GUEUX
GUEULARD. Voyex Focnmuc (Haut).
GUEULE , nom qu'on donne à la bouche delà ploptrt des quadrupèdes carnassiers et des |ioissons. Il se dit élément, par analogie, de l'ouverture de plusieurs chose» : b gueule d'un canon. Il s'emploie encore, dans le Uau? trivial, dans des acceptions toujours désagréables.
Dans le vieux langage ce mot a aussi signifié hmnt , vraisemblablement parce que la mode du temps avait «k-aik au fermoir, des aumdnières la forme d'une gueule
GUEULE (Blason). Voges Émaux.
GUEULE DROITE. Vogez Doocira.
GUEUSE. Foyes Fomre.
GUEUX,indigent, nécessiteux, qui est réduit i mendier Il est familier et marque plus de mépris que de pitié. Canu sert a désigner particulièrement une personne qui ot |*< de quoi vivre selon son état ou selon ses désirs : l'nst est toujours gueux, parce qu'il se refuse jusqu'au Mrosaire. Guetur signifie substantivement l'homme qui demis* j l'aumône, qui fait le métier de quémander. On appr-Uiuui txefois gueux fieffé un mendiant qui se tenait toitjountla même place, gueux de l'ostière celui qui allait de port* tu porte, et enfin gueux revêtu une homme de rien qui ayiat fait fortune était devenu arrogant. Gueux signifie qwkj»fois aussi coquin, fripon ; et gueuse, mot vieilli dans IVeepliou de mendiante, s'applique encore bassement a afc femme de mauvaise vie.
Ainsi s'exprime l'Académie ; mais, nonobstant ces dérisions suprêmes, lesindigents, les nécessiteux, lesgrosrwwl' à mendier ne sont pas des gueux, ce août des pauvres, du mendiants. Les gueux sont des misérables qui mendient h fainéantise ou par libertinage, qui font métier de roeoèn, qui ne voudraient pas travailler si on leur olfrait de Tournât. Il n'y a que la légèreté ou l'importance qui traite de yum les indigents et les malheureux.
Parmi les compositions les plus célèbres de ClIlolM cite les Gueux, et les Misérables gueux, dont ta pran^? porte une enseigne sur laquelle on lit : capitano di Bar"» Une des chansons les plus populaires de Déranger a rdc" de beaucoup cette expression en lui donnant une »c«ptw« nouvelle. Populairement la gueusaiUe , c'est la atvflt . c'est une multitude de gueux. Gueuser, c'est mendier, fort métier de demander l'aumône; on dit aussi jnw" m pain. Queusailler, c'est faire métier de gueuser. On <M jadis : un gueux gueusant, une gueuse gueutantt. U gueusard, dans un style très-familier, est un gueux, mt» quin; la gueuserie est l'indigence, la misère, la pauvreté
GUEUX. C'est le nom que prirent dans les Pays*-au temps de Philippe II, les gentilshommes confeoore» et autres mécontents. Le roi d'Kspagne ayant envoyé du» les Pays-Bas neuf inquisiteurs pour y mettre à exécuté * décrets du concile de Trente, et ayant provoqué parcri adt la plus vive irritation aussi bien parmi les catholique» 1* parmi les protestants , la noblesse, à la tête de laqiwlt * placèrent les comtes Louis de Nassau et Henri de Bn*rode , déclara dans un acte qu'on appela le comprm*,* rédigé par Philippe de.Marnix, lequel le remit le 5 avril 15** à la gouvernante générale Marguerite , que jamais flic <* consentirait à comparaître devant ces inquisiteurs. Mai* m lieu de prendre cette courageuse démarche en wnsi.ien»'-*on n'accueillit les pétitionna ires qu'avec mépris et la PriIKf>* pendant cette audience ayant montré quelque endurcie comte de Barlaimont, président du conseil de ffo**». lui dit à voix basse qu'elle ne devait pas avoir new <l< r' ramassis de gueux. Ce propos avait été entendu p quelques-uns des confédérés; et dans un repas qui f'1 le soir même 4 l'effet de délibérer sur le nom à donner i > confédération, ce fut précisément cette qualificabon Marieuse de gueux dont on fit choix. Comme signe de r»>* ment , les gueux portaient ce qu'on appelait le dmxr gueux, médaille en or ou en argent et de fonDe <" ' sur l aver» de laquelle se voyait limage de PhiBpp* 1)1 *' celte inscription : En tout fidèle au rog; et sur le