GUET
dépens, les ans après les autres , de trois semaines en trois semaine» , à tour de rôle. Le guet astis n'était autre chose que la milice bourgeoise; et, suivant l'ancien usage, lot citoyens ne Taisaient ce service que dans leur quartier. A l'avènement de Louis XIV , le guet n'était encore composé que de cent archers; Colbert y ajouta une compagnie d'ordonnance et quarante-cinq cavaliers : ces deux compagnies avaient leur commandant particulier ; le ministre Turgot en ajouta une autre, spécialement chargée de la garde des ports, quais, remparts et faubourgs de Paris.
La charge de chevalier du guet ayant été supprimée en 1733, tout le guet à pied et à cheval , et les compagnies d'ordonnance , furent réunies sons le commandement d'un seul chef. Le guet se composait en 1789 de deux compagnies de 69 hommes, qu'on appelait également archers ; de 1 1 1 cavaliers, et d'une troupe de 852 fantassins. Ce corps était assez mal composé, et n'inspirait à la population parisienne ni considération ni confiance, il en était à peu près de même dans toutes les grandes villes, Lyon, Bordeaux, etc., qui avaient aussi un guet. L'uniforme de ces soldats semblait avoir été dessiné sur celui des gardes du corps ; et le guet, comme les gentilshommes de ces compagnies , portait le baudrier bariolé de galons, lia disparu avec la première révolution, et Ton peut dire qu'actuellement le guet royal est remplacé par la garde de Paris et le guet assis par la garde nationale. Avant cette époque, on appelait guet du roi le service de nuit que faisaient les gardes du corps près de la personne du roi et dans les appartements du palais. Depuis la suppression du guet, les différentes acception* «le ce mot, dans le sens naturel comme au figuré, ont vieilli : on a bien encore l'œil et l'oreille au guet, mais on m /ait plus te guet, et l'oo ne donne plus le mot du guet à personne. ■*■• * Demi ( de l'Yonne ).
GUET-APENS. Suivant les uns, ce mot vient de guetappensé, prémédité; suivant les autres d'appensus, suspendu. C'est, aux termes de la loi pénale, l'action d'attendre plus ou moins de temps, dans un ou divers lieux, un individu , «oit pour lui donner la mort, «oit pour exercer sur lui des actes de violence. Le guet-apens ne constitue pas une infraction par lui-même, il ne peut prendre un caractère criminel que par ses résultats. Mais il devient aussi une circonstance aggravante de toute aclion qualifiée crime ou délit à laquelle il s'applique; car il dénote dans le coupable une intention criminelle bien arrêtée. La loi punit donc plus sévèrement les coups et blessures commis avec guetapens ; en outre elle qualifie a s s a s s i n a t et punit de mort le meurtre accompagné de la circonstance de guet-apens, et qui sans elle n'eut été passible que de la peine des travaux forcés a perpétuité. Ë. on Chabrol.
GUÊTRE, sorte de chaussure qui sert a couvrir la jambe et le dessus du soulier, et qui se ferme ordinairement avec des boutons d'étoffe ou de métal. Au commencement du premier empire, l'infanterie de ligne et les dragons, quand ils mettaient pied à terre, portaient la guêtre montante audessus du genou, assujettie par des boutons de cuivre quand elle était de drap noir, par des boutons de même lorsqu'elle était de toile L'infanterie légère ne la portait qu'a mi-jambe, coopée en cœur sur le devant , avec un gland et une houpe de couleur, tranchant sur le fond. A l'arrivée do l'impératrice Marie- Louise, les guêtres de l'infanterie de ligne des cendi rent au-dessous du genou.
Aujourd'hui l'infanterie de ligne française porte des guêtres de cuir en hiver, des guêtres de toile en été. Ces dernières ont été également adoptées pour l'infanterie de ligne de la garde impériale.
On retrouve les guêtres, hors de l'armée, aux jambes des paysans, des voyageurs, des pèlerins, des chasseurs, des valets de pied, des touristes anglais. Être venu en guêtres à Paris se dit proverbialement d'un homme parti de trè*-b*s pour arriver à une grande fortune. On retrouve ; des guêtres aux jambes de plus d'une petite mallrese ;