GUANO
leneiana, a 527 mètres de profondeur, et son fond se trotn encore à 1,894 mètres au-dessus du niveau de lama.
Parmi les autres localités importantes de l'État de Gsinaxuato, il faut encore mentionner Silao (6,000 habitants), ville près de laquelle sont situées les célèbres eaux th« maies de San-Jose de Camanjilla ; Celaya (14,000 habitants >, Salamanca (1 5,000 habitants), Irapuato (16,000 babiUnu; et San-Miguel Allende (12,000 habitants). Au nord-est da chef-lieu est situé le village de Dolores Hidalgo, cridw parce que c'eit là qu'en I8t0 le curé Hidalgo donna le lignai de l'insurrection des populations mexicaines cootn ii domination espagnole.
GUAXCI1ES, aborigènes des Iles Canaries.
GUANO. C'est le nom donné par les naturels du ftrou, du Chili et de la Bolivie, à une substance qu'on trwe par niasses immenses et profondes le long des côtes de ce» contrées, et aussi dans les nombreuses Iles qni cetprcl a vaste littoral ; elle provient, suivant l'opinion commune,* l'amas successif de la tient* des oiseaux de mer, qui vieaoal y dormir pendant les nuits, ou bien des détritus de ces wmaux, fientes ou détritus qu'auraient accumulés une tonae suite de siècles. Il peut au premier abord paraître etrui qu'on explique ainsi la formation des couches de guano w lieux où on le rencontre, et on a peine à comprendre qw l'accumulation lente et successive de ces fientes d'ofeew ait pu arriver à former des bancs de 90 mètres de profo deur. Le merveilleux de pareils résultats disparaît quand o* sait qu'il y a tel Ilot de ces côtes où plus de 50,000 oiseau viennent dormir chaque nuit; ce qui, rien qu'en n'évaluât qu'à 15 grammes le produit des évacuations cxcreaieatitîelles de chacun de ces animaux dans une nuit, donne « bout de l'année un poids de 5,700 quintaux.
Le guauo, dont la couleur est jaune sale, est à peu pr» insipide, mais exhale une odeur très-forte, participant it celles du castor et de la valériane. Sa composition «nf suivant sa provenunce. En moyenne, l'analyse donue : l'A 23,50 ; matière organique, 32 ; ammoniaque pur, 10; sulfate de potasse, 1,20 ; sulfate et mu date de soude, 3,so, acide phospliorique, 2,50 ; phosphate , carbonate de cl»» et de magnésie, 27.
Quelle que soit au reste la composition de mêmeqw» riginedu guano, un fait incontestable, c'est que ce H"* constitue le plus puissant engrais que l'agriculture ait employé jusqu'à ce jour. Quand on se reporte aux boas effets de la colomhine, on a facilement une idée delà force d'un engrais exclusivement composé des exeremesh d'oiseaux qui se nourrissent non pas de végétaux, corn* nos volailles, mais de matières animales, de poissons. Dr puis longtemps les propriétés fertilisantes de cette substance étaient appréciées par les indigènes de certaines parties b l'Amérique du Sud. Déjà, an douzième siècle de notre ère. sous les Incas, on en faisait grand usage au Pérou pour amender les terres. Aujourd'hui encore la consommation a font les cultivateurs de ce pays est tellement considétaV'. que dans la seule vallée de Chançay, située au nord de Lw"> et qui n'a guère que trois myriamètres de longueur, il rive, année commune, 400 milliers de guano, qu'on empk* à fumer le sol. L'utilité qu'en tiraient les cultivateurs F** reviens pour la fécondation de leurs terres ayant lrapp**j voyageurs, ils rapportèrent en Europe, au commence»»' de ce siècle, des échantillons, qui furent analysés parloircroy et Vauquelm. Ce ne fut guère toutefois que vers I in** 1841 que le commerce anglais apprécia les bénéfices imitants qu'il pourrait réaliser par l'exploitation d'un qu'il ne s'agissait pour ainsi dire que de ramasser U ou « nature l'avait déposé par énormes .amas, et vint faitt » Pérou quelques chargements de guano. Des eipto*'11-* agricoles Turent tentées en Angleterre et en Ecosse, et k triant succès qu'elles obtinrent déterra ioa bientôt ion*rï d'armateurs de Liverpool, de Hull, de Nevr-Cutle, à «jr| dier des bâtiments dans les mers de I'/ méridionale à la recherche du guano.