GUEUX
une besace , comme en portent les moines mendiants, tenue a deux mains, avec ces mots : Jusqu'à porter la besace ( votiez Pays-Ba* ).
GUEUX (Uerbe aux). Foyex Cl&utitk.
GUEVARA. Y DUENAS ( Lovm-Vkux m), poète dramatique espagnol, né en 1&74, kEcija,en Andalousie, fat d'abord avocat à Madrid , et se fit une grande réputation , non moins comme poète que par les spirituelles saillies <|ui lui échappaient à propos même des questions de jurisprudence les plus ardues. Ce fut à la sollicitation du roi Philippe {V qn'U se détermina à écrire pour le théâtre. Ses pièces se distinguent par une grande habileté dans la peinture des caractères et une rare richesse de traits comiques. La collection en a para a Séville, en 1730. Le roi, qui ini-même était poète aussi, Taisait corriger ses propres œuvres dramatiques par Guevara, à qui il donna le titra de concierge des maisons royales. Le renom de Guevara est surtout fondé sur son Diablo cojuelo, o noveia de la otra vida ( Madrid, loti), roman ou il décrit de la manière la plos ingénieuse et la plus piquante les moeurs de ses compatriotes et la \ie de Madrid. En refondant cet ouvrage sous le titre de Le Diable boiteux ( Paris , 1 707 ), Lesage l'a popularisé dans toute l'Europe; mais la seconde partie qu'il y a ajoutée comme suite n'a pas à beaucoup près le mérite de la première oeuvre de l'écrivain espagnol. Guevara mourut à Madrid, en 1046. Beaucoup de ses spirituelles reparties sont demeurées populaires en Espagne et s'y transmettent encore de nos jours de bouche en bouche.
GUGLIELM1N1 (Domingo), célèbre mathématicien et ingénieur italien, naquit a Bologne, en 1655. Après avoir étudié d'abord les mathématiques sous le savant Montanari et ensuite la médecine sous l'illustre Malptgbi, il rat reçu en 1678 docteur en médecine à l'université de sa ville natale. L'apparition de la comète de 1680 et 1681 lui donna occasion de publier un traité De Cometarum Ratura et ortu (1681), dans lequel il proposait un nouveau système pour expliquer les différents phénomènes que présentent les corps célestes; mais le monde savant n'accueillit point ses idées à ce sujet. L'éclipsc solaire du 12 juillet 1684 lui fournit matière à une nouvelle dissertation astronomique publiée la même année, en latin, k Bologne, et qui le signala aux hommes spéciaux comme un observateur aussi sagace qu'attentif. Nommé en 1C96 intendant général des rivières et cours d'eau du Bolonais, il fut amené par la nature même de ces fonctions k faire de l'hydrostatique et de l'hydraulique une étude toute particulière, par suite de laquelle il publia en 1690 et 1691 son excellent traité d'hydrostatique intitulé : Agitant/n ftuentium Mensura, nota methodo inqviiita. Quelques idées émises dans cet ouvrage donnèrent lieu entre lui et Papina une polémique assez animée au sujet des siphons. En 169&, Guglielmini aida Cassini k réparer la fameuse ligne méridienne qu'il avait construite quarante ans auparavant dans l'église de Saint- Pétrone, à Bologne. Deux ans plus tard, il publia son grand traité physico-mathématique sur la nature des rivières, qui a pour titre : Délia Ratura di Fiumi , ouvrage qui le classa sans conteste an premier rang parmi les hydrauliciens. La Juste réputation de Guglielmini engagea les ducs de Mantouc, de Parme et de Modène, le grand duc de Toscane, le pape Clément XI, les républiques de Venise et de Lucques, à le charger dans leurs Etats respectifs de la direction de divers grands travaux hydrauliques. En 1698, la république de Venise l'ayant déterminé à accepter une chaire de mathématiques à l'université de Padoue, le sénat de Bologne, qui déjà, six annés auparavant, avait rreé en sa faveur une chaire spéciale d'hydrométrie dans cette ville, décida que, malgré le nouvel emploi qu'il acceptait à Padoue, il conserverait toujours le titre et les émoluments de la place qu'il avait remplie parmi 'ses concitoyens. En 1703, il échangea sa chaire de mathématiques k l'université de Padoue contre celle de médecine, à laquelle étaient attachés de plus grands avantages. H mourut le 12 juillet 1710, à l'âge de cinquante-cinq ans. L'Académie des
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Sciences do Paris l'avait admis dans son sein dés l'année 1G90. Indépendamment des ouvrages que nous avons cités, on a encore de lui quelques traités relatifs k la chimie et a la médecine. La meilleure édition de ses œuvres est celle de Bologne, 17&6, avec notes de Manfredi.
