‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 48 sur 614 · FURST — FUSEAU · texte numérisé non relu

FURST — FUSEAU

y sont l'objet de transactions considérables pour les dent Amériques, le Levant, la Hollande, la Belgique, l'Espagne,

le Portugal, l'Italie, l'Allemagne septentrionale, le Danemark et la Suède.

H est question de cette ville dès le dixième siècle ; sa prospérité actuelle date d'un siècle environ, d'une époque où le gouvernement prussien , sous les lois duquel eHe se tronra momentanément, y favorisa les développements de l'industrie par des encouragements de tous genres. Furth n'a obtenu les droits et privilèges de ville qu'en 1818 : elle n'était auparavant officiellement désignée que soos le nom de bourg.

FUSAIN. Ce genre de plantes appartient à la famille, assez nombreuse, des célastrinées. Il comprend des arbres et des arbrisseaux. L'espèce commune, appelée le fusain d'Europe (evonymus europxus, Linné), vulgairement bon net de prêtre, à cause de la forme du fruit, est un grand arbrisseau, qui croît en abondance sur les haies, au fond des taillis, dans presque toute l'Europe centrale et septentrionale. Il est élevé de quatre h cinq mètres, et recouvert sor le tronc d'une écorce verdatre, lisse. Le bois en est extrêmement fragile. Les branches sont nombreuses, portant des feuilles opposées, entières, ovales, finement dentées, el des fleurs d'un blanc sale, qui naissent en petits paquets aux parties latérales des tiges. Le fruit, à quatre lobes obtus, est ordinairement ronge, quelquefois blanc. Les feuilles tombent tous les ans, et les Heurs paraissent dans le climat de France au mois de mai. Pendant les mois de septembre, octobre et novembre, la plante est couverte d'une abondance de fruits vivement colorés, qui font l'ornement des bosquets d'automne. L'utilité de cet arbrisseau surpasse encore l'agrément qu'il procure. Son bois obéit facilement au ciseau, et souvent on l'a employé avec succès à de petits ouvrages de sculpture et de lutherie. On en fait de très-bonnes vis, des fuseaux de Pileuses, des lardoires (d'où son nom vulgaire de bois à lardoire ), des cure-dents et une foule de petit» ustensiles. Avec des baguettes de fusain, charbonnees dans un creuset clos, les dessinateurs se font une espèce de crayons noirs, dont ils se servent fort commodément, et qui dans certains cas ne peuvent être remplacés par auconc autre matière. Ce crayon convient parfaitement pour les esquisses, à raison de la facilité avec laquelle on peut en effacer les traits sur le papier. Les teinturiers emploient le fruit du fusain, et ils en retirent, suivant les préparations auxquelles ils le soumettent, trois couleurs, le vert, le jaune et le roux. Le cultivateur ne négtige pas non plus le fusain, qui lui procure de bonnes haies. Bien de si facile que sa multiplication par semences, par marcottes ou par boutures. Cest toujours en automne qu'il convient ou de semer les grains, ou de coucher les jeunes branches, ou de planter les bouturer. Au bout d'un an , les jeunes sujets doivent être transplantés dans une pépinière; il convient de les y laisser deux ans avant de les placer à demeure.

Nous ne ferons qu'indiquer les fusain à larges fuillet, fusain galeux, fusain d" Amérique, fusain tobine, fusain bâtard, toutes plantes des bosquets d'agrément. Nous dirons seulement que c'est mal à propos qu'on avait rangé les fusain tobine et fusain bâtard dans le genre evonymus : la première de ces deux plantes est un pttloxport, et la seconde est un célastre. Peloéjxe père.

FUSEAU, broche de fer ou d'acier sur laquelle on eufile une bobine destinée à recevoir un Al qu'on tord, qu'on file ou qu'on dévide; double cône en bois sur lequel les flleuses à la quenouille roulent le fil a mesure qu'il se forme (voyez Filage).

En mécanique, on appelle fuseaux les ailes d'un pignon creux , appelé teterne. En géométrie, les fuseaux sont les parties de la surface d'une sphère comprises clitre deux méridiens. Les chevilles sur lesquelles est roulé le fil destiné a faire de la dentelle s'appellent aussi fuseaux. On donne encore ce nom aux bâtons ou rouleaux de la lanterne d'an moulin, aux tuyaux d'orgue qui ont cette forme; enfin, aux et menues en général, dont la grosseur n'est

FUSBAU — FUSÉE

p*< proportionnée à la longueur, telles que certaines colon» ses et les jambes d'un homme maigre. Tmssédrb.

