GUILLELM1TES
Auguste, ei de saint Louis, csl auteui dit Besant de Dieu, poème dans lequel les rois , les priuces et les prêtres sont fort malmenés , ainsi que d'un grand poème intitulé : Li Bestiaire divins , espèce de zoologie appliquée à la religion. Ce livre est surtout curieux à cause dis renseignements que Ton y trouve sur les croyances du peuple en histoire naturelle à l'époque où le poète rimait. C'est ainsi qu'il décrit, entre autres animaux , le phénix el les sy rênes. Dans un autre poème, il raconte les aventures de Fregus , héros dout le nom ne se rencontre nulle p.irt ailleurs, et qui appartient au cycle d'Arthur. Il est encore auteur de deux fabliaux : La maie. Route, imbroglio peu compréhensible, et Le Pi ètre et Alno», conte fort licencieux. On ne couuall de Guillaume de Normandie que son prénom et sa qualité de clerc de Normandie. ,
GUILLAUME (Gros). Voyez Gros-Gi/iixaihb.
GUILLAUME (Monsieur). Ce dansomane, dont la celibiilé est bien passée de mode, était, sous le règne de M. Léon Pilltt, directeur de l'Académie royale de Musique par la grâce de M. Thiers, et encore sous le règne de M. Duponchcl son successeur, un vieux garçon, amateur tellement passionné de la chorégraphie, des jetés battus et des pirouettes, qu'en di'pit de ciuquante bonnes raille livres de renie, gagmes Dieu sait où, il s'était mis maître à danser et tenait école publique, disons mieux, académie, de danse, à l'usage de l'un et de l'autre sexe. Sa prétention était de former des Taglioni, des Elssler, des Carlotta Grisi, des Vestris , de les élever à la brochette et d'en avoir toujours au moins une paire de rechange a la disposition des grandes «cènes de l'Europe qui lui feraient l'honneur de le charger de recruter leur corps de ballet. L'école chorégraphique de monsieur Guillaume devint peu à j>cu un sanctuaire duquel les initiés n'approchaient qu'avec componction et après de minutieuses formalités, destinées à tenir a respectueuse distance les profanes, qui n'en giillaiont que plus démesurément d'envie de forcer la consigne. Monsieur Guillaume fut à un moment donné tellement le lion du jour, que l'opinion publique , toujours si prompte à s'alarmer quand on essaye de lui dicter des choix ou de lui imposer des réputations, ne trouva rien à objet ter quand on vint un beau malin lui apprendre qu'il allait passer ofliciellemeut directeur de l'Académie royale, a laquelle il taisait royalement don de ses cinquante mille francs de rente pour payer sa bien venue. Ce que c'est pourtant que de savoir mourir et surtout tester à propos ! S'il eût fait à ce moment ce sacrifice, monsieur Guillaume vivrait encore tout au moins dans la mémoire des artistes reconnaissants , tandis que nul peut-être ne nous saura gré de lui avoir conscieucicuficment assuré ici la bien faible part d'immortalité que notre ami Eugène Briliaut, en uous décrivant les soirées de l'hOlel Castcllane, s'était engagé à lui accorder pour prix des services qu'il rendait journellement à l'art de la danse ain*i qu'à l'éducation des hayadercs chargées d'en transmettre les vrais principe» à nos arrière-neveux et nièces.
GUILLAUME (Ordre militaire de). Cet ordre de chevalerie fut créé en avril 1S15, par le roi des Pays-Bas, Guillaume Pr, pour récompenser les services rendus a l'Etal. Il e*t divisé eu grands-croix, en commandeurs et chevaliers de première et seconde classe. Les croix de chevalier de seconde classe sont n^ervées aux sous-ofuciers et soldats, auxquels elles valent une haute paye. La décoration que les titulaires portent suspendue à un ruban orange, liseré de bleu, consiste en une croix d'or (et d'argent .seulement pour les chevaliers de la seconde classe), à huit pointes, émaillée de blanc, surmontée de la couronne royale, avec ces mots hollandais pour devise : Voor moed, beteid, trouw ( pour la bravoure, le talent, la fidélité).
GUILLAUME DE VAUDONCOURT. Voyez Vao-
nONCoUHT.
GUILLAUME TELL. Voyez Tr.u..
G U I L LE LAI I T ES ou GLILLELM1NS, ordre de religieux, Ibnde en II M, par un gentilhomme français appelé