GUI) plante parasite, qui naît sur le ebéne et sur d'autres arbres, et qui sert k quelques usages en médecine. Les grives en étaient très-friandes, si Ton en croit les anciens , qui prétendaient qu'après s'être nourris de ca fruit, ces oiseaux déposaient sur l'arbre un excrément qui se convertissait en une glu à laquelle ils se prenaient eux-mêmes : de la ce proverbe de Plaute , qu'on me permettra de ne pas traduire : Ipsa sibi avis mortem cacat. Le gui do chêne est célèbre dans les antiquités gauloises. Les Gaulois avaient pour ce fruit une vénération toute particulière : d'ailleurs, cttet eux le chêne était un arbre sacré. 11 l'était encore plus que l'olivier dans l'Attique : c'était l'emblème de la puissance divine. Pline le naturaliste rappelle avec détail les pratiques observées k l'égard du gui, qui, dil-U, avait dans la langue gauloise un nom signifiant guérissant tout. C'était au premier jour de l'année, et avec une serpe d'or, que le prêtre, en grande cérémonie, coupait le gui, qu'on recevait sur un morceau d'étoffe d'une laine blanche et fine; ensuite, on immolait deux taureaux blancs au pied du chêne. L'introduction du christianisme en Gaule lut loin de faire tomber toutes les superstitions gauloises. Il est certain qu'en Bourgogne, dans le Lyonnais, en Picardie, et surtout en Guyenne, il se pratiquait au premier jour de l'année des cérémonies qui rappelaient celle du gui : témoin cette vieille exclamation à gui l'an neuf! non point, comme l'ont prétendu quelques auteurs, empruntée aux druides, qui ne parlaient certainement pas français, mais qui était une antique traduction en langue romane de la foi mule originelle dont ces prêtres se servaient. Aurait-on quelque douta k cet égard, il serait dissipé par ce vers d'Ovide :
Ad viscuni Druidx cLamirc tolrbaot.
Cest-k-dire : « Les Druides avaient coutume de crier au gui ! au gui! » Charles Du Rozout.
La botanique range le genre gui dans la famille des loranthacées, et le caractérise ainsi : Fleurs unisexuelles, monoïques ou dioiques; trois, quatre ou cinq pétales, insérés au sommet du calice; rudiments des élamines nuls; ovaire infère, uniloculaire ; stigmate scssile, obtus ; baie pulpeuse, monos|>erme. Ce genre renferme une vingtaine d'espèces : celle que vénéraient h» Gaulois est le gui blanc (visettm album, Linné), auquel on attribue encore dans plusieurs contrées des propriétés merveilleuses , de même que la médecine du moyen-ige en faisait un spécifique contre l'épilepsie et d'autres affections nerveuses.
Les semences de ces plantes parasites germent sur tous les corps ; mais elles ne peuvent prendre d'accroissement que sur les arbres. Il en sort deux ou trois radicules terminées par un corps rond. Ces radicules s'allongent jusqu'à ce qu'elles aient atteint l'écorce ; alors ces corps ronds s'ouvrent; leur orifice présente la forme d'un petit entonnoir, dont la surface intérieure est tapissée d'une substance jaune et visqueuse. Du centre et des bords de ces orifices sortent de petites racines qui s'insinuent entre les lames de l'écorce et parviennent jusqu'au bois sans y pénétrer : si on les y trouve engagées, c'est parce qu'elles ont été recouvertes par les couches ligneuses qui se forment chaque année entre le bois et l'écorce. Le gui se développe alors et devient un petit arbrisseau, divisé presque dès sa base en rameaux nombreux , dichotomes , articulés , d'un vert clair, un peu jaunâtre. Les feuilles sont épaisses , sessilcs , ohlongoes, opposées. De Candohe a suffisamment établi que le gui lire sa nourriture de l'arbre sur lequel il végète. Aussi le cultivateur ne Toit-il plus en lui qu'une plante extrêmement nuisible, qu'il s'empresse de détruire aussitôt qu'elle commence k paraître; car s'il attendait, il se verrait bientôt obligé de couper la branche même qui porta ce parasita.
