‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 495 sur 614 · GUIMOND DE LA TOUCHE — GUINÉE · texte numérisé non relu

GUIMOND DE LA TOUCHE — GUINÉE

font» de Loyola, et qui témoigne de l'antipathie qu'avait provoquée dam son esprit le jésuitisme vu de près.

GUINARD ( AbcusTt-Jowfn ), ancien colonel de l'artillerie 'le la garde nationale de la Seine, est né à Paris, le 18 décembre 1799. Son père, qui fui successivement membre du Conseil des Cinq Cents et du Tribu nat, lui laissa des opinion* libérales et une fortune indépendante. Avec ces avantages, M. Guinard pouvait devenir un heureux artiste ou un littérateur choyé; U préféra les hasards de la politique, scène sur laquelle il ne joua jamais du reste qu'un rôle bien secondaire. Élève de Sainte-Barbe, où il s'était rencontré avec Godefroid Cavaignac et Charles Thomas , il fut un des fondateurs de la cliarbonnerie française et l'un de ses plus chaleureux soutiens. C'est a ce titre qu'il se trouva engagé, sous la Restauration, dans la conspiration de Nantes ainsi que dans celles de B é f o r t et du général Berton. En juillet 1830, il prit encore les armes, et cette fois le gouvernement lut vaincu. II. Guinard fut alors appelé dans la commission dite des récompenses nationales, et y laissa de bons souvenirs. Lorsque les réunions politiques furent interdites, il se réfugia, comme Godefroid Cavaignac, dans l'artillerie parisienne, où il devint capitaine, et se fit remarquer dans les Insurrections qui amenèrent la dissolution de ce corps spécial. La part qu'il prit anx événements d'av ri I 1834 lui valut un emprisonnement. Il parvint a s'échapper de Sainte-Pélagie avec ses coaccusés , et eut à passer dix années en exil. Au 24 février 1848 il se retrouva dans les rangs des combattants , et, à la tête de quelques hommes du peuple, il prit possession de la caserne des Minimes, puis, avec la huitième légion de la garde nationale, il marcha sur l'hôtel de viUe, où il proclama le premier la république, rêve de toute sa vie. Aussitôt le gouvernement provisoire institué, il fut nommé adjoint au maire de Paris, puis, préfet de police , place qu'il refusa , et enfin chef d'étatmajor de la garde nationale. La légion d'artillerie ayant été reconstituée, il en fut élu colonel ; mais il préféra garder son poste à l'état major. Après le 15 mai U donna sa démission , et fut rap)>elé au commaodement de la légion d'artillerie. Élu à l'Assemblée constituante par plus de 106,000 voix, dans le dé|>artement de la Seine, il s'y fit peu remarquer, et ne fut pas réélu a la législative. Le 13 juin 1849 H reçut l'ordre de réunir sa légion au l'alais-National , puis bientôt celui de la congédier. U réunit alors ses hommes autour de lui, et leur dit qu'il allait marcher vers le Conservatoire des Arts et Métiers, invitant ceux qui ne partageaient pas ses opinionsà se retirer. On sait ce qui arriva au Conservatoire. L'artillerie de la garde nationale essaya en vain de protéger les délibérations des quelques représentants assemblés en ce lieu sous l.i présidence de M. Ledru-Rol lin; il fallut céder 1a place à l'armée et à la garde nationale. Accusé d'avoir pris part à cette écliaufïourée, M. Guinard tit insérer au National une lettre dans laquelle il explique sa conduite. Il y dit qu'il renvoyait sa légion, lorsque des gardes nationaux sans armes vinrent a passer en criant à l'assassinat ; des représentants lui demandèrent protection; U crut la constitution en danger, et courut où il j>ensait pouvoir la défendre. Du reste, il ne lit rien pour s'échapper, et le 8 juillet il réunissait encore 94,034 voix aux élections complémentaires pour la législative , dans le dé|>artement de la Seine. Ce nombre était insufflant, et pourtant son nom se retrouvait sur toutes les listes républicaines et socialistes, même sur celle de M. Proudhon, qui lui faisait représenter la réconciliation de la garde nationale et du peuple. Un mois après, M. Guinard était mis en accusation pour complot et attentat, et renvoyé devant la haute courue Versailles. Il y fut condamné, sans que la défense ait cru devoir se laire entendre, à la déportation. Transféré de Doullens à lielk-l.sle au mois d'octobre 1850, il a été rendu à la liberté après le rétablissement de l'empire. L. IxHjVut.

