GUELFES
son d'Kste. Le fil» de celui-ci, We{f V (on 11), par son mariage avec Mathildede Toscane, acquit de grands domaine? en Italie. Il mourut uns laisser de postérité, en 1H0, léguant la Bavière et tous ses domaines à son frère Henri le Noir, qui épousa Wulfftule, fille de Magnus, duc de Saie, et reçut en dot une partie des domaines de la maison de Lunebourg. A celui-ci succéda Henri le Généreux, qui, par kon mariage avec la fille unique de l'empereur Lolhatre, acquit les immenses domaines héréditaires de Brunswick, Nordhdm et Suppliiibourg. 11 eut pour fils Henri le Lion (mort en liai), duquel descendent, par son fils Guillaume ( mort en 1213 ) tt par son petit-fils Othon C Enfant (mort en 12!>2), les lignes royale et ducale actuelles de la maison de Bruuswick.
Uu autre fils de Henri le Noir, Welf VI (ou 111) continua encore pendant quelque temps la race des Guelfes en ligue collatérale. A la mort de son frère Henri le Généreux, il revendiqua courageusement la Bavière, que, du vivant même de Henri, l'empereur Conrad III avait octroyée à Léopold d Autriche, et fut d'abord heureux dans ses entreprises. Mais Conrad marcha en personne contre lui, et le vainquit à la bataille de Weiusberg. C'est à cette occasion que les dénominations de Guelfes et de Gibelins devinrent en usage. Welf VI ravagea encore une fois la Bavière, mais sans pouvoir s'y maintenir. Ce fut plus tard seulement qu'il se réconcilia avec l'empereur. Au coutraire, il servit très-
fidèl
jnt l'empereur Frédéric l"r, qu'il accompagna en Italie.
Il mourut en 1169, à Memmingen, sans laisser de postérité.
GUELFES (Ordre des). Cet ordre de chevalerie fut institué en 1815, dans le nouveau royaume de Hanovre, par le prince régent d'Angleterre, devenu plus tard roi sous le nom de Georges IV, lequel lui donna cette dénomination en l'honneur des princes qui fondèrent, au moyen âge , la maison de laquelle est issue la famille qui régne aujourd'hui à Brunswick et en Hanovre de même qu'en Angleterre. Il se compose de trois classes, et confère les privilèges de la noblesse personnelle à ceux qui y sont admis. L'insigne de l'ordre, qui se porte suspendu a un ruban bleu de ciel moiré, consiste en une crois d'or à huit pointes, pommelée, anglée de léopards; au centre est un médaillon de gueule, chargé d'un cheval d'argent, lancé sur uu tertre de sinopte avec cette légende : A'ec aspera terrent. Une couronne de chêne ou de laurier, entourant le médaillon, sert à distinguer les chevaliers civils ou militaires, et ce* derniers ajoutent encore deux épéea croisées entre la croit et la couronne royale qui la surmonte.
GUELFES et GIBELINS. Voyez GmcuNS.
GUELMA. Voye* Ghf.uia.
GUÉMKM K (Faillite du prince de ROHAN). La catastrophe qui vers la fin du siècle dernier rendit ce nom fameux lut flétrie du nom de banqueroute , expression trop sévère, qui ne pouvait lui être appliquée dans l'acception légale ; car elle n'eut point pour cause l'intention criminelle d'augmenter la fortume de son noble auteur aux dépens de ses créanciers. Il était l'un des plus ridies seigneurs de France; sa fortune immobilière s'élevait à plus de quinze raillions, et il avait de grandes et lucratives charges , avec l'assurance d'en obtenir on jour de plus grandes encore , comme celle de grand-chambellan , après la mort de M. de Bouillon , dont il avait la survivance. « Il était d'une jolie figure, doux et agréable dans La société, maniant assez bien la plaisanterie et l'entendant encore mieux. 11 passait l'hiver à Paris, chez l'archevêque de Nai bonne , où logeait sa maltresse, la seule qu'on lui ait jamais connue, et dont la mort seule le sépara après une liaison de plus de douce années; elle mourut avant l'événement fatal de 17*3. Le prince passait l'été à Haute-Fontaine , chez le même archevêque : il y chassait le cerf avec un équipage monté à l'anglaise, selon la mode du temps, suivi de tous les jeunes gens de la cour, et ne se montrait que très- rarement à la cour, où il jouait plus le rôle d'un l>ou(Ton que celui d'un grand seigueur ( Mémoires de itesenoal, par M. de Ségur ). »