GUI on HOME (Marine). C'est une longue pièce de bois «ki ftapiu qui bit partie de la mature d'un navire. Elle sert a étendre la partie inférieure de la voile appelée brigautint. La home, suit qu'elle fonctionne ou qu'elle soit au repos, est placée très-près du |wut, dont elle embarrasse l'espace - elle est supportée a son extrémité inférieure par le pied du mAt de l'arrière, sur lequel elle tourne comme sur un centre, et se prolonge, dans le sens de l'avant a l'arriére, pour projeter au dehors du navire son extrémité qui retient le coin île la voile dont elle est l'auxiliaire. A l'état de repos, la borne s'appuie sur un croissant en bois ou en fer, Hx«- sur le cintre supérieur de la poupe. Malgré l'importance de cette pièce, l'encombrement qu'elle cause sur le pont (ait désirer qu'on parvienne à la remplacer, tout en conservant la voile qui emprunte son secours.
GUI ouGUIDO D'AREZZO, encore nommé Guy Arelin, moine bénédictin de l'abt»aY e de Pompose, né à Areuo, vers fan 990. Deux IHtres de cet homme célèbre, rapportées par Baronius et Mabitlon, sont les seules sources où soient contenus des renseignements sur sa vie et sa personne. Il parait que Gui, s'élant livré dès son jeune Age à l'étude de la musique, fut chargé d'enseigner cet art aux religieux de son couvent. La méthode qu'il employait était tellement supérieure à celle qui était usitée dans les écoles de son temps que ses élèves faisaient des progrès rapides et parvenaient en une année à posséder parfaitement Part du chant, qu i. fallait auparavant dix années pour apprendre. Le bruit de ses succès s'étendit jusqu'à Rome , où il (ut appelé par le pape Jean XIX. Ce pontife l'accueillit avec bienveillance, parcourut t'antiphonier qu'il lui présenta , et Ht lui-même l'application de la nouvelle méthode à un verset qu'il chanta tout de suite avec facilité. Il permit ensuite à Gui de retourner dans son couvent, après avoir approuvé son système et encouragé ses efforts.
Les progrès que l'art musical ht au onzième siècle, la révolution qui s'opéra alors dans le système de notation et dans l'enseignement de la musique, l'invention de l'h a rmonie même, toutes ces innovations ont ete attribuées à Gui d'Arezzo , quoiqu'il soit constant , par la lecture de ses ouvrages, qu'il a ignoré les unes, et que les autres étalant connues avant lui. Le seul de ses titres de gloire qui uc puisse lui être contesté, e'est le système assez ingénieux à l'aide duquel il simplifia la notation musicale.
On ignore l'époque de la mort de Gui d'Arezzo, qui vivait encore en 1030. Quelques-uns de ses ouvrages ont été réunis et publiés par l'abbé (lerlicrt, dans la collection Scriptore* rcclesiaslici de Miisicu sacra : le plus important est intitulé : Micrvlogus de Disciplina Ai lis Musicx, dédie à IVvèqueTcudalde, et divise m 22 chapitres. La Bibliothèque impériale possède plusieurs manuscrits des traites de Gu d'An-z/o. F. Dimou.
GUI LE GROS ou GUI FOULQUES. Voyez Ciijutirr IV.
GUIBERT. Voyez Clémknt III, antipape.
GUIBERT ( JxcQUES-AMoirtK-HiifOLiTK, comte ne), maréchal de camp, naquit à Monlauban , le 12 novembre 1743. I ils d'un lieutenant général de mérite, il reçut une éducation distinguée , et se voua à la carrière militaire. A treize ans il accompagnait son père à l'armée d'Allemagne, commandi'e par le maréchal de Broglie, et se faisait, durant les six dernières campagnes de la mallieurcuse guerre de sept ans, remarquer par sa présence d'esprit, par son courage, par la rectitude de ses observations sur les mouvements et sur les manœuvres des troupes. Après la guerre d'Allemagne, il s'occupa d'approfondir ses études. Bientôt, il quitta la plume pour reprendre l'épée, et alla faim la campagne de Corse, où il se distingua d'uue manière brillaule. Il reçut à cette occasion la croix de Saint- Louis, et l'ut nommé colonel ite la légion corse, qu'il avait lui-même organisée. En 1773 il Ht paraître son Essai général de Tactique : on sait que cet ouvrage grossit en même temps le nombre des partisans de son système et lui attira des inimitiés. Il passa en Prusse la même année, et reçut du grand Frédéric l'accueil le plus
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bienveillant. C'est dans cette partie de t'AbemajtM ew 4
développa plus particulière! nuit son goût pour te IrttrrtUr? militaire, goût auquel il se livra tout entier pendant le fan années qu'il habita ce pays.
