écrivains qu'il y ait aujourd'hui en Danemark, est né le 8 septembre 1783, a Udby , petit village de Séeland* , où son père était pasteur, et fut de bonne heure destiné à la carrière ecclésiastique. Il débuta dans celle des lettres par la publication de sa Mythologie du Nord (1608; f édition, 1632), ouvrage où pour la première fois ce sujet si vaste et si intéressant était traité d'une manière ingénieuse et saisissante , et bientôt après comme poète dans ses Optrtn af Kœmpelivets Undergang i Nord (2 vol. 1809). Les oeuvres lyriques qu'il publia a la même époque, d'abord dans différents recueils et ensuite réunis sous le titre de Kverdlinger (1816), sont surtout remarquables par la perfection du style, et respirent le plus vif patriotisme. C'est ce sentiment qui lui fit choisir pour sojet d'un autre poème, Roskilde Riim ( 1814 ), la période la plus brillante de l'histoire de son pays, d'après les Sagas et la chronique de Saxon le Grammairien , et traduire les deux plus remarquables historiens du Nord au moyen âge, Saxon le Grammairien et Snorro.
Grundlvig n'aborda pas à beaucoup près sous d'aussi favorables auspices la carrière évangélique. Le premier sermon qu'il prononça en chaire, sur ce thème : « Pourquoi la parole du Seigneur a-t-elle disparu de sa maison? » souleva dans le clergé de Copenhague des critiques tellement animées , qu'on en vint jusqu'à le rayer de la liste des candidats susceptibles d'être placés. Cependant, de 1811 à 1813 GrumlUig remplit dans la cure dont son père était titulaire les fonctions de vicaire. C'est vers ce temps que parut de lui un sermon sur cette pensée : « Pourquoi nous appellet-on luthériens?» (1812), qui produisit une sentation extraordinaire. Pendant les deux années qui suivirent, il prêcha de plus en plus fréquemment à Copenhague , aux grands applaudissements de la foule, tandis que les dispositions du clergé à son égard devenaient toujours plus hostiles. En 1821 il fut nommé a la cure de Presto», puis l'année d'après le roi Frédéric VI, malgré l'opposition du clergé , l'attacha avec le titre de second prédicateur à l'église île la Rédemption , k Copenhague. Comme théologien, Grundtvig appartient au luthéranisme le plus rigide ; et par suite de la polémique qu'il engagea avec divers collègues plus disposés que lui à faire la part du temps et du progrès, même dans les aflaires de culte et de religion, il dut donner sa démission. Les loisirs forcés qui en résultèrent |K>ur lui le mirent à même de se livrer de nouveau a l'élude de l'histoire et a la poi^ie. Son Sangva-rk tilden danske Kirke (1817) est un choix très-remarquable de chants religieux; et dans ses Novdiske Smaadigte ( 1838) il a réuni tout ce qui chez les auteurs anciens et modernes
• GUACHARO
a trait à la vie des héros et des poètes du Nord. Le tour d'histoire moderne qu'il lit en 1638 fut suivi par de ombreux auditeurs et n'obtint pas moins de succès en MU, lorsqu'il le fit dans le sein de la Réunion Scandinave, qui celle année-là le nomma son président.
Gmndtvig, élu en lsts et 1849 membre de l'Assemblée constituante de Danemark , s'y fit remarquer par l'emporl*roent de son r«le ultra-danois dans la fameuse queslw des duchés de Scblesw ig-Holstein. Tontes ses notions , tous ses discours, n'avaient d'autre but que de recommander l'emploi des moyens les plus énergique* pour chdtier et réduire à l'obéissance ces révoltés attanùdi. C'était évidemment du patriotisme de la part de Grundtrig; reste à savoir s'il était éclairé. En tous cas, sa conduite violente dans cette assemblée est une preuve nouvelle de la difficulté qu'éprouve le prêtre, catholique on protestant, à rester l'homme de l'Évangile, du moment où H se jette dans la politique, oubliant cette sublime parole do Christ : « Mon royaume n'est pas de ce monde. »
GRUNSTE1N. Voyez Dioritk.
