GUTENBERG
Russie, puis passe en Angleterre; revenu sur le rootimaii. il séjourne successivement à Altona , à Hambourg, et i«i se fixer à BAIe, sous le nom de comte deCotlorp. Ce4>k là qu'il annonça à l'Europe |>ar la voie des journaux usprojet de croisade en. Terre Sainte, et celte annonce n'ait tre résultat que de donner des doutes sur l'état oun*l d'une tète qui avait conçu une pareille id^e, au momuili ce qu'on a appelé la croisade européenne contre >*jjjo£mi Depuis 1915, le colonel Gustavson, c'est le nom qu'il frit i ce moment, devint pour les journaux suisses et allauuli un sujet inépuisable d'anecdotes plus ou moins tWJiquc. Il fatiguait alors les congrès diplomatiques de ses rdatMtions pour ressaisir sa couronne ; mais ses prélestiocs n furent jamais prises an sérieux par les puissances même ls plus hostiles à l'heureux parvenu Charles-Jean. Enfin Octave IV, investi du titre de bourgeois de Baie, parut, à parti de 1818, résigné à son sort ; du moins ta plume des gudim cessa alors de venir le troubler dans son obscure corwliti m d'exktence. Charles ne Rotou ]
A la suite de son abdication , la diète de Suède lui va voté une pension de 60,C60 rixdales (environ 300,000 h mais l'ex-roi ne voulut jamais en rien toucher : auw x arriva-l-il plus d'une fois, dans ses incessantes fètè?» tions, de se trou ver en proie à la détresse la plus poignute De 1A27 à 1829 il habita Leipzig. De là il alla s'établir a Hollande, et plus tard à Aix-la-Chapelle, et en dernier 1m à Saint Gall, où il mourut, le 7 février 18J7.0nadeluiiili fut a t ion d'un article diffamatoire de te Biographie Nichai, et une Réponse à des attaques dont il est l'objet dassl'fiKtoire de la Grande Armée du comte de Ségur; le j/oMrtl du colonel Gustavson (Leipzig, 1839); .Souvellts Co*t* rations sur la liberté illimitée delà presse (Aix-la-ChapA 1833) ; la Journée du 13 mars 1809 (Saint-GaU, >»tt Son (ils Gustave, né le 9 novembre 1799, fddnamttlieu tenant au service d'Autriche, porte depuis le inuuifï le titre de prince Wasa. Des trois filles de Gustave IV, <■ toutes furent parfaitement élevées par leur mère (morte il* sanne, le 25 septembre 1826), l'aînée, Sophie Wï/AfJ»*. épousa, en 1819, le grand-duc Léopold de BadejlacaWr, Cécile, morte le 27 janvier 1844, avait épousé le trial * d'Oldcnlwurg. La fille unique du prince Wasi, Corotaest née le 6 août 1833.
GUTE\BEHG (Jean ou Henné), dit G*jw/f*i l'inventeur de l'art de composer des livres avec des <-=r* tères mobiles, par conséquent de l'imprimerie proprety* dite, naquit à Mayence, de 1395 à 1400, et desceadail <l'o famille noble qui portait les noms de Gutenbergoo Gi»V* beqj et de Gensfleisch , d'après deux de ses terres , •* pas, comme on ledit souvent, de la famille Gensjfm b de Sorgenloch ou Sulgeloch. On manque de reoseipw* sur les circonstances antérieures de la vie «te Gulealw mais il est vraisemblable qu'il s'occupa de bonn<> lieon * travaux mécaniques. Des collisious qui écrièrent «** 1 bourgeoisie et la noblesse le décidèrent à aller s'établir, o 1424, à Strasbourg. H y passa, en 1436, avec André Dry*' ou Dritzehn et autres, un acte en vertu duquel il s eag»»^ à leur enseigner tous ses arts secrets et merveilleui, A ' les faire servir au profit commun. La mort de Dryiet*,^' venue à peu de temps de là, fit échouer l'entrepose. V vraisemblablement comprenait les premiers essais de W typographique, d'autant plus que Georges Dryieh», ^ du défunt, entama aussitôt contre Gutenberg on prs»^ celui-ci perdit. On ne saurait dire avec précision ooetf»1 eurent lieu les premiers essais de l'art typograptoau*.'' tendu que Gutenberg ne mit ni son nom ni de dates aui Imprimées par lui. Ce qui parait certain toutefois, cW <r* vers l'an 1438 il fit la première application des lyf* » biles en bois. En 1443, il quitta Strasbourg, où il ar»***liuué de résider jusque alors, pour s'en revenir à M»!*1* où, en 1440, il forma une société avec Jean Faust o"*"* riche orfèvre, qui s'engagea à lui fournir le* fond* pour créer une imprimerie dans laquelle la *