Le comte de Saint-Germain , Bomnté ministre de la yanu en 1775, rappel» Guibert eu France, remploya prêtée lu, et fut redevable a ses conseils des changements oui tosért rent bientôt dans le» ddlenmles partie» de i'adimiù**-.* de >a guerre et dans l'organisation «le* troupes. Il prit «■ tout une part trea-active à la réduction de la belle ordeanance de 177* sur les manu livres do l'infanterie, repr*!*!». a>ec ue légères iitodihcatioiis, dans les ordonnant» de fil et En 1779, deux aus après la tenue do rame Vaussieux, en Normandie, il publia sa Défense du s fit f m de guerre moderne, œuvre qui n'eut pus la succès de fit* lui générai de Tactique, mais qui lui est t»ea supênan dans la pensée des mililairps. Nomme succès*! Tcnvut W, gadier en I7B2, DU-rubre et rapporteur do ronsril d'à* nuwstratton de la guerre en 17»7, marécltal île amp, j<* remploi d'inspecteur d'infanterie, eu i7fte, il apporta fa» chacune de ces fonctions un zele, une activ ité cl ni^r* ^plH"'^ vraiment remarquables. C"e>t surtout n<nnme rapportait f-i conseil de la guerre que s'établit sa réputation. Ilotopm d'une manière tres-acù ve à tous ses travaux , et whtr* " plus grande partie des ordonnances qui en sont nui*- Les nombreuses occupations de Guit>ert ne renipMfcW pas de .seconder son père dans l'administration ^ ' WH des Invalides, dont celui-ci avait été nommé gouvernai * 1782. 11 fut très-utile à cet établissement, cl l'en «xm* avec tout le zèle, toute la sollicitude d'une sage pliitanUn'»; ■« La réforme de nombreux abus , ia réduction dans far»* d'emplois et de cadres inutiles, que l 'on attribua an raapv teur du conseil de la guerre, lui firent un gran l nooim d'ennemis. On l'accusa à tort d'avoir voulu introduire da* les régiments l'usage des coups de balon et autres peo*J:i" d'une sévérité révoltante. Cette accusation injuste ltii"tfi'»f sa candidature aux états généraux, et il publia à «tas an* sion un curieux Mémoire au public et à l'anm mr le opérations du conseil de guerre.
11 s'e-vsaya aussi dans l'art dramatique : sa traçai» « Connétable de Bourbon, qui parut en 1 775, et qui eu* un vif enthousiasme a la lecture , n'eut aucun snccè» » I» représentation sur le théâtre de la cour à Versailles. P* autres tragédies de lui, La Mort des Gr acquêt, et Ântt ét Boulen , ne furent point jouées et n'ont été im^i»vri qu'après sa mort. On lui doit encore des Eloge* de M"*1 du chancelier de LUospital, du roi de Prusse, ete JT* * l'Espinasse. Le Traité de la Force publique lut b fa nier ouvrage qu'il publia. Sa veuve fit paraître ses YoW en Allemagne, en Suisse et en France. En l'M VAtsdemie Française lui avait ouvert ses portes; ilsecceiat à Thomas. Sou discours de réception fit grand bnril d* certains cercles, tuais pas au delà. Il eut, au reste, dt tablants succès près des femmes : on connaît ses «taon» avec M"r de l'Espinasse, qui lui écrivait : « Me» Jûl je souffre, je vous aime et Je vous attend». - M" de S*[ nous a laissé de lui un éloge qui frise le panégj nqw " mourut à Paris, à quarante-sept ans, le A mai 179*» • s' écriant, dans le délire de la lièvre : « Ma consrjewf pure, ils me rendront justice. •
GUIBRAY ( Foire de). Elle sa tient dans l'un des fct bourgs île la petite ville de Falaise. Elle fut fond*»1 onzième siècle, par Robert, duc de Normandie. HT»*** établie au bas des remparts même de Falaise; tteèUana* « Bftlard la transféra dans les champs avoiainant IVJw ^ Guibray, devenus avec la suite des temps l'un des fsebvP de Falaise, et c'est là encore qu'elle se tient aujonrd hui. opérations en ont lieu quinte jours après celle de la k** de Beaucaire. Le déballage des marchandises a lie» dr* * 13 août, et la vente en gros commença aussi toi Les af*» lions de détail, qui constituent ut foire proprement s'ouvrent le l» août, par une procession solennelle sur'» *