GUERRE SACRÉE
les marchés de l'univers sont prêts a donner des bois, des fers, des cordages, pour de l'argent; la difficulté consista k décider du nombre et de la force des vaisseaux que chaque nation doit avoir. De la sont nés dans notre France deux systèmes de guerre maritime : l'un, qui rejette les vaisseaux de ligne et les flottes , pour ne conserver que des frégates et des corsaires; l'autre, qui exige de grandes flottes et appelle les grandes batailles navales. Le premier proclame la guerre de course sur une échelle immense, faite par l'Etat lui-même. Malheur à la nation qui l'adopterait exclusivement ! elle cesserait bientôt d'exister comme puissance navale ; car si elle va troubler au loin le commerce de l'ennemi, elle laisse ses flancs découverts au premier vaisseau de ligne qui voudra les déchirer. Le second système est celui que suit la France depuis le règne de Louis XIV. La longue histoire de nos désastres maritimes est là pour attester que s'il est favorable à l'Angleterre, puissance insulaire et commerçante, il ne vaut rien pour la France, dont le commerce maritime n'est que l'élément secondaire de la grandeur nationale. Que veut en effet ce système T Décider d'un seul coup de la domination exclusive des mers. Entre la France et l'Angleterre le résultat d'une pareille lutte ne pouvait être douteux -. un intérêt de vanité guidait la France , l'Angleterre combattait pour sa nationalité ; la France jetait tout d'abord en jeu toutes ses ressources , les réserves de l'Angleterre rendaient ses Hottes immortelles ; car l'armée de réserve est le point d'appui de toute force de guerre. Si les principes que nous avons posés plus haut sont vrais, un système intermédiaire à ces deux extrêmes convient seul à la France; et il nous parait résulter ùninédialement de la science de la guerre. Car toutes ces flottes, ces vaisseaux de ligne si imposauts , ne sont rien sans une armée de matelots exerces k les manœuvrer. C'est le matelot qui donne la vie à ces masses inertes et qui les rend terribles : or, lo matelot est une être à part , que l'on n'improvise pas en quelques mou, comme un soldat ; c'est dans le grand nombre de ses excellents matelots que réside la véritable supériorité de la marine anglaise. Th. Paca, espitaioc de vaiueas. GUERRE OFFENSIVE. Foye». Offihwvb.
GUERRERO ( Xavier- Antonio ) , homme de couleur, fut un des principaux chefs do la faction démocratique des ïorAlnoj, au Mexique, lors de l'insurrection de 1810. On le retrouve à la tête de ce parti lors de la levée de boucliers do 1827 et 1828, combattant à outrance le général Bostamente , chef du parti conservateur des Bseoeesos , par qui celui-ci fut appelé alors à la présidence de la confédération mexicaine. Dès l'année suivante les deux factions qui se disputent le pouvoir étaient de nouveau en présence : les Yorkinos, plus entreprenants que leurs adversaires, réussiront à faire annuler l'élection précédente et k faire élire Guerrero en qualité de président, avec Bustamcnte pour vice-président. C'était au moment on une armée expéditionnaire espagnole débarquait , dans le but d'essayer de reconquérir, au nom de la métropole , son ancienne colonie. Les mesures que prit le nouveau chef du pouvoir exécutif pour repousser l'invasion forent des plus énergiques ; mais S a nia-Anna, sans attendre les ordres du gouvernement central , avait déjà forcé les Espagnols à se rembarquer.
Au commencement de 18S0 , Guerrero se voyait déposé par suite du mécontentement général , et Bustamente était nommé président provisoire , à sa place , en attendant l'élection définitive de Pedrana. Guerrero, k la tête des Yorkinos , qui ne voulaient reconnaître d'autre chef que. lui , refusa de se soumettre k cet arrangement; et les deux partis coururent de nouveau aux armes. Le sort fut cette fois infidèle à l'audacieux aventurier : abandonné des siens, réduit k se cacher, il se vit livré , en 1831 , aux chefs de la (action contraire, qui le flrent immédiatement fusiller. C'était un homme sans instruction , mais doué d'une intrépidité remarquable.
GUERRE SACRÉE, nom commun k deux expéditions belliqueuses, dont la défense du temple d'Apollon,