FUSEAU {Conchyliologie), genre de mollusques gastérojwde», renfermant plus de 300 espèces répandues dans toutes ks mers, principalerocnt dans celles des pays chauds. Le nom de ce genre rappelle la forme de la coquille allongée , fushorme, qu'offrent tontes les espèces. Cette coquille, génénJen*nt étroite, a la spire aussi longue ou plus longue ont k canal terminal ; l'ouverture est ovalairc, à columolle UnUA simple, tantôt p lissée, soit'à la base, soit Ters le milin. Le canal terminal de la coquille est allongé , étroit , y» échanenire terminale. Ce canal est droit et non renversé ver» le dos de la coquille , qui est encore caractérisée par un opercule corné, angui forme, a sommet terminal. L'animal, rampant sur un pied petit, épais , orale ou subqnadrangulaire, a ta teie petite, aplatie, étroite, terminée en avant par dan tentacules courts, coniques, portant les yen* à la base, du cété extérieur; la tète est percée en (les sous d'nno fente buccale étroite , en forme de boutonnière , et par laquelle ranimai fait sortir une trompe plus ou moins longue. l> manteau est cou rt ; il se prolonge extérieurement en un canal «mit, un peu plus long que celui de la coquille.

FUSÉE ou FUSÉE VOLANTE (Pyrotechnit), une des pwè*w le plus employées dans tes feuxd'artifiee. Leeartourhe ou boite de ces fusées, étranglé à sa partie inférieure, doit être en papier fort bien collé, presque blanc. On commence par faire du carton arec ce papier, en en collant trois ou quatre faunes l'une sur l'autre; puis on roule et on colle, l'une sur Imtr»* aussi, plusieurs feuillesda ce carton, Jusqu'à ce que le cartouche ait acquis l'épaisseur qu'il doit avoir. Lorsqu'il est à moitié sec, on Félrauglc à îO ou 21 millimètres de l'extrémité, en le serrant jusqu'à co que l'ouverture soit réduite à moitié dn diamètre intérieur du cartouche. On presse cette gorge au moyen de plusieurs noeuds d'artificier, puis on achève Je faire sécher le cartouche; on le coupe carrément aux dimensions qu'il doit avoir, et on lo charge d'une composition de o,24ft pulvérm , t,o&4 salpêtre, O.îlfi soufre et o,4»6 charbon grossièrement pilé. On obtient un feu plus brillant »»ee t,2KO salpêtre, 0,320 sonfre, 0,400 charbon, 0,130 limaille d'acier ou <le fer. Le cartouche se charge avec une Worhe et arec des baguettes percées suivant l'axe. Le carton est rabattu sur le massif de la charge et percé de trois trous pœr la communication du feu. La gorge est amorcée avec on bout de mèche à étoupilles. Le pot est rempli d'artifice île garnitures, qui doivent varier la nature de leur explos*ni en l'air.

Pour maintenir la direction des fusées dans leur ascension, on y attaclte, à la partie inférieure, des baguettes d'une longueur calculée sur un peu moins de neuf fois celle du rartooehe. Elles sont disposées de manière à ce que la fusée «e tienne en équilibre sur une lame de couteau, placée a trois diamètres extérieurs de la distance de la gorge poulies fo«ées qui n'ont pas plus de .15 millimétrés, à deux diamètres et demi pour celles qui ont plus de ce chiffre et ne dépassent pas 5 centimètres, et enfin à deux diamètres pour celles qui en ont davantage S'agit-il de lancer les fusées, ou les suspend librement, la baguette tournée vers la terre, dans une espèce de mortaise, faite à travers un liteau placé horiumtalement et fixé à un poteau ou il un arbre. Aussitôt qu'on les a allumées, le feu pénètre instantanément jusqu'au massif, et, s'échappant par le bas, les chasse dans l'air en donnant naissance dans l'intérieur à des fluides aériformes, qui tendent à se dilater uniformément dans tons les sens , et qui, rencontrant moins d'obstacle du roté où la fusée est ouverte que du côté ofi elle est fermée , la poussent de ce dernier coté avec une force égale à la différence des deux relances. Le massif se consume pendant que la fusée s'élève, et si sa hauteur a été bien calculée, il finit au moment où la fusée a atteint son maximum d'élévation, en communiquant le feu à la garniture du pot, qui produit par sa «wnbustion unelumi re vive et brillante. Mrm.rx. FUSÉE ( Artillerie), nom que l'on donne générale-

[ ment à de grands ou de petits artifices enfermés dans ira* cartouche de forme cylindrique, variant de dimensions sui- | vant son objet. On distingue trois espèces principales de fusées : les fusée» à bombes, obus et grenades; les fusées volantes nu de signaux, enfin les fusées incendiaires ou fusées à la Congrève.

