GUILLELM1TES — GUILLON
Guillaume de Malleval , canonisé par la suite. On rapporte qu'après avoir embrassé le parti des armes et vécu dans la dissipation, Guillaume, décidé à changer de vie, entreprit un voyage à Rome, puis un pèlerinage à Jérusalem , et qu'à son retour en Europe, en 1 1 53, il alla se fixer dans une vallée déserte du territoire de Sienne, appelée alors VÊtable de Rhodes, où vinrent se grouper peu a peu autour de lui quelques fidèles, désireux, de partager ses austérités et ses pénitences pour s'assurer avec lui le royanme éternel. C'est la qu'il mourut, quatre ans après, le 10 février il 57. Le pape Alexandre approuva , en 1256, les statuts de Tordre des Guillelmites , on Guilletmins, qoi se répandit en Allemagne , en Flandre, en Italie, et surtout en France. Ce fut de leur couvent des Mâcha bées , à Montrouge, qu'ils vinrent, à la fin du treizième siècle, s'établir à Paris, dans l'ancienne maison des Servîtes, nommés Blancs-Manteaux. Ils n'avaient pins de cloîtres en France longtemps avant la révolution de 1789; mais c'était dans leur monastère de Bourges qu'avait pris naissance, en 1594, la réforme des Petits-Augusthu. Quant a leurs propres statuts , Us différaient peu de ceux des Bénédictins.
CCILLKM IXOT ( AaMAPrD-CuAniES , comte), lieutenant général et pair de France, né le 2 mai 1774, à Dunkerque , combattit d'abord dans les rangs des Brabançons soulevés contre l'Autriche, et entra ensuite au service de France. Promu au grade de sous-lieutenant , il fil la campagne de 1792 k l'armée do nord. La détection de Dumouriex, à l'élat-major duquel il était attaché, eut pour résultat son arrestation ; cependant, il ne tarda pas è être employé dans son grade à l'année de Piehegru. Envoyé ensuite, avec le grade de capitaine, k l'aimée d'Italie, il y fit la connaissance de Moreau, qui se l'attacha en qualité d'aide do camp ; et il remplit auprès de loi ces fonctions, notamment pendant les campagnes du Rhin. Quand éclata la conspiration de Georges Cadoudal, ses relations avec Piehegru et Moreau portèrent ombrage à Bonaparte, qui pendant plus d'une année le laissa en traitement de réforme. Mais ses rares connaissances topographiqiies furent cause qu'on se décida à lui rendre son emploi lors de la campagne de 1805, pendant laquelle il fut attaché an grand quartier général ; en IH06 on le promut au grade d'adjudant commandant; en 1808 il passa de I'état-major de Bertliier à celui de Bessières, chargé d'ug commandement en Espagne. La manière brillante dont il se comportai l'affaire de Médina de) Rio Sccco, loi valut sa nomination au grade de général de brigade. Après avoir été employé dans ce grade à l'armée d'Italie en 1809, il revint en Espagne en 1810. Pendant la campagne de Russie en 1812, il fut d'abord attaché au grand quartier général ; mais pendant la retraite il fit jwrlic de I'état-major du prince Eugène. En 1813 il lut chargé du commandement d'une brigade du quatrième corps d'armée. Il se comporta d'une manière brillante aux affaires de Lutien et de Bau t zen, battit le 5 septembie le génital Dohschulz à Zalime, et repoussa le 28 l'attaque dos Suédois contre Dessau, faits d'armes que Napoléon récompensa par le grade de général de division. En cette qualité, il contribua beaucoup à sauver à Hanau les débris de l'armée française. An retour de Na- («iléon de IHe d'Elbe, le gouvernement royal le nomma chef de I'état-major de l'armée réunie sous les ordres du duc de Berry, pour inarcher contre l'empereur. Après la bataille de Waterloo , il remplit les mêmes fonctions dans l'armée réunie sous les murs de Paris aux ordres du prince d'Eckmnhl. Désigné ponr la délicate mission dé commissaire du gouvernement provisoire chargé de traiter avec les généraux étrangers, il se rendit k Saint -Cloud, auprès de Blûcher, accompagne de Bignon et de Bondy, «t signa la suspension d'armes du 3 juillet Plus tard il suivit l'armée sur les bords de la Loire.
