‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 482 sur 614 · GUERRE SOCIALE - GUET · texte numérisé non relu

GUERRE SOCIALE - GUET

privilèges attachés à la qualité de citoyen romain. Cette réclamation était de toute justice; car lea allié» (socit) contribuaient pour une bonne part à la grandeur et à la puissam de la république. Mais elle eut aux yeux <i«s patricien» lo tort d'être présentée au milieu des trouble» civils excité» , par les G r a eque» ; et en conséquence die fut rejetée avec j mépria. Lea alliés en appelèrent à la force des amies , et la guerre qui s'ensuivit est aussi appelée quelquefois yuerr* des Maries, à cause du rôle important qu'y joua cette nation , Tune des plus belliqueuses de l'Italie. Corfahiai , I ville située sur lea contins du territoire de» Marses, devint I le cbef-lieu de la confédération , dont les forces, après avoir remporté d'abord d'assez notables avantage* sur les troupes rutnaines envoyées pour les taire rentrer dan» le devoir, furent complètement détaitcs à Asculum. Toutes leurs vite» furent bientôt reprisas; et après trois années de lutte, les allié* durent implorer la pals. Instruit par l'expérience, | et appréciant toute la gravité des dangers que le» menée» ; démagogiques des Gracquea avaient lait courir à la domina- , tion patricienne, le sénat comprit qu'il était de son intérêt de n'être pas seulement dément, murs généreux. Il accorda alors aux alliés vaincu» et humilies ce droit de cité (an h7 avant J.-G. ) qu'ils lui avaient vainement demandé les armes à la main ; concession sage et politique, qui déplaçait le levier resté jusque alors aux mains de* ambitieux pour porter le trouble dans la cité, devenue corps de nation, tandis qu'elle n était auparavant qu'une oligarchie bourgeoise , rivale jalouse de l'oligarchie patricienne.

On donne aussi le nom de guerre social* à une guerre qui eut lieu entre Athènes et ses colonies , de l'an 369 à l'an 356 avant J.-C.

GUERRES PRIVÉES. Au temps où le droit du plus fort réglait uniquement les rapports des individus entre eux, et où la justice, représentation de l'autorité du prince, demeurait impuissante pour décider et terminer les litiges entre seigneurs, ceux -ci eu appelaient à leur épée, enrôlaient leurs serfs et leurs vassaux, déclaraient la guerre à leurs adversaires, tachaient de les faire tomlier dans quelque embuscade pour les tenir en leur pouvoir et leur imposer les conditions qu'il leur plairait de leur dicter, ou bien s'en allaient te» assiéger dans leurs châteaux. Les quereUes, les rivalités de prétentions amenaient ainsi entre les familles des guerres qui se transmettaient de génération en génération. Ces guerres privées, de particulier à particulier, furent le fléau du moyen âge. Conaéquence immédiate du système féodal , elles en suivirent les phases, et cessèrent peu à peu lorsque tes progrés de la civilisation, l'apparition dans l'ordre social de l'élément communal d'abord et ensuite du tiers état , eurent réduit la féodalité à n'être plus bientôt que l'ombre d'elle-même et à courber enfin sa téte sous l'inflexible niveau de la loi. Charlemagne fut le premier qui dans un capitulaire de l'an *02, légiféra contre les guerres privées , regardées longtemps par la noblesse féodale comme l'on des droits inhérents à son existence même. Mais l'abus était trop ancien et te loi beaucoup trop faible encore pour que ce capitulaire ne tombât pas bientôt en désuétude. Au onzième siècle , l'Église crut arrêter le mal , en prêchant la trêve de Dieu, qui suspendait toute hostilité pendant les jours consacrés par quelque grande solennité religieuse. C'est aussi de celte époque que datent !a composition et te/redum. Lanoblese, impatiente Je tout frein, ne voulut point reconnaître la trêve de Iheu , non plus qu'admettre qu'une indemnité pécuniaire pût toujours être one réparation su (lisante pour l'injure reçue. De là cétte monotone histoire de meurtres, de vengeances et de brigandages qui composent presque exclusivement lus annales des onzième, douzième et treizième siècles; et ce ne fut que lorsque l'autorité royale eut pris un peu le dessus au milieu de l'anarchie féodale, qu'elle put venir en aide aux humaine» prescriptions de réalise et s'efforcer de restreindre autant que possible cette incessante elfusion de sang qui rend ii pénible la lecture de l'histoire du moyen Age. j