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line fut pour la première fol* imprimée. Mais au bout de quelques années cette association se trouva également rompue. Faust avait fart de fortes avances, que Gutenberg devait lui rembourser , et comme il ne le pouvait ou ne le voulait pas, l'affaire vint devant la justice. Ce procès se termina par un compromis aux termes duquel Faust garda pour son compte l'imprimerie, qu'il continua de faire marcher avec l'aide de Schœffer de Ornershdm , et qu'il perfectionna. Cependant, grâce à l'appui d'un éclievln de Mayence, Conrad Hurnmer, Gutenherg se trouva de nouveau en état d'établir l'année suivante une officine dans laquelle fut vraisemblablement imprimé l'ouvrage intitulé : Hermanni de Saldis Spéculum Sacerdotum ( in-4*, sans date ni nom d'imprimeur). Quelques bibliographes prétendent qu'il en sortit en outre quatre éditions différentes de Donat; mais d'autres les attribuent aux presses de Faust et de Schœffer. Dès 1457 parut le Psalterhim latin, puis un Breviarium contenant un choix de psaumes, d'antiennes et de collectes, etc. , coordonné à l'usage des chœurs pour les dimanches et les jours de fête. Ce premier nnuiument de l'imprimerie, si remarquable par la désignation du nom de l'imprimeur et du lieu où il fut imprimé, ainsi que par l'indication de l'année et du jour ( 14 août) où il fut terminé, et que les bibliomanes anglais n'estiment pas valoir moins de 10,000 livres st. (250,000 fr. ), était imprimé avec une élégance typographique qui prouve surabondamment combien rapides avaient été les progrès du nouvel art, et avec quelle glorieuse ardeur on s'était mis à le cultiver ( voyez Impmiierik).
L'imprimerie de Gutenherg exista à Mayence jusqu'en 146.». Vers ce temps-là, il fut anobli. Il mourut le 24 février 1468. Consultez : Essai (Tannalesde la vie de Gutcnberg, par Oberlin (Strasbourg, 1S01 ); et Éloge h*:toriq ue de Jean Gutenherg, par Née de La Rochelle (Paris, 1811). Une statue de marbre avait déjà été érigée à Gutenherg, dans la cour de la maison du Casino à Mayence : en 183? une statue en bronze lui a été élevée sur la place de cette ville, nommée en son tanneur place Gutenherg. La quatrième fêle séculaire de l'invention de l'Imprimerie, célébrée en 1&40 avec autant d'éclat que d'enthousiasme en Allemagne, et à Strasbourg, où on lui érigea une statue en bronze dite au ciseau de David ( d'Angers ), provoqua la publication d'un grand nombre d'écrits relatifs à la naissance de cet art merveilleux et à son inventeur; sujet qui comporterait déjà À lui seul une bibliographie extrêmement étendue.
GUTTA-PERCHA. On donne ce nom au résidu de l'évaporation du suc laiteux qui s'écoule d'incisions faites dans le tronc d'un arbre de la famille des sapotacées , et «lu genre isonandra, arbre qui croit dans toutes les Iles de la Malaisie. Cette substance , que ses propriétés rapprochent du caoutchouc, offre de grands avantages sur celui-ci, en ce qu'elle est plus dure à froid, plus molle à chaud , et bien moins élastique à toutes les températures. Elle est d'un blanc jaunâtre, opaque, douée d'une faible odeur, qui semble tenir aux corps étrangers qu'elle renferme et dont on la débarrasse en la purifiant. Sa texture est soyeuse, fibreuse ; elle est douce au toucher; sa ténacité est très-grande. Comme le caoutcltouc, la gutta-percha est solubledans les I miles volatiles, dans le.sulfure de carbone et dans le chloroforme. La plupart des' autres agents cidmiques sont sans action sur elle; l'étlier lui enlève une résine à laquelle paraît tenir son odeur.
La gutta-percha nous arrive en larmes minces, roulées , mais non adhérentes ; on les ramollit dans l'eau chaude, et en les malaxant on en compose des masses de toutes les dimensions. La gutta-percha peut servir à faire «les tubes d'une longueur Indéfinie. Ses solutions donnent d'excellents vernis; son emploi a même précédé celui du collodion pour le pansement des plaies. Unie avec le raoutchouc, elle donne un mélange qui possède les propriétés intermédiaires entre celles des deux substances qui le composent, el qui peut trouver d'utiles applications. Mais c'est surtout la télégraphie électrique qui tire un grand parti de l'imper-