GUADET
tteutenant-eolonel d'un régiment, alors à Saint-Domingue; c'est le père de l'auteur de cet article. J. Goadkt neveu.
GUA DIANA, de l'arabe (hiadAna, c'est-à-dire Fleuve Ana, l'un de principanx cours d'eau de l'Espagne, prend sa source dans le marais de Ruidera , non loin d'Alcaraz ( Manche), disparaît à quelques kilomètres de là, au milieu des roseaux et des joncs, et après avoir coulé souterrainement pendant l'espace de plus de 30 kilomètres, reparaît à un endroit appelé lot Ojos (les yeux) de Guadiana, et continue à couler ensuite dans la direction de l'ouest h travers la Manche et l'Kslramadure jusqu'à Badajoz, où il atteint la frontière de Portugal , et où il se dirige alors au sud-ouest, puis à l'ouest. Après avoir tantôt coulé à travers le sol portugais , et tantôt formé les limites de la province portugaise d'Algarve et de la province espagnole de Seville, il vient se jeter dam l'Atlantique , entre Apamonte et Castro-Marin, après un parcours d'environ 64 kilomètres. Ses affluents les plus considérables sont la Zangara, la Cigueta, la Guadasira, l'Ardila et la Chanta.
GUALTIE1U (Giovakni}. Voyez Cisubub.
GUANAXUATO, l'un des plus petits, mais en revanche l'un des États les plus peuplés du Mexique, sur le plateau d'Anabuac, entre les États de Queretaro, de Méclioacan, de Xalisco et de San-Luis de Potosi, dépendait antrefois du royaume de M ecl toscan. Les Espagnols l'enlevèrent aux Chichimèques, peuples nomades et chasseurs, le peuplèrent avec des colonies d'Aitéques, et en firent une intendance de la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne.
Sa superficie est évaluée à 294 myriamètres carrés, et on y compte 600,000 habitants, dont le tiers d'origine indienne. La Sierra de Guanazvato, qui traverse ce plateau dans la direction du sud-est au nord-ouest, atteint au Cerro de Villapando une altitude de 3,1 M mètres, au Cerro de San- Rafael de 3,025, et sur d'autres crêtes d'environ 3,000 mètres. Elle est célèbre par ses richesses minérales, surtout par les gîtes argentifères de son versant sud-ouest, regardés autrefois comme les plus riches de la terre, et dout le produit annuel au commencement de ce siècle ne s'élevait pas à moins de 251,000 marcs d'argent fin. La révolution porta on coup fatal à l'exploitation de «es mines, qui ne lut guère reprise avec quelque activité qu'en 1823. Mais en dépit du concours prêté, en 182 5, par diverses compagnies anglaises possédant tous les capitaux nécesaires, cette exploitation n'a plus donné depuis les mêmes profits qu'autrefois. Grâce à l'extrême fécondité du sol et à la beauté du climat, l'État de Giunaxuato, malgré l'état déplorable de son agriculture , produit encore assez pour les besoins de sa population. Les plantes tropicales réussissent sur quelques points, et partout les céréales et le» légumes d'Europe y viennent à souhait. Dans les fermes on élève beaucoup de gros bétail, de chevaux, de mulets, de porcs et de chèvres. Les manufactures de lainages et de cotonnades ne produisent que des étoffes grossières; en revanche on fabrique beaucoup d'objets d'assez bon goût en cuir, d'articles de sellerie et de carrosserie, d'excellents chapeaux, et au chef-lieu on trouve d'importants ateliers d'orfèvrerie.
GUANAXUATOou Santa- Fé de Guanaxuato, chef-lieu de l'État, ville bâtie à près de 2,300 mètres au-dessusdu niveau do l'Océan, dans une étroite baie, appelée Canado do Marftl, Tut fondée en 1544, érigée en villa en 1619, et en dudad en 1741. Elle doit son origine aux mines qui l'a voisinent, est très-irrégulièrement construite et entourée de montagnes escarpées a base de porphyre. On y trouve un grand nombre de monuments qui témoignent de la richesse des mineurs, une espèce d'université pour l'enseignement de la théologie, de la jurisprudence et de la métallurgie , un gymnase, un collège, un théâtre, plusieurs églises et couvents, et un hôtel des monnaies, fondé en 1612. Avant la révolution, qui ne sévit nulle part avec autant de fureur que dans l'État de Guanaxuato, on comptait dans cette ville et daiis les mines des environs une population de plus de 100,000 âmes. La plus célèbre de ces mines, celle de Va-