GUIXËK, pays de côtes de l'Afrique occidentale, sur les limites et l'étendue duquel les navigateurs et les géograplKH des diverses nations de I'

singulièrement en désaccord, mais qui, généralement admises aujourd'hui, s'étend depuis l* n. Verga ou Tagrin, sur la frontière sud de la Senéganlie, jusqu'au cap ffégro, on du 11" au 10° de latitude méridionale, et qu'on divise en liante Guinée ou Guinée stptair»nale, et en basse Guinée ou Guinée méridionale, douttVquatcur, ou pour mieux dire le cap Lopez, par l'étal. Sud , forme la limite. La Guinée méridionale est coenw aussi sous le nom de Congo ( voyez Conco, amau, tacvelà), tandis qu'on réserve plus spécialement le nom <« Guinée pour la Guinée septentrionale. Elle a pour limite' au nord, sur une étendue de pins de 350 myriimètra, W grand golfe de Guinée, qui à son extrémité nord-wt km les go! le» de Bénin et de Biafra. Cest a l'entrée de ce éanier golfe que sont situées les quatre tles de Guinée, dont l'une, Fernando Po, appartient aox Anglais; lésant autres, Vile des Princes et Saint-Thomas, aux Portos ; et la dernière, Annoboo, aox Espagnols. Sauf a l'est, on * déploie le vaste delta du Niger, la lisière des cote» est fart étroite, généralement plate, et d'un accès de* plu» 41ciles, tant à cause de l'abscence de bons ports qae |*r suite des nombreux brisants qu'on y rencontre ; quei',"1*"' fois sablonneuse ou bien marécageuse, elle est su total i • chement arrosée, et offre la luxuriante végétation de l'Afrique tropicale. Par suite du voisinage de l'équatear, li chaleur y est extrême pendant toute Tannée, et ne diiua* quelque peu que dans la saison des pluies, qui ea néami va de Juin à octobre, mais qui sur certains points ds pr> se reproduit deux fois chaque année, et alors dore pea A est accompagnée d'ordinaire de tempêtes et d'orage» crtivsbles. L'harmattan, qni y souffle du nord, et pjadut plusieurs mois de l'année, dessèche tout et fait bea«*F souffrir les habitants eux-mêmes. Mais si sur une cita» Monneuse , rendue extrêmement malsaine par la clakar <* les exlialaisous marécageuses qui y régnent, le ciaatt fJ souvent mortel pour l'étranger , en revanche, dani les n vissantes contrées montagneuses qu'on rencontre oa ps plus loin, et qui sont comme les premiers contre- lorU « Kong, ou montagne du Soudan supérieur, règne à peu près k même climat qu'en Italie, avec un air pur et sain. Ces outrée* sont en outre richement boisées, douées d'une fertilité extrême et extraordinalrement peuplées.

La population de la Guinée se compose d'un grand ombre de tribus nègres idolâtres, mais parmi tesqaeueteii Heu de remarquer les différences les plus prononcées ettre les nègres de la côte et les nègres de la montagne. L» premiers ont été profondément démoralisés et énerves pr la traite des esclaves et par suite de leurs rapports noabmi et fiéqoents avec les Européens; les seconds , engeneni piscivilisés et doués de plus de moralité, sont aussi qoelqw** plus belliqueux, plus sauvages et plus cruels. Les pi» *" portants et les plus puissants des nombreux royaumes wtp qu'on y trouve sont l'empire de D a h o m eb , l'empire te As nantis et le royaume de Bénin, qui de nos jooni cessé d'en dépendre.

Parmi les diverses régions que forme la côte, oo Iwsw en allant de l'ouest a l'est •. Sierra Leone, etaWissa»* colonial anglais, s'étendant du cap Verga au cap Mewn*>. la Côte du Poivre ou de Malaguette, s'étendant jusqn'»* cap Palmas, ainsi appelée à cause du poivre long, ou F1*' de Paradis, ou encore malaguette, qui y croit en qwn* et qui donne lieu à d'importantes exportations, célèbre «H par la colonie àc Liberia, que le* Américains du 3"M y ont fondée en 1821, dans le |»ays de Sangoum, pour ^ esclaves nègres affranchis; la Côte des Dent* ou ^ d'Ivoire, s'étendant jusqu'au cap Apollonia, ais" >F pclee à cause de son principal objet d'exportation , et qw''* divise en Patjs des Bonnes Gens, situé a l'est, et P«f* ér Méchantes Gens, à l'ouest , mais où il n'existe poinl d'*blissement européen; la Côte d'Or, s'étendant * Rio- Voila, contrée extrêmement peuplée, et où le plus grand nombre des <

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