Apre» avoir été chargé en 1816 d'opérer la démarcation de la frontière de France sur les rives du Rhin, il réorganisa le dépôt de la guerre, el en fut nommé directeur al. En cette qualité , il cul mission de dresser le plan
de la campagne d'Espagne de 1S13, et suivit, comme d^jot
général, l'armée qui envahit ce pays sous les ordres du duc d'Angoulême, profitant de sa position pour cornu il*, autant qu'il dépendait de lui, le parti absolutiste, aui intrigues duquel il se trouva dès lors en butte. Oa voulait lt forcer k quitter l'armée; mais le duc d'Angoulême, bits inspiré, tint bon, et le conserva auprès de lui. Ceulm qui inspira au prince la célèbre ordonnance d'An dtj îa r. A la fin de la campagne, la dignité de pair et r«nta*> de Constantinople furent la récompense des services a/ri avait rendus, et un adoucissement a l'espèce de disgrâce oa l'avait fait tomber le libéralisme dont avaient été emprani> quelques-uns de ses actes officiels pendant l'expédition dï> pagne. Dans «a nouvelle jiosition, il exerça une influence notable sur les importantes réformes militaires et poliltqots commencées vers ce temps-là par le sultan Mahmoud II. En 1826 il revint en France, pour figurer dans le procès intenté à Ouvrard, k l'occasion des marché» passé* i Bajonnc, en 1823, pour l'approvisionnement de l'anus expéditionnaire. Il fut acquitté, et se justifia cotnplétemeni, en outre , dans un Mémoire intitulé : Campagne de uix exposé sommaire des mesures administratives aioftta pour reséeution de cette campagne (Paris, 1*26)- De retour k son poste d'ambassadeur auprès de la Porte, 0 s'employa avec autant de zèle que d'efficacité pour bût déclarer la Grèce État indépendant
Lorsque après la révolution de 1830 une rnéantelligeac grave éclata entre les cabinets de Paris et de Saint-Pétersbourg, Guilleminot s'eflorça, en mars 1831, de gagne! U Porte k une politique hostile à la Russie et à ses iaUttU Plus tard , le parti de la paix l'ayant décidément emperlr dans les conseils de Louis-Philippe, le général fut rappelé, sous le prétexte qu'il avait outre-passé ses pouvoirs. Il revint alors a Paris , et déclara à la tribune de la chambre àa pairs qu'il était prêt k prouver par des pièces officielle* qu'l n'avait agi que daas le sens de ses instructions. Le uiiwlre des affaires étrangères Sébastiani combattit la proposiuo et l'affaire dut en rester là. Depuis lors Guilleminot, ton^ en disgrâce, vécut k Paris en disponibilité. En 1M8 il W nommé président de la commission chargée d'établir h démarcation de nos frontières de l'est, et membre de la nouvelle commission de défense du royaume. Il rempli**'» deux missions lorsqu'il mourut, le 14 mars 18*0, à Bade, des suites d'une inflammation de poitrine.
GUILLEN DE CASTRO. Voyez CAsrno (&* hen de ).
GUILLERIS ou GUILLERYS. loges G»t*>v (Grandes).
GUILLOCHIS, GUILLOCHER. On entend par f+ lochis des ornements d'un genre particulier faits ai A* plaques, des tabatières, des boutons, etc., en trait» de différentes» formes entrelaces les uns dans les autres et q» vo exécute au moyen d'un tour particulier, dit tour à fuilocher.
GUILLON (MA»re-Nicou*-SuvEST»B), mort en itf'. évéqnc de Maroc in partïbus infidelium, était né A IVrts k l'T janvier 1760. Au collège Louis-leGrand, où il fitune partit de ses études , il eut pour condisciples Robespierre et le** dinal de Cheverus. En même temps qu'il entrait dans l«* ordres sacrés , le jeune abbé Guillon obtenait le titre de p»*fesseur agrégé à l'université de Paris; et en 1*8* il ** sait avantageusement connaître dans les lettres par la p»blication d'un ouvrage intitulé : AManges de LUterai*" orientale, et dédié à l'auteur des Voyages d'Anaehon* Peu de temps auparavant , la princesse de Lambafle , tue des premiers succès qu'il avait obtenus dans la chaire l'avait attaché à sa maison en qualité de lecteur et de bibliothécaire, et plus tard elle le nomma son aumôu^, w<lions qu'il conserva jusqu'aux néfastes journées des î septembre 1792. Pendant la tourmente révoluttonuaiw. 1 •**" Guillon resta caché sous le nom do Pastel, qui de sa mère, à Sceaux près Paris, où il exerça la