GRCSIK ou GRUSINIE. Voyez Gtonc».
GRUYÈRE ou GRUYÈRES. Voyez FmcmmICu ton de).
GRUYÈRE (Fromage de). Voyez Fmmucs.
GRY-GRY. Voyez E«lriiaow.
GRYPI1E. Voyez Émeus-
GRYPHÉE, genre de mollusques. Animal inconnu, aetenu dans une coquille bivalve, adhérente, très-inéqufrilR, presque symétrique ou éqiiilatérale : la valve inférieure et concave et terminée par un crochet saillant en dessin, et courbée en spire in volute ; la valve supérieure est betuewp plus petite et operculée ; la charnière est sans dents; I» fossette cardinale est oblongue et arquée ; une seule imprew* musculaire existe sur chaque valve. Lamarck a dévelopf* les caractères de ce genre sur une coquille marine unique dans les collections de Paris ; car ces coquilles récentes «ut rares à l'extrême, et il est même fort douteux que le noi- Insque dont elles forment l'enveloppe existe dans vta époque géologique actuelle; mais la grypbée fossile (jrrphite ) est aussi abondante que l'espèce récente est «r Les gryphées paraissent avoir été intermédiaires entre I» huîtres et les térébratule», et probablement elles étaient «ttemporaincs des ammonites, des béletnnitea, des peignes, des térébratules, etc. , car leurs dépouilles se trouvent cmlinuellemcnt mêlées aux dépouilles testa céea de ces nat coxoai res. Leur forme les rapproche des huîtres, et, choix celles-ci, elles paraissent avoir vécu en familles nombreuse*, car leurs coquilles se rencontrent souvent étalées en caches étendues, et qui comptent parfois jusqu'à trois mètre' de puissance. Les grypbites abondent surtout dans le calcaire argileux qni avoUine les grès rouges et bigarré» : » calcaire |>articu)ier que l'on désigne sous le nom de ra/w" à gryphites, et qui semble en effet tout pétri des dépouilte testacées de ces mollusques f accompagne assez fréqiKO" ment les courbes houillères, et paraît être de format»» | contemporaine.
On distingue parmi les gryphites un assez grand norobn d'espèces ou de variétés : la plus abondante, sans contw lit, dans les couches de la terre, c'est la gryphée arqué* nommerons encore la gryphée colombe, la gryphée plis**< la gryphée géante, etc. Hr.L.ri&i.n-lJsrf.v»t-
GRYPHITE. Voyez G armée
GUACHARO, genre d'oiseaux de l'ordre des reaux, de la famille des caprimulgidées, établi par M. de 11"»" boldt sous le nom de steatornis. Il ne renferme qu'une *** espèce, le guacharo de Caripe {steatornis caripensis, H-/, qui est propre an continent de l'Amérique méridionale et » quelques Iles des Indes occidentales. Le guacharo rénal i la taille d'une poule ordinaire la forme et le bec d'un ** seau de proie. Cependant, il ne se nourrit que de froil**»* graines dures. Il a en horreur la lumière du jour, et un * rencontre sous le pont naturel de Pandi, pré* de Bogota, *«*
GUACHARO -
La Noovelle-Greoade et dans les grottes de la Guadeloupe et de la Trinité, mais surtout eo quantités incroyable* dans l'obscure grotte située dans la vallée de Caripe , prés de Cumana , dans l'État de Vcnezuéla , et appelée de son nom grotte du Guacharo. L'entrée de cette remarquable grotte, haute de 24 mètres , reçoit de la nature majestueuse de la végétation tropicale un caractère tout particulier. A l'intérieur, et à une hauteur de 18 à 30 mètres, nichent des milliers de guacharos, qui ne sortent de la grotte qu'à rentrée .de la nuit , et surtout par le clair de lune , pour s'en aller chercher des graines. On ne peut se faire un idée de l'effroyable vacarme que font ces oiseaux dans la partie la plus obscure de la grotte « lorsque l'apparition de la lumière d'une torche Tient les effrayer, vacarme que double encore la répercussion des sons par les parois de la grotte. Chaque année, à l'époque de la Saint-Jean, les Indiens ont l'habitude de faire tomber la plupart de ces nids à l'aide de grandes gaules, et de tuer alors des milliers de guacharos. Les jeunes qui tombent à terre sont aussitôt ridés. On fait fondre ensuite la graisse qu'ils ont sur la poitrine, et on s'en sert généralement en guise de beurre pour l'assaisonnement des mets et d'huile pour l'éclairage. De là le nom scientifique dn genre , tteatornis, formé de orfap, otiotoc, suif, graisse, et àfr*i, oiseau.