Fusées à bombes, obus et grenades. Elles sont destinées à communiquer le feu à la pondre que renferment ces : projectiles , pour les faire éclater dans les lieux où ils sont lancés , à des distances et a des points donnés. Elles doivent être faites avec de bon bois fort sec, sain et sans noeuds; les plus propres à cette destination sont le tilleul, l'aune, le frêne, l'orme, le bouleau, ou, à défaut, le hêtre; ' mais il convient moins , car il ne remplit pas avec autant de précision Prell de la bombe. Les fusées sont laites sur le tour, eu forme de roue tronqné, d'après des dimensions de longueur et de grosseur proportionnée* an calibre auquel elles sont destinées, afin d'entrer convenablement dans Preil de la bombe, de l'obus ou de la grenade. Leur gros j bout, on tête, est éva<é en calice, tant pour les rendre plus , faciles à charger que pour contenir les bouts de mèche qui ! servent d'amorce. Elles sont percées, suivant leur axe, i d'une ouverture ou canal qu'on nomme lumière, de granl denr déterminée pour chaque diamètre. Cette lumière ne se prolonge pas dans toute la longueur de la fusée : on laisse au petit bout quelques lignes de Iwis plein, que l'on coupe en sifflet, lorsqu'on adapte la fusée i sou projectile. Le calice et la lumière sont remplis d'une matière d'artifice que l'on ; nomme composition , formée de I partie de soufre, 5 de I salpêtre, .1 de pulvérin. La,rK.«r> étant c hargée, on l'amorce j avec un bout de mèche à étoupilles, plié en deux, sur le- : quel on bat la compo<ilion, pour remplir le canal. Les bouts de mèche sont rabattns dans le calice, qu'on emplit de pulvérin non battu. On place une première rondelle en pa- I pier, puis une seconde h franges , qu'on colle sur le bois ; j et si la fusée doit voyager, on K coiffe avec du parchemin , de la toile, de la serge, arrêtée par un nreud d'artificier; on plonge ensuite la tête dans une composition de \ parties de résine, 5 de poix noire, 10 de rire jaune.

Les fusées sont introduites a force de coups dans l'oril de la bombe, en frappant du maillet sur le chasse-fusée jusqu'à | ce que la tête repose bien sur le projectile. TV* eirrons- 1 tances diverses peuvent faire qne la bombe on l'obus éclate plus tôt ou plus fard, soit h hauteur des toits pour les inrendier, soit entre les pied* des chevaux pour démonter la cavalerie. Dans tons les ca«, la fusée doit être coupée à une longueur calculée , avant d'être enfoncée dans le projectile, pour qu'elle communique le feu à la poudre intérieure au moment voulu.

Fusées minutes ou de signaux. Cet artifice , qui e>t le même que celui que nous voyons dans les fêtes et réjouissances publiques et particulières ( voyez Fr.i; p'\htihcf ), est employé un jour de bataille en d'autres circonstances , lorsqu'il s'agit d'indiquer le moment d'agir à des rorp< détachés, pour mettre de l'accord et de l'ensemble dans de grandes dispositions stratégiques. En marine , elles servent h faire des signaux de nuit et de conserve, entre les divers bâtiments d'une division, d'une escadre ou d'une flotte.

Il y a encore de petites fusées destinés à communiquer le feu aux pièces de campagne : elles portent le nom île fusées (T amorce ou étoupilles.

Fusées à la Congrève. Ce fut le célèbre Hyder-Ali qui le premier s'en servit aux Grandes-Indes, pour jeter la terreur parmi les éléphants, et, par suite, la confusion dans tes rangs de l'armée ennemie. Ces fusées consistaient en tubes de fer, dn poids de 3 «i « kilogrammes, fixés à des bambous de 1 h 3 mètres de long, et chargés avec les ingrédients dont le mélange entre ordinairement dans la composition des fusées. En t7f»9, lors du siège de Seringaptnam , l'inventeur fit beaucoup de mal aux Anglais avec ces projectiles d'une nouvelle espèce. Le colonel Congrève, quand il faisait la guerre dans l'Inde, emprunta l'idée de celte ma-

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