Par une ordonnance qu'on appela C^uaranrame', le roi saint Louis dérida que pendant les quarante jours qui suivraient l'offense il y aurait trêve de par le roi, pendant laquelle l'agresseur ou le meurtrier («ouïrait être arrêté ou puni ; mais que si j>endant ce délai quelqu'un de ans parents venait à être tué, l'auteur du meurtre serait déclaré traître, et comme tri puni de mort. Ma 1353 te roi Jean renouvela encore ilans les termes les plus formels l'ordonnance de saint Louis. Plus forte désormais, l'autorité royale se trouva en mesure de faire mieux respecter tes édite qu'elle avait rendus déjà depuis plusieurs siècles , mais inutilement , contre 'es guerres privées, dont tes grandes compagnies et leurs brigandages lurent le dernier terme et comme te transformation.

De même que la France, l'Allemagne (ht moyen âge eut aussi beaucoup à souffrir des guerres privées, dites en allemand fehde, et qui a diverses reprises attirèrent également l'attention des empereurs. La Bulle d'Or, les édite de Rodophe rr, etc., consacrent la légitimité des guerres privées, mais exïpent pour cela que tout autre moyen de satisfaction sort préalablement demeuré inutile. Des associations isolées , telles que ta confédération de Sonate et celle du Rhin , avaient pour régie primordiale que chacun de ceux qni s*y affiliaient s'engageait à renoncer à l'usage du droit de fehde, et à s'en rapporter pour le jugement des litiges qui pourraient survenir entre mi et quelqu'un des associés à la dérision d'arbitres, dits ans trè gu es. L'idée éminemment Immaine et progressive qui était le fond de ces associations spéciales gagna de plus en plus de l'influence, et à partir du commencement du seizième siècle les plus grands efforts forent laite simultanément sur tous les pointe du territoire commun pour faire cesser un abus devenu trop intolérnMe pour pouvoir durer longtemps encore.

GUERRES PUNIQUES. VopezCaMH*», tome IV,

GUERZE. Vogei Coddéb.

GITESCLIN (Du). Voyez DecoinaiH.

GUET (de lo basse latinité guatare, regarder), troupe clwrgée, avant la révolution de t7A9,de veiller spécialement à ta sûreté Intérieure de la capitale et des principales villes de France. L'origine du guet de Paris remonte à ta plus haute antiquité. Les Romains l'avaient introduit dans les Gantes : c'était un des premiers besoins de la civilisation. Le plus ancien document snr le guet de Paria date du règne de Lothairc 11 (»7&), et l'on trouve dans les Capitulaire» une ordonnance relative à ce sujet. Une autre , de Charlemagne, de 813, porte que ceux qui, chargés de faire le guet , manqueront à leur service , seront condamnés , par le comte ou premier magistrat , au pavement de quatre sous d'amende. Nul doide que dans l'origine le guet ne Rit tait par des habitants non payés. Il est certain toutefois qu'avant le treizième siècle une troupe soldée par l'épargne royale était chargée du guet, et spécialement de faire des patrouilles et des rondes de nnit. Ce service avait été réglé par une ordonnance de Louis IX (décembre 1154 ), qui divisait te guet en deux classes : le guet rouai et le guet assis , on guet des mes fier s. Le premier, qui était chargé de parcourir le» divers quartiers do la ville, se composait de 30 sergents à cheval et de 40 sergents à pied, dont le chef s'appelait le chevalier du guet. Le second, composé des bourgeois et gens de métiers stationnait dans tes corps de garde , et prêtait an besoin main forte an guet royal, sur sa première réquisition, U suffit de lire l'ordonnance de Louis IX pour se faire une idée juste du déplorable état de la capitale au treizième siècle. Cette ordonnance avait été rendue sur la demande des gens de métiers qui avaient offert de faire te service « pour la sûreté de leurs corps, de leurs biens et marchandises, pour remédier aux périls» aux maux et accidente qni survenaient foutes les nuits dans la ville , tant par lea vols , larcins violence» et ravissements de flbutucs, enlèvement de ineuoles par locataires, etevi» Les gens de métiers s'étaient chargés de ce service h

Page 1