‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 464 sur 614 · A GUATEMALA · texte numérisé non relu

A GUATEMALA

législative (cinquante-neuf députés), de l'archevêque métropolitain, des membre* de la haute cour de justice (un doyen, cinq conseillers et deux fiscaux), et des membres du conseil d'État ayant le droit de voter ( les ministres , huit conseillers à la nomination de la chambre législative et d'antres à la nomination du président); et, après l'expiration de ses pouvoirs, il est rééligible. Le budget des dépenses présenté pour l'exercice 1*51-1852 à l'Assemblée constituante s'élevait à 446,270 douars. Le dette intérieure de la république est de 800,000 dollars, et sa dette étrangère de 400,000 dollars. Indépendamment de l'armée permanente, dont l'elfectif est de 1,000 hommes et d'un corps de volontaires, la milice nationale en état de porter les armes présente un total de 6,000 hommes. En 1851, les importations s'étaient élevées A 1,354,430 dollars et les exportations à 994,488 dollars.

GUATIMOSIN, le dernier empereur indien du Mexique, avait succédé à Quttlavaca. Forcé, après un long siège, de rendre sa capitale à Fernand Cortez, celui-ci eut la cruauté de le (aire étendre sur un gril ardent pour le forcer à révéler le lieu où il avait caché ses trésors. Guatimosin endura courageusement ce supplice, et n'en mourut pas; mais il (ut pendu quelque temps après.

GU ATI VIT A (Lac et Village de). Foyex Bocor*.

GUAYAQUIL, vilie de la république de l'Equateur , chef lieu du département de Guayaquil, sur le fleuve du même noms, à 8 kilomètres de la mer, 255 de Quito et 210 de Bogota, l'un des principaux ports de la mer du Sud défendu par 3 forts, renferme un grand arsenal et de vastes chantiers de construction. C'est l'un des marchés les plus importants du pays pour le cacao, le quinquina, le tabac et les bois de teinture. Siège d'évêché, et au total assez mal construite, Guayaquil avait d'abord été bâtie un peu plus loin ; elle fut transférée sur son emplacement actuel en 1537, puis prèsque entièrement détruite par un Incendie, en 1764. Sa population est évaluée à 22,000 habitants, dont un grand nombre vivent sur des radeaux appelés baluu.

GUDIN (Théodore), le plus célèbre de nos peintres de marine, est oé à Paris, le 15 août 1802. Après avoir travaillé dans l'atelier de Girodet, son originalité ne tarda pus à se faire jour; et il rompit bien vite avec la manière de son maître. Au début de sa carrière, M. Gudin faisait à la fois du paysage et des marines : on se rappelle avoir remarqué de lui une Vue de Grenoble, une Vue de Caen, la Vallée a? Arques , etc. Il taisait aussi des aquarelles. Son talent fut tout à fait mis en lumière aux salons de 1822, de 1824 et de 1827 , et dès lors la sympathie du public lui fut acquise de même que celle du gouvernement, qui le 9 avril 1828 le nommait chevalier de la Légion d'Honneur. Trots ans après, au salon de 1831, le Sauvetage des passagers du Colombo» vint mettre le sceau à sa réputation. Ce tableau, qu'on admire aujourd'hui au musée de Bordeaux, est resté l'un des meilleurs de l'auteur. Cest aussi une scène trèsdramatique que le Coup de vent dans la rade d'Alger, qu'on conserve au musée du Luxembourg (1835). Dons les années qui suivirent, M. Gudin, abusant de sa merveilleuse facilité, commença à multiplier les œuvres, et le succès devint peu à peu moins brillant. Lorsque la décoration du palais de Versailles fut entreprise, on eut besoin d'un peintre de marine; M. Gudin était naturellement désigné par son talent, par sa renommée et par la promptitude de son exécution. Il (ut choisi, et se mit aussitôt au travail. De 1838 à 1848, il a improvisé pour les galeries de ce musée soixantetrois tableaux, dont plusieurs sont d'assez grande dimension. M. Gudin marchait d'un tel |>as que la critique avait peine à le suivre. Il avait presque épuisé tous les sujets glorieux que peut fournir V Histoire militaire de Qulncy, lorsque la révolution de Février vint mettre un terme à cette production trop rapide. Le public ne reste d'ailleurs fidèle qu'à ceux qui le respectent en se respectant eux-mêmes. A tort ou à raison , il a cm reconnaître que le foire de M. Gudin devenait excessivement lâché ; ses toiles vides, où l'immensité du ciel et de la mer ne remplaçait pas au gré des curieux l'in-

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