GUADALAXARA, province du royaume d'Espagne comprise dans la Ncovelle-Castille, d'une superficie de 64 m y ri a mètres carrés, traversée au nord par les chaînes de la So m o- Sierra , mais n'offrant partout ailleurs qu'une plaine pierreuse, aride et presque entièrement dépourvue d'arbres, arrosée par le Tage, le Mania narès et l'Hénarès, compte 160,000 habitants, qui se livrent à l'éducation des moutons, au tissage des laines et à la culture du chanvre, du lin et de l'eiparfo. Elle a pour chef-lieu la ville du même nom, bâtie sur le Hénarès, antique et sale cité, où l'on trouve force ruines rte couvents et autres édifices, les tombeaux des ducs de rinfantado dans l'église des Franciscains, des hôpitaux, une manufacture de draps et 16,000 habitants. Elle s'appelait autrefois Arriaca, et fut prise en 711 aux Golhs par les Arabes, qui rappelèrent alors Ouadi'l-Hadscharah (Guadalarriaca). En 1661 le roi de Caslille Alphonse Itr la leur reprit. * •
GUADALAXARA, chef-lieu de l'État de Xalixco au Mexique, et de l'ancienne intendance de Guadalaxara dans la Nouvelle-Galice, l'une des plus belles villes de l' Amérique , fondée en 1542 , et située dans la vallée d'Altemaxac, au voisinage de nombreuses mines d'argent, est le siège du gouvernement et d'un évêché, et compte une population évaluée de 60 a »0,ooo âmes. Ses rues, larges, régulières et bien pavées , ses quatorze places symétriquement tracées sont arrosée* par douze grandes fontaines jaillissantes qu'alimente un aqueduc long d'environ 3 myriamètres. Ses maisons, en général grandes et d'un bon style, lui donnent tout à fait Fapparence d'une de nos riches cités d'Europe. On y voit plusieurs beaux hôtels, une cathédrale et de magnifiques églises, onze couvents, deux hôpitaux, un séminaire, une université et un hôtel des monnaies, qui date de 1814. L'orlévrerie, la fabrication des articles de bois, de fer, d'écaillé et de cuir, des chapeaux et de la corroierie, le tissage et l'impression sur coton sont les principales industries de la population. C'est près de Guadalaxara , au pont de Caldéron , que Calleja bat t i t , le 1 7 jauvier 1 8 1 1 , tes insurgés commandés par Hidalgo.
GUADALQUIVIR, de l'arabe Ouad al Kebir, c'està-dire le grand fleuve, le Bœtis des anciens, l'un des cours d'eau les plus considérables qu'il y ait en Espagne, prend>a source à l'est de la Sierra Caxorla, dans la province de Jaen, coule d'abord du sud au nord, puis à l'ouest, et enfin dans la direction du sud-ouest, presque parallèlement avec la Guadiana. Il reçoit les eaux de la Petite-Guadiana, du Guadalimar et du Xenil, traverse depuis Cordoue jusqu'à Sévillc lus plus belles et les plus riches contrées de l'Espagne , et après un parcours d'environ -450 kilomètres vient se eter dans l'Alantiquc, a SanLucar. Il est navigable | Dict. ne u convem. — t. x.